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Livres - Page 516

  • Histoire d'un roi déchu...

    Les éditions du Seuil rééditent dans leur collection de poche Point l'essai de Michel Pastoureau intitulé L'ours - Histoire d'un roi déchu. Directeur d’études à l’École pratique des hautes études et à l’École des hautes études en sciences sociales, Michel Pastoureau est un spécialiste de l'histoire des couleurs, de la symbolique, des armoiries et de l'héraldique. Il est l'auteur de nombreux essais comme L'étoffe du diable (Seuil, 1991) ou Une histoire symbolique du Moyen-Age occidental (Seuil, 2004).

     

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    " Longtemps, en Europe, le roi des animaux ne fut pas le lion mais l’ours. Dès les premiers temps du christianisme, l’Eglise s’efforça de faire descendre de son trône l’ours. Comment ? D’abord en le diabolisant : l’ours avait alors tous les vices (colère, violence, luxure, goinfrerie, envie, paresse, sottise). Puis en le domptant. Ou encore en le ridiculisant, en le transformant en bête de cirque. Enfin, à partir de l’époque carolingienne, l’Eglise a voulu promouvoir le lion, qui était déjà le roi des animaux pour des peuples de la Bible.
    En interrogeant les sources de natures diverses (lexiques, noms propres, documents archéologiques, etc.), le livre retrace l’histoire de cette désacralisation de l’ours et de son remplacement par le lion sur le trône animal. M. Pastoureau ne s’arrête pas à l’aube de la Renaissance mais étudie un certain nombre de survivances de l’ancienne dignité royale de l’ours dans l’Europe moderne et contemporaine.
    Le livre se termine par le chapitre sur l’ours en peluche qui, plus que tout autre, met en valeur la remarquable dimension anthropomorphe de cet animal : de même que l’homme du Paléolithique partageait sa caverne avec l’ours, de même l’enfant du XXIe siècle partage son lit avec un ourson, son double, son frère, son dieu. Comme toujours avec Pastoureau, un grand livre d’histoire qui mêle avec bonheur érudition, anthropologie et histoire."

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  • Les mystères de la gauche...

    Après Le complexe d'Orphée en 2011, les éditions Climats viennent de publier Les mystères de la gauche - De l'idéal des Lumières au triomphe du capitalisme absolu, le nouvel essai de Jean-Claude Michéa. Haï par la gauche sociétale, bobo et bien-pensante, comme le prouvent les violentes attaques dont il a été l'objet dans Le Monde et dans Le Nouvel Observateur, Jean-Claude Michéa en est l'adversaire le plus talentueux et le plus intransigeant, et chacun de ses essais est une bombe qui vient fissurer les remparts du camp du Bien. A lire, donc !

     

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    « Que peut bien signifier aujourd'hui le vieux clivage droite-gauche tel qu'il fonctionne depuis l'affaire Dreyfus ? Il me semble que c'est avant tout le refus de remettre cette question en chantier - et de tirer ainsi les leçons de l'histoire de notre temps - qui explique en grande partie l'impasse dramatique dans laquelle se trouvent à présent tous ceux qui se reconnaissent encore dans le projet d'une société à la fois libre, égalitaire et conviviale.
    Dans la mesure, en effet, où la possibilité de rassembler le peuple autour d'un programme de sortie progressive du capitalisme dépend, par définition, de l'existence préalable d'un nouveau langage commun - susceptible, à ce titre, d'être compris et accepté par tous les « gens ordinaires » -, cette question revêt forcément une importance décisive. Je vais donc essayer d'expliquer pour quelles raisons j'en suis venu à estimer que le nom de gauche - autrefois si glorieux - ne me paraît plus vraiment en mesure, aujourd'hui, de jouer ce rôle fédérateur ni, par conséquent, de traduire efficacement l'indignation et la colère grandissantes des classes populaires devant le nouveau monde crépusculaire que les élites libérales ont décidé de mettre en place. »

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  • Les récits de guerre de Dimitri...

    Les éditions Glénat ont la bonne idée de rééditer sous le titre Récits de guerre, un recueil des bandes-dessinées que Dimitri a consacré à des histoires dont la guerre est le personnage principal. On rappellera que sous vrai nom, Guy Sajer, il est aussi l'auteur d'un récit marquant, Le soldat oublié, dans lequel il raconte sa guerre de soldat alsacien de la Wehrmacht sur le front de l'est, pendant la deuxième guerre mondiale.

     

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    " Dimitri est l’auteur d’une œuvre adulte, forte, âpre, où les éléments défient les hommes, où la destinée se joue en quelques instants, où la cruauté de la guerre broie et déchire les volontés de l'âme humaine... Explorateur des tréfonds de notre conscience, il nous plonge dans des contextes historiques surprenants, campe des décors magistraux. Un hymne à la fragilité de l'âme de celui qui l'affronte...

    Le premier tome de cette intégrale réunit les trois premiers récits de guerre de Dimitri :
    - Sous le pavillon du Tsar
     - Kamikazes
     - Meurtrier "

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  • Sale blanc !...

    Les éditions IDées, auxquelles on doit déjà Eléments pour une contre-culture identitaire et Paris est patrie, publient cette semaine Sale blanc ! - Chronique d'une haine qui n'existe pas..., une enquête de Gérald Pichon.

