Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Livres - Page 615

  • Nietzsche et Voltaire !...

    "Il a été un des derniers hommes qui savent réunir en eux la plus haute liberté d’esprit et une disposition d’esprit absolument non-révolutionnaire."

    Nietzsche, à propos de Voltaire.

     

    Normalien, agrégé de lettres classiques et spécialiste de Voltaire, Guillaume Métayer publie un essai intitulé Nietzsche et Voltaire aux éditions Flammarion. L'ouvrage est préfacé par Marc Fumaroli.

     

    Nietzsche et Voltaire.jpg

     

    "En 1878, à l’occasion du centenaire de la mort de Voltaire, Nietzsche lui dédie son dernier ouvrage, Humain, trop humain. Le philosophe allemand reconnaît là l’importance d’un esprit français qui a combattu en son temps pour que la liberté triomphe. Mais au juste qu’est-ce qu’un esprit libre ? Qu’en est-il de la société de cour ? Comment saisir l’influence du christianisme du XVIIIème jusqu’au début du XXème ? Cette religion dont Nietzsche écrit dans Par-delà le bien et le mal : « Le christianisme a fait boire du poison à Eros : il n’en est pas mort, mais il est devenu vicieux. » Voilà le nerf de la guerre au coeur des siècles et particulièrement dans la vie des deux penseurs. La vertu contre le vice, la santé contre le nihilisme, l’art contre la bassesse : balancement que Guillaume Métayer explore avec profondeur et enthousiasme dans son essai. En somme, pour ne pas sombrer avec l’Histoire, il est préférable de rire (rôle décisif de Dionysos, mais aussi d’Apollon), de danser et voyager. Et croire à l’aurore, autre nom du renouveau et de l’ironie."



    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • L'instinct de conservation...

    «À la différence d’un système réactionnaire de pensée, un conservatisme éclairé doit donc vouer aux progrès une forme de culte. Mais un culte lucide, prenant d’abord acte que tout ce qui bouge n’avance pas, et qui considère surtout, avec une vision excédant le seul point de vue de l’aujourd’hui, les progrès de l’humanité passée comme ceux de l’humanité présente »

    Les éditions du Félin publient ces jours-ci un essai de Nathanaël Dupré la Tour, intitulé L'instinct de conservation, qui vise à rénover la pensée conservatrice. On pourra lire sur Stalker un intéressant entretien de l'auteur avec Juan Asensio.

     

    instinct de conservation.jpg

     

    "Être né dans le dernier quart du xxe siècle, c’est avoir bu sous toutes ses formes le lait un peu frelaté de la révolution. C’est aussi recevoir entre autres en héritage une planète dégradée, un projet politique usé et, en France en particulier, une formidable ardoise publique. L’affaire est entendue, les jeunes paieront, leurs enfants aussi, et les enfants de leurs enfants. Reste à savoir pourquoi, avant même de savoir comment.
    En retrouvant et en assumant la légitimité du conservatisme, l’auteur entrevoit des pistes pour une modernité qui ne rende pas la vie impossible aux générations à venir : un conservatisme éclairé, prospectif, qui postule simplement que le progrès n’est pas une loi de l’histoire, ni la révolution permanente une fin nécessairement souhaitable.
    Un conservatisme qui voit dans la transmission de ce que nous avons reçu de meilleur la justification de sacrifices d’ores et déjà urgents, et qui cherche à donner à la fois un sens et un cadre à l’accueil des générations à venir."

    Lien permanent Catégories : Livres 1 commentaire Pin it!
  • Le rêve du Celte...

    Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature 2010, consacre son dernier roman publié en Espagne aux éditions Alfaguara, El sueno del celta (Le rêve du Celte), à la figure originale de Sir Roger Casement, ancien diplomate britannique converti à la cause du nationalisme irlandais, qui a participé à la préparation du soulèvement de Pâques 1916, à Dublin, avant d'être arrêté, condamné à mort pour haute trahison et pendu le 3 août de la même année à la prison de Pentonville. Ce roman devrait être publié en France en 2011 par les éditions Gallimard. 

