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08/01/2018

Ils ont choisi la liberté...

Les éditions Arthaud viennent de rééditer au format poche un livre de Laurent Maréchaux intitulé Hors la loi - Anarchistes, illégalistes, as de la gâchette... ils ont choisi la liberté. Militant solidariste dans les années 70, Laurent Maréchaux est l'auteur de Les Sept Peurs (Le Dilettante, 2005), un excellent roman autobiographique, et de Ecrivains voyageurs - Ces vagabonds qui disent le monde (Arthaud, 2011).

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" Ils se sont révoltés contre toutes les formes d’injustices, contre le monopole des grandes puissances maritimes, contre l’avènement du monde industriel, ils étaient nostalgiques des grands espaces vierges. Plutôt que de perdre leur liberté, ils ont préféré se diriger vers une mort certaine, anticipant avec sang-froid une issue inéluctable.
Pour Mandrin, Olivier Misson – le pirate philosophe –, Calamity Jane, Marius Jacob… et tant d’autres assoiffés de liberté, la quête d’un monde meilleur tourne à l’obsession et devient leur ultime convoitise.
Une justice arbitraire, l’enrichissement éhonté d’une minorité, l’oppression des plus pauvres font de ces hommes d’honneur écorchés vifs des hors-la-loi redoutés. Leur soif d’idéal appelle le sacrifice et se paie au prix fort : la roue, le peloton d’exécution ou l’acharnement aveugle des forces de police. Le vol, la cavale, la solitude marquent la destinée hors-normes de ces affranchis.
Et si la plupart des faits d’armes de ces aventuriers sont connus de tous, leur véritable révolte est trop souvent passée sous silence. D’abord considérés comme de redoutables malfrats, ces hommes hors des lois exercent sur chacun d’entre nous une obscure fascination. Difficile de ne pas partager en secret leur soif de rébellion."

22/09/2017

La nostalgie de l'honneur...

Les éditions Grasset viennent de publier un récit de Jean-René van der Plaetsen intitulé La Nostalgie de l'honneur et centré su la figure du combattant de la France Libre Jean Crépin. Jean-René Van der Plaetsen est directeur délégué de la rédaction du Figaro Magazine.

 

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" « C’est un fait : notre époque n’a plus le sens de l’honneur. Et c’est pourquoi, ayant perdu le goût de l’audace et du panache, elle est parfois si ennuyeuse. Alors que le cynisme et le scepticisme progressent chaque jour dans les esprits, il m’a semblé nécessaire d’évoquer les hautes figures de quelques hommes que j’ai eu la chance de connaître et de côtoyer. Comme Athos ou Cyrano, c’étaient de très grands seigneurs. Ils avaient sauve l’honneur de notre pays en 1940. Gaulliste de la première heure, mon grand-père maternel était l’un d’entre eux. Sa vie passée a guerroyer, en Afrique, en Europe ou en Extrême-Orient, pleine de fracas et de combats épiques dont on parle encore aujourd’hui, est l’illustration d’une certaine idée de l’honneur. Qu’aurait-il pense de notre époque ? Je ne le sais que trop. C’est vers lui que je me tourne naturellement lorsqu’il m’apparaît que mes contemporains manquent par trop d’idéal. Ce héros d’hier pourrait-il, par son exemple, nous inspirer aujourd’hui ? C’est dans cet espoir, en tout cas, que j’ai eu envie, soudain, de revisiter sa grande vie. » "

 

                        

20/01/2017

Soldats de fortune et d'infortune !...

Les éditions de l'Atelier Fol'Fer viennent de  publier dans leur collection Xenophon un nouvel ouvrage d'Alain Sanders intitulé Mercenaires - Soldats de fortune et d'infortune. Journaliste et ancien professeur de lettres, Alain Sanders est notamment l'auteur de biographies du marquis de Morès et du général Robert E. Lee (Pardès, 2015) ainsi que de Centurions - Trente baroudeurs de l'Indochine française (Atelier Fol'Fer, 2015). 

