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21/02/2018

Sur Pierre-Joseph Proudhon, penseur localiste et fédéraliste....

Nous vous signalons la parution du nouveau numéro de la revue Nouvelle Ecole (n°67, année 2018), dirigée par Alain de Benoist, avec un dossier consacré à Pierre-Joseph Proudhon. La revue est disponible sur le site de la revue Éléments ainsi que sur celui de la revue Krisis. Les parisiens pourront également la trouver à la Librairie Facta. 

 

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Maurras, qui ne l’aimait guère, le qualifiait de «rustre héroïque», Edouard Berth voyait en lui «un des plus grands moralistes que la France ait produits», Bakounine et Courbet furent ses amis. Sainte-Beuve le considérait comme le plus grand prosateur de son temps. Jacques Julliard affirme aujourd’hui qu’il fut «plus grand que Marx, parce que son anthropologie est fondée sur la réciprocité» On a beaucoup glosé sur ses «contradictions», dont on a exagéré l’importance. Proudhon a certes évolué au cours de sa vie, comme tout un chacun, mais les lignes de force apparaissent rapidement. Proudhon est un philosophe de la liberté. Il ne la conçoit pas de façon abstraite, ni comme prétexte à vouloir n’importe quoi, mais comme émancipation vis-à-vis des contraintes politiques et sociales. Qu’il se réclame de l’anarchisme, du mutuellisme ou du fédéralisme, qu’il critique la «propriété» ou fasse l’éloge de la «possession» c’est au fond toujours d’autonomie qu’il veut parler. Il s’agit pour lui de mettre en place un ordre qui permette aux hommes d’être le moins gouvernés possible, de décider le plus possible par eux-mêmes et pour eux-mêmes. Hostile au socialisme phalanstérien, dont il voit bien les naïvetés, comme au socialisme d’Etat d’un Louis Blanc, dont se réclamera au contraire Jules Guesde et après lui le mouvement communiste international, Proudhon se méfie de la politique, et surtout de l’institution parlementaire qui lui apparaît comme une mystification. «Si le socialisme de Proudhon est le seul aujourd’hui envisageable, écrit encore Jacques Julliard, c’est qu’il est une parfaite illustration du principe de subsidiarité, qui veut que l’on s’efforce de résoudre les problèmes sociaux au niveau le plus bas possible, le plus proche possible des producteurs et des usagers».



Au sommaire :
Proudhon, un penseur localiste (Thibault Isabel)

Proudhon, héraut et philosophe du peuple (Chantal Gaillard)

Du principe fédératif (Pierre-Joseph Proudhon)

Fédéralisme et étatisme dans le système politique de Proudhon (Fawzia Tobgui)

Les conceptions politiques de Proudhon (Jacques Langlois)

Proudhon libéral ? (René Berthier)

Proudhon et Courbet (Jean-François Gautier)

Proudhon en Amérique latine (Michel Lhomme)

Bibliographie de Pierre-Joseph Proudhon (Alain de Benoist)

Et aussi…
Histoire et politique à la lumière de l’Éternel Retour (Philippe Ducat)

Utopie et action historique (Panajotis Kondylis)

Du syllogisme paradoxal (Alexandre Bellas)

Génétique des Indo-Européens (Jean Manco)

Alain de Benoist, L’écriture runique : recension (Jean Haudry)

17/03/2016

Migrants : l'angélisme à l'épreuve du réél...

Le nouveau numéro de la revue Eléments (n°159, mars - avril 2016) est disponible en kiosque à compter de ce jour, 17 mars 2016.

Pascal Esseyric, François Bousquet et Patrick Péhèle nous livrent un numéro un numéro tout en couleurs et au sommaire riche et varié.

A côté du grand entretien avec Jacques Julliard et du dossier consacré aux origines de l'homme,  on trouvera les rubriques «Cartouches», «Le combat des idées» et «Panorama».

Bonne lecture !

Vous pouvez commander ce numéro ou vous abonner sur le site de la revue : http://www.revue-elements.com.

