Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/03/2018

La dictature victimaire...

Le nouveau numéro de la revue Éléments (n°171, avril-mai 2018) est disponible en kiosque, avec une magnifique couverture consacrée à Sylvain Tesson.

A côté du dossier consacré à l'idéologie victimaire, on retrouvera l'éditorial d'Alain de Benoist, les rubriques «Cartouches», «Le combat des idées» et «Panorama» , un choix d'articles variés, de nombreux entretiens, les chroniques de Xavier Eman, d'Hervé Juvin, d'Olivier François, de Ludovic Maubreuil, de Laurent Schang et d'Yves Christen et l'anti-manuel de philosophie de Jean-François Gautier...

Bonne lecture !

Vous pouvez commander ce numéro ou vous abonner sur le site de la revue : http://www.revue-elements.com.

 

Eléments 171.jpg

Éditorial           

L'espace et le temps, par Alain de Benoist

Agenda, actualités

L’entretien

Dans les pas de Sylvain Tesson, propos recueillis par Alain de Benoist, François Bousquet et Pascal Eysseric

Cartouches

Le regard d’Olivier François : Un faune impatient de culbuter les nymphes

Une fin du monde sans importance, par Xavier Eman

Le carnet géopolitique d’Hervé Juvin : L’Europe en congé de l’histoire

Journal d’un cinéphile, par Ludovic Maubreuil

Champs de bataille : Patton perd son pari à Metz, par Laurent Schang

Musique : Mingus, moins qu’un chien, plus qu’un homme, par Armand Grabois

Bestiaires : l’intelligence des corbeaux, par Yves Christen

Sciences

Le combat des idées

Le Sacré-Ricœur de Macron, le philosophe et le président, par Fabrice Moracchini

La Catalogne et le destin de l’Espagne, par Javier Portella

N’ayez pas peur des autonomistes !, par Francis Van den Eÿnde

Poutine : entretien avec Héléna Perroud, propos recueillis par Slobodan Despot et Alain Lefebvre

Zakhar Prilepine sur tous les fronts, propos recueillis par Michel Thibault et Christophe A. Maxime

Chine : la Révolution culturelle, par David L’Épée

Socialismes asiatiques : l’Orient est-il toujours rouge ? , par Pascal Eysseric

Voyage en Corée du Nord, par Thomas Gerber

Jean-Marie Le Pen nous ouvre sa bibliothèque, propos recueillis par Maxime Dalle

Expurgeons ces prétendus classiques ! par Bruno Lafourcade, Slobodan Despot, Jean-Jacques Langendorf, Patrice Jean et Michel Marmin

Matzneff, le plus complice de tous nos maîtres, par Patrice Jean

Hartmut Rosa et l’homme compressé, par Thomas Hennetier

Dossier

Les folies de l’épidémie victimaire

Les nouveaux Gardes rouges du multiculturalisme, par François Bousquet

Comment les médias façonnent un monde virtuel, par Alexandre Zinoviev

Faux crimes de haine, enquête dans les campus américains, par James Littel, notre correspondant aux États-Unis

Extension du domaine de l’exclusion, par Pierre Fouques

L’ubuesque concept d’appropriation culturelle, par François Bousquet

Le décryptage de Jean-Yves Le Gallou. Traque aux fake news : Kafka revisité par la Silicon Valley, propos recueillis par François Bousquet et Patrick Péhèle

Entretien avec Marc Laudelout. À quand l’autodafé des livres de Céline ? , propos recueillis par François Bousquet

La Cinémathèque au banc des accusés, par Ludovic Maubreuil

Fake news : l’exemple de l’attentat de la rue Copernic, par Pascal Eysseric

Panorama

L’œil de Slobodan Despot

Série télé : South Park contre le politiquement correct, par David L’Épée

Un païen dans l’Église : la cathédrale de Quimper, par Bernard Rio

Philo : Pourquoi la vie n’est pas un objet scientifique, par Jean-François Gautier

L’esprit des lieux : Syracuse, par Kostas Mavrakis

C’était dans Éléments : Pourquoi j’aime l’Allemagne, par Jean Cau

Éphémérides

 

 

Prisons, tout le monde dehors ?...

Vous pouvez découvrir ci-dessous L'Hebdo politique de TV Libertés, présenté par Élise Blaise, qui, le 10 mars 2018, recevait Maître Frédéric Joachim, avocat au barreau de Paris, pour dresse un premier bilan des propositions présidentielles en matière de réforme de la justice pénale...

 

                             

21/03/2018

Le gai savoir de Nietzsche...

