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30/06/2011

Crise, krach, collapsus ?...

Nous vous signalons la parution récente, en septembre 2010, de Crise, krach, collapsus - De la faillite des banques à la ruine des peuples et des Etats, un essai de David Mascré, publié par les éditions de l'Infini. David Mascré est professeur de géopolitique à HEC, docteur en mathématiques et en philosophie et fait partie de ces intellectuels qui ont rejoint le Front National depuis l'arrivée à sa tête de Marine Le Pen...

 

crise krach collapsus.png

 

Wall Street, jeudi 7 septembre 2009, 12 h. Dans un ciel déjà assombri par de nombreux nuages, un authentique coup de tonnerre retentit. Boursiers et analystes apprennent avec stupeur que Fannie Mae et Freddie Mac, deux organismes semi-étatiques chargés du refinancement des prêts immobiliers aux ménages sont mis sous tutelle. La nouvelle fait l’effet d’une bombe. Deux des principaux piliers du système capitaliste post-rooseveltien viennent de s’effondrer.  En quelques heures, la panique s’installe dans les salles de marché. Les cours des principales valeurs américaines s’effondrent entraînant dans leur chute l’ensemble des bourses mondiales. C’est le krach !
D’immobilière, la crise va vite devenir financière, puis bancaire, puis boursière avant de se propager à l’économie réelle. Tous les pays, toutes les catégories d’actif, tous les secteurs de l’économie sont progressivement touchés. La plus grande crise économique de l’histoire depuis la crise de 1929 vient de commencer. Elle emportera bientôt tout ou presque sur son passage.
La crise de 2008 marque une rupture sans précédent. Désormais, plus rien ne sera jamais plus comme avant. Si nous voulons comprendre les mécanismes qui ont conduit à ce krach, les conséquences à  venir de la crise en cours et les moyens d’éviter ce qui demain pourrait constituer un effondrement sans précédent de nos économies et de nos sociétés, il nous faut remonter aux principes et aux lois morales qui jadis fondèrent la civilisation. Sans quoi, ce sont les conditions mêmes de notre survie qui demain risquent d’être menacées.
Comprendre les mécanismes de cette crise sans précédent, situer les responsabilités des élites, décrypter la redistribution des cartes qui est en train de se jouer dans le grand jeu planétaire, analyser la responsabilité des acteurs et des élites financières dans l’avènement de ce krach, imaginer les solutions de l’avenir, voilà ce à quoi s’essaie le présent ouvrage.

Drogue : la fin de l'utopie néerlandaise ?...

Nous reproduisons ci-dessous un article de Xavier Raufer, publié initialement sur Ring (qui vient de reprendre son activité après près de deux mois d'arrêt pour développement) et consacré à l'échec de l'expérience néerlandaise de légalisation de la consommation de cannabis...

 

