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antifascisme

  • L’antifascisme, l’autre nom de la collaboration de classes...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue d'Eric Delcroix, cueilli sur Polémia et consacré à l'antifascisme, désormais brandi comme un étendard par LFI...

    Juriste et ancien avocat, Eric Delcroix a publié notamment Le Théâtre de Satan- Décadence du droit, partialité des juges (L'Æncre, 2002), Manifeste libertin - Essai révolutionnaire contre l'ordre moral antiraciste (L'Æncre, 2005) et Droit, conscience et sentiments (Akribeia, 2020).

     

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    L’antifascisme, l’autre nom de la collaboration de classes

    Quentin, l’antifascisme et les fantasmes

    Le lynchage à mort du jeune Quentin Deranque, le 12 février à Lyon, par des nervis antifascistes, apparemment issus de l’organisation légalement dissoute La Jeune Garde, a été l’occasion d’une efflorescence de sottises convenues. Ainsi, Le Figaro, dans sa livraison du lundi 16 février, a prêté ses colonnes à l’expert en sécurité intérieure Éric Delbecque qui a écrit : « L’antifascisme, vidé de son ancrage démocratique, devient une posture identitaire qui reproduit très exactement et hypocritement ce qu’elle prétend conjurer. »

    Éric Delbecque, comme quasi tout le monde, et d’abord les incorrigibles intellectuels du pays de Sartre, voit dans un fascisme fantasmé non ce qu’il fut mais l’hypostase du mal en soi, du mal ontologique. Michel Foucault dénonçait le « fascisme incrusté dans notre comportement », la nature elle-même étant pour lui fasciste. Mais on aurait pu espérer qu’un expert tel cet Éric Delbecque veille à penser ses textes pour ne pas faire fi de l’histoire la plus élémentaire, il est vrai contingentée dans le périmètre de la bienséance…

    Eh bien non, l’antifascisme formel n’a jamais eu d’« ancrage démocratique », s’agissant d’une initiative de Staline, entérinée par le VIIe congrès du Komintern à l’été 1935. Il ne s’agissait pas d’être simplement contre le fascisme et de s’opposer à Mussolini, mais d’opérer un renversement stratégique essentiel, suspendant hors d’URSS la doctrine des fronts classe contre classe, au profit de celle des fronts populaires. Doctrine innovante visant à nouer des alliances avec les partis bourgeois, car les communistes étaient combattus avec succès par des mouvements nationalistes, violences contre violences, y compris par la guerre (Espagne). Ainsi les communistes eurent-ils en Europe ce qu’ils voyaient comme une collaboration de classes avec ceux que le maître de la propagande soviétique d’alors, Willi Münzenberg (1889-1940), appelait « les idiots utiles ».

    Vous me direz que le mot fascisme a changé de perception au fil du temps et qu’effectivement il désigne le Mal et que plus rien ne le rapproche de la collaboration de classes qui a prévalu dans les démocraties occidentales jusqu’en 1945. Certes, les antifas de la gauche radicale prétendent être les ennemis du capitalisme, mais nonobstant l’antifascisme demeure une mouvance de collaboration de classes. D’ailleurs, ils s’attaquent systématiquement aux mouvements nationalistes, même groupusculaires et les plus éloignés du pouvoir, jamais aux capitalistes ni aux partis bourgeois de gouvernement.

    Collaboration de classes après la chute de l’URSS

    Pour le communiste dissident italien Amadeo Bordiga (1889-1970), l’antifascisme était une création bourgeoise ; aussi est-ce dans son entourage que sera publié Auschwitz ou le grand alibi (1960), ouvrage qui n’était pas révisionniste mais visait à maintenir le matérialisme historique de Marx contre les interprétations idéalistes et moralisatrices de l’histoire. Toutefois, cette manière de voir les choses ouvrira la voie au révisionnisme historique au sein de l’ultragauche, en France, au soutien de Robert Faurisson, avec notamment Pierre Guillaume.

