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20/09/2017

Sous la statue, le volcan...

Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien donné par Yannick Jaffré à Xavier Moreau pour Stratpol et consacré à la figure du général DeGaulle. Professeur de philosophie et auteur d'un essai intitulé Vladimir Bonaparte Poutine - Essai sur la naissance des républiques (Perspectives libres, 2014), Yannick Jaffré est responsable du blog, Sévèrement français.

 

                                      

27/05/2014

Sur la naissance des républiques...

Les éditions Perspectives libres viennent de publier un essai de Yannick Jaffré intitulé Vladimir Bonaparte Poutine - Essai sur la naissance des républiques. Professeur de philosophie, Yannick Jaffré est professeur agrégé de philosophie et fait partie du collectif Racine qui regroupe des enseignants soucieux du redressement de l'école...

 

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" Comme Bonaparte prit le pouvoir alors que les souvenirs de la Terreur étaient encore vifs, pour en empêcher le retour par l’ordre, et mettre fin surtout à la ploutocratie directoriale qui lui avait succédé, Poutine rétablit dans sa liberté une nation qui, ayant connu le plus durable des systèmes totalitaires, fut livrée après qu’il s’était lentement – et heureusement – amolli, à tous les désordres, violences, injustices que provoque inévitablement le consensus néolibéral de Washington.

Toute la politique de Poutine possède une grande force démonstrative. Yannick Jaffré en parcourt le détail. Au bout de l’enquête, on comprend que les accusations qu’elles lancent contre Poutine se retournent cruellement contre les « élites » politico-médiatiques françaises, européennes, occidentales. Elles le dépeignent en autocrate, il jouit d’une légitimité qu’elles ont perdue en passant le plus clair de leur temps à mépriser le sentiment populaire. Elles consomment confortablement des institutions qu’elles n’ont pas eu à fonder, Poutine fut l’accoucheur d’un ordre républicain né dans les convulsions. Elles jugent cet ordre trop peu démocratique, représentatif et libéral, sans comprendre qu’il n’est de république possible en Russie que présidentialiste, autoritaire et légaliste. Elles ignorent donc l’histoire, Poutine la connaît et la fait. Elles brandissent les droits-de-l’homme à la face de la Russie alors que, loin d’y être plus bafoués qu’en Occident, ils n’y deviennent pas fous comme en France où, sortant de leur lit, ils autorisent tout et, logiquement, n’importe quoi. Elles vendent le parc industriel de leur pays à des capitaux erratiques ou politiquement dangereux comme ceux du Qatar, Poutine sédentarise autant qu’il est en son pouvoir les richesses russes, et favorise par là le développement d’une classe moyenne patriote. Il mène enfin contre les aventures atlantistes une politique de souveraineté rationnelle.

 

Yannick Jaffré puise au meilleur de la philosophie politique pour nous faire suivre les étapes de ce retour russe. Pratiquant un billard à trois bandes historiques, il confronte la Russie de Poutine, le Consulat et la France contemporaine. Il en sort une grande leçon de politique qui dessine en même temps une espérance pour la France. "

 

26/10/2012

Soixante jours qui ébranlèrent l'occident...

Les éditions Robert Laffont rééditent dans leur collection Bouquins Soixante jours qui ébranlèrent l'Occident, le chef d'oeuvre de Jacques Benoist-Méchin consacré à la défaite de la France en juin 1940 face à l'Allemagne. Historien, écrivain, connaisseur du monde arabe et homme d'engagement, Jacques Benoist-Méchin est l'auteur d'une oeuvre importante qui a fort opportunément été rééditée ces derniers mois. On trouvera ainsi sans difficultés ses souvenirs, intitulés A l'épreuve du temps, aux éditions Perrin , ainsi qe sa série de biographies, chez Omnibus, consacrée à ces personnages qui ont rêvé d'une rencontre de l'Orient et de l'Occident, d'Alexandre le Grand à Lawrence d'Arabie en passant par Bonaparte en Egypte ou l'inoubliable Frédéric de Hohenstaufen ("Jamais plus l'Aigle de Souabe ne tracerait ses orbes dans le ciel."...).

