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16/11/2018

Gilets jaunes ou sombres machinations ?...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de François-Bernard Huyghe, cueilli sur Huyghe.fr et consacré au mouvement des gilets jaunes, dont la première mobilisation doit avoir lieu le 17 novembre. Spécialiste de la guerre de l'information, François Bernard Huyghe, auteur de nombreux livres, a récemment publié La désinformation - Les armes du faux (Armand Colin, 2015) et Fake news - La grande peur (VA Press, 2018).

 

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Gilets jaunes ou sombres machinations ?

Nous saurons samedi si le mouvement des gilets jaunes fera un flop (parce que difficile à organiser sans appareil politique ou syndical) ou s’il coagulera, comme c’est plus vraisemblable, une exaspération monstre qui ne surprend que ceux qui n’en participent pas.

La riposte gouvernementale s’articule autour de deux arguments simples :
- Ce n’est pas notre faute- nous faisons le maximum pour vous soulager- et, de toute façon, à long terme, il n’y a pas d’alternative (argument de nécessité)
- Attention, vous allez être manipulés par les extrémistes (argument des intentions et conséquences)

Sans discuter sur le fond l’argument 1 (part des taxes dans le prix du litre et répartition des fonds supplémentaires collectés, répercussion de la baisse du baril etc.), force est de constater qu’il tombe assez à plat. Moins par l’argumentaire qu’il développe que par la relation qu’il instaure. Le ton pédagogique est employé pour démontrer aux malheureux (qui voient bien ce que leur coûtent de plus leurs trajets quotidien) que tout cela n’est qu’une perception relative : le carburant a déjà été plus cher, il faut comparer à d’autres pays, la part des taxes revenant à l’Etat est à évaluer par rapport à son usage et aux avantages que vous en retirez…

C’est l’air bien connu de. : c’est plus complexe, il ne faut pas faire d’amalgame. Certains de ces considérations relativistes ne sont pas délirantes , mais le message que retiennent les usagers mécontents est surtout qu’ils sont traités de débiles. La réalité qu’ils éprouvent est dévaluée au nom de la vérité supposée des chiffres. Mieux : ils leur sont retournés dans la figure pour leur démontrer qu’ils ne comprennent pas leur véritable intérêt. Qu’ils sont aveuglés et peut-être un peu stupides.

C’est dit implicitement ou explicitement. Dans le genre « antibeauf », le compte Twitter de Jean Quatremer de Libération est assez représentatif de cette stratégie de l’insulte. Elle consiste à systématiquement qualifier le contradicteur (faux pauvres mais vrais stupides, haineux, manipulé par l’extrême droite, ou lâches, anonymes, se faisant représenter une dame qui croit à l’astrologie ou autres coquecigrues). Il est connu que ces niais sont victimes de fake news et de discours complotistes. Et en choisissant bien ses adversaires (le tweet le plus excité et le plus mal orthographié), on peut trouver de quoi justifier son mépris de classe.

L’argument 2, la manipulation d’extrême-droite (voire une petit peu d’extrême-gauche), fonctionne sur le principe d’un complotisme anti complotiste. Son postulat : les gens ne pourraient pas mal penser s’ils n’y avait pas de mauvaises gens pour les faire penser faux. Du fait qu’ils ne croient pas la même chose que le dirigeants et les élites, ou du moins que les médias mainstream, on déduit que les mécontents sont manipulés. Ce type de raisonnement suppose une inversion : puisque les fachos soutiennent une revendication (après coup) et qu’ils risquent d’en profiter (éventuellement), c’est qu’ils l’ont suscitée (avant et délibérément). Et comme, par hasard, les régions où il y a le plus de mécontents et gilets jaunes, se trouvent bien plus coïncider avec la France périurbaine qui se déplace beaucoup en voiture et qui vote Le Pen ou Mélenchon qu’avec la rive gauche, le suspect est confondu.