    Mais les prétendus héritiers du marxisme, non rattachables à la pensée de Bordiga, sans renoncer au langage anticapitaliste qui demeure mais à l’état de mantra, se sont maintenus dans l’orthodoxie antifasciste. Avec le temps, ils ont même abandonné la cause du prolétariat définie par le matérialisme dialectique, s’abandonnant effectivement à l’idéalisme moralisateur du soutien aux causes victimaires de la convergence des luttes (« intersectionnalités »).

    Le prolétaire, caricaturé comme le Beauf franchouillard selon Cabu, est rejeté dans la France périphérique, remplacé par les minorités, à savoir les immigrés, les racisés, les homosexuels, les transsexuels et autres LGBTQ+. Tout ceci justifie les réformes sociétales, la gauche radicale s’imaginant s’opposer là-dessus au capitalisme, alors que celui-ci ne voit que des avantages à l’anomie qui permet de transformer l’individu narcissique en consommateur captif, libéré des « aliénations » sociales non quantifiables et comptabilisables. Aujourd’hui, les idiots utiles, ce sont les antifas, utiles au capitalisme et à fronts renversés !

    Et cela aboutit à des situations, bien paradoxales pour qui ne parle pas le langage approprié pour se croire héritier légitime du marxisme. Jean-Claude Michéa observe que, en somme et tout naturellement, on voit sans étonnement le milliardaire cosmopolite George Soros et le militant passeur d’immigrants français Cédric Hérou communier dans la même cause, contre les frontières nationales : « No Border ! ». Et Michéa d’écrire :

    Comme je l’écrivais dans Impasse Adam Smith, une vie moderne accomplie (c’est-à-dire du capitalisme développé) doit, en toute logique, se réduire à une série de ruptures et de déménagements (…) C’est ce qui explique que le « migrant » soit devenu la figure rédemptrice centrale de toutes les constructions idéologiques de la gauche libérale. Et ce, au lieu et place de l’archaïque prolétaire, toujours suspect de ne pas être indifférent à sa communauté d’origine…

    Et de citer Paul Lafargue, gendre de Karl Marx, qui disait : « Le Capital ne connaît ni patrie, ni frontières, ni couleur, ni races, ni âges, ni sexes. »

    On notera en aparté que c’est là l’expression de ce qui fonde chez nous la loi Pleven dite antiraciste de 1972, première expression française du nouvel ordre moral antidiscriminatoire mondialiste fondé sur la convention de New York de 1965.

    Les antifascistes, soi-disant héritiers du marxisme, sont les partisans, avec les capitalistes, de cet ordre moral, fondé sur les impératifs libéraux formulés par l’économiste américain Gary Becker en 1957. Une forte base pour l’antiracisme capitaliste qui lui a donné des instruments juridiques contraignants, comme précisément les lois dites antiracistes. Ces lois ne donnent guère de licence au sujet de droit quant aux discriminations naturelles et ne lui autorisent guère que celles liées à la chance et à l’argent. Mais ces lois ne répriment pas la provocation à la haine, à la discrimination ou à la violence de classe. Et Michéa s’en amuse :

    Et de fait, pourrait-on sérieusement imaginer la Ligue des droits de l’homme… exiger subitement l’abolition immédiate des privilèges économiques de la grande bourgeoisie ou porter plainte contre l’exploitation capitaliste de l’homme par l’homme ?

    Il a bien compris que sociologues de gauche et économistes de droite ne représentent que les deux faces académiquement « opposées » du ruban de Möbius libéral.

    De fait, Marx a marqué et marque encore les esprits, mais son égalitarisme n’aura pas su détruire la Bourse et c’est ce dont on peut prendre acte.