Coffee_Shop_amsterdam.jpg

Stupéfiants : la fin de l'utopie néerlandaise

Jeune loup sur la touche ? Ex-ministre démodé ? Longtemps, le politicien au rancart eut un truc pour attirer l’attention : exiger la libéralisation du cannabis. Sitôt, les micros de tendaient, les invitations aux talk-shows s’empilaient, tant ces fausses audaces ravissent les médias. Avec, toujours, un argument massue : voyez les Pays-Bas, leurs coffee-shops où le cannabis se vend librement - la tolérance, ça marche !Eh bien non. Et même, les Pays-Bas abandonnent désormais leur historique tolérance envers les drogues « douces », avec la fermeture programmée des fameux coffee-shops qui - Ô mânes de Tartuffe - ne vendent pas de café, mais de la drogue.Il faut dire que, trente-cinq ans durant, les Pays-Bas ont tout fait pour que leur laxiste utopie vire au drame. Et d’abord, de croire les usuels Diafoirus-sociologues et leur culture de l’excuse, prônant que de pauvres victimes de l’exclusion et du racisme survivent en vendant de la tisane sympa à une innocente jeunesse conviviale. Résultat : des Pays-Bas transformés en centre commercial mondial pour narco-trafiquants, et une croissante réputation de « narco-Etat » dans les instances européennes de Bruxelles. Pour la police néerlandaise en tout cas, nul ne manque dans cette sorte d’Onu du crime : triades chinoises, mafia turque, cartels colombiens, gangs africains, israéliens, vietnamiens, marocains ; un enivrant paradis pour amateurs de « diversité » criminelle. Le local maintenant : comme le sait tout criminologue sérieux, seul le crime organisé peut contrôler durablement un marché illicite. Ainsi, voici un siècle et inexorablement, les tenaces mâchoires, les puissants crocs mafieux se sont refermés sur les drogues. Toutes les drogues. Et par conséquent, ce n’est pas une capitulation sympa et festive, vendue comme doctrine sociologique ou progrès social, qui leur fera lâcher prise.Ainsi, le gros du marché du cannabis néerlandais (Nederwiet, ou Skunk), est-il contrôlé par le crime organisé, « fermes à cannabis » et Coffee-shops tout ensemble. Et qui dit marché dit concurrence : le paisible narco-paradis a bientôt viré à l’enfer, avec explosion des homicides entre gangs, braquages, jets de grenades et tirs d’armes de guerre visant les rivaux, etc.Puis les bandits ont ciblé les élus « pas cool » avec eux : ayant déclaré que les Coffee-shops de sa ville « étaient liés au crime organisé » Rob van Gijzel, maire d’Eindhoven, est sous surveillance policière. Menacé avec sa famille, Fons Jacob, maire de la ville voisine de Helmond, a dû fuir et se cacher. D’où le retournement néerlandais. Une décision brutale ? Non. La fin du laxisme local en matière de drogue était prévisible depuis juin 2010 : lors d’une discrète conférence au ministère français de l’Intérieur, des experts officiels néerlandais et belges avaient révélé l’ampleur du désastre. Selon eux, « l’investissement du crime organisé dans la culture indoor du cannabis » était massif aux Pays-Bas. « La production de cannabis contrôlée par le crime organisé se situant entre 300 et 800 tonnes », pour « un chiffre d’affaires [annuel] de un à trois milliard d’euros ». Ce contrôle criminel du business du cannabis s’accompagnant « d’une montée des homicides liés à la rivalité entre gangs (25 morts en 2009), «  des séquestrations et tortures » et du « trafic des êtres humains et du travail forcé ».Uniquement aux Pays-Bas ? Non : la gangrène gagnait le nord de la Belgique, où « les organisations criminelles hollandaises s’implantent de plus en plus ». « Au Brabant septentrional et en Flandre s’est constitué une sorte de Rif [montagnes marocaines où se cultive le cannabis] indoor qui produit 1 000 tonnes d’herbe » [par an] ». Au total, un appel au secours où les Pays-Bas et la Belgique ressentaient cher payer trente ans de laxisme. Le cannabis était naïvement laissé en vente libre par petites doses pour éviter les guerres de gangs et le crime organisé ? Résultat : les mafias, les homicides, le travail forcé, la drogue par tonnes et des milliards de narco-euros corrompant les campagnes de la région. Telle est la leçon à retenir. C’est sur cette base simple et réaliste que devra se bâtir toute politique européenne anti-drogue. Une construction désormais possible, maintenant que les Pays-Bas abandonnent leur laxiste utopie. Et d’autant plus urgente qu’en la matière, une crise menace, du fait d’une imminente « rupture majeure dans la géopolitique du cannabis » (Drogues, enjeux internationaux, bulletin de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies, N°1, mai 2011). Rappel préalable : le cannabis compte dans l’Union européenne 23 millions d’usagers récréatifs, dont 4 millions de fumeurs pluri-hebdomadaires. Or, sur ce marché énorme, s’amorce une guerre de territoires entre la résine de cannabis du Maroc, dominante en Europe du Sud (Italie, Espagne, Portugal, France) et l’herbe Sinsemilla, elle cultivée clandestinement en serres, surtout en Europe du nord et en Grande-Bretagne. En présence : la résine marocaine, qui est pauvre en principe intoxicant : de 3 à 16% de THC (Tétrahydrocannabinol) ; venant du Maghreb, elle doit donc être transportée de loin. Et la Sin-semilla (sans graines en espagnol), une plante femelle ultra chargée en THC (de 20 à 35%). Cultivée en Europe, près des consommateurs, elle est à la fois bon marché et « forte », donc attrayante pour les drogués.Or la Sinsemilla est désormais en pleine conquête de l’Europe du Sud - à commencer par la France.D’où, deux conséquences prévisibles :- Une guerre européenne entre gangs vendant la résine, ou la Sinsemilla,- Un déport des dealers de résine vers la cocaïne, pour combler leur manque à gagner.Or, toujours et partout dans le passé, de tels soubresauts dans un marché illicite ont généré de sanglantes guerres de gangs. Voilà qui explique pour bonne part l’évolution néerlandaise - et qui rend plus urgente encore l’élaboration d’une politique européenne anti-drogue cohérente et ferme.