 

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" On dit que le métier de mercenaire est, après l espionnage et la prostitution, le plus vieux métier du monde. Avec un grand ancêtre : Xénophon et ses dix mille Grecs qui se mirent au service de Cyrus le Jeune, fils du roi des Perses, et en bisbille avec son frère Ataxerxès II. L'histoire a retenu les sur-noms de ces soldats de fortune et le plus souvent d infortune qui, tout au long des siècles ont guerroyé sous tous les cieux : Frondeurs, Routiers, Grandes Compagnies, Lansquenets, Condottieri, Affreux, etc. La définition courante du mot « mercenaire » est : « Un homme qui se bat pour de l'argent dans une cause qui ne le concerne pas. » C'est très réducteur. D abord parce que ces hommes se sont souvent battus pour des prunes. Mais (presque) toujours pour l'honneur. Et (presque) toujours pour leurs convictions. C est ce que raconte ce livre. Avec le souci fraternel de rendre hommage à ces « Oies sauvages » libres et indomptées ! "

14/12/2016

Le dérangement du monde...

Les éditions de L'Æncre viennent de publier un nouvel essai de Bernard Plouvier intitulé Le dérangement du monde. Médecin, Bernard Plouvier est notamment l'auteur de plusieurs études historiques décapantes, dont Faux et usage de faux en histoire (Dualpha, 2012), et d'une imposante Biographie médicale et politique d'Adolf Hitler (Dualpha, 2007).

 

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" Le sens de l’honneur s’accommode mal des périodes de décadence, durant lesquelles il s’évanouit chez les médiocres qui, partout et toujours, forment la majorité des populations. Cet affaissement moral fait entrer la vie publique et privée en état de pourrissement. L’on perçoit alors les stigmates de décomposition sociale : encouragement au parasitisme social, prime électorale aux plats démagogues, impunité offerte aux criminels.

Un enrichissement progressif des travailleurs et une longue paix amollissent les populations. Une philosophie dominante optimiste, douce, généreuse et délicieusement hypocrite, c’est-à-dire une façon typiquement féminine d’envisager la vie sociale, ne peut – sous prétexte de diminuer la brutalité des mœurs – que déviriliser la société. Les bouleversements monstrueux de l’Occident planifiés par les nouveaux maîtres – chômage de masse de très longue durée, invasion musulmane conquérante, fanatique et obscurantiste -, et un rythme accéléré des innovations morales et techniques, favorisent les états dépressifs autant que l’expression de délires. L’innovation technique est facilement maîtrisable et domesticable, au prix d’un apprentissage plus ou moins long. Mais le désaveu officiel des valeurs fondamentales enseignées par des parents ou des éducateurs profondément respectés, la promotion d’autres valeurs, auparavant méprisées, créent une désorientation morale et une sensation de vide infiniment dangereuses.

À chaque épisode d’ébranlement moral majeur, l’on voit une partie de l’humanité plonger pour plusieurs décennies dans le chaos, par sentiment d’incapacité grandissante, d’inadaptation à un environnement trop instable. C’est en cela que réside le dérangement du monde actuel et l’on comprend que nombre de nos contemporains se détournent des trivialités quotidiennes pour se plonger dans la fiction ou dans la contemplation du (presque) immuable : la nature.

Une société devient décadente quand elle est tentée par le suicide collectif, soit l’abandon par mollesse et veulerie de ses propres valeurs. C’est faire preuve d’une lâcheté impardonnable que de laisser ses enfants exposés aux turpitudes et à la profonde amoralité de nouveaux maîtres et d’envahisseurs venus d’un autre monde conceptuel. L’histoire le démontre : à ces périodes molles et corrompues de décadence progressivement accélérée, succède un ébranlement majeur, révolution et guerre de libération. "

01/12/2015

A bas leurs valeurs ! vivent nos vertus !...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Michel Geoffroy, cueilli sur Polémia et consacré à ces "valeurs républicaines" auxquelles les représentants du système ne cessent de faire référence...