    L’avenir de la collaboration de classes

    Mai 68 fut un phénomène extraordinaire, en ce qu’il a été, par ses suites et sa postérité, une mutation permissive ; j’entends là non pas simplement quant à la révolution sexuelle, mais quant aux noces progressistes du socialisme post-marxiste et du capitalisme ploutocratique, c’est-à-dire anglo-saxon. Les révolutionnaires gauchistes soixante-huitards, fils spirituels des sociologues de gauche, se sont parfaitement intégrés à la société capitaliste, verbalement honnie, et dans laquelle nombre d’entre eux ont fait des carrières flatteuses. Tel le ruban de Möbius, la surface est réversible…

    Les militants de LFI partagent le même antifascisme d’alibi que les capitalistes auxquels ils prétendent s’opposer. Raphaël Arnault, bobo lyonnais et chef fondateur de la Jeune Garde, peuplée de Français de souche préférant passionnément la précarité des idées à leur essence, est évidemment dans la même logique antifasciste qu’il proclame bien haut.

    Le 16 février au soir, sur un plateau de télévision, Michel-Édouard Leclerc, emblème de la société de consommation, forcément ami des antifascistes et autres idiots utiles, a pu dire sa sympathie pour Jean-Luc Mélenchon, critiqué comme héraut de la Jeune Garde. Les jeunes bourgeois français antifas d’aujourd’hui feront sûrement, comme leurs prédécesseurs de 1968, de beaux parcours si notre société ne s’effondre pas trop vite. Dans vingt ans, peut-être retrouverons-nous un Raphaël Arnault DRH dans une grande entreprise, pourquoi pas dans le Groupe E.Leclerc ? Il pourra y traquer les syndicalistes de la CGT, ce conservatoire de la lutte des classes. Ou peut-être le retrouvera-t-on successeur de Daniel Cohn-Bendit, coqueluche des médias aux mains du grand capital ?

    Tant pis pour les esprits critiques contre le capitalisme cosmopolite, tels les nationalistes : eux se heurteront toujours à l’antifascisme inoxydable, de Soros à Cédric Hérou. Ils sont fascistes alibis selon les nouveaux standards et eux seuls sont détestables en refusant d’être réduits à l’état d’homo œconomicus.

    Eric Delcroix (Polémia, 25 février 2026)

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  • Élections : la guerre des mondes...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Jean Montalte, cueilli sur le site de la revue Éléments et consacré à la fracture béante qui traverse le peule français et que les résultats des élections ont désormais mise en pleine lumière...

     

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    Élections : la guerre des mondes

    C’est étrange tout ce qui gît au fond d’un esprit, ces vestiges d’une vie intérieure étouffée. On a beau remuer, atteindre le fond, on ne parvient qu’à sabouler des entités résiduelles, des scories, d’étriqués souvenirs, des images mal montées, en somme un film amateur tourné avec les moyens du bord. Il n’est pas dit que vivre à la surface de soi-même soit une fatalité. Et pourtant, tout le monde est pris au piège. Plus personne ne vit. Les zombies sont légion, armée de démons anti-dopés au salariat, à l’administration, aux bons de réduction, aux réseaux sociaux, au lithium portatif et protubérant et, cerise sur le gâteau, au théâtre antifasciste, enfin à tous ces expédients inventés par l’homme pour se désolidariser de sa propre vie, pour se délester de cette tâche écrasante : être au monde.

    Vous en avez de bonnes, me direz-vous, être au monde est une formule de philosophe éculée, lessivée, essorée. Nous avons inventé, depuis lors, tant de mondes alternatifs, tant de carburants psychiques pour schizophrènes, qu’être au monde ne peut plus se faire qu’à la condition de se démultiplier sans cesse, de fragmenter son esprit en autant de particules infimes.

    David Lapoujade, dans son livre L’Altération des mondes, consacré à Philip K. Dick, produit une exégèse de cet exégète de soi-même, de ce paranoïaque superbe, de ce génie schizoïde, et établit ceci : l’œuvre de Dick met en scène une guerre des mondes, une guerre des psychismes d’une intensité inouïe dans la littérature. « La SF pense par mondes. Créer des mondes nouveaux, avec des lois physiques, des conditions de vie, des formes vivantes, des organisations politiques différentes, créer des mondes parallèles et inventer des passages entre eux, multiplier les mondes, telle est l’activité essentielle de la SF. Guerre des mondes, meilleur ou pire des mondes, fins du monde sont les thèmes récurrents. […] Dick répond bien à l’impératif SF de créer des mondes, mais ses mondes ont en effet la particularité de s’effondrer très vite, comme s’ils n’avaient pas suffisamment d’assise pour tenir debout par eux-mêmes ou comme s’ils manquaient de réalité. Ses mondes sont instables, susceptibles d’être altérés, renversés à la faveur d’un événement qui en perce et en dissipe la réalité. »

