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otan - Page 19

  • Intervention en Libye : un cruel révélateur...

    Nous reproduisons ci-dessous un éditorial du quotidien Le Monde (dimanche 12 - lundi 13 juin 2011) qui pose quelques bonnes questions sur la défense française et européenne... De renoncements en renoncements, diposerons-nous encore dans quelques années des instruments nécessaires à la souveraineté ?...

     

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    Le cruel révélateur de l'intervention en Libye

    Il ne faudrait pas que l'affaire libyenne dure encore plusieurs mois. Pour le peuple libyen martyrisé par son dictateur, bien sûr. Mais pas seulement. Les lendemains risquent d'être douloureux pour les armées européennes qui participent à cette intervention.

    Trois nations en donnent le tempo : les Etats-Unis, acteur hors catégorie par sa puissance, la France et le Royaume-Uni. Seize autres pays jouent les seconds rôles, pour ne pas dire les figurants.

    Il ne faut pas leur en vouloir, a tenu à dire le secrétaire américain à la défense, Bob Gates, le 9 juin, qui, pour la énième fois, appelait les Européens à "partager le fardeau" de la sécurité mondiale : "Franchement, bon nombre de ces alliés restent à l'écart, non parce qu'ils ne veulent pas participer, mais simplement parce qu'ils ne peuvent pas. Les moyens militaires ne sont tout simplement pas là."

    La France s'est vantée d'avoir été la première à frapper, le 19 mars. Elle fait remarquer à ses alliés plus frileux qu'elle assume ses responsabilités de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU. Nos avions et nos bateaux sont partis à l'heure, avec des hommes prêts à servir, disent les chefs militaires. Mais demain, préviennent-ils, ce sera une autre affaire. Ainsi, comme l'admettent sans fard les responsables de la marine nationale, si le porte-avions Charles-de-Gaulle est engagé en Libye jusqu'à la fin de 2011, il devra s'arrêter totalement en 2012.

    Car les armées européennes, pourtant ultramodernes et ultra-coûteuses, ne savent plus durer. Les Rafale français dépendent des ravitailleurs américains. Les F16 danois n'ont plus de munitions après deux mois de frappes. Les Typhoon britanniques n'ont pas assez de pilotes qualifiés. Plus traumatisant pour cette grande puissance maritime, une bonne part de ses navires actuellement au combat dans le monde sont voués à la casse dans le cadre de la réforme budgétaire en cours.

    L'Irak (pour le Royaume-Uni), l'Afghanistan, le Liban, les conflits africains, ont placé aux limites de leurs capacités de déploiement des appareils militaires soumis aux sévères cures d'amaigrissement de l'après-guerre froide.

    Derrière, les entrepôts sont vides. L'effort du moment, très important, entame la préparation de l'avenir, comme le coureur finit par consommer sa masse musculaire. Le hiatus entre les ambitions affichées et les moyens de les réaliser est donc cruellement mis à nu.

    A l'aube de la campagne présidentielle, les responsables militaires ne se privent donc pas d'interpeller la nation. C'est, si l'on ose dire, de bonne guerre pour tenter d'obtenir des moyens d'action plus consistants et convaincants.

    Mais, au-delà de ce classique plaidoyer pro domo, des questions cruciales sont posées : la France veut-elle conserver un modèle d'armée cohérent et complet ? Est-elle prête à en payer le prix ? Quelle indépendance stratégique entend-elle défendre ? Faute de réponses sérieuses, les ambitions affichées sur la scène mondiale ne feront pas longtemps illusion.

    Le Monde (12-13 juin 2011)

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  • Une guerre ? Quelle guerre ?...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue intéressant de Jean Bonnevey, publié sur Metamag, le magazine de l'esprit critique, à propos de l'enlisement de la guerre contre la Libye... BHL, notre stratège de pointe, serait-il parti en vacances ?...

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    Y a-t-il encore une guerre en Libye ?

    Et si l’enlisement médiatique précédait l’enlisement militaire

    Depuis l’attentat de Marrakech et la mort de Ben Laden, il faut vraiment être intéressé pour savoir ce qui se passe en Libye. Les dizaines d’envoyés spéciaux de nos médias, auprès bien sûr des « combattants de la liberté », semblent réduits à une sorte de chômage technique. Pendant une semaine, il aura fallu capter une brève à la radio ou aller dans les pages intérieures de la presse, pour avoir quelques données.

