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  • De quoi Louis Sarkozy est-il le nom ?...

    Les éditions Perspectives libres viennent de publier un essai de Rodolphe Cart intitulé De quoi Louis Sarkozy est-il le nom ?

    Partisan d'un nationalisme populaire et identitaire, Rodolphe Cart, qui, après avoir réussi des études juridiques, a exercé la profession de charpentier, est déjà l'auteur de trois essais, Georges Sorel, le révolutionnaire conservateur (La Nouvelle Librairie, 2023), Feu sur la Droite nationale ! (La Nouvelle Librairie, 2023), Faire légion - Pour un réveil des autochtones (Hétairie, 2024) et La menace néo-conservatrice - Une France et une Europe sous influence (La Nouvelle Librairie, 2024).

     

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    " Nous avons eu le père, voici le fils. Après des apparitions remarquées sur le plateau de LCI ou dans les tribunes du Figaro, Louis Sarkozy a fait son baptême du feu lors d’une soirée organisée par les Jeunes Républicains, en décembre dernier.  Simple coup médiatique ou réel engagement politique ? Quelques semaines plus tard, Valeurs Actuelles nous offre la réponse en faisant de lui l’un de ses éditorialistes vedettes. Depuis quelques mois, et au milieu d’une agitation médiatique grandissante, Louis multiplie les visites aux caciques de l’ancien parti de son père : Bruno Retailleau, Rachida Dati, etc. Peu à peu il s’installe dans le paysage médiatique de droite. Un tel lancement pose question. Qui est Louis Sarkozy ? Quels sont les réseaux qui le soutiennent ? Quel est son rôle au sein de la droite française ?"

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  • Quelle Europe devrions-nous sauver ?...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue d'Emmanuel Goût cueilli sur Geopragma et consacré aux gesticulations de la Commission européenne sur la question de la guerre en Ukraine et de la défense européenne. Emmanuel Goût est membre du Conseil d’Orientation Stratégique de Geopragma.

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    Quelle Europe devrions-nous sauver ?

    Le vendredi 28 février 2025 restera mémorable pour le déroulé de la rencontre entre le Président ukrainien ad intérim Zelensky et le Président américain Trump qui, rappelons-le aux virtuoses de la défense de la démocratie, a battu dans sa récente réélection des records de suffrages populaires. 

    Un autre évènement a aussi retenu mon attention par sa logique copier-coller, avec le monde d’Hollywood et de Taylor Swift mobilisés pathétiquement pour Kamala Harris, c’est la cérémonie des Césars. On y vit une Catherine Deneuve, de retour à cette cérémonie qu’elle a tant « snobée », avoir le besoin de dédier cette soirée à l’Ukraine… 

    On imagine en effet le désarroi d’une communauté dite « culturelle », de part et d’autre de l’Atlantique, perdre ses repères, depuis la chute du Président Biden (et de sa Vice-présidente), un Biden reconnu pourtant gâteux une intervention sur deux, pourfendeur de guerres toute sa vie durant, et demeurant néanmoins symbole du ralliement occidental ! 

    Malheureusement, il n’y a pas que cette communauté « culturelle » qui vocifère, car aux cotés de celle-ci, tous nos leaders politiques n’ont pas manqué d’exprimer leur soutien à Zelensky, se disant choqués, leurs déclarations faisant écho aux aboiements désespérés de nos médias mainstream.

    Face à une telle avalanche d’avis en tout genre, sur les dynamiques du monde et de la géopolitique, je finis par penser, en les écoutant, à mon barbier qui sans aucun doute peut me confier ses propres commentaires sur le monde mais dont, honnêtement et sans lui manquer de respect, je limite ma reconnaissance à ses compétences professionnelles qui m’ont amené à franchir son pas de porte. J’applique la même sentence aux artistes. Ils pourraient nous économiser des prises de position aussi prévisibles que superficielles, sans pour autant renoncer bien entendu au cinéma engagé : ma conscience politique doit sûrement encore beaucoup, à titre d’exemple, à Costa Gavras et son « Z » ou à Apocalypse Now de Coppola. 