Il faut rendre une justice à Libération dont nous venons de critiquer un représentant : un autre de ses journalistes note très justement que l’argument « à qui profite le crime, au RN, donc… » traduit surtout une incapacité à comprendre ce qu’est un mouvement de protestation lié à une expérience quotidienne. Voir la façon dont se produit cette mobilisation : par la base, de façon virale, à partir de gens qui se ressemblent et que les algorithmes des réseaux sociaux incitent de plus en plus à interagir avec leurs semblables. Sans idéologie, sans organisation hiérarchique, sans programme ? Juste la traduction d’une indignation qui se transforme en mobilisation quand elle trouve des relais pour amplifier la parole de ceux d’en bas ? Hé oui, c’est possible. Cela s’est produit à l’occasion d’autres pétitions en ligne en France (solidarité avec le bijoutier de Nice, par exemple). Et au moment du printemps arabe, ceux qui cherchent célébraient le pouvoir de la contestation spontanée en ligne sans chercher la main de qui que ce soit.
Une fois de plus la rhétorique du mépris fonctionne sur le double principe de dévaloriser la critique en termes de vérité (les crétins qui ne comprennent pas) et d’intentionnalité (les extrémistes qui attisent le feu). Est-ce cela la pensée complexe ?

François-Bernard Huyghe (Huyghe.fr, 12 novembre 2018)

03/02/2018

« Grand remplacement » : complot, fantasme ou réalité ?...

Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique remarquable d'Edouard Chanot sur Radio Sputnik, datée du 29 janvier 2018 et consacrée à la question du « Grand remplacement »...

 

                              

22/01/2018

Fakes, complotismes et obsessions...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de François-Bernard Huyghe consacrée au débat actuel à propos de la crédulité du peuple et de sa réceptivité aux thèses complotistes et aux bobards... Spécialiste des questions de médiologie et directeur de recherches à l'IRIS, François Bernard Huyghe a publié notamment Les maîtres du faire-croire (Vuibert, 2008), Think tanks - Quand les idées changent vraiment le monde (Vuibert, 2013) ou La désinformation - Les armes du faux (Armand Colin, 2015). 

 

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Fakes, complotismes et obsessions

Fake news et complotisme ? Tonner contre, aurait dit Flaubert. Difficile d’échapper à un débat sur la mentalité complotiste des Français (huit sur dix à croire à des fariboles comme la terre plate ou le grand remplacement) ou à de graves propos sur la démocratie menacée par les fakes russes.
De ce que nous sommes exposés à un nombre incalculable d’informations fausses ou douteuses (ce qui n’est pas la même chose que des théories complotistes, soit dit en passant), il est tentant de déduire qu’un fraction croissante de la population souffre d’immunodéficience cognitive. Ou de stupidité congénitale. Le Brexit et l’élection de Trump, voire le référendum catalan sont décrits comme une spirale : fausses nouvelles / fausse conscience / peuple abusé / peuple votant mal / régression politique. Cette explication réduit un processus à un dysfonctionnement de l’information pour ne pas dire à l’action des méchants ou à la niaiserie des « gens ». Le conflit ramené à une affaire de vérification et de crédulité, l’idéologie à des fantasmes et les intérêts des citoyens à un problème appelant des solutions rationnelles. L’espace du débat (pris en tenailles entre le rejet des idées inacceptables et des réalités indépassables) se réduit à la lutte des véridiques et des jobards. Tout devient problème de rééducation des masses égarées. Panique des autorités

Quand une des facultés caractéristiques de notre espèce - dire blanc quand on voit noir - a-t-elle acquis une telle nocivité, cela incite à rechercher des coupables (les démagogues) ou à déplorer une transformation des mentalités (l’indulgence croissante des masses envers ces fariboles, leur réceptivité ou crédulité) ? Voire à remettre en cause des technologies 2.0 qui encouragent à la prolifération des délires. L’hypothèse des méchants hommes (désinformateurs), de mentalités déplorables (désir d’être dupes) et des médias sociaux pervertis (bulles de confirmation qui rendent le faux contagieux) mérite pourtant d’être examinée de façon aussi critique qu’aurait dû l’être, celle, si populaire il y a quelques années et rigoureusement inverse, à savoir que le partage numérique de l’information garantissait les avancées démocratiques et menait à la libre société du savoir. Voir l’apologie des réseaux sociaux pendant le printemps arabe.

Au fait, avant ? C'était l'ère de la vérité ? Ou de la pré-vérité ? « Avant », personne ne le niera, il y avait des affabulations, des mensonges d’État, et des régimes reposaient sur une pseudo-réalité officielle. Il existait des rumeurs et des croyances populaires rétives à toute vérification ; des officines ou des groupes intoxiquaient ou abusaient l’opinion en introduisant dans le circuit médiatique des inventions stratégiques (pour décrédibiliser, diaboliser, mobiliser, etc.). Quelqu’un qui relirait la presse d’il y a quelques décennies à propos des incidents du golfe du Tonkin, de l’existence du Goulag ou des armes de Saddam Hussein, aurait du mal à croire que tout le monde vivait dans le même monde et que les faits étaient si indiscutés.

