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Métapo infos - Page 94

  • Bulles sociales, larmes et aveuglements : quand un pays se désagrège totalement...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue e Julien Dir, cueilli sur Breizh-info et consacré à la libanisation de notre pays, qui se transforme sous nos yeux en un agrégat de groupes qui n'ont plus rien à partager, si ce n'est de l'hostilité...

     

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    De Philippine à ABoubakar…Bulles sociales, larmes et aveuglements : quand un pays se désagrège totalement

    Un homme est mort dans une mosquée, poignardé dans un lieu de prière. Il s’appelait Aboubakar Cissé. Il était jeune. Musulman. Malien. Assassiné par un Bosnien, pas franchement d’extrême droite comme l’ont pourtant indiqué certains médias. Ce drame a bouleversé ceux qui vivent dans leur bulle, celle de l’antiracisme, de la lutte contre l’islamophobie, de la peur croissante que suscitent les tensions identitaires. Jean-Luc Mélenchon, figure tutélaire de cette sphère, a pleuré dans les bras d’une femme musulmane, effondrée, apeurée. L’émotion était réelle. Profonde. Digne, peut-être. Mais elle a suscité moqueries, accusations de récupération, incompréhension ailleurs. Dans d’autres bulles.

    Quelques mois plus tôt, une autre jeune personne mourait. Elle s’appelait Philippine. Elle avait 19 ans. Elle a été retrouvée massacrée dans un bois, à Paris. Son meurtrier présumé ? Un homme en situation irrégulière, sous OQTF, déjà condamné pour viol. L’émotion, là aussi, fut vive. Mais dans une tout autre France. Celle qui n’existe pas dans les journaux de 20h, dans les tribunes universitaires ou sur les plateaux de talk-shows parisiens. Une France qui pleure Philippine comme elle pleurait Thomas, Lola, Anne-Lorraine ou bien d’autres. Une France qui n’entend jamais Mélenchon s’effondrer pour ces morts-là.

    C’est cela, désormais, la France : une société d’émotions fragmentées, où chaque camp a ses morts, ses icônes, ses victimes légitimes, ses récits exclusifs. Chaque drame est lu, digéré et exploité à travers le prisme d’une idéologie. L’assassinat d’un musulman est une alerte à la montée du fascisme. Celui d’une Française par un clandestin est une alerte à l’effondrement migratoire. Et chaque camp s’accuse de « récupération », tout en réclamant l’exclusivité de la douleur et du deuil.

    Ce phénomène porte un nom : l’éclatement des bulles. L’archipel français, décrit il y a quelques années comme une métaphore, est devenu une réalité concrète, explosive. Il n’y a plus de récit national partagé. Il n’y a plus d’empathie transversale. Il n’y a plus de compassion universelle.

    Nous sommes entrés dans une époque où l’indignation est conditionnée. Chacun choisit ses morts, ses causes, ses émotions. Chacun vit dans son couloir numérique, ses médias de confiance, ses figures de légitimité. L’autre n’est plus un concitoyen, ni même un adversaire politique. Il est un intrus, un manipulateur, un profiteur, un danger. Il est hors de la bulle. Il n’existe pas.

    Comment tenir encore ensemble, comme civilisation, quand on ne pleure même plus les mêmes morts ?

    Il y a dans cette situation quelque chose de profondément barbare. Un lent retour à l’état tribal. Les débats politiques ne sont plus des affrontements d’idées, mais des confrontations de sentiments irréconciliables. La violence symbolique des mots prépare celle, physique, des rues. On ne discute plus : on excommunie, on conspue, on hurle, on annule.

    Et plus grave encore : on désapprend à se mettre à la place de l’autre. La gauche ne peut plus compatir à la détresse d’un grand-père dont la petite-fille a été tuée par un homme sous OQTF. La droite ne peut plus entendre la peur sincère d’une femme musulmane qui redoute, chaque jour, d’être agressée en raison de son voile. Ces deux douleurs, pourtant humaines, trop humaines, devraient au moins nous toucher si ce n’est nous rassembler. Elles ne font que nous éloigner.

    La République, dit-on, est fondée sur un contrat social. Mais ce contrat suppose un minimum de valeurs communes, un récit partagé, un socle émotionnel transversal. Or, aujourd’hui, plus rien ne relie les bulles entre elles, sinon la haine réciproque. À force de vivre dans des mondes parallèles, nous avons creusé un gouffre au milieu de la place publique. Une société où les gens n’ont plus les mêmes références, ni les mêmes vérités, ni les mêmes morts… est une société au bord de la guerre civile.

    Car la guerre civile ne surgit pas d’un débat sur les retraites ou l’inflation. Elle naît quand plus personne n’accorde d’importance à la douleur de l’autre. Quand chaque camp pense que l’autre est fou, dangereux, ou indigne de vivre dans le même pays. Nous n’en sommes plus très loin.

    À ceux qui parlent encore de « vivre ensemble », il faut répondre ceci : il n’y a plus de société, il n’y a plus que des fragments en suspension, parfois en apesanteur, souvent en collision. À force de multiplier les peuples, les cultures, les normes et les tabous, on a créé des bulles multiples, qui tôt ou tard… exploseront.