Les éditions du CNRS viennent de publier un essai d'Olivier Ponton intitulé Le gai savoir de Nietzsche - Une manière divine de penser. Professeur de philosophie en classes préparatoires et spécialiste de Nietzsche, Olivier Ponton est notamment l'auteur de Nietzsche, philosophie de la légèreté (Walter de Gruyter, 2007).

 

Ponton_Le gai savoir de Nietzsche.jpg

" 1882 Nietzsche publie Le Gai savoir, un texte joyeux, ironique.
Après Choses humaines, trop humaines et Aurore, c’est l’œuvre d’un convalescent qui retrouve toutes ses forces. Il suffit de lire le titre du prologue : « Plaisanterie, ruse et vengeance », ou celui de l’appendice : « Chanson du prince Hors-la-loi ».
C’est dans ce livre de la maturité que sont « lancées » la mort de Dieu (aphorisme 125) et l’éternel retour (aphorisme 341), deux pensées des plus importantes et des plus énigmatiques auxquelles le nom de Nietzsche demeure attaché.
Si Dieu est mort, et qu’on ne croit plus en lui, pourquoi faut-il encore l’annoncer à des incroyants ? Si je dois revivre ma vie éternellement à l’identique, est-ce avec le souvenir de l’avoir déjà vécue ? Et quelle différence, si je la revis ?
Ce livre tente de comprendre la logique et la fonction de ces deux pensées. Convoquant d’autres auteurs (Pascal, Freud, Foucault, Bourdieu, Castoriadis, Jankélévitch) pour mieux éclairer l’expérience que Nietzsche s’efforce également de susciter en nous, Olivier Ponton reconstitue la cohérence si singulière du Gai savoir, ce chef-d’œuvre d’écriture aphoristique. Est ainsi mise en lumière une conception originale de la pensée, dont le pouvoir, moins théorique que pratique, est d’abord un pouvoir d’institution : institution du sens et de la valeur de la vie. "

La russophobie, annonciatrice de la prochaine guerre européenne ?...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Michel Geoffroy, cueilli sur Polémia et consacré à l'analyse des causes de la russophobie chronique du Système, qui connait à l'occasion de l'affaire Skripal une nouvelle poussée...

Haut-fonctionnaire et animateur de la Fondation Polémia, Michel Geoffroy vient de publier La Superclasse mondiale contre les peuples (Via Romana, 2018).

 

Skripal_Financial Times.jpg

La russophobie, annonciatrice de la prochaine guerre européenne ?

Il ne se passe plus une semaine sans que la Russie soit mise en cause, directement ou indirectement, dans les médias mainstream et par les gouvernements occidentaux. Aujourd’hui, le Premier Ministre britannique accuse la Russie d’être « probablement responsable » (sic) de la mort de l’espion Sergueï Skripal et de sa fille Youlia.
La russophobie devient une composante majeure du politiquement correct occidental.
Mais que signifient en réalité cet acharnement et cette russophobie d’Etat ?

C’est de plus en plus la faute aux Russes !

Hier, on accusait les réseaux russes d’être à l’origine de la victoire du centre droit et de la Ligue du Nord lors des élections générales en Italie. Comme les démocrates américains accusaient les Russes d’avoir déstabilisé la candidature d’Hillary Clinton. Ou d’avoir « désinformé » les britanniques pour les conduire à choisir le Brexit.

La chaîne Arte, dans son reportage du 6 mars dernier sur les mouvements pro-vie, y voyait bien sûr l’influence perverse des oligarques russes. Et on n’oubliera pas la Syrie, où tout est prétexte à mettre en cause le soutien russe au gouvernement de Bachar El Assad, alors qu’il a permis de mettre Daesh à genoux.

A tout instant, la Russie devient le bouc émissaire en Occident. Des attaques de hackers ? Russes évidemment. Des sportifs privés de leur drapeau national par le Comité Olympique ? Des sportifs russes évidemment. Des « fake news » ? Exclusivement russes bien sûr.

La russophobie devient le prêt à penser occidental.

Mais dans quel but en réalité ?

Les russophobes : la voix de leurs maîtres

D’abord, les médias mainstream, propriété de l’oligarchie transnationale, ne font en la matière qu’appliquer la stratégie fixée par les Etats Unis depuis la chute de l’URSS : empêcher par tous les moyens la constitution d’une Europe « de l’Atlantique à l’Oural », pour reprendre la célèbre formule du Général De Gaulle, c’est-à-dire une alliance stratégique entre l’Europe et la Russie, susceptible d’équilibrer et finalement de contrebalancer la surpuissance américaine.