    Mais que dire alors desdits experts et des journalistes ?

    Aux origines du mal, il faut sûrement pouvoir dénoncer l’aveuglement de deux professions en particulier : les journalistes et les diplomates. Ils assument, sans prendre le moindre recul, des conclusions manichéennes, conditionnées par une communication « tweetérisée ».

    Ils deviennent la matrice des politiques ou des analystes en tout genre, de tout niveau, ceux-là même qui refusent tout débat contradictoire, et dont les compétences improvisées ne peuvent prétendre à la moindre autorité. 

    Un peu comme si demain votre serviteur voulait se projeter conseiller pour la constitution de l’équipe de France…

    Aux origines du mal repose cette totale incapacité à ne pas savoir écrire, à ne pas savoir raisonner sans partir d’une conclusion apriori. Un tel obscurantisme se voit tristement consolider par un refus systématique de débattre avec les opinions différentes. 

    La formation des décideurs résulte par conséquent exclusivement de ces a priori

    En ce qui concerne les journalistes en particulier, ce comportement partisan remonte sûrement en grande partie au moment où la rédaction d’une information finit par se fondre avec l’éditorial :

    La présentation d’une information et d’interprétations enrichies par des recherches et vérifications les concernant devrait constituer deux moments distincts de l’écriture, en mesure d’offrir aux lecteurs une véritable stimulation à la réflexion. 

    Il en va de même pour les diplomates qui ont depuis trop longtemps abandonné les conseils qui ressortent des « portraits de diplomates qui ont changé le monde », dirigés par Hubert Védrine et que sont la curiosité et l’écoute

    Dans ce nouvel environnement géopolitique, l’Europe de la Commission, prolongeant les déclarations de nos politiques, refuse toute remise en cause, tout « mea culpa », gesticule, renouvelle son soutien indéfectible à l’Ukraine quitte à y risquer plus de morts et un élargissement du conflit, tire à boulets rouges sur le président de cette Amérique dont nous sommes vassaux affirmés depuis des décennies, et revendique même un nouveau leadership pour le « monde libre », dixit Madame Kallas. On croit rêver, c’est un cauchemar.

    L’Europe, que la Commission dirige, a en trois ans rendu nos foyers et nos entreprises dépendants énergétiques des USA – aujourd’hui les vrais gagnants – et de l’Algérie par exemple depuis l’abandon des fournitures énergétiques en provenance de Russie, sans oublier le surcoût que cette politique comporte : je vous renvoie à votre dernière facture.

    Cette nouvelle dépendance énergétique vient compléter la dépendance de nos économies à l’économie américaine – en particulier l’Allemagne -. Mais aussi, alors que nos politiques européens font un credo de la nécessité d’une défense européenne, faut-il ne pas négliger notre dépendance technologique globale aux USA puisque 50 %, pas moins, de nos équipements militaires dépendent directement ou indirectement des USA avec tout ce que cela comporte et que d’un point de vue pratique, à titre d’exemple, sur le front ukrainien, sans les réseaux satellitaires américains et leurs radars, nous nous retrouverions fort démunis, pour ne pas dire impuissants.

    Pour compléter le tout, nos eurocrates, à commencer par Mario Draghi, poussent à un endettement européen pour financer cette hypothétique défense européenne indépendante. Compte-tenu de ce qui précède, elle ne nécessiterait pas moins de 30 ans pour sa mise en place, privée de toute dépendance… Ce financement nécessaire de 800 milliards, décrit et promu entre autres par Draghi, reposerait sur un endettement européen (comme celui pour le Covid qui a tristement ouvert la brèche). Qui dit endettement dit impôt européen à venir ; M. Draghi est italien, pays qui pratique traditionnellement la culture du plus de dettes et de plus d’impôts !

    Sans compter enfin le contexte et la précipitation dans lequel se développe l’idée d’une défense européenne, celui d’une paranoïa maladive qui verrait la Russie vouloir s’en prendre à l’Europe. C’est ignorer l’histoire et la réalité.