    Don Delillo a cette formule impeccable, dans son roman Zéro K : « Tout le monde veut posséder la fin du monde. » Vous, moi, Macron, tout le monde aspire à la dissolution, à s’en rendre maître plus encore. En attendant la fin du monde – les buccinateurs de la scène finale sont dans l’attente fiévreuse du signal –, nous assistons, pour le moment, à une guerre des mondes et, en effet, à une guerre des psychismes. D’un bord à l’autre de l’échiquier politique, des Français sont devenus des extra-terrestres pour d’autres Français. La France est aujourd’hui divisée entre entité-mondes étrangères et hostiles, autant qu’on peut l’être. Je note, en passant, un paradoxe savoureux : la victoire du RN aux élections européennes, parti qui refuse le clivage gauche-droite, a ressuscité ce clivage en l’exacerbant. Et la haine hystérique qui se nourrit de ce clivage – clivage dont je ne discute pas le bien-fondé ici – n’a jamais été aussi forte.

    Ce que beaucoup de Français désirent, c’est qu’on leur rende ce monde commun qui était le leur avant l’ensauvagement, la brutalité des mœurs importées d’autres continents géographiques, ethniques et spirituels. Qu’on leur rende cette douceur de vivre longtemps associée à ce pays de cocagne. Qu’ils puissent se rendre à une fête de village, en famille, pour jouir des bons moments de la vie, sans avoir à craindre la visite d’individus nuisibles et carnassiers, dont le seul ressort psychique est la violence. Qu’on cesse d’excuser les pourritures qui les agressent, avec la complicité d’une extrême gauche, cette autre entité-monde, imperméable à la réalité et à la morale, tout simplement. Les abrutis qui nous rejouent la comédie de l’antifascisme feignent d’ignorer cette réalité : les Français n’ont aucune envie de restaurer un quelconque fascisme, ils veulent juste vivre en paix et ne plus être martyrisés. En quoi devraient-ils culpabiliser pour avoir formulé un souhait auquel tout le monde devrait se rallier ? Les Français refusent la spoliation systématique de leur être-au-monde et c’est la raison pour laquelle l’anti-France – dénomination désormais revendiquée par les nervis les plus excités de l’extrême gauche – se bat, non pas contre le fascisme mais contre les Français et leur être-au-monde. Raison pour laquelle ils ont vandalisé le local d’une association catholique dans le secteur d’Ainay à Lyon, lors d’une manifestation prétendument antifasciste. Ils s’attaquent, au fond, à une anthropologie, une culture, une spiritualité, qui leur sont étrangères. La haine est de leur côté et personne ne s’y trompe ou presque. S’ils déploient autant de violence, ne serait-ce pas pour cette raison : comme dans les romans de Philip K. Dick, leur monde factice est en train de s’effondrer ? C’est une hypothèse que je soumets à ces zombies d’une époque révolue.

    Dantec : « Je voudrais dire aux bouffons et aux bouffonnes : votre monde, il est déjà mort. » L’auteur des Racines du mal a écrit dans son Journal métaphysique et polémique : « Nous vivons sur les ruines du futur. » C’est sur les ruines de leur idéologie anti-France que nous élèverons notre glorieux avenir.

    Jean Montalte (Site de la revue Éléments, 19 juin 2024)

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  • Violence des antifas : sortir de la prison mentale...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous une utile mise au point de Thaïs d'Escufon consacrée aux violences des milices antifas.

    Porte-parole talentueuse et courageuse du mouvement Génération identitaire, Thaïs d'Escufon développe désormais avec brio une activité de publiciste sur les réseaux sociaux.

