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terrorisme - Page 32

  • L'administration de la peur

    La peur comme technique de contrôle de nos sociétés libérales "démocratiques" occidentales ?... C'est cette idée qu'explore le philosophe Paul Virilio dans un entretien avec Bertrand Richard, intitulé L'administration de la peur, publié aux éditions Textuel.

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    "Nous vivons dans l’administration de la peur.
    Qu’est-ce que cela veut dire ? D’abord que la peur est devenue un environnement, un paysage quotidien. Autrefois les guerres, les famines, les dangers étaient localisés et circonscrits dans le temps. Aujourd’hui, c’est le monde lui-même, limité, saturé, manipulé qui nous étreint et nous « stresse ». Crises boursières contaminantes, terrorisme indifférencié, pandémie fulgurante, suicides « professionnels » (France Télécom)… La peur est monde, panique, au sens premier du terme.
    L’« administration de la peur », cela signifie aussi que les États sont tentés de faire de la peur, de son orchestration, de sa gestion, une politique. La mondialisation ayant progressivement rogné les prérogatives traditionnelles des États (celles de l’État providence), il leur reste à convaincre les citoyens qu’ils peuvent assurer leur sécurité corporelle. La double idéologie sanitaire et sécuritaire peut se mettre en place, faisant peser de réelles menaces sur la démocratie.
    Paul Virilio nous montre comment la « propagande du progrès », l’illuminisme des nouvelles technologies, sont les vecteurs inespérés de la peur car ils fabriquent de la frénésie et de l’hébétude. Toutes choses qui rendent possible, après la dissuasion nucléaire de la Guerre froide, une nouvelle forme de dissuasion civile, dont le génie génétique pourrait s’emparer, pour « domestiquer l’être », le rendre plus adapté à nos nouvelles conditions, raréfiées, de vie..."
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  • L'Italie des années de plomb...

    Les années de plomb, ce sont ces années, de 1967 à 1983, qui ont vu la jeunesse italienne, ou au moins sa part la plus active, rentrer en guerre civile : combats de rue entre Rouges et Noirs, lutte armée contre l'appareil d'état, des milliers d'attentats, des centaines de morts dans des agressions politiques, mais aussi des manipulations , des complots, des soldats perdus du terrorisme et des officines servant des intérêts occultes...

    Auncun ouvrage français n'avait encore abordé globalement cette période cruciale de l'histoire italienne récente. C'est donc tout l'intérêt de l'ouvrage dirigé par Marc Lazare et Marie-Anne Matard-Bonucci, L'Italie des années de plomb, publié aux éditions Autrement, que de nous proposer un panorama assez complet de cette période.

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    "L’ambition ici est de faire une histoire des années de plomb en Italie. S’il existe des témoignages d’acteurs de la période ou des ouvrages de journalistes, jusqu’ici, aucun livre d’histoire de référence sur le sujet n’est paru en France comme en Italie. Pour cela deux historiens français de renom, fins connaisseurs de l’Italie ont été sollicités et ont rassemblé les meilleurs spécialistes italiens et français afin que ce livre soit une pierre apportée au vaste chantier historiographique et mémoriel de l’Italie des années de plomb. En Italie, la période dite des années de plomb (concentrée sur les années 1970) est un objet d’histoire encore difficile à élaborer, une source d’incessants conflits mémoriels et un sujet récurrent de préoccupations quant à la perpétuation du terrorisme. La forte résilience de ce véritable traumatisme du passé explique que celui-ci continue de constituer une part du présent de ce pays. Ce livre réunit des historiens, des politistes, des sociologues, des juristes italiens et français décidés à se confronter à tous ces questionnements, à passer au crible les analyses émises jusqu’à ce jour, à revisiter les chronologies concurrentes, à faire la part entre événements et mythes fondateurs, à explorer de nouveaux fonds documentaires et d’archives et à ouvrir de nouvelles pistes de recherche. Des témoins et italiens ont aussi été sollicités, afin que leurs points de vue nourrissent la réflexion. Quatre angles d’analyse ont été privilégiés :
    - Saisir les raisons et les usages de la violence en la restituant dans son contexte et en examinant les formes qu’elle a empruntées jusqu’à celle de la lutte armée.
    - Penser et conceptualiser les années de plomb en étudiant aussi bien les propos de ceux qui en été les protagonistes que les analyses d’autres personnes, chercheurs, responsables politiques, journalistes, etc.
    - Étudier les innombrables représentations de cette époque qu’elles passent par les photographies, les médias, la production culturelle ou la création artistique, toutes participant aussi à forger notre manière de la considérer et de l’appréhender.
    - Enfin, esquisser une comparaison entre les perceptions française et italienne des années de plomb afin de contribuer à dissiper les quiproquos, les malentendus et polémiques entre ces deux pays, en particulier grâce à une reconstitution tout à fait originale et inédite de la fameuse « doctrine Mitterrand » à l’origine de tant de controverses."
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  • Bauer, Huyghe et les terroristes...