    Tristes fondamentaux d’une Europe de la Commission que nous avons le devoir de combattre et d’empêcher nous conduire à un nouveau conflit mondial.

    Dans cette « illogisme destructeur », nous devons dénoncer et tenter de stopper les va-t-en guerres, les va-t-en impôts, les va-t-en règlements de l’information, les Van der Leyen, Kallas, Draghi, Macron.

    C’est servir une Europe qui pourrait sinon paradoxalement éclater. 

    Les européens doivent pouvoir prendre le dessus sur les européistes.

    L’Allemagne n’économise pas depuis les dernières élections, par la voix du leader de CDU Merz, des revendications et surenchères européennes. Elle oublie, comme sa maison mère l’Europe, qu’elle s’est générée depuis le conflit aux portes de l’Europe une nouvelle dépendance, une profonde dépendance énergétique aux USA qui s’additionne à sa dépendance économique qui résulte des déséquilibres des échanges bilatéraux. L’Allemagne parle d’une Europe plus européenne désormais… mais elle finira par se réconcilier avec son Est géopolitique aux dépends de la France, même si l’Angleterre fera tout pour entretenir, comme par traditions millénaires la permanence du conflit qu’elle favorise – comme au printemps 2022 faisant sauter l’accord de paix -, contribuant ainsi à l’affaiblissement de l’Europe continentale.

    Puis il y a toute une série de pays, Hongrie, Slovaquie…, qui ne voudront plus subir la politique de chantage qu’imposent ces prétendus illuminés de démocratie de la Commission pour les garder dans le giron des politiques de sanctions européennes à la Russie.

    Enfin il y a ceux, comme la Pologne qui parieront toujours plus sur les américains que sur l’Europe ou comme le Danemark qui doit protéger ou négocier son Groenland…

    Le monde est en totale ébullition. L’Histoire pluri-millénaire enseigne qu’il n’y a rien d’irrévocable et que les a priori ne sont que des manquements à l’intelligence.

    Il ne faut pas sauver cette Europe mais il y a urgence à penser l’Europe différemment, urgence à sauver une autre Europe. 

    Il y a ceux qui veulent le retour aux Nations souveraines, ceux qui veulent reparcourir l’idée de l’Europe des Nations ou ceux qui voudraient un leadership européen plus éclairé, indépendant et capable d’interagir tant à l’ouest qu’à l’est, forte d’une vocation « civilisationnelle » qui, aux côtés d’autres civilisations du monde, fait la richesse de notre terre et de sa diversité.

    Confrontés à cette effervescence géopolitique, toujours sujette à retour de flammes, n’oublions jamais que quel que soit le Président américain, démocrate ou républicain, gâteux ou illuminé, ce sera toujours America first ! Et les russes le savent. 

    Emmanuel Goût (Geopragma, 3 mars 2025)

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  • Jusqu'au bout de la nuit...

    Les éditions Perrin viennent de publier un ouvrage d'Eric Roussel intitulé Jusqu'au bout de la nuit - Les vies de Jacques Benoist-Méchin (1901-1983). Membre de l'Institut, Eric Roussel est un historien renommé auquel on doit des biographies de Georges Pompidou, Pierre Brossolette et Charles De Gaulle.

     

     