 

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A bas leurs valeurs ! vivent nos vertus !

L’oligarchie n’a de cesse de nous vanter ses prétendues « valeurs ». Le mot est également repris malheureusement par une partie de la droite quand elle veut, par exemple, opposer sa conception de l’homme à celle de l’oligarchie cosmopolite. Mais que signifie vraiment le mot valeurs de nos jours ?

Les valeurs sont le faux nez de l’idéologie dominante

En réalité l’oligarchie nous présente son idéologie sous le couvert du mot « valeurs ». La manœuvre est double :

-d’une part, capter une partie de l’héritage national à son profit : ce sont les fameuses « valeurs républicaines » dont elle nous rebat les oreilles ;

-d’autre part, placer son idéologie au-dessus de toute critique et de toute remise en cause, afin de placer celui qui les conteste au ban de la communauté nationale.

Mais la manœuvre est grossière.

En fait de « valeurs républicaines », on nous impose l’idéologie cosmopolite en faisant une lecture exclusivement orientée « droits de l’homme » des principes républicains.

Les valeurs : un révisionnisme historique

 Il s’agit en fait d’un révisionnisme historique qui passe à la trappe le fait que les républicains français valorisaient, au contraire, la nation, la patrie et le pacte social que concluent entre eux les citoyens (et non les étrangers ou les résidents).

On veut nous faire oublier que les républicains du XVIIIe puisaient leurs références autant et sinon plus dans l’antiquité romaine que dans la lecture des œuvres, au demeurant ambiguës, de Rousseau.

Les républicains de la IIIe République avaient, en outre, une conception unitaire de la nation : rien à voir avec la promotion actuelle du communautarisme ou avec le « droit à la différence » !

Les valeurs : un hold-up sémantique

Les « valeurs républicaines » d’aujourd’hui bafouent la citoyenneté et la nation, puisque l’oligarchie considère que les étrangers sont « chez nous chez eux » et qu’elle souhaite leur donner les mêmes droits politiques et électoraux que les citoyens français, alors qu’elle leur accorde déjà les mêmes droits sociaux, sinon des avantages supérieurs.

Ces valeurs ne sont donc absolument pas républicaines, car il n’y a pas de res publica, justement, quand on détruit la souveraineté des citoyens et les fondements de la nation. Il s’agit d’un hold-up sémantique sur le mot république, alors que le Pouvoir adopte en tout une pratique contraire aux principes républicains.

Ainsi, par exemple, quand il nous parle aujourd’hui de laïcité c’est pour faire tout le contraire de la laïcité républicaine : il ne s’agit pas de séparer l’Etat de l’Eglise, mais au contraire d’encourager les collectivités publiques à faciliter l’installation de mosquées en France !

Les valeurs : un argument terroriste

Quand l’oligarchie nous parle de « valeurs », non seulement elle ment, mais elle cherche une fois de plus à sidérer ses contradicteurs, par un argumentaire terroriste.

Ses prétendues « valeurs » ne désignent que son idéologie libérale/libertaire/cosmopolite. Il est donc tout à fait légitime de les contester, comme il est légitime de contester, par exemple, le principe de l’indépendance des banques centrales européennes, qui constituerait, paraît-il, une valeur intouchable, au motif qu’elle figurerait dans un traité international.

En procédant ainsi, l’oligarchie s’efforce de placer au-delà du débat démocratique les fondements de son pouvoir. C’est d’ailleurs exactement ce que déclarait le président de la Commission européenne : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens (1).

Ce qui revient à constitutionnaliser en quelque sorte le pouvoir de l’oligarchie, en refusant, au surplus, au peuple le droit de changer de constitution !

Les valeurs qu’on veut nous imposer sont mortelles

Les « valeurs » de nos jours sont donc trompeuses. Mais elles sont au surplus mortelles pour la civilisation européenne. C’est d’ailleurs pourquoi les ennemis de l’identité européenne s’empressent de s’en réclamer.