    Rêve du Celte.jpg

    "Roger Casement est la première personne que Conrad a connue quand il est allé au Congo comme patron d'un bateau. Casement vivait au Congo belge depuis huit ans. Il connaissait tout. Ils sont devenus très amis et ont même vécu ensemble un certain temps. C'est Roger Casement qui a ouvert les yeux de Conrad sur les atrocités commises par l'administration du roi Léopold de Belgique. Casement était irlandais, mais à l'époque l'Irlande était sous la férule de l'Empire britannique. Il était donc diplomate britannique au Congo, tout en étant devenu secrètement un indépendantiste irlandais. Auparavant, au contraire, il était probritannique, anglican, pro-impérialiste - il croyait même que le colonialisme était l'instrument de la civilisation et de la christianisation. Au Congo, face à la réalité terrible, il a changé radicalement. Il est devenu militant anticolonialiste, et il a recensé pendant des années toutes les horreurs commises sur place. Son rapport sur le Congo l'a rendu célèbre, pas seulement en Angleterre, mais aussi en Europe. Le gouvernement britannique l'a alors envoyé en Amazonie parce qu'on disait qu'il s'y commettait des crimes contre les Indiens dans la région du caoutchouc, sur les bords du Putumayo, au Pérou. Il y est resté presque un an dans des conditions terribles, sans cesse menacé par les petits Blancs de l'Amazonie. Il a fait un rapport tout aussi extraordinaire. C'est un des premiers Européens qui a vraiment eu une conscience claire de la colonisation. Il a écrit avec une lucidité qui, pour l'époque, est absolument révolutionnaire contre le colonialisme et l'impérialisme. Puis il a été exécuté par les Britanniques en 1916. C'était un homme très en avance sur son époque en prenant courageusement la défense de cultures primitives."

    Mario Vargas Llosa (Bibliobs, 7 octobre 2010)

    Lien permanent Catégories : Dans le monde, En Europe, Livres 0 commentaire Pin it!
  • L'invention du progrès...

    Professeur de droit et spécialiste de l'histoire des idées et des mentalités, déjà auteur d'une Histoire de la politesse de la Révolution à nos jours (Flammarion, 2006) et d'une Histoire du snobisme (Flammarion, 2008), Frédéric Rouvillois vient de publier aux éditions du CNRS L'invention du progrès (1680 - 1730).

     

    invention du progrès.jpg

     

    "Entre 1680 et 1730 se produit, en France et en Angleterre, un événement décisif dans l’aventure intellectuelle de l’Occident : la formulation systématique de l’idée de Progrès. L’idée selon laquelle le savoir et la technique, mais aussi la raison, la moralité, le bonheur, le langage et les institutions publiques sont inéluctablement voués à se perfectionner au cours du temps, d’une façon à la fois nécessaire et perpétuelle.


    Cette « invention du Progrès », qui prend place entre la Querelle des Anciens et des Modernes et le début des Lumières, va bouleverser la
    manière dont on envisage l’histoire, la place que l’homme y occupe et ce qu’il peut y réaliser. Sous les auspices de Bacon, de Campanella et de Malebranche, les lecteurs de Fontenelle et de l’abbé de Saint-Pierre finissent ainsi par prendre au sérieux le slogan cartésien, « se rendre comme maîtres et possesseurs de la nature », avant de  prendre au mot la promesse de la Genèse, « Vous serez comme des Dieux ».

    Si l’événement est décisif, ce n’est donc pas seulement pour l’époque, c’est pour les siècles à venir, et spécialement pour le XIXe siècle, qui fera du Progrès son mythe fondateur, et pour le XXe siècle, qui en expérimentera le côté sombre – lequel, inhérent à la logique même de l’idée de Progrès, se trouvait déjà en germe dans les écrits des contemporains de Louis XIV."

     

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Céline à rebours...

