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01/05/2018

Cette année-là... (6)

Dans Cette année-là, l'équipe de la revue Éléments, autour de Patrick Péhèle,  nous fait découvrir sur le plateau de TV Libertés des livres, des chansons, des films, des évènements qui ont marqué la société française en bien ou en mal et qui marquent encore notre présent. Un rendez-vous classé par année, sous le signe d’un retour sur notre passé, avec ce qu'il faut de passion et d'impertinence... Et on retrouve sur le plateau Pascal Esseyric, David l'Epée , Thomas Hennetier et Christophe A. Maxime...

Au sommaire ce mois-ci :

– un film : La Grande Bouffe, de Marco Ferreri (1973)

– un livre : Ni droite ni gauche. L’idéologie fasciste en France, de Zeev Sternhell (1983)

– un bande-dessinée : Hitler = SS , de Vuillemin et Gourio (1987)

 

                             

27/03/2018

L'art d'écrire de Machiavel...

Les éditions du Cerf viennent de publier un essai de Philippe Bénéton intitulé Niccolò Massimo - Essai sur l'art d'écrire de Machiavel. Agrégé de sciences politiques et professeur à l'université de Rennes, Philippe Bénéton est l'auteur de deux essais importants,  Les Fers de l'opinion (PUF, 2000) et Le dérèglement moral de l'Occident (Cerf, 2017). Il a également rédigé quatre entrées pour le Dictionnaire du conservatisme (Cerf, 2017).

 

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" Les lecteurs de Machiavel forment une troupe nombreuse où se mêlent les philosophes et les rois, les empereurs et les tyrans. Le Prince est de toutes les oeuvres de la pensée politique la seule qui ait durablement accroché l'intérêt des hommes de gouvernement : Charles-Quint en avait fait un de ses livres de chevet, Frédéric II s'efforça de le réfuter, Napoléon voulut qu'il fût dans ses bibliothèques successives, Mussolini en écrivit une préface. Staline l'annota. Hitler dit l'avoir lu et relu. Du côté des écrivains et philosophes, la liste est longue et prestigieuse : Bodin, Bacon, Marlowe, Spinoza, Montesquieu, Rousseau, Hegel, Nietzsche... Mais qu'y a-t-il donc dans ce livre ambigu, écrit avec brio et semé de contradictions ? Pour tenter d'y voir clair, Philippe Bénéton mène une vaste enquête sur l'art d'écrire du Florentin : des explications de texte serrées, une analyse systématique des sources, la confrontation du témoin Machiavel avec l'histoire de son temps. D'étape en étape, les brouillards se dissipent. Machiavel apparaît comme un maître dans l'art de la rhétorique. Quant à son intention profonde, il s'avère qu'elle n'est guère au diapason de ce que dit la doxa contemporaine. Il y avait une énigme Machiavel : voilà sa solution machiavélique. "

06/10/2017

Le diable sur la montagne...

Les éditions Perrin viennent de publier un essai historique de Thierry Lentz intitulé Le diable sur la montagne - Hitler au Berghof 1922-1944. Historien, directeur de la Fondation Napoléon, Thierry Lentz est l'auteur de nombreux ouvrage sur l'Empereur et le 1er Empire. Plus étonnant, on lui doit également une enquête passionnante sur l'assassinat du président des Etats-Unis John Kennedy...

 

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" En Haute-Bavière, sur le plateau riant de l'Obersalzberg, au-dessus de Berchtesgaden, un petit politicien vint séjourner à l'aube des années 1920. De coquettes pensions en maisons amies, il finit par adopter ces lieux qu'il disait indispensables à ses rêves et à la réflexion. Il s'y sentait si bien qu'il y acquit, face au sombre massif de l'Untersberg, un joli chalet qui, entièrement transformé, prit le nom de « Berghof ». C'en fut fini de la tranquillité de la montagne : sous la coupe des anges noirs du maître des lieux, on expulsa des populations, on construisit des casernes, des villas pour dignitaires, un théâtre, des cités pour travailleurs ; on traça des routes jusqu'au sommet du mont Kehlstein pour y bâtir un « nid d'aigle ». Pour finir, on creusa 5 kilomètres de souterrains pour échapper aux bombardements alliés.
Ici, Hitler venait le plus souvent possible, pour des séjours parfois longs. Ainsi, entre 1940 et 1944, alors qu'il mettait le monde à feu et à sang, il passa dix-neuf mois dans son cher Berghof, servi par des SS en spencer et gants blancs, préservé du moindre souci par son âme damnée Martin Bormann, entouré d'une cour que l'on n'ose dire brillante, photographiée par la reine des lieux, Eva Braun. Il ne reste de tout cela que des ruines et un goût de cendres, à l'égal de la folie du IIIe Reich. "

12/08/2017

Le beau Léon...

Les éditions belges Racine ont publié en fin d'année 2016 un Degrelle - 1906-1994, biographie signée par Arnaud de la Croix. Philosophe de formation, Arnaud de La Croix est enseignant à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles et est l'auteur de plusieurs essais historiques dont Hitler et la franc-maçonnerie (Tallandier, 2014) et L'érotisme au Moyen-Age - Le corps, le désir, l'amour (Tallandier , 2003).

