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18/07/2016

Au coeur de la droite buissonnière...

Le vingtième numéro de la revue Livr'arbitres, dirigée par Patrick Wagner et Xavier Eman, est en vente, dans une nouvelle formule, avec un dossier consacré à Pol Vandromme et à la doite buissonnière.

La revue peut être commandée sur son site :  Livr'arbitre, la revue du pays réel.

 

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Au sommaire de ce numéro :

Éditorial

Plaisirs solittéraires

Coup de coeur

Le monde n'est pas si petit ni si triste que ça

Entretien

Roger Bichelberger ou l'éternelle quête de la sérénité

Nouveautés

En avant, à la recherche de nos folies et de nos gloires

Ils n'aiment pas le foot

Bon papa, mon papa

Clio

Le destin de l'europe s'est-il joué à Gettysburg ?

Essai

Système de la turpitude

Biographie

Signé Boutet de Monvel

Léon de Bruxelles

Portraits

René Fallet

Roger Nimier

Pol Vandromme

Études et amis

       Les études rebatiennes

Journal

Garçon,  journal 1939 - 1945

Réflexions

Munitions pour faire face au chaos

Soyez ménagères

Années de ferveur 1987 - 1995

Rééditions

Brasillach, le Maudit

Les réprouvés

In memoriam

Jean Genet ou la beauté de la mort

Que lire ? Jean Mabire !

Maux de la langue

Sur deux adjectifs et une définition

Nouvelle

Sans

Carte postale

Bratislava, 16 mai

Vagabondages

      Voyage en Gaspésie

06/06/2015

Fasciste !...

Les éditions ActuSF viennent de rééditer Fasciste, un excellent roman de Thierry Marignac publié initialement en 1988 aux éditions Payot. Auteur rare, qui détonne dans le milieu français du polar, Thierry Marignac a publié sept romans, dont Renegade Boxing Club (Gallimard, 2009)  et Milieu hostile (Baleine, 2011) et des recueils de nouvelles. Il est également traducteur d'anglais et de russe.

Pierric Guittaut, son préfacier pour cette nouvelle édition, vous donne dix bonnes raisons pour lire Fasciste...

 

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" « Ce roman est déjà rentré dans l’Histoire. » Édouard Limonov

Rémi Fontevrault est un fasciste. Plus par amour de lui-même que par détestation des autres. Il aime la posture du réprouvé, l’odeur du soufre, l’idée d’être seul contre tous et celle de nager à contre‑courant dans une France que, pour se distinguer de la masse, il préfère juger en déréliction. Esprit brillant mais paresseux, beau gosse, Rémi s’invente, sans trop y croire, un destin à la Brasillach.

Mais lorsqu’il rencontre Irène et Lieutenant, le romantisme doit faire place à l’action armée. Il entame alors une lente dérive vers la violence, là où, finalement, les idéaux comptent moins que les actes. 

Sorti en 1988, Fasciste est le premier roman de Thierry Marignac. Tant par son sujet que par son style travaillé, tendu, précis comme un uppercut et qui lorgne tout à la fois vers Dada et Drieu La Rochelle, Fasciste détonne et étonne dans cette France « Touche pas à mon pote » mais aussi dans celle d’aujourd’hui, la France « Bleu Marine », tentée par l’extrême droite. "

 

19/04/2013

Causeries du dimanche...

Les éditions Auda Isarn viennent de publier Causeries du dimanche, un recueil d'articles de Philippe d'Hugues parus autrefois dans l'hebdomadaire La Nation française de Pierre Boutang. Ecrivain et historien du cinéma, Philippe d'Hugues est notamment l'auteur de L'envahisseur américain (Favre, 1999), Les écrans de la guerre (De Fallois, 2005) ou Chronique buissonnière des années 50 (De Fallois, 2008).

 

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" Qu'y a-t-il de commun entre Fantomas et Sainte-Beuve ? Entre Benjamin Constant et Benoist-Méchin ? Entre Mauriac et Morand ? Entre Nabokov et Rebatet ? Entre Bardèche et Truffaut ? Entre Emile Faguet et Roland Barthes ? Entre Audiberti et Von Salomon ? Entre Brasillach et Jünger ? Eh bien, il y a ceci de commun, qu'à un moment ou à un autre, ils ont retenu l'attention de Philippe d'Hugues qui les a étudiés tantôt « à la cavalière », tantôt plus en profondeur, selon l'humeur et les circonstances.