 

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Au sommaire :

Éditorial

Le déni du réel, par Alain de Benoist

Forum...

L'entretien

Jacques Julliard : pourquoi la gauche s'effondre

Cartouches

Le regard de Michel Marmin

Chronique d'une fin du monde sans importance, par Xavier Eman

Cinéma : Midi-Minuit Fantastique, le goût de l'étrange par Alexandre Mathis

Champs de bataille : Le Liechtenstein par Laurent Schang

Romans noirs : je vous salue Marie, par Pierric Guittaut

Sciences, par Bastien O'Danieli et Jean-François Gautier

Le combat des idées

Migrants : l’Allemagne sous les flux, rencontre avec Karlheinz Weißmann

Misérabilisme et djihadisme selon Alain Badiou, par Kostas Mavrakis

« Non à l’immigration ! », entretien avec Jean-Yves Le Gallou

L’éternel retour des années trente, entretien avec Olivier Dard

Quand nous étions maos ! entretien avec Jean-Paul Brighelli, Stéphane Courtois, Christian Harbulot et Kostas Mavrakis

1917 : une révolution inconnue, par Olivier François

Antonio Gramsci revisité, par Diego Fusaro

Bonnes feuilles : les Mémoires de Michel Mourlet

Trous noirs : Thibault Damour s’explique, par Jean-François Gautier

Chez Émir Kusturica, un reportage de Slobodan Despot

Les filles au Moyen Âge : rencontre avec Hubert Viel

Patrice Jean, un moraliste du Grand Siècle, par Michel Marmin

Dossier

Les origines de l'homme

La théorie « Out of Africa » en débat, par Bastien O'Danieli

Homo Sapiens vos papiers !, par Jean-François Gautier

La paléontologie vue de Chine, par Pascal Wong Liu

Visite du nouveau Musée de l’Homme , par Yves Christen

La survivance d’hominidés archaïques, par Eric Grolier

Panorama

L’œil de Slobodan Despot

Séries télé et politique, par Frédéric Dufoing

Irlande : les Pâques sanglantes de 1916, entretien avec Philippe Maxence

Anti-manuel de philosophie : la nature pure existe-t-elle ?, par Jean-François Gautier

L'esprit des lieux : Moscou sans procès, par Laurent Schang

C'était dans Éléments : Le progrès en accusation, par Edouard Goldsmith

Éphémérides

08/11/2014

La gauche a-t-elle encore un avenir ?...

Vous pouvez découvrir ci-dessous  un débat entre l'historien Jacques Julliard et le philosophe Jean-Claude Michéa, diffusé sur France Culture le 1er octobre dans l'émission Les matins, à l'occasion de leur livre d'échanges épistolaires La gauche et le peuple (Flammarion, 2014).

 

30/09/2014

La gauche et le peuple...

Les éditions Flammarion publient cette semaine un livre de débat entre Jean-Claude Michéa et Jacques Julliard, intitulé La gauche et le peuple. Jacques Julliard a récemment publié Les gauches françaises : 1762 - 2012 - Histoire, politique et imaginaire (Flammarion, 2012). Quant à Jean-Claude Michéa, il est un de ceux qui ont produit au cours des quinze dernières années une des critiques les plus brillantes et les plus radicales du système, au travers d'essais comme Impasse Adam Smith (Flammarion, 2006), Le complexe d'Orphée (Flammarion, 2011) ou Les mystères de la gauche (Flammarion, 2013). Passionné de football, il a également écrit un essai consacré à ce sport et intitulé Les intellectuels, le peuple et le ballon rond (Flammarion, 1998).