    Cet enlisement médiatique n’est pas de bon augure pour une guerre qui semble, n’en déplaise à l’Otan, s’enliser. Mais ce recul de l’intérêt porté par les informateurs à la guerre contre le tyran de Tripoli correspond, fort curieusement, aux résultats d’un bombardement allié dont le résultat a été de tuer son plus jeune fils et quelques uns de ses petits enfants. Ce qui, on l’admettra, est inefficace et loin d’être très glorieux. Quand la « guerre du bien » dérape vers la sale guerre…Silence radio, diront les mauvais esprits, qui ont souvent raison de l’être.

    L'expédition militaire ne ressemble, en rien, à l'avancée éclair des forces rebelles, au début de la révolte d’une partie du pays. La bataille des airs est une guerre d'usure : elle ne détruit les forces ennemies que petit à petit. Toutefois, comme elle dispose d'un véritable relais au sol, fût-il encore bien inexpérimenté, on peut penser qu'elle finira par faire tomber Kadhafi et ses  partisans, estime toujours l’OTAN.

    Les troupes du colonel se sont, cependant, adaptées aux frappes de l'OTAN, en apprenant à se disperser rapidement, puis à se reformer au moment des attaques; mais les ressources de Kadhafi ne sont pas infinies. Son principal espoir : la puissance des alliés est aussi très limitée.

    Ce n’est pas une promenade de santé et elle coûte

    Même si les Anglais et les Français engagent des forces, qui sont loin d'être négligeables, elles sont très minces au regard des ressources nécessaires pour une campagne rapide. Selon Gérard Longuet, qui l’a communiquée devant la Commission de la Défense Nationale, la note s’élèverait déjà, selon notre confrère « Les Echos », à 50M€, dont une trentaine pour les munitions tirées: un missile de croisière coûte la bagatelle d’1ME. A dispositif inchangé, c’est 100M€ par trimestre.

    Surtout que la coalition émet des ratés, notamment du côté italien. Après une semaine de bras de fer avec le gouvernement dont elle est le principal allié, la Ligue du Nord est parvenue à faire voter à la Chambre, la semaine dernière, une motion exigeant la fixation d'une date butoir, en accord avec les alliés, à l'intervention italienne en Libye. Le texte, voté par 309 députés (contre 294), exclut une "quelconque participation italienne" à d'éventuelles opérations au sol.

    Le temps pourrait donc finir par jouer pour Kadhafi et cela augmenterait la tentation de lui faire le coup du vrai-faux-vrai Ben Laden ; si on n’a pas essayé, déjà, de le faire à plusieurs reprises. Ce qu’on nie, évidemment, en haut lieu. L'objectif de l'intervention militaire internationale en Libye «n'est pas de tuer Kadhafi» mais d'affaiblir son appareil répressif, a affirmé le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, en indiquant que le CNT venait d'établir une «feuille de route».

    «Nous ciblons des objectifs militaires sur Tripoli», a-t-il poursuivi. «Il n'est pas question de s'enliser en Libye. Au bout de sept semaines, on ne peut pas parler d'enlisement, j'espère que cela ne durera pas au-delà de quelques semaines, au plus de quelques mois, mais il est prématuré de parler d'enlisement».

    Bien vague ce baratin de notre Ministre des Affaires Etrangères qui, comme les stratèges et va-t-en guerre au petit pied euphoriques du 19 mars, se sont simplement plantés dans leur prévisions, persuadés que Kadafhi allait tomber, comme une figue sèche, en quelques jours de pétarades. Alors, un jour, une semaine, un mois, deux mois… On laissera la responsabilité de ses prévisions à notre Juju. Et on imagine, déjà, ce que sera l’avenir « otanisé » de la Libye à l’aune de leur précision.

    Jean Bonnevey (Metamag, 11 mai 2011)

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  • Sortie de l'OTAN et partenariat avec la Russie !...

    Theatrum Belli a attiré notre attention sur une dépêche de l'agence de presse russe RIA Novosti concernant les prise de position de Marine Le Pen en matière de politique étrangère. Sortie de l'OTAN et partenariat avec la Russie... Qui dit mieux ?...

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    PARIS, 13 avril - RIA Novosti

    La présidente du Front national (FN, extrême droite française, ndlr), Marine Le Pen, a promis mercredi devant les journalistes étrangers à Nanterre, que si elle gagnait la présidentielle, la France ferait de la Russie un partenaire privilégié et sortirait de l'Otan.