Ces études, rassemblées dans le présent volume, constituent un kaléidoscope bigarré, un panorama hétéroclite de la vie intellectuelle de la seconde moitié du XXe siècle, telle qu'on pouvait l'observer à partir d'un observatoire privilégié et de quelques autres, épisodiques mais bien situés. Avec le recul, il a semblé que les observations ainsi recueillies conservaient leur intérêt, voire une certaine actualité imprévue au départ. Le mérite en revient surtout à une époque qui recelait à son insu bien des richesses. Ces années mortes peuvent encore nous sembler bien vivantes. C'est la leçon que fournit ce livre où se dessine en filigrane une conception de la vie voire une certaine philosophie de l'histoire. On y trouvera beaucoup à glaner. C'est comme un film qu'on peut projeter en boucle, avec arrêt sur image pour n'en rien laisser passer. "

27/01/2012

Les écrivains et l'occupation...

Alors que les éditions Gallimard doivent publier au mois d'avril un volume d'oeuvres de Pierre Drieu la Rochelle dans la collection de la Pléiade, le Magazine Littéraire consacre le dossier de son numéro de février 2012 aux écrivains pendant la période de l'occupation. 

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"Tandis que le monde affronte l’une des plus grandes crises économiques de son histoire, la période de l’Occupation en France offre le meilleur terrain d’étude et de méditation. Comment les écrivains ont-ils réagi ? Claire Paulhan nous guide dans les archives où se reflète la complexité des options pour les écrivains de l’époque. Le Magazine Littéraire revient sur le difficile cas Drieu la Rochelle, avant de tracer l’itinéraire de ceux qui ont fui outre Atlantique comme Saint-Exupéry ou Saint-John Perse. Sous forme de courts portraits, le Magazine Littéraire décrit le parcours de onze auteurs (Cocteau, Giono, Guitry, Sartre…) durant les «années noires», de lignes droites en zigzags, d’attentismes en revirements.

Dossier coordonné par Maxime Rovere, avec Claire Paulhan et les contributions de : Laurent Jeanpierre, Gisèle Sapiro, Emmanuelle Loyer, Hélène Baty-Delalande, Olivier Barbarant, David Alliot, Dominique Fernandez et Pierre Assouline."

07/01/2011

Vingt minutes pour la mort...

Philippe Bilger, avocat général à la Cour d'appel de Paris et esprit libre,  animateur du blog Justice au singulier, vient de publier Vingt minutes pour la mort – Brasillach : le procès expédié aux éditions du Rocher. Il revient ainsi sur un épisode emblématique de l'épuration judiciaire qui a vu la condamnation à mort pour intelligence avec l'ennemi de l'écrivain et journaliste Robert Brasillach.


 

 

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"Le 6 février 1945, Robert Brasillach, journaliste et écrivain de renom, était fusillé pour intelligence avec l'ennemi. Philippe Bilger ne revient pas sur sa culpabilité mais retrace le parcours intellectuel de ce personnage sulfureux. Il met en lumière les ressorts intimes de l'écrivain collaborateur, les raisons tantôt explicites, tantôt obscures de ses dérives. Surtout, il pointe la justice expéditive qui a présidé au procès de cet intellectuel qu'il rejuge en sa qualité d'avocat général. Car on peut accabler Brasillach autant qu'on veut, rien ne parviendra à justifier cette froide résolution mise en oeuvre par une cour d'exception. Ambiguïté de la magistrature, lacunes de l'accusation, limites de la défense, dignité de l'accusé à l'audience, responsabilité de l'intellectuel en temps de guerre, antisémitisme et fureurs de l'Histoire, peine de mort programmée, grâce refusée : sans réhabiliter Brasillach, Philippe Bilger se fraye un chemin dans le maquis de cette destinée tragique et s'interroge : comment condamnerait-on Brasillach aujourd'hui ?

Parler de Brasillach, écrire sur lui, le lire, le défendre, introduire de la nuance dans la folie de l’Histoire, le charger mais autrement, refuser qu’on induise de son exécution la preuve implacable de la trahison alléguée, tenter sans arrogance ni provocation d’inventer un chemin qui ne soit ni de haine ni de complaisance : autant de démarches et de regards qui, pour n’être pas approuvés, méritent d’être tentés, éprouvés. Brasillach demeure un mort à manier avec précaution, un écrivain à aimer avec retenue et un journaliste politique à détester sans limite. Fusillé à un âge où l’avenir est immense devant soi.

Une cohorte de jeunes gens s’est trouvé des familiarités avec ce violent, ce doux, avec cette grâce et cette fureur. Avec cet être plein de contradictions."