 

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" À l’heure où la gauche peut mourir, où la droite implose, et où les électeurs se détournent des urnes, il est plus que temps d’interroger et de clarifier notre alphabet politique. Que signifie « être de gauche » ?
Qu’est-ce que « le peuple » en 2014, et est-il encore de gauche ? Quelle est la raison du divorce actuel entre le peuple et les milieux dirigeants ? Révolution, réforme, utopie ? Quel horizon donner à la gauche aujourd’hui et comment le mettre en oeuvre ?
Au fil de ces questions, Jacques Julliard et Jean-Claude Michéa débattent, argumentent et contre-argumentent avec une vigueur, une franchise et une bienveillance hors du commun. Leur conversation rend toute sa noblesse à un débat politique trop souvent réduit à la caricature. "

11/11/2012

A droite et à gauche... (3)

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"L'homme social ne va pas sans une part maudite, sans le prélèvement opéré par le Minotaure collectif sur les jouissances individuelles. Pour le dire autrement, une société a besoin pour survivre de se donner des objectifs collectifs et, pour être aimée, de s'appuyer sur les sacrifices qu'on lui consent. En un mot, le nihilisme petit-bourgeois qui se cache derrière les objectifs grotesques du tueur norvégien, c'est la philosophie individualiste poussée à ses dernières conséquences."

Jacques Julliard, « La part du Minotaure », (Marianne, été 2011)

  

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"Si tous les métèques voulaient tous une blonde à gros seins, un 4x4, un gros frigidaire, un écran large à plasma, une connexion Internet Wifi, alors les États-Unis avaient gagné, car tout ça, ces gadgets qui améliorent la vie, c'étaient eux. Rien qu'eux. En les copiant, en les imitant, on devenait comme eux. On partageait les mêmes conforts, les mêmes soucis, les mêmes pannes. On finissait par adopter leurs idées sans s'en apercevoir. Le confort, mes frères et mes sœurs, est subversif. La télévision est un préservatif, le canapé une arme anti-émeute."

Jean-Luc Marret, Guerre totale (L'Éditeur, 2011)

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"Hélène aimait les étrangers, ce qui n'était pas elle, la différence, l'Autre.

Elle s'en était fait une espèce de religion, bien à l'abri dans son quartier chic parisien, protégé par la caméra couleur qui filmait la rue devant son loft et sa porte blindée, design scandinave. Elle aimait les étrangers mais pas dans son quartier. Elle participait aux fêtes officielles, soutenait les sans-papiers, employait au black une femme de ménage ivoirienne – son principal lien avec l'Afrique, et voyageait dans le Sud, comme on allait jadis à l'Église – pétrie de recueillement, l'âme sensible ; elle se sentait coupable de tout.

Coupable de la colonisation, de la faim dans le monde, du racisme. De tout. Dans le souk, un homme l'approcha et lui parla. Il avait un beau sourire. Des dents blanches. Il sentait bon le Sud. Il n'était pas comme les parisiens un peu grisâtres et efféminés.

C'était un vrai homme. Ils couchèrent ensemble. Elle se donna au Sud, tenta quelques caresses osées qui confortèrent les fantasmes de l'homme sur les Occidentales, ces putes. Il éjacula vite et bien. Trop vite, peut-être. Puis, il la donna à ses amis, qui la baisèrent, sodomisèrent, corps contraints, chairs tordues, possessions. Puis, ils la donnèrent à l'Armée islamique de Libération, qui exigea une rançon. Elle fut décapitée dans une décharge, au milieu d'enfants qui cherchaient à bouffer."

Jean-Luc Marret, Guerre totale (L'Éditeur, 2011)

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"Une société est un éparpillement de mémoires, un amoncellement de poches à rancune et de comptes à régler ; un peuple est une histoire longue, ou plus exactement l'unité de cette histoire. Les deux coexistent, bon an mal an, et il n'est pas bon que l'un chasse l'autre. Le peuple sans société devient une mystification et la société sans peuple, un capharnaüm. Or à force d'encenser la diversité, les identités et les « nouveaux mouvements sociaux », on exalte le social au point de découper le corps du peuple à la tronçonneuse, en Landru électoraliste et arithméticien."

