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27/07/2015

Dans les laboratoire du dieu de la guerre...

Le magazine Sciences et Avenir vient de publier un numéro hors-série (n°182, juillet-août) sur le thème « Science et guerre, nouveaux conflits, nouvelles technologies. Cyberguerre, Drones, Soldat du futur, Propagande, Nucléaire, Robots...

 

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Au sommaire :

Édito

Une paix traversée de guerres 

Rencontre

 « Le champ de bataille classique disparaît »

Propagande

 Internet, arme de persuasion massive

Drones

L'envol de l'avion sans pilote

Tuer n’est pas jouer

Cyberguerre

L’armée des nombres

Le cyberespace sur écoute

La France a son Pentagone 

Armée high tech

Le pari du soldat augmenté

La tenue de combat du futur

Les robots montent au front

La guerre à la vitesse de la lumière 

Espace

L’œil infaillible des satellites espions

Guerre froide sur orbite 

Nucléaire

Simuler ... pour mieux dissuader

Trente ans d’hiver ... 

Agents toxiques

Le spectre de l'attaque biologique

Quarante-huit heures pour administrer un antidote

« Le risque: qu’une forme virale dangereuse échappe au contrôle »

Un héritage empoisonné

De l’eau qui vaut de l’or

Le ciel nous tombera-t-il sur la tête ?

« Les modifications climatiques vont exacerber les conflits » 

Cinéma

La guerre dans le viseur des cinéastes

 

30/05/2015

Enjeux et crises du monde contemporain...

Les éditions Armand Colin viennent de rééditer un ouvrage de Philippe Boulanger intitulé Géographie militaire et géostratégie - Enjeux et crises du monde contemporain.  Géographe, professeur à l'institut français de géopolitique, Philippe Boulanger a publié , notamment, La Géographie militaire française 1871-1939 (Economica, 2002) et  Géopolitique des médias, Acteurs, rivalités et conflits (Armand Colin, 2014).

 

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" Sous l’effet de la mondialisation et de l’accélération des échanges, une nouvelle géographie des rivalités et des tensions s’est dessinée depuis la fin de l’antagonisme des blocs. Les conflits, moins nombreux, sont désormais d’une tout autre nature (terrorisme international, tensions pour la maîtrise des ressources énergétiques, prolifération nucléaire…) et bouleversent profondément l’équilibre sécuritaire et militaire mondial.
Pour mesurer l’ampleur de ces mutations, cet ouvrage présente un état des lieux et une analyse claire des grandes dynamiques actuelles : croissance des dépenses militaires mondiales, développement de l’intelligence économique comme arme stratégique ; limites de l’hyperpuissance américaine, reconstruction de puissances militaires vieillissantes (Russie), émergence de nouveaux acteurs stratégiques (Chine, Inde) et de nouvelles formes de menaces (terrorisme à revendication étatique, cyberguerres, armes de destruction massive), multiplication de zones de tension et de chaos échappant à tout contrôle international…
Appuyée sur les données chiffrées les plus récentes, cette édition entièrement revue et augmentée offre une grille de lecture indispensable pour comprendre le nouvel ordre mondial, dans un environnement géostratégique toujours plus complexe. "

 

07/12/2014

Tour d'horizon... (78)

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Au sommaire cette semaine :

- sur Metamag, Michel Lhomme évoque la révolte qui va embraser l'Algérie à l'occasion de la mort prochaine du président Boutlefika...

Vers des funérailles dans le sang d'un Bouteflika agonisant ?

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- sur son site, François-Bernard Huyghe évoque les affrontements dans le cyberespace...

Le poids stratégique des cyberarmes

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14/12/2010

Les corporatocraties dans la cyberguerre

Nous reproduisons ici un article de Jean-Paul Baquiast, animateur du site Europe solidaire, ainsi que du remarquable site scientifique Automates intelligents, consacré à une réflexion sur l'affaire Wikileaks et ses implications.

