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"Macron nous amène à un avenir californien..."

L'écrivain Marin de Viry, interrogé par Martial Bild pour TV Libertés, donne son avis sur le phénomène Macron... Critique littéraire à la Revue des Deux Mondes, Marin de Viry vient de publier Un roi immédiatement (Pierre-Guillaume de Roux, 2017).

La totalité de l'entretien peut être visionné ici : Marin de Viry : « Un Roi immédiatement ! »

                             

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Commentaires

  • Le retour risqué de Macron en Hollandie.
    Oui, il y avait un sérieux goût de quinquennat finissant, hier, au meeting de Macron à La Villette. Voir Ségolène Royal, symbole s’il en est de la Hollandie, aux côtés de Harlem Désir, Bertrand Delanoë, Jean-Yves Le Drian et quelques autres figures du socialisme malade, cela paraissait un peu baroque.
    Encore plus quand Macron les saluait ou interpellait par leur prénom. Il est même allé jusqu’à rendre hommage à l’action de Ségolène Royal sur le terrain de l’Ecologie, qui fut pourtant bien timide.
    Pour le candidat d’En Marche!, qui plaide le renouveau, prétend s’inscrire hors du système et faire de la politique autrement, il n’est pas sûr que cet épisode lui ait permis d’afficher la rupture qu’il désire avec François Hollande.
    Surtout que Marine Le Pen s’est encore employée hier à faire de Macron l’héritier du chef de l’État sortant.
    Macron peine à sortir de ce piège. L’objectif de Marine Le Pen est de montrer que Macron est l’incarnation de la gauche bobo, celle de la finance, de la banque, de l’argent roi. Tout ce contre quoi Hollande avait promis de lutter dans son discours du Bourget en 2012. Il n’y est pas arrivé, et Macron en est, pour elle, la preuve vivante.
    Si vous ajoutez à cela la soirée de La Rotonde, qualifié de Fouquet’s de gauche par le FN, dimanche dernier, le soutien de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), la présence très people et omniprésente de son épouse Brigitte, sa défense appuyée hier du mariage pour tous, Macron passe nécessairement aux yeux de l’électorat populaire pour un candidat libéral-libertaire, mondialiste, loin du peuple.
    Il dit qu’il veut refonder le pays, mais les signaux médiatiques qu’il donne sont majoritairement ceux d’une certaine élite. Et ce n’est pas en visitant le village martyr d’Oradour-sur-Glane ou en multipliant les commémorations sur le thème de la lutte contre l’extrémisme, comme l’a beaucoup fait Hollande, qu’il fera taire la colère d’une partie des Français.
    Macron est donc sur la défensive quand Le Pen ne cesse d’attaquer.
    Ce n’est pas anodin d’entendre Macron parler de résistance à plusieurs reprises. Oui, il tente de résister au rouleau-compresseur Le Pen, mais il n’arrive pas à prendre l’initiative dans cet entre-deux-tours.

  • Toute personne objective ne peut que constater que la France est à la croisée des chemins, et que le vote du 7 mai prochain représente un enjeu de civilisation, entre :
    · l’accélération de la mise en place d’une France multiculturelle déstructurée en profondeur, et autoritairement agglomérée à une Union européenne anti-démocratique,
    · ou le retour d’une France souveraine, maîtresse de son destin, résorbant peu à peu les désastres politiques, économiques, sociaux, moraux et culturels du demi-siècle passé.
    Nous sommes dans la situation de la fin du mois d’août 1939. À cette époque, une grande partie des Français bronzait sur les plages de l’Atlantique ou de la Méditerranée : tout allait très bien. Seuls les authentiques résistants de la première heure criaient dans le désert. Quelques jours plus tard, la guerre était partout, et la France allait partir en lambeaux.
    Aujourd’hui, les forces non démocratiques du système politico-médiatique de gauche s’apprêtent à envahir tout l’espace français, en employant les moyens les plus inadmissibles pour faire élire leur nouvelle idole, le dieu Macron. Pour ne pas se retrouver comme en septembre 1939, la résistance du peuple de droite n’est plus une option, mais un impératif. Et pourtant…
    Il semble que Ponce Pilate soit plus que jamais présent dans les esprits de nombreux responsables de la société civile, notamment catholiques. Les déclarations étranges se succèdent, et sont objectivement catastrophiques. Pour les uns, aucune nécessité d’éclairer sur le vote de dimanche prochain, considéré comme un épiphénomène peu intéressant ; pour d’autres, le Front National est évidemment responsable du désastre (dont on ne sait ce qu’il est…), et le 7 mai prochain est donc à passer par pertes et profits, et sus aux législatives ; la Conférence des évêques de France publie un communiqué lamentable, axé prioritairement sur le seul devoir de l’accueil de l’immigré : passion pour l’invasion, quand tu nous tiens… Et encore, et encore. Nous sommes bien à la fin du mois d’août 1939 : alors que se prépare un changement de civilisation, les insouciants restent insouciants, car telle est leur nature : tout cela n’est pas leur problème, ils s’en lavent les mains. Le réveil risque d’être brutal, comme il le fut au début de septembre 39.
    De tout cela, il résulte que le monde catholique de la résistance doit continuer, tout au long de la semaine, à expliquer que le vote Macron conduit purement et simplement à la destruction de la France, alors que le vote Marine ne s’oppose en rien à la Doctrine sociale de l’Eglise (à cet égard, la position de Marine Le Pen sur l’immigration est conforme à celle du Catéchisme de l’Eglise catholique, n’en déplaise à la Conférence épiscopale).