Régis Debray, Rêveries de gauche (Flammarion, 2012)

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"On a beaucoup dit en France que le Parti communiste était le principal parti de la Résistance. Moi, j'ai vu le Parti communiste détruire des foyers de résistance parce qu'ils n'étaient pas communistes. En mars 1944, j'ai vu, dans notre région, un maquis communiste détruire et tuer tous les membres d'un maquis gaulliste, simplement parce qu'ils étaient gaullistes."

Jacques Ellul, Ellul par lui-même – Entretiens avec Willem H. Vanderburg (1979)

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"Vais-je peiner Jahid en lui disant que je n'ai jamais pu supporter le rap, avec ses révoltes conformes. Ce sont de faux méchants et de vrais cons, démagos, rebelles pour show-biz... c'est de la variétoche sauce pseudo-voyou, du mainstream cuisiné en superradical, bientôt il y aura une rap Academy. Au moins l'autre ne triche pas . Ils font les marioles avec leur vocabulaire violent, mais ils sont dans un créneau d'assistante sociale. Ils sont forts pour organiser des combats de pitbulls dans des caves mais ils se chient dessus à l'idée de ne pas passer sur Skyrock. On connaît le système. La radio s'enrichit sans état d'âme en passant des disques « radicaux », et les groupes formatent leurs disques en fonction de leurs possibles passages. La culture rap, des brutes en short avec des chaînes en or et des voitures attrape-meufs, c'est la culture de la possession des signes extérieurs de richesse... sur une musique inexistante, toujours le même discours. Un univers de menaces, morsures, armes à feu, gangsters, bastons, baskets, ghetto-blasters, gangs, crans, crew, machos, beuh, DJ, platines, scratch, radio, radiateur, clans, clous, thune, Nike, nique, playlist, hip-hop..."

Marc-Edouard Nabe, L'homme qui arrêta d'écrire (2010)

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Le récent accueil, empressé et quelque peu servile, de Benjamin Netanyaou par François Hollande me refait penser à ces deux citations tirées d'une lecture estivale de Marianne (4 au 10 août 2012) :

«Les immigrés volent, les immigrés violent, les immigrés propagent le SIDA et la tuberculose. » Elie Yishaï, ministre de l'Intérieur d'Israël

« L'immigration est un danger stratégique menaçant le caractère juif et démocratique de l'État d'Israël. » Benjamin Netanayou, premier ministre d'Israël

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La démocratie dans une civilisation industrielle complexe est une plaisanterie – puisque ça ne signifie rien d'autre que la concentration de toutes les ressources entre les mains de quelques ploutocrates doués et le gouvernement souterrain par ce groupe sous des formes extérieures de démocratie

 

Lovecraft, Lettre à Miss E. Toldridge du 25 juillet 1931

 

 

 

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Le général De Gaulle disait : « La dégradation de l'État entraine infailliblement la perte de l'indépendance ». La perte de l'indépendance, pour un peuple, c'est la perte de son identité. Or, un peuple, c'est un tout. Un ensemble clairement situé, un perpétuel devenir, mais qui ne se transforme qu'en restant lui-même. Un peuple se grandit en se donnant une forme, et en cherchant pour cette forme à se donner un destin. Mais, il n'y a pas de forme sans institutions, pas de forme sans Etat. L'Etat, c'est le moyen pour un peuple de se donner un rythme. Et c'est vrai que le rythme crée du sens, que la forme crée du contenu.

Alain de Benoist, « Nostalgie du futur » (Le Figaro-dimanche, 24-25 décembre 1977)  

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21/06/2011

Au coeur du pouvoir...