La diabolisation de la Russie, qui est paradoxalement plus importante que lorsque l’URSS existait, sert ainsi à créer un obstacle psychologique à une telle alliance, en présentant ce pays comme un perpétuel agresseur, une perpétuelle menace.  Et par la même occasion, elle sert à diaboliser aussi ceux qui, en Europe, rêvent d’une Europe Puissance, en les accusant d’être des agents« de Poutine ».

La Super Classe Mondiale qui a pris le pouvoir en Occident après la chute de l’URSS s’efforce en effet de maintenir par tous les moyens le leadership américain, car elle a besoin de lui pour faire avancer son projet de gouvernement mondial. Et pour semer le chaos partout, afin d’affaiblir les Etats-Nations qu’elle veut supplanter.

En diabolisant la Russie, les médias et les gouvernements européens n’expriment donc, une fois encore, que la voix de leurs vrais maîtres : la Super Classe Mondiale.

La russophobie : diaboliser ceux qui défendent les vraies valeurs

En outre, la Russie incarne, comme justement nombre de pays de l’ex Pacte de Varsovie, des valeurs qui vont à l’encontre de la doxa libérale/libertaire et cosmopolite qui s’est imposée en Europe occidentale.

Ces pays sont notamment patriotes, hostiles à l’immigration comme à l’islamisation, soucieux de préserver leur identité et leur religion chrétienne et adoptent une politique familiale dynamique et respectueuse des traditions morales. Tout le contraire de l’idéologie occidentale !

La Russie incarne donc, non seulement un adversaire stratégique, mais aussi idéologique pour la Super Classe Mondiale qui règne au Forum de Davos. Elle devient pour cette raison, de plus en plus, un adversaire à abattre.

La russophobie cache en effet l’attitude de plus en plus agressive et belliqueuse qu’adoptent les Occidentaux, et notamment les anglo-saxons, vis-à-vis de la Russie, selon un processus classique d’inversion accusatoire.

La russophobie : une propagande de guerre

En effet les Etats-Unis n’ont nullement renoncé à leur traditionnelle politique d’encerclement stratégique de la Russie, malgré la fin de la menace communiste en Europe et la fin des blocs Est/Ouest. Comme ils ne renoncent pas à la déstabilisation ou à la mise en tutelle de tous les pays musulmans anciens alliés de l’URSS. Comme ils multiplient les sanctions économiques vis-à-vis de la Russie. Comme l’ambassadeur américain à l’ONU, Nikki Halley, ne cesse de multiplier les provocations verbales vis-à-vis du « régime de Poutine » comme elle le dit bien peu… diplomatiquement.

Contrairement à ce qu’ils avaient promis au gouvernement russe lors de la chute du mur de Berlin, les Occidentaux n’ont donc eu de cesse d’étendre l’OTAN, organisation dominée par les Etats-Unis, aux pays de l’ex Pacte de Varsovie, par le truchement des révolutions colorées. L’opération Euromaïdan – où les services secrets occidentaux ont joué un rôle des plus troubles – a servi ainsi à empêcher tout rapprochement économique entre l’Ukraine – pays ruiné – et la Russie. Et à renforcer l’encerclement de la Russie.

Les Etats-Unis, non contents de remettre en cause l’équilibre nucléaire en Europe, n’hésitent d’ailleurs pas à vendre des armes antichars sophistiquées aux Ukrainiens, armes qui ne peuvent servir que contre la Russie. De même, l’OTAN multiplie les gesticulations militaires dans les pays baltes, dans une logique d’affrontement avec l’armée russe : une logique belliqueuse présentée évidemment sous l’angle de la protection de ces pays ! Mais une logique qui ravit les Etats-Majors européens puisque ceux-ci n’ont eu de cesse de se préparer à une guerre qui… n’a jamais eu lieu en Centre Europe, au grand dam de l’OTAN.

Sur ce plan, force est de constater que l’élection de Donald Trump n’a rien changé du tout, sans doute parce que la politique internationale américaine relève plus désormais de « l’Etat profond » que des institutions démocratiques de ce pays.

Danger russophobie !

La russophobie occidentale n’est donc pas seulement ridicule. Elle n’est pas seulement une forme de racisme d’Etat, qui fait du peuple russe un coupable ou un danger par essence.

Elle est surtout dangereuse car elle prépare les esprits européens à un affrontement avec la Russie : elle véhicule des bobards de guerre, un « bourrage de crâne » comme on disait pendant la Grande Guerre, qui toujours annoncent la vraie guerre !