     

                                            

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  • Vers un "front républicain" des traîtres et des cocus !...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Xavier Eman, cueilli sur son blog A moy que chault ! et consacré au retour du "front républicain" contre Marine Le Pen.

    Animateur du site Paris Vox, rédacteur en chef de la revue Livr'arbitres et collaborateur de la revue Éléments, Xavier Eman est l'auteur de deux recueils de chroniques intitulés Une fin du monde sans importance (Krisis, 2016 et la Nouvelle Librairie, 2019), d'un polar, Terminus pour le Hussard (Auda Isarn, 2019) et, dernièrement, d'Hécatombe - Pensées éparses pour un monde en miettes (La Nouvelle Librairie, 2021).

     

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    Vers un "front républicain" des traîtres et des cocus

    A peine les deux protagonistes du second tour connus, alors même que le dépouillement des votes n’était pas terminé, le premier réflexe de la quasi-totalité des candidats éliminés a été, dans un bel ensemble, d’appeler à « faire barrage à l’extrême droite » en votant pour Emmanuel Macron le 24 avril. S’il fallait encore une preuve de l’affolement apeuré qui s’empare du système des copains et des coquins à la perspective de l’élection d’un président patriote, celle-ci suffirait amplement.

    C’est le communiste Roussel qui s’est précipité le premier pour exhorter ses faibles troupes à voter pour l’homme de la retraite à 65 ans. Le reste de la « gauche » a ensuite défilé pour entonner le même refrain, le petit doigt sur la couture du pantalon, auxiliaires empressés de l’homme du capital. Jean-Luc Mélenchon, pour sa part, s’il n’a pas appelé directement à voter Macron, a invité ses partisans à « ne pas donner une seule voix à Mme Le Pen ». Seule Nathalie Arthaud, de Lutte ouvrière, n’a pas donné de consigne de vote, renvoyant dos à dos les deux candidats.

    Les « damnés de la terre » vont donc apporter massivement leurs scrutins à l’enfant de Rothschild et de McKinsey, au grand casseur social, à l’éborgneur de Gilets jaunes, au démolisseur des services publics… Si la situation de notre pays n’était pas si tragique, on en rirait volontiers.

    Alors que nous commémorons le fameux « 21 avril 2002 » (fameux à plus d’un titre), c’est donc reparti pour un tour, la momie « front républicain » est sortie de son tombeau et on s’apprête à agiter de nouveau les bannières mitées de « l’antifascisme de salon ». « No pasarán ! », va-t-on hurler dans les rues, comme les grands ancêtres en 1936 à Barcelone, et, espérons-le, avec la même efficacité. Rien ne semble avoir changé, tout est prêt pour deux semaines de propagande intensive à base de « valeurs républicaines », d’« heures les plus sombres » et de « dangers de l’extrémisme ». Les Français sont-ils toujours dupes ? On peut, hélas ! le craindre, tant le battage médiatique est imposant et permanent, mais on peut aussi espérer que la dégradation de leurs conditions de vie et le progressif effacement de la France à laquelle ils restent attachés leur fassent enfin choisir une véritable alternative. Nous le saurons dans deux semaines cruciales pour l’avenir du pays.

    Quoi qu’il en soit, une fois encore, face aux périls qui menacent la France et les travailleurs français, la gauche dite « radicale » s’est déshonorée et a démontré qu’elle n’est qu’une désolante supercherie qui a définitivement abandonné le combat social au profit de ses lubies sociétales et de ses passions xénophiles et immigrationnistes. Quant à la droite « libérale » – en tout cas aux débris qui en restent –, elle a été égale à elle-même : ridicule et lâche. 

    Xavier Eman (A moy que chault !, 12 avril 2022)

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  • Démasqués !...

    Les éditions Ring viennent de publier une enquête d'Andy Ngô intitulée Démasqués - Infiltré au cœur du programme antifa de destruction de la démocratie. Andy Ngô est journaliste pour plusieurs grand médias américains d'orientation conservatrice.