"Si vous ne me croyez pas, allez faire un tour, à condition que l'on vous laisse entrer, à l'Automobile Club de France (hôtel Crillon), place de la Concorde, un soir où Le Siècle, le club de cette superclasse dirigeante, se réunit pour dîner. A défaut, vous verrez au moins les chauffeurs des limousines noires qui attendent patiemment la sortie de leurs maîtres. A l'intérieur, des hommes en costume gris et quelques femmes en tailleur sobre échangent des opinions, des adresses, des tuyaux, des services, parfois des fonctions, des positions sociales, voire des amants ou des maîtresses. Dans ce milieu fermé où les socialistes ont leur place à côté des gros bataillons de la droite française, fermente l'idéologie de la classe dominante: modernisme discret, bien-pensance sociale et culturelle, conformisme économique, respect absolu de la puissance de l'argent. La pensée unique, comme dit Jean-François Kahn, est là, et bien là. Il existe, derrière les apparences successives des combinaisons ministérielles, un gouvernement de facto, un gouvernement invisible des élites financières et institutionnelles, qui à défaut de dicter sa loi, fournit la pensée et inspire l'action des élites françaises."      Jacques Julliard, dans l'article DSK, la gauche et l'argent, publié dans Marianne (4 au 10 juin 2011)

 

Pour en savoir plus sur Le Siècle, le club de la superclasse dirigeante, il faut évidemment se procurer la nouvellle édition d'Au coeur du pouvoir, l'ouvrage, publié aux éditions Facta, que le journaliste indépendant Emmanuel Ratier, par ailleurs directeur de la lettre d'informations Faits et documents, lui a consacré. Une très utile présentation d'une des coulisses les plus discrètes du pouvoir...

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"« Les membres du Siècle ne se contentent pas d’occuper les fauteuils ministériels : ils détiennent pratiquement tous les postes stratégiques, ceux qui, en dehors de leur importance technique, ont un rôle politique déterminant. En fait les cent premières entreprises françaises sont, pratiquement sans exception, représentées au Siècle. De même, tous les grands journaux, tous les grands corps de l’État, comme la Cour des comptes, le Conseil d’État, la Cour de cassation, l’état-major militaire, l’Inspection des Finances, etc. » Cet extrait de La République mondaine, un ouvrage paru en 1975, n’a rien perdu de son actualité. Le club Le Siècle, fondé en 1944, réunit, depuis plus de 65 ans, la quasi-totalité du pouvoir politique, économique, financier ou médiatique français. Soit environ 600 personnes qui concentrent entre leurs mains l’essentiel du pouvoir. Tout gouvernement, qu’il soit de droite ou de gauche, a du tiers à la moitié de ses membres qui y appartient.

Cette volonté de secret, associée à un contrôle de pratiquement tous les grands médias et de toutes les maisons d’édition, fait qu’aucun ouvrage n’a jamais été consacré au club Le Siècle. Pour la première fois, Au coeur du pouvoir dévoile les arcanes de ce club très secret, que d’aucuns ont comparé à la franc-maçonnerie ou à la Synarchie. Se fondant sur des centaines de documents internes et confidentiels, Au coeur du pouvoir révèle l’itinéraire sinueux de son fondateur, de son empire de presse et d’influence qu’il développa durant un demi-siècle. Dans une entière indépendance mais aussi une stricte objectivité, il décrit le déroulement de ses réunions et dîners, son système de cooptation, et raconte ce qui s’y trame, s’y noue et s’y décide, de la chute des ministères aux alliances entre banquiers ou capitaines d’industrie.

Ce livre n’est pas fait pour juger sommairement du Siècle, de ses membres et de son fonctionnement. Savoir s’il s’agit d’un « complot » ou non ne présente qu’un intérêt strictement secondaire. En revanche, ce livre sera d’une grande utilité pour mieux comprendre le sens de telle ou telle nomination, le rachat d’une entreprise par une autre, la montée en puissance d’hommes politiques recrutés très jeunes, le silence des médias sur certains sujets, la solidarité évidente dont bénéficient ses membres, le réseau relationnel et les alliances inhabituelles, etc. Autant d’éléments que la plupart d’entre eux n’ont jamais souhaité voir exposés au grand public. Et sur lesquels Le Siècle avait jusqu’alors réussi à conserver la confidentialité la plus totale.

Au coeur du pouvoir comporte aussi un très important annuaire biographique qui retrace la carrière de ses 2000 membres ou invités du début des années 1970 aux années 2010."