Car que range-t-on exactement aujourd’hui dans la catégorie de nos « valeurs » prétendues : l’avortement (qui serait un droit de la femme ), le mariage des homosexuels, la licence des mœurs (2), le refus de reconnaître la diversité humaine et notamment celle des sexes, la repentance permanente, l’accueil permanent des « réfugiés », c’est-à-dire en réalité des immigrants en Europe, la suppression de la peine de mort pour les criminels (mais pas pour les victimes), l’abolition des frontières, la perte de la souveraineté monétaire et financière des Etats au profit des banques et des marchés, le gouvernement des juges (3), l’idée que les étrangers doivent avoir les mêmes droits que les Français, même quand ils ne respectent pas nos lois (4), etc.

Et bien sûr aussi le principe dit de non-discrimination en vertu duquel nous sommes censés renoncer à une liberté essentielle : la liberté de préférer vivre au milieu de nos semblables et de rester nous-mêmes.

L’inversion des valeurs

En fait, ces « valeurs » sont morbides car elles constituent l’inversion des principes sur lesquels repose toute société humaine. Ce qui explique aussi que seuls les Occidentaux décadents s’en réclament.

En effet, celui qui s’en tient à ces commandements refuse de défendre ses frontières et son territoire ; il laisse les étrangers s’installer chez lui ; il considère que les croyances de ces étrangers sont respectables et même meilleures que les siennes ; il abdique sa souveraineté au profit des mécanismes abstraits du marché ; il laisse le crime impuni, il ne fonde pas de famille et ne se reproduit pas. En fait, il est condamné à disparaître et c’est bien ce qui est en train d’advenir en Europe, dans le cadre du Grand Remplacement !

Nous ne vivons donc pas dans un monde de « valeurs », comme veut nous le faire croire l’oligarchie occidentale, mais dans un monde où justement les valeurs ont été inversées –c’est-à-dire détruites– en Occident : elles n’incarnent pas le Bien mais assurent au contraire la promotion d’un Mal absolu : la fin de notre civilisation.

L’usage impropre du mot valeur

L’usage actuel du mot valeur traduit lui-même cette inversion radicale : car à l’origine des langues européennes le mot valeur ne désigne qu’une chose : le courage du guerrier valeureux, face à la mort.

La valeur relève ainsi de la seconde fonction (la fonction guerrière) et non du calcul marchand. Elle désigne ce qui dépasse la vie humaine et lui donne de la valeur précisément : l’honneur, la foi et la sauvegarde de sa communauté et de sa fratrie notamment.

Nous sommes donc aux antipodes de la doxa libérale/libertaire qui considère que l’individu est en lui-même sa propre finalité ou qui estime qu’il faut fonder la société sur le vice (c’est-à-dire sur l’intérêt marchand et sur l’égoïsme individuel) et non sur la vertu !

Les valeurs contre la vertu

Précisément, la promotion bruyante de ces prétendues valeurs, sert de nos jours à faire disparaître toutes les vertus civiques qui non seulement s’enracinent dans notre identité européenne, mais permettent seules à une communauté d’exister et de se projeter dans l’avenir. Car ce que l’on promeut sous le terme de valeur constitue tout simplement l’antithèse de toute vertu.

Le mot « valeur » est désormais en toutes choses suspect et devrait toujours s’écrire entre guillemets. Car il appartient à la langue de nos ennemis. Car il traduit le projet de nos ennemis.

C’est pourquoi il ne faut pas employer ce mot, qui recouvre des marchandises frelatées et des intentions perverses.

Nous avons besoin de vertus et non de valeurs

Aujourd’hui les Européens n’ont que faire de valeurs, car l’heure n’est plus aux débats scholastiques.