  • L’idée force de « Conjecture sur le Brexit » était que le référendum britannique révélait la lutte séculaire entre le capital foncier et le capital financier. N’assistons-nous pas aujourd’hui en France à la cristallisation de cette lutte entre Emmanuel Macron, le favori, et Marine Le Pen, sa « chalengeure » ?

    Beaucoup d’auteurs ont analysé l’Histoire à travers cette dualité. On citera, par exemple, Bernard Lazare à travers L’Antisémitisme, son histoire et ses causes. Sans se focaliser sur la question juive comme il le fit, cet antagonisme fondamental opposerait la campagne à la ville, l’aristocratie terrienne à la bourgeoisie, le château à la commune, le paysan au prolétaire, la rente foncière à la rente financière, etc.
    L’élection en cours est-elle une nouvelle partie de ce jeu ? Le capital financier est-il sur le point de remporter une étape déterminante dans sa lutte pour la suprématie politique ?
    Les programmes des deux candidats nous éclairent à cet effet.
    Alors que Marine Le Pen maintient l’impôt sur la fortune en l’état, Emmanuel Macron veut le remplacer par un impôt sur la fortune immobilière. Cela signifie que le capital financier serait exonéré d’impôts au détriment du capital immobilier. Par définition, celui-ci concerne les biens qui ne peuvent être déplacés, comme les terrains, les maisons, les immeubles ; le capital financier, lui, bouge autant qu’il veut, surtout aujourd’hui. C’est la mondialisation.
    Alors qui a intérêt à l’élection d’Emmanuel Macron ? Pourquoi les gens ayant fait le choix du capital immobilier pour épargner voteraient-ils pour lui ? Veulent-ils donner à quelques oligarques de la finance le pouvoir sur ce qui nous permet de manger et de se loger ?
    Cet article est court car à quelques jours d’un enjeu décisif le temps n’est pas à la réflexion de fond. Aussi se conclura-t-il par une interrogation : Que doivent faire ces Français aimant la pierre et la terre au moment de glisser leur bulletin dans l’urne : donneront-ils la corde pour se faire pendre ?
    La réponse dans quelques jours.

  • Portrait de Macron

    ♦ Aristote dit que pour comprendre un objet social, humain ou institutionnel, il faut prendre en compte quatre causes : la cause finale qui donne du sens à son existence, c’est la plus importante. Il y a la cause formelle : les normes qui s’appliquent. La cause efficiente : les hommes qui sont autour et agissent. La cause matérielle, les racines.

    1/ Macron social
    Dans le cas de Macron, son ego, son « moi » est sa cause finale. C’est Narcisse amoureux de lui-même. Dans les 50 premières pages de son livre, il cite les mots « moi, je » 250 fois et une seule fois le mot « France ».
    La cause formelle est l’argent, la richesse. Tout doit lui être subordonné. Si les frontières font perdre des gains, il faut les supprimer.
    La cause efficiente, ce sont les réseaux oligarchiques, plus ou moins secrets ou discrets : réseaux maçonniques, homosexuels, réseaux ethniques, réseaux médiatiques, réseaux technocratiques. C’est par les filets des réseaux que l’on contrôle un peuple, qu’on l’emprisonne sans qu’il s’en rende bien compte.
    La cause matérielle est le nomadisme, le rejet des racines, de toutes les racines géographiques et historiques, nationales, partisanes, familiales, etc.
    Voici donc le schéma qui permet de connaître l’essence de Macron selon la méthode d’Aristote :
    Argent

    Ego ← Macron → Réseaux

    Nomadisme
    La personne normalement civilisée se situe au sein des quatre pôles suivants : Dieu, l’Honneur, la personne et les racines.
    2/ La personnalité de Macron, sa structure psychologique
    Selon les spécialistes, notre cerveau est triunique, c’est-à-dire se compose de trois cerveaux en interaction les uns avec les autres : le cerveau reptilien instinctif, le cerveau affectif et moral (le cœur des Pères de l’Eglise) et le cerveau rationnel, calculateur.
    Le cerveau instinctif, ou « reptilien » car on le partage avec les reptiles : il guide la faim, l’agressivité, la sexualité, la peur, etc. Il est nécessaire à notre survie. Mais chez l’homme, il est chaotique, donc dangereux, et doit être maîtrisé. Il contient de l’énergie.
    Le cerveau affectif est la source de nos sentiments, y compris le sentiment moral, la charité envers autrui, l’héroïsme, le sens de l’humain, mais aussi la colère. On le partage avec les mammifères supérieurs. Il mobilise de fortes énergies.
    Le cerveau rationnel, ou néo-cortex, proprement humain, permet le langage et la pensée abstraite. Il n’a pas d’énergie propre et donc doit s’associer aux autres cerveaux pour l’action.
    Dans le cas de Macron, les cerveaux reptilien et rationnel sont très développés au détriment du cœur, de l’affect et du sens moral. On obtient donc le schéma suivant :
    Cerveau calculateur développé

    Cerveau affectif et moral atrophié

    Cerveau reptilien instinctif développé
    Cette structure psychologique est très dangereuse : c’est celle des personnalités égocentriques autoritaires. Les dictateurs d’Afrique ou d’Amérique latine présentent souvent ces caractéristiques. L’intelligence est grande mais s’exerce pour satisfaire les pulsions instinctives chaotiques. Le sens moral est réduit. L’individu est porté à l’abstrait non à l’humain et son langage s’en ressent. C’est un menteur structurel avec des bouffées d’hystérie, un hypocrite permanent. Ce type d’individu est toujours dangereux et il est impossible de lui faire confiance à cause du monopole de son Moi qui prime toute autre considération.

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