Xavier Raufer (Ring, 21/06/2011)



 

29/06/2011

Apologie du carnivore !...

La publication de l'essai de Jonathan Safran Foer, Faut-il manger les animaux ? (L'Olivier, 2011), a été l'occasion d'une violente offensive des milieux bobos-végétariens pour s'attaquer au principe de la consommation de viande animale. Le philosophe Dominique Lestel, spécialiste de la question animale, avec Apologie du carnivore, un essai publié chez Fayard, revient sur ce débat avec beaucoup d'intelligence...

 

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"Vous aimez manger de la viande et vous en avez assez de vous entendre accuser par les végétariens de mépriser les animaux?
Ce livre est fait pour vous.
Dans cet essai mordant, Dominique Lestel pousse le raisonnement des végétariens « éthiques » à l’extrême. Loin de remettre en cause l’empathie pour l’animal, essentielle à notre humanité même, il montre que le carnivore est en fait plus proche de l’animal qu’aucun végétarien ne le sera jamais. Pourquoi ? Parce qu’en mangeant de la viande il assume sa propre nature animale, quand le végétarien manifeste, lui, le désir de supprimer l’animalité et de réactiver le statut d’exception accordé à l’humain.
Cet éloge du carnivore à contre-courant du discours dominant n’empêche pas le philosophe de reconnaître l’urgence éthique d’aujourd’hui : ce n’est pas l’abolition de la consommation de viande qu’il faut obtenir, mais celle des élevages industriels intensifs, véritable ignominie des temps modernes. Et il appelle végétariens et carnivores à s’unir dans ce combat."

Christine Lagarde, l'amie américaine...

Alors que radios et télévisions vont nous rebattre les oreilles avec la nomination de Christine Lagarde au poste de directeur général du Fonds Monétaire International, en remplacement de Dominique Strauss-Kahn à la suite de son affaire de "troussage de bonne", cette petite chronique d'Eric Zemmour sur RTL remet bien cet "événement" à sa juste place...

 


Eric Zemmour : "Christine Lagarde, l'amie... par rtl-fr

28/06/2011

Céline infréquentable ?...

Nous vous signalons la parution aux éditions Jean Picollec de Céline, l'infréquentable ? de Joseph Vebret. Joseph Vebret, qui dirige Le Magazine des livres et le mensuel La presse littéraire, a rassemblé dans ce livre, préfacé par Jean-Marie Rouart, huit entretiens avec des écrivains ou des spécialistes de Céline pour éclairer l'homme et l'oeuvre.

 

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"Cinquante ans après sa mort, le 1er juillet 1961, Céline, l'un des rares écrivains majeurs du XXe siècle, suscite encore polémiques, controverses, incompréhension et rejets de toutes sortes. C'est incontestablement un génie ; mais peut-être était-ce aussi un salaud ? Peut-on oublier que l'auteur de Voyage au bout de la nuit, qui a révolutionné la littérature française, a également publié trois violents pamphlets antisémites ?

Au cours de huit entretiens avec des céliniens incontestés et qui font autorité, Joseph Vebret tente de démêler le vrai du faux, la réalité du fantasme, la part de l'homme dans l'oeuvre, sans jamais lui chercher d'excuses ni de fausses justifications.

Ils sont donc huit à s'exprimer sans parti pris ni langue de bois : David Alliot, Émile Brami, Bruno de Cessole, François Gibault, Marc Laudelout, Éric Mazet, Philippe Sollers et Frédéric Vitoux, de l'Académie française.

Ni biographie complaisante, ni essai à charge, ces nouvelles « Causeries littéraires » font revivre l'immense écrivain que fut Céline et (re)visiter toute une période sans rien laisser dans l'ombre."

"Aujourd'hui, on a d'autant plus le droit a la parole qu'on n'a rien à dire !"

Vous pouvez visionner ci-dessous un entretien, réalisé par Jean Robin pour Enquête&Débat, avec David Mascré, essayiste, docteur en mathématiques et en philosophie et professeur de géopolitique à l'école des Hautes Etudes Commerciales. Depuis la réalisation de cet entretien en août 2010, David Mascré a rejoint le bureau politique du Front National.

 


Quart d'heure de célébrité de David Mascré par enquete-debat