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    " Jacques Benoist-Méchin (1901-1983) est l'un des personnages les plus sulfureux et talentueux du XXe siècle. Comme si le talent littéraire jurait chez lui avec l'extrémisme de ses engagements politiques successifs. D'un côté, l'intime de Proust, critique, mémorialiste, et historien référent – à l'image de sa fameuse série Le Rêve le plus long de l'Histoire - invité en majesté, à la fin de sa vie, sur le plateau d'Apostrophes. De l'autre, l'intellectuel fourvoyé dans le nazisme à partir des Jeux Olympiques de Berlin de 1936, le ministre ultra-collaborationniste de Vichy condamné à mort à la Libération avant de connaître un spectaculaire rebond comme conseiller successif de Nasser, Hassan II et Kadhafi, ce qui en fait un des principaux architectes de la " politique arabe de la France ".
    À cette incroyable vie, il fallait un biographe d'exception. On ne présente plus Éric Roussel, dont les travaux sur Georges Pompidou, Pierre Mendès France, Valéry Giscard d'Estaing ou encore Charles de Gaulle l'ont imposé comme la référence biographique sur le vingtième siècle.
    Cet écrivain et journaliste de renom a bien connu Benoist-Méchin, dont il a publié l'édition critique de ses mémoires - À l'épreuve du temps (Tempus) - et de son Histoire de l'armée allemande (Bouquins).
    Non seulement, il raconte cette vie incroyable avec son talent coutumier, mais il a découvert de nombreux inédits, notamment sur sa vie privée. En découle, cette biographie référente très attendue depuis de nombreuses années. "

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  • IA et fracture humaine : une élite augmentée face à une masse déclassée ?...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous la chronique de David Engels sur Ligne droite, la matinale de Radio Courtoisie, datée du 28 février 2025 et consacrée à la question de l'intelligence artificielle.

    Historien, essayiste, enseignant chercheur à l'Instytut Zachodni à Poznan, à l'Institut Catholique de Vendée ainsi qu'au Mathias Corvinus Collegium de Bruxelles, David Engels est l'auteur de trois essais traduits en français, Le Déclin - La crise de l'Union européenne et la chute de la République romaine (Toucan, 2013), Que faire ? - Vivre avec le déclin de l'Europe (La Nouvelle Librairie, 2024) et, dernièrement, Défendre l'Europe civilisationnelle - Petit traité d'hespérialisme (Salvator, 2024). Il a  également dirigé deux ouvrages collectifs, Renovatio Europae - Plaidoyer pour un renouveau hespérialiste de l'Europe (Cerf, 2020) et Aurë entuluva! (Renovamen-Verlag, 2023), en allemand, consacré à l’œuvre de Tolkien.

     

                                           

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  • 542 : la fin de l'Antiquité ?...

    Les éditions des Presses universitaires de France viennent de publier un ouvrage de Sylvain Destephen intitulé 542 : la fin de l'Antiquité. Sylvain Destephen enseigne l'histoire de l'Antiquité tardive à l'université Caen-Normandie.

     

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    " L'année 476 marque traditionnellement la fin du monde romain en coïncidant avec la destitution du dernier empereur romain d'Occident. Pourtant, les sources contemporaines et postérieures ignorent presque cet événement de toute évidence secondaire et anecdotique. L'année 542 est beaucoup plus pertinente, car elle constitue un véritable tournant historique en raison de la conjonction d'événements politiques, militaires, diplomatiques, religieux et culturels majeurs. Parmi ces événements, il faut noter l'échec de la reconquête de l'Occident romain par l'empereur Justinien ou l'épidémie de peste que subit tout le bassin méditerranéen."

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  • Les «bons Européens»...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Duarte Branquinho, cueilli sur le site de l'Institut Iliade et consacré à l'avenir que nous devons donner à l'Europe.

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    Les « bons Européens »

    Le discours du vice-président américain à la Conférence de Munich sur la sécurité du 14 février 2025 a engendré une secousse politique et diplomatique majeure. Si Vance est perçu comme une voix d’espérance à droite, un modèle à imiter, en ce qui concerne le centre et la gauche, il représente l’incarnation du mal, du diable intervenant dans l’existence des autres pour les anéantir.

    Sommes-nous voués à être de « bons Européens », apaisés et soumis, paralysés par l’individualisme consumériste, ou de « mauvais Européens », autodestructeurs et aveuglés par un amour inconditionnel pour autrui, abrutis par le nihilisme progressiste ?

    Guillaume Faye écrit qu’« un peuple ou une civilisation qui abandonne sa volonté de puissance sera inévitablement submergé ; car celui qui n’avance pas recule, et celui qui refuse le combat comme étant essentiel à la vie ne vivra pas longtemps ». La clé réside justement dans la volonté d’affirmation et seuls les Européens pourront construire l’Europe, en tant qu’enfants du futur. La troisième voie est celle de ceux que Nietzsche distingue des patriotes, les Bons Européens.