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Les corporatocraties dans la cyber-guerre

Dans la guerre du faible (les cyber-citoyens) au fort (le Système politico-financier ) il serait très naïf de supposer que le fort ne pourra pas retourner contre le faible les armes utilisées par celui-ci.

John Naughton, du Guardian est moins naïf. Il écrit le 6 décembre, à propos de ce que certains nomment la cyber-insurrection menaçant le Système politico-financier dans la suite de l 'affaire WikiLeaks  :
«  Politicians now face an agonising dilemma. The old, mole-whacking approach won't work. WikiLeaks does not depend only on web technology. Thousands of copies of those secret cables – and probably of much else besides – are out there, distributed by peer-to-peer technologies like BitTorrent. Our rulers have a choice to make: either they learn to live in a WikiLeakable world, with all that implies in terms of their future behaviour; or they shut down the internet. Over to them.»

La phrase importante est la dernière: « Ou bien nos dirigeants apprennent à vivre dans un monde rendu poreux par des fuites du type de celles réalisées par WikiLeaks (WikiLeakable) avec tout ce que ceci implique concernant la modification de leurs futurs comportements, ou bien ils ferment l'Internet »

Il n'y a que les dirigeants un peu benêts ou attardés du cortex, comme les Chinois ou le gouvernement français, pour envisager encore de fermer ou simplement de réglementer Internet. Cet heureux événement ne surviendrait que dans une guerre faisant un large usage des bombes à neutrons ou dans la perspective peu probable dans l'immédiat (mais pas impossible) d'un flash électromagnétique d'origine solaire.

Il leur reste donc à s'adapter au cyber-monde, afin de retourner contre les cyber-contestataires ou les cyber-adversaires, les armes dont disposent ces derniers. Il n'y a là rien que de très faisable pour qui dispose de l'argent et de l'influence. Le Corporate Power, ou plus exactement, pour élargir la définition, les Corporatocraties, qui associent la puissance des firmes à celle des Etats, disposent d'assez de moyens pour recruter des milliers de jeunes gens très avertis. Ils auront vite fait de saturer le cyber-espace de messages contradictoires, parlant au nom de n'importe qui et défendant n'importe quelle cause, si bien que les intelligences moyennes comme les nôtres ne sauront plus qui parle, ne feront plus confiance à personne et finiront par retourner à leurs méditations solitaires.

Le procédé n'aura rien de nouveau. On sait très bien comment dans les dernières décennies, les corporatocraties ont retourné à leur profit, pour la propagande politique ou la publicité commerciale, la presse écrite, la radio et la télévision. Toutes pratiquent le « greenwashing » idéologique. Pour ma part, j'écoute encore la radio et regarde la télévision, à certaines heures et en choisissant certaines émissions. Mais même dans ces cas, je peux mesurer, en faisant le compte des messages communicationnels toxiques ou pourris que j'identifie, le nombre infiniment plus grand de ceux que je n'identifie pas et qui formatent en permanence mon pauvre cerveau. Je suis immergé dans ce que les spécialistes pourraient désigner du terme de Système anthropotechnique de la Communication globale.

C'est de cette façon que les corporatocraties interpréteront la recommandation que leur fait John Naughton «  learn to live in a WikiLeakable world ». Rien ne leur sera plus facile à faire en ce sens: dépenser des millions en dollars et en intelligence mercenaire pour saturer l'Internet de messages non interprétables. Bien évidemment, elles n'ont d'ailleurs pas attendu. Si bien que moi-même, je l'avoue, je me suis demandé pour qui « roulait », comme l'on dit, Assange.

Mais le soupçon sera partout. N'a-t-on pas suggéré que le mot d'ordre lancé par le site ayant pris Eric Cantonna pour emblème avait fait le bonheur des spéculateurs sur les métaux précieux. Vu la bulle immédiate qui s'était produite sur le cours de l'or, certains ont du réaliser en une nuit de sympathiques bénéfices. La contestation du Système peut mener à tout.

Jean-Paul Baquiast (Europe solidaire, 9 décembre 2010)