    Les éditions L'Archipel viennent de rééditer en collection de poche, sous le titre de Céline à rebours, la biographie qu'Emile Brami avait consacré à l'auteur du Voyage sous le titre de Céline - je ne suis pas assez méchant pour me donner en exemple (Ecriture, 2003).

     

    Céline à rebours.jpg

     

    "Finira-t-on jamais de prendre parti « pour ou contre » Céline ? Celui qu'André Gide appelait le « maboul » s'en est plutôt bien sorti, mais au prix d'une notoriété de Diogène infréquentable, d'imprécateur furieux et de dangereux affabulateur. On en oublierait presque l'écrivain, qui n'a pas d'équivalent, et le style, sans lequel il n'y aurait pas de scandale. Sa noirceur est si dense qu'on n'y distingue plus l'humoriste. Seul demeure l'épouvantail de Meudon, grimaçant à la postérité.
    Le Céline d'Émile Brami n'est pas un « autre » Céline. Ce n'est ni un essai, ni un plaidoyer, ni un portrait à charge, ni une biographie. C'est Céline tel qu'en lui-même, raconté par ceux qui l'ont connu, par ses romans, par ses pamphlets, par ses lettres, par ses lecteurs. Le « célinien » averti y trouvera un regard neuf, soutenu par une documentation originale ; l'amateur découvrira un être infiniment complexe, individualiste forcené, fantasque, contesté, avec ses passions immenses et ses nombreuses faiblesses.
    De sa mort en 1961 à sa naissance en 1894, à l'aide de témoignages et de textes rares ou inédits, Émile Brami brosse un Céline à rebours du temps et des lieux communs, tour à tour génial, pitoyable ou hideux : Dr Destouches et Mr Céline, ange et démon de notre littérature... Première édition : « Céline. Je ne suis pas assez méchant pour me donner en exemple... » (Ecriture, 2003) saluée par la presse : « Erudit et enlevé, modeste et indispensable » (Livres Hebdo), « une biographe impressionniste et attachante » (Lire), « tantôt accablant pour l'homme, tantôt éblouissant concernant l'écrivain » (L'Arche)."

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Des héritiers sans passé...

     

     

    banniere-bonardel.jpg

     

     

    L'équipe des Chroniques de la Vieillle Europe recevra, mardi 11 janvier 2011 à 21 heures 30, sur Radio CourtoisieFrançoise Bonardel, philosophe et écrivain pour son dernier livre Des héritiers sans passé, essai sur la crise de l’identité culturelle européenne,publié aux  éditions de la transparence.

     

     

    Des héritiers sans passé.jpg

     

    "Lors de la publication d'Errata, en 1998, George Steiner était présenté par son éditeur comme l'" une des dernières figures de la grande culture européenne ". Le message est brutal, peut-être excessif; il annonce en tout cas une Europe en voie de déculturation... et cela semble aller de soi. Mais s'il y a une crise de la " grande culture européenne ", encore faut-il s'interroger sur la signification du mot culture et sur ce que représente aux yeux de nos contemporains le patrimoine culturel européen. Or, au moment où les débats sur l'identité se multiplient de part et d'autre en Europe, force est de constater que ce qui devrait précisément faire l'enjeu de la réflexion est présupposé, voire ignoré. À l'ère de la mondialisation, sommés de choisir entre l'attachement patriotique, exclusif et autoritaire, et le " métissage ", source de bien des confusions et d'un relativisme culturel intégral, nous sommes les héritiers d'un passé au regard duquel nous nous reconnaissons de moins en moins endettés. En ce sens, il n'a peut-être jamais existé de crise culturelle plus inquiétante. Ni nostalgique ni passéiste, l'auteur du présent essai ne délivre pas une leçon de géopolitique ; elle préfère montrer de quelle manière la culture européenne a durant des siècles refusé l'alternative contemporaine entre cosmopolitisme et enracinement dont elle a au contraire enseigné le dépassement."

    Lien permanent Catégories : Livres, Multimédia 0 commentaire Pin it!