Ce n’est pas d’hier que l’on dénonce le viol des foules par la propagande, l’État spectacle, les faiseurs d’opinion et autres spin doctors, les pouvoirs de l’illusion médiatique, etc. Mais l’hypothèse de la post-vérité, sous sa forme la plus courante, implique que nous soyons victimes de trucages et manipulations (car sinon nous communierons tous dans le même réalisme et dans les mêmes valeurs). Les « fakes » - notion qui recouvre aussi bien des falsifications à buts stratégiques, des produits invraisemblables de pure imagination et des interprétations des faits de type complotiste qui supposent tout un arrière-plan caché - ne seraient de même nature ni que les mensonges totalitaires (imposés par l’État ou le parti pour conformer le réel à son modèle doctrinal) ni que les fabrications destinées à vendre un produit un style de vie, un candidat ou une guerre (spin doctors et compagnie).

La notion de post-vérité (fragilité du vrai ou puissance du faux ?) implique donc un problème historique (pourquoi maintenant ?), un problème démocratique (qu'est-il donc arrivé au peuple ?) et un problème cognitif (quand la documentation est si disponible et la vérification assurée par tant de bonnes volontés, qu'est qui empêche les réalités de l'emporter sur les passions et les inventions ?). Elle explique tout par un mauvais fonctionnement (à corriger par une dose de vérité et de morale) mais fait peut-être l’impasse sur la rationalité et l’intention des supposées victimes. C’est peut-être une façon de ne pas poser la question essentielle, celle de la rupture qui fait qu’une partie de la population ne croit plus ni les informations des mass médias, ni les explications du supposé cercle de la raison.

François-Bernard Huyghe (Huyghe.fr, 14 janvier 2018)

15/01/2018

Tous conspirationnistes ?...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de François-Bernard Huyghe consacrée au conspirationnisme... Spécialiste des questions de médiologie et directeur de recherches à l'IRIS, François Bernard Huyghe a publié notamment Les maîtres du faire-croire (Vuibert, 2008), Think tanks - Quand les idées changent vraiment le monde (Vuibert, 2013) ou La désinformation - Les armes du faux (Armand Colin, 2015).

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Tous conspirationnistes ?

Huit Français sur dix conspirationnistes ! Telle est la conclusion d’une étude de l’IFOP pour Conspiracy Watch et la Fondation Jean Jaurès. Plus exactement : suivant un sondage, 79% de nos compatriotes adhéreraient à au moins une « théorie complotiste ». Théorie que le fondateur de l’Observatoire en question définit ainsi « tendance à attribuer abusivement l’origine d’un événement historique ou d’un fait social à un inavouable complot dont les auteurs présumés – ou ceux à qui il est réputé profiter – conspireraient, dans leur intérêt, à tenir cachée la vérité. »
Quelques exemples pris dans l’étude, d’affirmations qui sont réputées conspirationnistes :
- La CIA impliquée dans l’assassinat de Kennedy
- Les Américians n’ont jamais débarqué sur la lune
- La terre serait plate
- Dieu a créé la terre et l’homme il y a moins de 100.000 ans
- Les traînées blanches derrière les avions sont des produits chimiques délibérément répandus
- etc.

Nous laisserons de côté la question de la valeur représentative du sondage, pour nous poser la question d’une définition cohérente du conspirationnisme ou de la théorie du complot.

Il nous semble qu’elle devrait reposer sur au moins trois critères.

A) Être une théorie, c’est-à-dire un ensemble d’idées prétendant à une cohérence et censé expliquer des faits. On ne peut donc la réduire à la croyance en des faits faux ou mal avérés (même si elle s’appuie souvent sur des carabistouilles). Ne confondons pas avec des rumeurs : les rumeurs sont des informations, pas obligatoirement fausses, mais qui se répandent de personne à personne (ou d’écran à écran), que chacun reprend ou exagère à son tour, et qui ne sont pas répandues par les canaux officiels, médias ou autorités (au moins dans un premier temps, jusqu’au moment où, par exemple, les journaux s’interrogent sur une rumeur persistante).
Des théories du complot doivent donc prétendre à une certaine rationnalité et à une valeur heuristique en ce qu’elles prétendent aider à découvrir ce qui n’est pas évident ou que ne savent pas la majorité des naïfs. Bénéfice collatéral : le partisan d’une telle théorie a le sentiment d’une supériorité puisqu’il décrypte mieux que les partisans de la « version officielle » (on a compris qu’une théorie de la conspiration n’existe que par contraste avec un discours dominant dénoncé comme faux et trompeur).