     

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    " En 2020, dans le sillage de la mort de Georges Floyd, de violentes émeutes éclatent dans les grandes villes américaines. Aux manettes : le mouvement antifa. Visages masqués, entièrement vêtus de noir, les émeutiers mettent les villes à sac, laissant derrière eux un champ de ruines. Par-delà les dégâts matériels, leur violence fera aussi des morts.

    À Seattle, les militants antifas annexent le quartier de Capitole Hill, aussitôt proclamé " zone autonome libertaire " et soumis à une organisation raciale, Noirs et Blancs séparés. La zone est interdite à la police, cernée de barrages et de checkpoints. N'y sont admis que les sympathisants du mouvement. La population, prise en otage, subira des jours durant les effets concrets de leur idéologie. Là encore, les destructions sont massives. Là encore, il y a des morts.
    Andy Ngo, journaliste américain spécialiste de cette mouvance d'extrême gauche, a infiltré la zone autonome de Capitole Hill. Ses conclusions sont sans appel : la violence des " antifascistes ", loin d'être spontanée, est au service d'un agenda politique.

    Comment ce mouvement, créé en 1932 par le Parti Communiste allemand, s'est-il implanté aux États-Unis, où il bénéficie de la sympathie des médias et de figures politiques issues des rangs démocrates ? Est-il si spontané qu'il le prétend ? Le journaliste, lui-même agressé physiquement et harcelé au point d'avoir dû quitter les USA, décrit au contraire une organisation méthodique et totalitaire : profilage et surveillance des recrues, endoctrinement, formation à la violence physique et à la technique des " black blocks ", lynchage et intimidation de ceux qui n'adhèrent pas à leur idéologie. Leur objectif : mettre à bas l'État-nation, la police et la propriété. En un mot, instaurer le droit du plus fort. "

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  • L'Art d'être français...

    Les éditions Bouquins viennent de publier un essai de Michel Onfray intitulé L'Art d'être français. Philosophe populaire, polémiste, tenant d'un socialisme libertaire, Michef Onfray a publié de nombreux ouvrages, dont dernièrement sa trilogie  Cosmos (Flammarion, 2015), Décadence (Flammarion, 2017) et Sagesse (Flammarion, 2019), Théorie de la dictature (Robert Laffont, 2019) ou encore La nef des fous - Des nouvelles du Bas-Empire (Bouquins, 2020).

     

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    " Un manuel de résistance à l'intention des nouvelles générations.

    Que dire à des jeunes de vingt ans pour leur conduite dans ce monde qui part à la dérive ? La civilisation s'effondre, les valeurs s'inversent, la culture se rétrécit comme une peau de chagrin, les livres comptent moins que les écrans, l'école n'apprend plus à penser mais à obéir au politiquement correct, la famille explosée, décomposée, recomposée se retrouve souvent composée d'ayants droit égotistes et narcissiques.
    De nouveaux repères surgissent, qui contredisent les anciens : le racisme revient sous forme de racialisme, la phallocratie sous prétexte de néo-féminisme, l'antisémitisme sous couvert d'antisionisme, le fascisme sous des allures de progressisme, le nihilisme sous les atours de la modernité, l'antispécisme et le transhumanisme passent pour des humanismes alors que l'un et l'autre travaillent à la mort de l'homme, l'écologisme se pare des plumes anticapitalistes bien qu'il soit le navire amiral du capital – il y a de quoi perdre pied.
    J'ai rédigé une série de lettres à cette jeune génération pour lui raconter les racines culturelles de notre époque : elles ont pour sujet la moraline, le néo-féminisme, le décolonialisme, l'islamo-gauchisme, l'antifascisme, la déresponsabilisation, la créolisation, l'antisémitisme, l'écologisme, l'art contemporain, le transhumanisme, l'antispécisme.
    L'une d'elles explique en quoi consiste l'art d'être français : d'abord ne pas être dupe, ensuite porter haut l'héritage du libre examen de Montaigne, du rationalisme de Descartes, de l'hédonisme de Rabelais, de l'ironie de Voltaire, de l'esprit de finesse de Marivaux, de la politique de Hugo. "

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