Nous avons, par contre, un urgent besoin de retrouver en Europe les vertus de nos ancêtres, notamment :

–     le courage d’abord, y compris physique, de défendre notre civilisation, notre peuple et notre territoire, aujourd’hui menacés ;

–     la volonté de surmonter les obstacles à la survie de notre civilisation, au lieu de la lâche résignation à l’inacceptable ;

–     le dévouement à la chose publique, la préférence pour l’intérêt général sur les intérêts particuliers et l’engagement du citoyen dans la vie de sa cité, au lieu de s’en remettre en tout à l’Etat ;

–     la préférence charitable pour notre prochain dans le malheur et dans le besoin et la préférence pour nos concitoyens (et non la préférence pour les Autres) ;

–     la tempérance, au lieu de s’abandonner au consumérisme compulsif ;

–     la foi dans l’avenir de notre civilisation ;

–     la fidélité à nos ancêtres et à leurs sacrifices (et non la repentance perpétuelle et manipulée) ;

–     le sens de l’honneur et le respect de la parole donnée ;

–     le sens de la liberté, non comme une autorisation de licence, mais comme maîtrise de soi et de son destin ;

–     la préférence pour la vérité (alors que le Système est aujourd’hui bâti sur le mensonge).

Les « valeurs » ont la tromperie facile car elles ne sont qu’une rhétorique. C’est pourquoi les politiciens s’en parent si facilement de nos jours. Les vertus, elles, se démontrent par les actes car elles incarnent des principes de vie.

L’avenir de l’Europe ne réside pas dans les mensonges mortels qu’on veut nous imposer. Il réside dans nos anciennes vertus, qui sont aujourd’hui en dormition : les vertus gauloises, les vertus franques et scandinaves, les vertus gréco-romaines et les vertus chrétiennes. Car ce sont ces vertus seules qui ont bâti notre civilisation et qui lui ont permis de rayonner.

A bas leurs valeurs ! Vivent nos vertus !

 

Michel Geoffroy (Polémia, 25 novembre 2015)

 

Notes :

1- Jean Claude Juncker, le 29 janvier 2015.

2- On dit libération des mœurs en novlangue.

3- On dit indépendance de la justice en novlangue.

4- On dit sans-papiers ou réfugiés en novlangue.

19/02/2015

Du sang bleu dans les tranchées...

Les éditions Vendémiaire publient cette semaine une étude historique de Bertrand Goujon intitulée Du sang bleu dans les tranchées. Ancien élève de l'Ecole Normale supérieure, Bertrand Goujon est spécialiste de l'histoire du XIXème siècle et des élites européennes.

 

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" Accueillant avec optimisme la mobilisation d’août 1914, des nobles de tout âge s’engagent sous les drapeaux, en particulier dans la cavalerie, l’infanterie et l’aviation. Dès les premiers mois du conflit, un immense décalage se fait jour entre leurs idéaux guerriers, hérités d’une prestigieuse tradition militaire, et la réalité brutale de combats où les avancées technologiques, l’attente et l’inaction cristallisent la hantise d’une mort sans gloire.
Issues d’un monde où l’exploit individuel, le sacrifice et le dépassement de soi sont particulièrement valorisés, les noblesses françaises connaissent une désillusion amère et restent le plus souvent en marge de la camaraderie des tranchées.
Au fil des années, toutefois, ces combattants de tous grades découvrent, entre incompréhension, condescendance et bienveillance, des compatriotes qu’ils connaissent mal. Cette expérience d’altérité, qui ébranle les hiérarchies d’avant-guerre, est d’autant plus déstabilisante qu’entre 1914 et 1916, ce sont près d’un quart des 5 870 aristocrates mobilisés qui perdent la vie : une hécatombe, frappant une catégorie sociale déjà fragilisée.

À travers les correspondances, récits et souvenirs de ces combattants, qui ont laissé d’innombrables archives et témoignages restés dans l’ombre jusqu’à aujourd’hui, ce livre est une contribution inédite à l’histoire sociale et culturelle de la Première Guerre mondiale. "

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