     

     

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    " Longtemps dénoncée comme un fantasme, assimilée à un outil de propagande de l’extrême droite, la haine anti-blanc était, jusqu’à récemment, déconsidérée par nos élites politiques et médiatiques. Pourtant, cette douloureuse réalité touche un nombre grandissant de Français. Agressions, insultes, viols… Cette forme particulière de haine raciale existe bel et bien. Mais aux yeux de ses détracteurs, affirmer en être victime est une erreur : c’est refuser le sacro-saint vivre-ensemble, érigé en valeur suprême de la société multiculturelle. A l’heure où de grossières et opportunistes tentatives de récupération politicienne se font entendre, l’ouvrage «Sale Blanc ! » vient, témoignages et chiffres à l’appui, rendre compte d’une réalité méconnue et volontairement dissimulée par les gouvernements de droite comme de gauche."

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  • Démontage d'une mythologie politique contemporaine...

    Nous vous signalons la parution récente, aux éditions TheBook, d'un essai de Charles Robin, intitulé Le libéralisme comme volonté et représentation - Démontage d'une mythologie politique contemporaine. Nous publions ci-dessous la présentation qu'en a fait David L'Epée dans la revue Eléments (n°146, 2012).

     

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    " S’il est vrai que la valeur des idées se reconnaît à l’engouement qu’elles suscitent chez les plus jeunes, tout laisse à croire que les thèses de Michéa ont de l’avenir. Non content d’être souvent lu ces dernières années par la jeune génération, il a trouvé en la personne de Charles Robin, doctorant de 26 ans à Montpellier, un successeur enthousiaste. Si l’élève est encore loin d’avoir dépassé le maître, il synthétise et développe de manière tout à fait convaincante les analyses de ce qu’on pourrait maintenant appeler le “courant Michéa” sur la généalogie du libéralisme, ses implications contemporaines et les relations étroites qui unissent son versant philosophico-politique et son versant économique. Robin consacre la première partie de son livre à un retour sur les textes des principaux penseurs libéraux, insistant sur le principe du libéralisme comme « programme philosophique global » sous-tendu par un pessimisme anthropologique affirmé, puis poursuit en seconde partie sur une appréhension de l’extrême gauche contemporaine (principalement le trotskisme à la française) comme expression des thèses libérales appliquées au plan sociétal.

    Se plongeant avec courage dans les textes d’Olivier Besancenot et dans les divers manifestes du NPA prêchant constamment pour une extension illimitée des droits individuels, l’auteur démontre brillamment qu’ « un militant d’extrême gauche est d’abord une personne capable d’expliquer, le plus sérieusement du monde, que le fait de reconnaître son “attachement” à d’autres êtres humains (ses amis, son conjoint, ses enfants) constitue la démonstration la plus éclatante de l’oppression spécifique que présente toute modalité du “lien” ». On savourera entre autres citations d’anthologie l’article d’un journal du NPA que Robin a débusqué et qui traite la question des sextoys envisagés comme instruments d’émancipation… Cette évolution de l’extrême gauche est due en grande partie à une sorte de paresse intellectuelle qui la pousse à entretenir certaines indifférenciations sémantiques, entre libéralisme et conservatisme par exemple, et à apporter « une caution “libertaire” (ou “citoyenne”) au démantèlement capitaliste de toutes les entraves territoriales et civilisationnelles à l’expansion du principe marchand ». S’inspirant de Latouche, l’auteur clôt son propos en appelant à la décolonisation de notre imaginaire, qui ne sera vraiment libre qu’une fois débarrassé des représentations libérales qu’on y a fait entrer."

    David L'Epée (Eléments n°146, janvier-mars 2013)

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  • L'Europe barbare...

    Les éditions Perrin publient cette semaine L'Europe barbare - 1945-1950, une étude de l'historien britannique Keith Lowe. L'auteur a déjà publié un ouvrage intitulé Inferno (Scribner, 2007), pas encore traduit en français, consacré au bombardement de Hamburg en 1943, qui avait provoqué la mort de 40 000 habitants...

     

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    " La Deuxième Guerre mondiale s'est officiellement achevée en mai 1945, mais son déchaînement de violence perdura des années. Après plus de 35 millions de morts et nombre de villes rasées, les institutions que nous considérons aujourd'hui comme acquises, police, médias, transports, gouvernements nationaux et pouvoirs locaux, étaient à reconstruire. Le taux de criminalité montait en flèche, les économies s'effondraient et la population européenne survivait au bord de la famine.
    Dans ce livre au souffle épique, Keith Lowe décrit un continent secoué par la violence, où de vastes segments de la population répugnent encore à accepter que la guerre soit finie. Il met l'accent sur la morale pervertie et le désir insatiable de vengeance qui furent l'héritage de ce conflit. Il dresse, enfin, le tableau du nettoyage ethnique et des guerres civiles qui déchirèrent l'existence des gens ordinaires, de la mer Baltique à la mer Méditerranée, avant l'instauration chaotique d'un nouvel ordre mondial qui finit par apporter la stabilité à une génération brisée."

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