    Les propos de Vance ne sont pas nouveaux, mais il semble qu’un point de vue extérieur soit nécessaire, notamment celui du porte-parole de la plus grande puissance mondiale, afin que nous puissions percevoir ce qui est devant nous. Examinons les trois questions clés de son allocution, sous un angle européen :

    • L’immigration de masse, la menace la plus importante. Vance n’a pas nié les menaces extérieures, telles que la Russie ou la Chine, mais a rappelé l’évidence, le danger intérieur. Les élites européennes ont oublié la figure de « l’ennemi à l’intérieur de leurs propres portes » et ont trop longtemps nié toute conséquence négative du phénomène migratoire, mais aujourd’hui le fantasme de la fin de l’histoire s’estompe. La seule réponse politique viable au défi actuel est de stopper les flux et de les inverser, un changement qui ne sera efficace que s’il est mis en oeuvre au niveau européen.
    • Une politique de défense européenne est indispensable. Vance a déclaré catégoriquement qu’« il est essentiel que, dans le futur proche, l’Europe fasse un pas en avant pour assurer sa propre défense ». Que ce soit pour protéger leurs citoyens et leurs frontières, ou investir dans leurs forces armées, les Européens ne peuvent dépendre d’aucune puissance extérieure. La paix se maintient en se préparant pour la guerre, et c’est l’enseignement classique qui devrait nous guider. Les premiers jalons de l’affirmation européenne en tant que puissance militaire se posent par le biais du développement de l’industrie de défense européenne et la mise en place d’un commandement des forces armées interétatique à l’échelle européenne.
    • La démocratie, règne de la volonté populaire. Vance est venu nous rappeler qu’il ne peut y avoir de place pour des cordons sanitaires électoraux ou d’autres formes de restrictions de l’expression des citoyens. Selon ses propres termes, « aucune démocratie, qu’elle soit américaine, allemande ou européenne, ne peut survivre au fait de dire à des millions d’électeurs que leurs pensées et leurs préoccupations, leurs aspirations, leurs appels à l’aide ne sont pas valables ou ne méritent même pas d’être pris en considération. » Les soi-disant populismes constituent actuellement le tournant de cette impasse politique, provoquée par la crise de légitimité.

    Les critiques qui ont volontiers vu dans ce discours une ingérence de Vance dans les affaires européennes sont ceux qui délèguent allègrement la défense de l’Europe aux États-Unis et ferment les yeux sur les soutiens financiers extérieurs de toutes sortes réalisés par les Américains, y compris ceux aux médias dits « de référence ».

    Ceux qui voient dans ces propos une atteinte à la démocratie européenne sont ceux qui veulent interdire les partis qui dérangent, surtout lorsqu’ils représentent une part toujours croissante de la population, ou qui s’opposent aux référendums sur des questions fondamentales comme l’immigration.

    Face aux présentistes, qui confondent l’Union européenne avec l’Europe, aux passéistes, qui rêvent de souverainetés impossibles, ou aux fatalistes, pour qui rien ne vaut la peine, la meilleure idée que JD Vance a véhiculée dans son discours de Munich était que « nous n’avons pas à avoir peur de l’avenir ».

    L’accélérationnisme se fait sentir à la fin de cet interrègne et, avec l’Europe à l’horizon, je me souviens des paroles sages et inspirantes de Giorgio Locchi : « Si nous voulons parler de l’Europe, si nous voulons planifier l’Europe, nous devons penser l’Europe comme quelque chose qui n’a jamais existé, quelque chose dont le sens et l’identité n’ont pas encore été inventés. L’Europe n’a pas été et ne peut pas être une « patrie », une « terre des pères » ; ne peut être planifiée, projetée, selon les mots de Friedrich Nietzsche, que comme une « terre des fils ». »

    Duarte Branquinho (Institut Iliade, 19 février 2025

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