    "Je pense que la France a tout intérêt à se tourner vers l'Europe, mais la grande Europe, et notamment à travailler à des partenariats avec la Russie", a-t-elle  dit.

    Mme Le Pen a argumenté la nécessité d'un partenariat stratégique avec Moscou par des "raisons évidentes, civilisationnelles et géostratégiques", ainsi que par l'intérêt de l'indépendance énergétique de la France.

    Elle a également promis de modifier les relations franco-américaines et de faire sortir la France de l'Alliance atlantique, en rappelant que le FN avait toujours été contre l'entrée dans l'Otan.

    "Les choix qui ont été faits par le président de la République, qui apparaissent comme des choix d'alignement systématique (sur les Etats-Unis, ndlr), ne m'apparaissent pas positifs", a-t-elle indiqué.

    Mme Le Pen a également prédit la fin de l'euro et défendu le plan de sortie de la monnaie unique de son parti. Elle a appelé à suspendre d'urgence l'espace Schengen et à réfléchir sérieusement à "la fin de l'Union européenne".

    Marine Le Pen a pris la tête du FN, en succédant à son père, Jean-Marie Le Pen. Elle figurera parmi les candidats à l'élection présidentielle en avril-mai 2012 en France.

    Les récents sondages d'opinion font état de sa popularité croissante. Selon les analystes, Mme Le Pen a toutes les chances de parvenir au second tour.

     

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  • Les snipers de la semaine... (18)

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    Au sommaire :

    - sur Causeur, Ludovic Maubreuil mouche ceux qui instrumentalisent le sexe ;

    Le sexe : un bel instrument !

     

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    - sur Valeurs actuelles, Aymeric Chauprade exécute l'actuelle diplomatie française.

    La diplomatie française est-elle nulle ? Oui!

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  • Balkans, boucherie et bidonnages...

    Retour douze ans en arrière sur l"ingérence humanitaire" des troupes de l'OTAN contre les Serbes au Kosovo... Xavier Raufer revient sur ce conflit et sur la campagne de désinformation massive à laquelle il a donné lieu, dans un article publié par Le nouvel économiste le 15 février 2011...

     

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    Balkans, boucherie et bidonnages

    Bienvenue dans la boucherie balkanique, rayon Kosovo. Fin janvier, l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe adoptait un rapport du sénateur helvétique Dick Marty, dont le contenu, de type Grand Guignol, fait dresser les cheveux sur la tête.

    On y lit que de l'été 1998 à octobre 1999, alors que l'UCK contrôle peu ou prou le Kosovo, des chefs de cette guérilla mafieuse kosovare ont fait assassiner des prisonniers, surtout serbes, détenus dans des camps secrets. Les organes de ces victimes étant ensuite prélevés et vendus, aux fins de greffes, sur le marché noir international.

    Une immense machine criminelle internationale s'était alors constituée : un réseau extensif de planques et de cliniques existait, entre le Kosovo et le nord de l'Albanie, jusqu'à l'aéroport de Tirana, servant aux "livraisons". Plus, nombre de complices étrangers, intermédiaires louches, médecins ripoux, cliniques véreuses, etc.

     

    Combien de victimes pour ce crime contre l'humanité chimiquement pur ? "Des centaines de Serbes, de Roms ou d'Albanais "collabos" ont été séquestrés et torturés dans des camps secrets de l'UCK", dit le rapport Marty. Là-dedans, une désormais inévitable enquête devra dire si les victimes des Frankenstein de Pristina se comptèrent alors par dizaines ou bien par centaines.

    Silence gêné sur les deux rives de l'Atlantique à la publication du rapport Marty, les Etats-Unis et nombre de pays d'Europe ayant, à l'époque, soutenu, armé et financé l'UCK, avant de lancer la croisade anti-Serbes du printemps 1999. Silence d'autant plus lourd que cette histoire d'organes était, dans la région, le secret de Polichinelle, nul n'ignorant, de Washington à Ankara, que le Kosovo n'est en fait qu'une zone grise criminelle. Un drame pour la population locale, étouffée par la féroce loi du silence imposée par ses propres mafieux et facilitée par ses "libérateurs" qui, tel Bernard Kouchner, proconsul local de 1999 à 2001, déclarait au quotidien suisse Le Matin (24/11/2000) : "Ne croyons pas à la légende de ce pays mafieux."