Sur le personnage, on peut également utilement consulter la biographie écrite par Francis Bergeron et publiée aux édition Pardès, dans la collection Qui suis-je ?.

 

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" Un tribun et un séducteur, un guerrier et un opportuniste, un menteur et un conteur, Degrelle est tout cela à la fois.

Cette première biographie complète explique comment un jeune catholique, doué pour l'écriture comme pour la parole, finit dans la peau du dernier grand chef nazi.

Arnaud de la Croix a mené une enquête approfondie sur l'attirance précoce de Léon Degrelle pour la poésie et son intérêt, dès l'adolescence, pour l'autoritarisme (D'Annunzio, Mussolini) comme pour le nationalisme (Maurras), et sur sa véritable fascination pour le Führer jusqu'à son exil en Espagne.

Il met également au jour nombre de détails inédits, fait la part des choses et décrit avec précision les relations de Degrelle avec des personnages hors du commun comme Monseigneur Picard, Hergé, l'abbé Wallez, le cardinal Van Roey, le roi Léopold III, Paul Van Zeeland ou Paul-Henri Spaak. Mais aussi Goebbels, Himmler et Hitler. "

17/06/2017

Souvenirs d'un soldat...

Les éditions Perrin viennent de rééditer les Souvenirs d'un soldat du général Guderian. D'abord théoricien puis praticien de l'emploi de l'arme blindée, engagé dans les campagnes de Pologne, de France et de Russie, le colonel-général Guderian a terminé la guerre comme chef de l'état-major de l'armée de terre, en charge du front de l'est.

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" Heinz Guderian est l'un des généraux de Hitler les plus célèbres. Il est considéré par de nombreux spécialistes comme le père fondateur de l'arme blindée allemande et comme un virtuose de la guerre de mouvement. Figure emblématique des succès de la Wehrmacht des premières années de la Deuxième Guerre mondiale, tout aussi habile manœuvrier sur le champ de bataille que prodigieusement doué pour l'organisation des forces blindées, Guderian reste comme l'une des incarnations du génie opérationnel engendré par le militarisme germano-prussien. La narration vivante de ses campagnes militaires, entrecoupée de descriptions détaillées des paysages et d'anecdotes, de citations et de répliques savoureuses, offre une lecture passionnante.

Guderian se garde cependant de porter un regard rétrospectif sur les implications politiques et morales de ses actions : son attitude complice dans la guerre criminelle conduite par la Wehrmacht en Union soviétique et son repli derrière ses seules compétences militaires constituent une fuite devant ses responsabilités. Pour autant, cas d'étude particulièrement digne d'intérêt, il nous aide à comprendre les rouages de l'alliance étroite entre la Wehrmacht et le régime nazi, collaboration qui, faut-il le rappeler, a permis à Hitler de dominer d'abord l'Allemagne, puis l'Europe. "

03/02/2017

Une ascension vers le pouvoir absolu...

Les éditions Gallimard publient cette semaine Adolf Hitler, une biographie - L'ascension 1889-1939, un ouvrage de Volker Ullrich. Historien et journaliste à l'hebdomadaire die Zeit, Volker Ullrich est également l'auteur d'une biographie de Bismarck.

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" Pourquoi une nouvelle biographie de Hitler, alors que les publications sur le nazisme (histoire politique, sociale, économique, culturelle, des idées, etc.) se multiplient? Alors que la centralité du génocide désormais dans l’étude du nazisme conduit depuis des décennies à écrire une histoire en termes de processus, de décisions, de mobilisation de toutes les administrations et institutions? Ian Kershaw, auteur de la dernière grande biographie de référence, défendait la seule approche socio-historique : «Le biographe doit se concentrer non pas sur la personnalité de Hitler, mais carrément et directement sur le caractère de son pouvoir.» Or toute histoire du nazisme, même renouvelée, reconduit toujours aux visions, théories et décisions de Hitler. Il y a une centralité du Führer à laquelle l'historien ne peut échapper, avec laquelle il doit se colleter.
Démagogue de premier ordre, comédien tout à fait doué qui préparait minutieusement ses prestations, pratiquant à merveille l’art de la dissimulation, qui lui permit constamment de tromper partisans comme adversaires sur ses intentions, doué d’une capacité d’appréhender et d’exploiter en un éclair les situations favorables, Hitler se montra bien supérieur à tous les concurrents de son propre parti, mais aussi à tous les hommes politiques œuvrant dans les partis bourgeois. Son style d’exercice de pouvoir, singulièrement improvisé et personnalisé, qui provoqua des conflits de compétence durables et une anarchie des services et des attributions, était une méthode, maniée avec raffinement, visant à rendre de fait inattaquable sa propre position de pouvoir. Mêlant de manière inhabituelle l’univers intime et l’univers politique, il se mit en scène comme un politicien qui avait renoncé à tous les plaisirs personnels pour se placer entièrement au service du «peuple et du Reich». Volker Ullrich reformule en termes nouveaux la question essentielle du pouvoir charismatique. "