B) Cette théorie doit renvoyer comme cause à l’action organisée d’hommes recherchant leur intérêt en manipulant autrui. C’est d’ailleurs sa faiblesse principale : le complotiste est incapable de croire au hasard, à la bêtise humaine, aux accidents, aux ratages, aux compromis, à la dialectique des volontés et des forces, bref, à tout ce qui forme la trame de notre quotidien. Le complotiste prêt à l’intelligence humaine des pouvoirs qu’elle n’a pas. Il voit des secrets organisés (dont il serait le seul à percer les arcanes) là où il y a les contradictions de la réalité et réduit à une cause unique ce qui est la résultante d’actions divergentes. Pour être conspirationniste, il ne suffit de croire une chose hautement improbable, très minoritaire ou indémontrable, il faut a construire un véritable acte d’accusation.

C) Enfin et surtout, une théorie conspirationniste doit pouvoir se distinguer d’une théorie non conspirationniste (qu’elle décrie régulièrement comme « vérité officielle » ou intoxication des masses par les puissants). Et c’est ici que la bât blesse.
Il y a des « théories » comme celle de l’évolution ou de la rotondité de la Terre qui répondent à des lois du réel scientifiquement établies, appuyées sur de nombreux constats, qui peuvent se soumettre à expérience et vérification. En attendant qu’un génie scientifique les ait remplacées par une thèse plus cohérente, il est absurde de croire le contraire, surtout sur la base de quelques livres ou quelques vidéos en ligne . À moins biens sûr d’opposer une autre autorité que la science à la vérité scientifique, la parole divine, par exemple.
Bien entendu, il y a un moment où il faut considérer une autorité comme crédible pour des choses que nous sommes incapables de vérifier nous mêmes. Si presque tous les médecins me disent que les vaccins sont bons, je dois finir par m’en persuader. Car la « conspiration » supposerait quelque chose d’indémontrable : par exemple que tous les astronomes et les épidémiologues sont payés pour nous raconter n’importe quoi et fabriquer de fausses preuves depuis des décennies.

Dans d’autres cas, il s’agit d’un fait historique qui s’est ou pas déroulé. En raison pure, on pourrait supposer qu’un service de renseignement participe à l’assassinat d’un dirigeant, fabrique des virus ou que l’on produise de faux attentats. Simplement la thèse « on nous cache tout, on nous trompe » suppose des conditions beaucoup plus difficiles à réunir, notamment d’impliquer des milliers de complices qui ne se trompent pas ou ne laissent rien fuiter. Si les arguments en faveur du « les choses se sont bien déroulées comme nous les racontent » sont cohérents - par exemple quand des scientifiques nous expliquent pourquoi le drapeau américain a semblé flotter sans vent sur la lune, ou quand des journalistes nous disent qu’il est normal qu’il y ait eu des gens - eux-mêmes reporters de guerre - possédant des gilets pare-balles à quelques mètres de Charlie Hebdo -, bref quand les bizarreries apparentes du réel sont expliquées, il n’y a aucune raison de choisir l’explication alternative. Elle demanderait une mise en scène juste assez diabolique pour tromper la majorité des experts, mais pas le conspirationniste.

Dans d’autres cas, les théories « complotistes » sont des simplifications idéologiques grossières. Dire que des « sociétés secrètes » sont à l’origine de la révolution de 1789 comme de celle de 1917, c’est accorder aux « sociétés de pensée » du XVIII° siècle ou à des groupes socialistes-révolutionnaires ou autres qui complotaient effectivement dans des caves, une efficacité disproportionnée. Ou ne pas comprendre qu’un projet, d’ailleurs vague mais consumant quelques cerveaux, ne réussit pas s’il ne rencontre pas des conditions historiques. C’est aussi ignorer des effets structurels ou idéologiques : il n’y a pas quelque part une réunion de gros capitalistes qui donnent des ordres aux gouvernements et aux médias, mais il n’est pas absurde de penser que les intérêts financiers jouent un petit rôle dans les affaires du monde. Et si l’on va par là, ceux qui expliquent l’élection de Trump ou le Brexit par l’action de Poutine (qui souhaitait sans doute l’échec de Clinton et a encouragé quelques actions médiatiques ou numériques contre elle) ne sont-ils pas tout aussi complotistes ?