    Alain Bauer et François-Bernard Huyghe publient ces jours-ci aux Presses Universitaires de France un ouvrage intitulé Les terroristes disent toujours ce qu'ils vont faire et consacré au terrorisme au travers des écrits produits par les groupes qui l'ont pratiqué dans un passé récent. Le coeur de l'ouvrage est ainsi consacré aux terrorismes européens des années 70/80. Indispensable pour ceux qui s'intéressent aux rapports entre politique et violence !...

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    " Que se passe-t-il dans la tête d’un terroriste qui se dit révolutionnaire ? Quelles idées tuent qui ? Quels écrits annoncent ou justifient l’attentat ? Comment dans des démocraties européennes des années 70/80, social-démocrates ou libérales, finit-on par abattre des civils, au nom de masses qui rechignent à se révolter ? Quelles vagues ont précédé, quelles vagues suivront ? Avant de juger ou d’anticiper, il faut commencer par savoir comment, à partir des notions très contestées de terrorisme et de révolution, s’élabore un corpus idéologique, comment il est interprété. Et comment les circonstances transforment parfois des intellectuels d’encre en intellectuels de poudre ou des tueurs en théoriciens. C’est désormais possible avec cette anthologie — sources, confessions, justifications, doctrines, communiqués — dont se nourrit l’action armée et qui éclaire les mécanismes du passage à l’acte, ses constantes et ses répétitions. Hier, un lecteur attentif aurait sans doute plus prévoir quelles idées déboucheraient sur quelles violences. Regretterons-nous demain de ne pas l’avoir fait maintenant ? "

     

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  • La cacahuète plus dangereuse que le terrorisme ?

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    Plus dangereuse que Ben Laden !

     

    Un extrait d'un article de Xavier Raufer, intitulé Monde chaotique, menaces stratégiques et publié dans la revue Défense Nationale en décembre 2008 :

     

    " Détestables, les morts du terrorisme doivent néanmoins être mis en perspective. Pour le département d’État américain, 20 000 « non-combattants » ont été « victimes du terrorisme » en 2006, dont 2/3 en Irak (du seul fait de l’invasion américaine). Donc, hors Irak, on compte au monde environ 6 000 victimes civiles du terrorisme en 2006. Solde pour l’Amérique, en 2006 : 12 (douze) victimes civiles du terrorisme pour le monde entier, hors Irak (Superclass, David Rothkopf, Farrar, Straus & Giroux, NY, 2008). Selon des statistiques vérifiées (Terror and consent, the wars for the twenty-first century, Philip Bobbitt, Knopf, NY, 2008) un citoyen des États-Unis ne risque pas plus dans sa vie d’être tué par le terrorisme que par une météorite. De 1968 à 2005 autant d’Américains au monde ont été tués par le terrorisme international qu’aux États-Unis même, par la foudre ou une allergie aux cacahuètes. Cela vaut-il vraiment un budget de défense (2008) de 481 milliards de dollars (Md$) et une « guerre à la terreur » ayant directement coûté, de fin 2001 à fin 2007, 640 Md$ ? "

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