    Julien Dir (Breizh-Info, 30 avril 2025)

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  • Les snipers de la semaine... (293)

    Sean-Connery_Un pont trop loin.jpg

     

    Au sommaire cette semaine :

    - sur Hashtable, H16 canarde les pays européens qui restreignent la liberté d'expression...

    Ce n’est pas de la censure, c’est juste une calibration vigoureuse de la vérité

    Little-Brother.jpeg

    - sur La Sociale, Denis Collin dézingue les délires wokistes sur le transgenrisme...

    Droits des trans ?

    Anti-trans.jpg

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  • Feu sur la désinformation... (513) : Macron, Trump et Zelensky au Vatican, la chaise de la discorde !

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés consacrée au décryptage des médias et animée par Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin.

     

                                            

    Au sommaire cette semaine :

    L'image de la semaine : la rencontre entre Trump et Zelensky, dont Macron semble bel et bien avoir été exclu. Une certaine idée des rapports de force internationaux…

    Dossier du jour : Quand les médias occultent les origines… jusqu’à ce que la vérité éclate ! ...

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    Pastilles de l’info:

    • Pub-Média : quand les produits se vendent comme une information
    • IA et journalisme !

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    Portrait piquant (en partenariat avec l’OJIM) : Thomas Guénolé, l’"expert" militant...

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  • Ukraine, le monde d'après...

    Le nouveau numéro de la revue Conflits (n°57, mai - juin 2025), dirigée par Jean-Baptiste Noé, vient de sortir en kiosque. Le dossier central est consacré au conflit russo-ukrainien et à la nouvelle situation créée par l'arrivée de Trump au pouvoir...

     

    Conflits 57.png

    Au sommaire de ce numéro :

    ÉDITORIAL

    Nouveau monde, par Jean-Baptiste Noé

    CHRONIQUES

    CARTE MAÎTRESSE

    PORTRAIT

    Turki Alalshikh : Monsieur boxe au royaume des Saoud, par Alexandre Aoun

    LE GRAND ENTRETIEN

    « La culture générale est essentielle pour élaborer une
    stratégie ». Entretien avec le général Benoît Durieux. Propos recueillis par Charles-Henri d’Andigné

    IDÉES

    Interventions étrangères dans une guerre civile : le cas de l’Espagne, par Pierre Castel

    ENJEUX

    Migrations : La nouvelle route des Balkans, par Domitille Casarotto

    Avis de tempête en Méditerranée orientale : Entretien avec Leonidas
    Chrysanthopoulos. Propos recueillis par Tigrane Yégavian

    Protéger le patrimoine en temps de crise : l’engagement du Bouclier
    Bleu France. Entretien avec Marie Courselaud. Propos recueillis par Pétronille de Lestrade

    Grenoble : « Abandonnez tout espoir, vous qui entrez », par Ophélie Roques

     Cuba sans les lumières, par Michel Faure

    L’Indonésie face à l’islamisme : un combat ancien, par Jean-Marc Holz

    L’Europe occidentale sous l’emprise de la faille identitaire américaine, par Fabrizio Agnocchetti

    Al-Sissi, le nouvel Ismaïl Pacha ?, par Tigrane Yégavian

    GRANDE STRATÉGIE

    L’Europe au chevet de l’Ukraine : du maintien de la paix à la réassurance dissuasive ?, par François-Régis Legrier

    HISTOIRE BATAILLE

    Malte, acte II (1940-1942), par Pierre Royer

    DOSSIER
    Ukraine. Le monde d’après

    GÉOPOLITIQUE ET ENTREPRISE

    RIEN QUE LA TERRE

    ART ET GÉOPOLITIQUE

     

     

     

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  • Géopolitique, guerres, propagandes et PsyOps ?...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien donné par Caroline Galactéros à Thinkerview, consacré à la situation géopolitique et à la menace de guerre... Caroline Galactéros anime GEOPRAGMA, qui veut être le pôle français de géopolitique réaliste.

     

                                                

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  • Jean Raspail, aventurier de l'ailleurs...

    Les éditions Albin Michel viennent de publier Jean Raspail - Aventurier de l'ailleurs, une biographie de l'auteur du Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie signée par Philippe Hemsen.  Enseignant et conférencier, Philippe Hemsen a publié chez Albin Michel Petits éloges de l’ailleurs de Jean Raspail.

     

    Hemsen_Jean raspail.jpg

    " À l'occasion du centenaire de la naissance de Jean Raspail, cette première biographie menée comme un roman d'aventures par Philippe Hemsen, grand spécialiste de Stephen King, nous ouvre la vie et le cœur d'un aventurier hors pair, redécouvreur des civilisations perdues, qui laisse une œuvre riche de plus de trente livres et d'une quinzaine de romans.

    On bourlingue, pour reprendre le verbe de Cendrars, à travers toute la terre, en même temps qu'on pénètre les raisons des combats de Jean Raspail, sa volonté de préserver toutes les civilisations : les Alakalufs, les Indiens d'Amérique, les Aïnous, les Incas ou les peuplades des îles. « Observer et ressentir, et comprendre que l'important est ailleurs, toujours ailleurs » : Jean Raspail avait fait sien ce credo.

    Ce récit est également l'occasion de revenir sur Le Camp des saints, best-seller mondial, qui cache peut-être l'essentiel de l’œuvre. "

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