En effet, la Super Classe Mondiale n’a nullement renoncé à la guerre pour parvenir à ses fins. Car le monde est en passe de lui échapper. La puissance des anglo-saxons – qui constituait le cœur nucléaire de l’oligarchie occidentale – ne cesse de décliner à l’échelle du monde, dans tous les domaines et pas seulement économiques. Et les oligarques le savent bien.

Les médias mainstream s’efforcent de nous cacher ce grand secret : le monde échappe aux mondialistes parce qu’il devient de plus en plus multipolaire. Parce que de grandes civilisations – notamment en Eurasie – se réinventent et veulent se libérer de la tutelle occidentale. Et qu’elles acquièrent de plus en plus les moyens de le faire.

On ne peut donc exclure que certains oligarques anglo-saxons ne soient tentés, une nouvelle fois, de miser sur un conflit mondial pour maintenir leur leadership, c’est-à-dire leur domination et leur projet liberticide de gouverner le monde à leur seul profit.

Un tel conflit serait évidemment catastrophique pour l’Europe qui serait certainement, de nouveau, un « théâtre d’opérations ». Mais cela n’entrerait-il pas aussi dans les intentions de la Super Classe Mondiale de détruire cette fois définitivement les Européens ?

Il faut donc dénoncer les russophobes médiatiques européens pour ce qu’ils sont : non seulement des imbéciles, mais aussi des fauteurs de guerre au service de la Super Classe Mondiale.

Michel Geoffroy (Polémia, 16 mars 2018)

20/03/2018

L'épopée sibérienne...

Les éditions des Syrtes viennent de publier une étude historique d'Eric Hoesli intitulée L'épopée sibérienne - La Russie à la conquête de la Sibérie et du Grand Nord. Journaliste pendant trente ans, puis professeur à l'Université de Genève en tant que spécialiste du monde russe, Eric Hoesli est déjà l'auteur de A la conquête du Caucase (Syrtes, 2006).

Hoesli_L'épopée sibérienne.jpg

" L'ouvrage est consacré à l'exploration de la Sibérie et du continent eurasien du XVIe au XXe siècle, la spectaculaire "conquête de l'Est". C'est un récit d'aventures grandiose, une véritable épopée, dont le fil conducteur est la recherche d'un nouvel eldorado, d'un continent inconnu. Elle commence par la saga des Stroganov, une famille de marchands poussée par l'appel de la fourrure, qui construit un empire au nord de la Moscovie et finance l'expédition du Cosaque Ermak en 1582, ouvrant ainsi la porte de la Sibérie. Puis le lecteur suit la longue et difficile avancée jusqu'au Pacifique à travers un désert de glace. Les premières expéditions sont des expériences de survie, qui revêtent ensuite un caractère scientifique : l'énigme d'une séparation entre l'Asie et l'Amérique, qui passionne les contemporains, conduit à la découverte du Kamtchatka, du détroit de Béring et de l'Alaska aux XVIIe et XVIIIe siècles. Les explorateurs sont des savants qui, par leurs découvertes d'espèces inconnues ou disparues, leurs rencontres avec des peuples indigènes, participent à la mise en oeuvre d'une grande encyclopédie du monde. Dans la troisième partie l'auteur montre comment la Russie élargit sa sphère d'influence en Extrême-Orient et entre en concurrence avec l'Amérique, la Chine et l'Europe dans le contexte de la révolution industrielle. Le Transsibérien ou l'organisation du système concentrationnaire, du bagne tsariste au Goulag soviétique précèdent la conquête de l'Arctique puis les enjeux contemporains des hydrocarbures. L'Epopée sibérienne est un ouvrage de référence, riche et détaillé, rédigé dans un style accessible. L'auteur trouve un équilibre entre la rigueur historique et le souffle narratif. Le lecteur est emporté dans la description très pittoresque de la Russie, les épisodes sont décrits avec force détails, les situations sont reconstituées de façon précise et concrète. Fruit de nombreuses années de recherches effectuées dans les bibliothèques du monde, les archives russes récemment ouvertes, de nombreux voyages et rencontres avec les meilleurs spécialistes mondiaux, L'Epopée sibérienne est également le premier ouvrage complet écrit et publié en français sur le sujet. Il contient une cartographie originale (15 cartes) ainsi qu'un certain nombre d'illustrations souvent inédites. "

16:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : éric hoesli, sibérie, nord, russie |  Facebook | Pin it! |

L'état de droit contre la démocratie...

Dans son émission du 15 mars 2018 sur le site du Figaro, Eric Zemmour revient avec Guillaume Roquette sur l'opposition qui se manifeste en Europe entre état de droit et démocratie, notamment autour de la question de l'immigration...