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"Cet ouvrage de Jacques Benoist-Méchin reste un des classiques de l'historiographie contemporaine. Publiée en 1956, c'est la première étude de fond consacrée à ce qu'on appelle la « campagne de France », autrement dit la brève période, entre le 10 mai et le 10 juillet 1940, qui vit les armées françaises s'écrouler devant l'ennemi et avec elles la nation tout entière. Jamais une grande puissance militaire n'avait étéécrasée aussi vite et de manière aussi inexorable depuis la campagne-éclair de Napoléon contre la Prusse en 1806. En moins de dix semaines, une des puissances qui dirigeaient le monde fut ainsi littéralement balayée de la scène politique.
L'auteur relate au jour le jour cette tragédie en évoquant simultanément la situation politique et la situation militaire. Son ouvrage est le premier à avoir offert une synthèse aussi minutieuse et documentée de ces événements dramatiques. Benoist-Méchin fait ici pleinement oeuvre d'historien, en dépit de ses engagements politiques qui l'ont conduit à prendre parti en faveur de la collaboration.
Dans sa préface, il explique en ces termes sa démarche : « Il n'est pas un Français qui n'ait vécu ce drame au plus profond de lui-même. « Aussi ne faut-il pas s'étonner si le souvenir de ces journées hante encore les esprits et si des millions d'individus continuent à se demander : « Comment un tel désastre a-t-il été possible ? Comment toutes ces choses ont-elles pu arriver ? »
Ces questions, leur a-t-on apporté, jusqu'à ce jour, une réponse satisfaisante ? Il faut reconnaître que non. L'ampleur de l'enjeu, la violence des passions, l'enchevêtrement des intérêts, le caractère des protagonistes, l'interdépendance des facteurs politiques et militaires, tout contribuait à faire des journées de mai, juin et juillet 1940 une sorte de no man's land ou l'on ne s'aventurait qu'avec précaution.
Pour entourer notre travail de toutes les garanties désirables, nous avons consultéà peu près tous les témoignages français et étrangers ayant trait à ce sujet. Jamais nous n'avons cité une phrase ou un chiffre sans fournir sa référence.
Il nous est apparu que le seul fait de situer les événements à leur vraie place et de leur restituer leur véritable physionomie suffisait à leur conférer un aspect nouveau, différent des thèses généralement admises. »
Même si certaines données apparaissent aujourd'hui erronées en raison des nouvelles informations dont on dispose, ce récit historique demeure remarquable de précision, de rigueur, et s'impose par la qualité de son écriture comme par sa finesse d'analyse. Il constitue toujours un modèle du genre."

20/06/2012

Le rêve le plus long de l'histoire (2)...

« Chacun de ces Voyants veut renouer l'impossible et superbe conversation entre l'Orient et l'Occident. Tous échouent. Le rêve se fracasse dans le feu et le sang mais après tout, l'Histoire n'a que faire des succès... »

Sylvain TESSON

Les éditions Omnibus viennent de publier le deuxième tome de la fresque de Jacques Benoist-Méchin, intitulée Le rêve le plus long de l'histoire. Dans ce volume, ce sont Bonaparte, Lawrence d'Arabie et Lyautey que l'on va voir aller à la rencontre de l'Orient...

 

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"« Il faut aller en Orient, disait Bonaparte, toutes les gloires viennent de là. » Résolument, le futur empereur accrochait ainsi ses rêves à ceux de ses prédécesseurs, Alexandre, César, Cléopâtre, Julien, Frédéric... D'autres prendront sa suite : Lyautey, qu'on surnommait l'Africain, et Lawrence qu'on disait d'Arabie. Leur rêve d'Orient, à tous, est une illusion, mais il n'en est que plus beau."

25/04/2012

Le rêve le plus long de l'histoire...

« Par la grâce de la plume de Benoist-Méchin, sept géants se dressent devant nous – ou plutôt sept incarnations de la même âme. »
Sylvain TESSON

 

Les éditions Omnibus rééditent Le rêve le plus long de l'histoire,  une fresque du grand écrivain et spécialiste du monde arabe, Jacques Benoist-Méchin, qui regroupe sept biographies de personnages historiques emblématiques de la rencontre de l'Occident avec l'Orient. On trouvera ainsi dans le premier tome les portraits d'Alexandre le Grand, de Cléopâtre, de l'Empereur Julien et de Frédéric de Hohenstaufen, et dans le second, à paraître en juin, ceux de Bonaparte, de Lawrence d'arabie et de Lyautey. Un oeuvre puissante, inspirée et superbement écrite !...

 

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"Unir l'Orient et l'Occident, « ces deux moitiés d'un monde éclaté»... Le rêve entraîne Alexandre le Grand jusqu'aux confins de l'Afghanistan. Il préside aux amours de Cléopâtre et de César, puis de Cléopâtre et d'Antoine. Il hante l'empereur Julien, qui veut abolir le christianisme, et Frédéric II de Hohenstaufen, l'excommunié. Plus tard, il renaîtra encore avec Bonaparte en Egypte, Lawrence en Arabie, Lyautey dans le Sahara...« Mourant et renaissant sans cesse à travers les âges, on dirait les piliers d'un pont dont les arches se seraient écroulées. »écrit du rêve le plus long de l'Histoire Benoist-Méchin, historien et écrivain visionnaire."

Au sommaire du premier tome :

  • Alexandre le Grand ou le rêve dépassé
  • Cléopâtre ou le rêve évanoui
  • L'Empereur Julien ou le rêve calciné
  • Frédéric de Hohenstaufen ou le rêve excommunié

05/03/2012

Crimes d'état et scandales politiques...

La Nouvelle Revue d'Histoire est en kiosque (n°59, mars - avril 2012).

Le dossier central est consacré aux crimes d'état et aux scandales politiques. On peut y lire, notamment,  des articles de  Yann Le Bohec ("César et les ides de mars"), de Jean-Joël Brégeon ("Le duc d'Enghien, victime de Bonaparte"), de Jean-Marie Constant ("Le duc de Guise. Par ordre du roi") de Dominique Venner ("Pucheu. Alger 1944. La première épuration") et de Charles Vaugeois ("La double mort de John-F. Kennedy").

Hors dossier, on pourra lire, en particulier, un entretien avec Dominique Venner et des articles de Jean Monneret ("Evian 1962. Les Européens massacrés"), d'Aymeric Chauprade ("Friedrich Ratzel, naissance de la géopolitique"),  et de Thierry Buron ("Le livre-testament d'Ernst Nolte").

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