François-Bernard Huyghe (Huyghe.fr, 8 janvier 2018)

14/01/2018

Feu sur la désinformation... (169)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé Grandchamp.

Au sommaire :

  • 1 : Complotisme, a-t-on le droit de douter ?
    « 79% des français croient à au moins une théorie complotiste ». Après les « fake news », les théories du complot se retrouvent sous la lumière ! « C’est le côté obscur de la France ». Le complot, un mot fourre-tout englobant le grand remplacement, mais aussi la théorie de la terre plate.
  • 2 : Le Zapping d’I-Média
    Le « migrant mineur isolé » a 55 ans ! Témoignage sur RMC de Rémy, famille d’accueil pour migrants isolés. En 1 an Rémy a accueilli une dizaine de migrants, pas un seul n’était mineur. Mieux Rémy a eu affaire à un malien d’environ 55 ans. Sur les papiers le malien déclarait avoir 16 ans !

  • 3 : CSA : La chasse aux Blancs est ouverte
    Jeudi 04 janvier le Conseil supérieur de l’audiovisuel publie son baromètre sur la question de la « diversité ». « La télévision représente toujours mal les non blancs ». Scandale dans les médias les blancs sont « encore largement majoritaires ». Le CSA ouvre une chasse à l’homme blanc sous prétexte de « diversité » et institue une politique ouvertement raciste.
  • 4 : Les tweets de la semaine
    Marche en avant de la censure grâce aux entreprises privées : Sur Facebook, le clip de la marche pour la vie est signalé comme « possiblement malveillant », En Angleterre l’entreprise Virgin a décidé de ne plus distribuer « Le Daily Mail » dans ses trains car le journal est jugé comme pas assez favorable à l’immigration.
  • 5 : Dictature féministe, une seule ligne possible !
    Stop à la haine contre les hommes !!! Un collectif de 100 femmes revendique la liberté d’être importunée, « draguer c’est la liberté d’exprimer son désir sexuel ». Émoi chez les journalistes, des femmes ont osés exprimer un avis différent de la doxa féministe. Leur avis est dangereux c’est une gifle pour les femmes. Pour les médias il temps de les faire taire.

 

                                           

06/06/2017

Un pavé de porc...

On l'avait laissé avec L'enculé, il revient avec Les porcs, un pavé auto-édité de mille pages !...  Qu'on l'aime ou qu'on le déteste, Marc-Edouard Nabe reste depuis Au régal des vermines (Barrault, 1985), la plume pamphlétaire la plus violente et la plus talentueuse de notre époque...

On peut commander le livre sur le site de l'auteur ou, pour les parisiens, l'acheter dans la rue, place Maubert, auprès de Darius Krzemien !

 

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" Après cinq ans de travail, voici LES PORCS, le fameux livre de Marc-Édouard Nabe, écrit et autoédité dans la plus stricte liberté. Une fresque littéraire, politique et historique peinte au plafond de notre époque sur un fléau dont de plus en plus de gens prennent conscience : le complotisme.
Ayant connu de près les responsables en France de cette maladie mentale devenue business (l’extrême droite mais aussi ses adversaires si négligents et ignorants), Nabe raconte tout.
Comme personne ne l’avait fait, la machine Dieudonné-Soral est cruellement démontée. Mais bien d’autres personnages se trouvent étrillés dans ce premier tome qui foisonne de révélations et de choses vues permettant de comprendre un phénomène dont la nuisance n’a été rendue possible que par Internet. Car Les Porcs sont aussi le premier livre qui rend compte de la bascule de l’ancien monde moribond des médias à celui nouveau, mais déjà mortifère, d’Internet.
Longtemps, les désinformés ont cru Marc-Édouard Nabe complice des margoulins du révisionnisme. Aujourd’hui la lumière se fait sur son rôle d’observateur terrible. L’auteur d’Au régal des vermines, sans jamais abjurer ses convictions antisionistes et anarchistes, et tout en étant ostracisé par sa société pour avoir su expliquer le terrorisme, a toujours refusé de collaborer avec ces fakirs du faux que sont les « conspis ».
Tous ceux qui se prenaient pour des charcutiers de la Vérité sont ramenés à leur vraie nature de gros porcs se roulant dans leur merde et grouinant de bêtise. Il était temps qu’un homme en fasse définitivement du saucisson. Seul Nabe pouvait transformer la quenelle en boudin noir, très noir ! "