    Tous ces silences, cette muette complicité, au nom de la "stabilité" : plutôt la mafia que le désordre. Tout plutôt qu'on apprenne que, voici dix ans, deux millions de malheureux furent livrés à des mafieux, sous la botte desquels ils vivent encore. Mais il y a pire encore, car si l'enquête Internationale sur les trafics d'organes humains fait bien son travail, elle devra forcément s'intéresser aux conditions mêmes dans lesquelles la "guerre de libération" du Kosovo s'est engagée. Là, elle tombera sur la plus incroyable campagne mondiale de désinformation de l'histoire récente - qui pourtant n'en manque pas.

    Voyons plutôt :

    - En janvier 1999, quelque quarante cadavres d'hommes, tués par balles, sont découverts entassés près du village de Račak, au Kosovo. Tempête immédiate ! Le "Massacre de Račak" enflamme (imprudemment) les médias mondiaux. Sauf que : nul ne sait si les victimes sont des civils, ou des guérilleros de l'UCK tués au combat de par le Kosovo et regroupés pour les besoins du show ; nul ne sait (omerta oblige...) si les victimes proviennent de Račak ou de la région ; un seul corps porte des traces de poudre révélant un tir mortel à bout touchant. Les médecins légistes finlandais chargés des autopsies révéleront ensuite avoir subi de longues, d'intenses pressions, pour consentir à parler de "massacre". Fort prudente, l'assemblée parlementaire de l'OTAN parlera enfin, du bout des lèvres, de "massacre présumé de Račak, qui n'a toujours pas été élucidé".

    - En avril 1999 (deux semaines avant le début des frappes aériennes sur la Serbie), Joshka Fisher, ministre allemand des Affaires étrangères, annonce, mélodramatique, que le plan secret de l'état-major serbe, visant au nettoyage ethnique du Kosovo, a été découvert : les Albanais, dit ce ministre, doivent y être massacrés par l'armée yougoslave, puis chassés vers la Macédoine et l'Albanie. Sans rien vérifier, la presse du monde entier révèle alors cette "opération Fer à cheval". Un faux, révèle en février 2000 le général allemand Heinz Loquai, associé au bidonnage ("Serbian ethnic cleansing scare was a fake, says general", Sunday Times, 22/02/2000). Si grossier le faux, que le terme utilisé pour fer à cheval, "Potkova", n'est pas un mot serbe, mais... croate ! Par la suite, l'OTAN se déclare pudiquement "incapable de retrouver l'origine de l'histoire "fer à cheval"". Au même moment, Washington parle du "comportement génocidaire" des Serbes au Kosovo. Le 14 avril 2000, le Monde titre sur "Les sept cent mille fantômes du Kosovo" ; et M. Antoine Garapon, humaniste émotif, lamente à Télérama (23/06/1999) les "centaines de milliers de Kosovars massacrés". Rappel : Le Tribunal pénal international estime en août 2000 (Le Monde, 19/08/2000, une "brève" de 15 lignes) que "le nombre définitif des corps découverts... se situera sans doute entre 2.000 et 3.000"

    Bien sûr, les mafieux et bouchers albano-kosovars doivent être châtiés - notre total rejet de la culture de l'excuse ne s'arrêtant pas aux portes des Balkans. Cependant, ceci : les mafieux des Balkans ne sont pas de grands Machiavels. L'auteur de ces lignes en a côtoyé plus d'un : ils sont violents, madrés, émotifs, sadiques parfois - mais pas très doués. Séculairement, dans leurs fiefs, ils tendent à calquer leur attitude sur ceux qui, à l'instant, les dominent. Leur expérience est millénaire ! Byzantins, Ottomans, Austro-Hongrois, communistes - ils ont tout vu passer chez eux.

    D'où leur sens inné de la réciprocité - comme tu es, je suis ; comme tu agis, j'agis.

    Ainsi, multiplier sous les yeux mêmes des mafieux locaux les coups de voyou comme ceux ci-dessus dépeints - pire, les y associer ; nier (à leur grande joie) l'existence même des mafias, tout cela stimule en eux la pulsion criminelle. Agir en voyou dans les Balkans garantit, ô naïfs de Washington et de Bruxelles, de voir les voyous s'y déchaîner.

    Xavier Raufer (Le nouvel économiste, 15 février 2011)

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  • L'Europe, protectorat américain...

    Nous mettons ici en ligne une chronique récente d'Eric Zemmour sur RTL (21 octobre 2010) consacré au rôle de l'OTAN dans la vassalisation de l'Europe....  


    Eric Zemmour : L'OTAN, un mort très fringant !
    envoyé par rtl-fr. - L'info video en direct.

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