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zarathoustra

  • Tout meurt, tout refleurit !...

    Bonne fête de Noël aux lecteurs de Métapo infos !...

     

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    " Tout part, tout revient, la roue de l’être roule infiniment. Tout meurt, tout refleurit, l'année de l'être court éternellement.

    Tout s'effondre, tout est à nouveau rassemblé ; la même maison de l'être se rebâtit éternellement. Tout se sépare, tout se salue de nouveau ; l’anneau de l’être se reste éternellement fidèle.

    En tout instant commence l'être ; autour de chaque «ici» tourne la boule «-bas». Le milieu est partout. Le sentier de l’éternité est courbe. "

    Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra (traduction de Robert Dun)

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  • Fidélité à la terre...

    Les éditions du CNRS viennent de publier un essai de Pierre Montebello intitulé Nietzsche - Fidélité à la terre. Pierre Montebello est professeur de philosophie à l'université de Toulouse le Mirail.

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    " Le mot de Zarathoustra résonne encore : " À la Terre, restez fidèles. " En 1887 et 1888, Nietzsche s'engage pour la dernière fois dans la réhabilitation absolue du monde réel, contre ceux qui font peser sur la Terre le poids de l'abjection, de la dépréciation, de la dévalorisation.

    Le mot de Zarathoustra résonne encore : " À la Terre, restez fidèles. " En 1887 et 1888, Nietzsche s'engage pour la dernière fois dans la réhabilitation absolue du monde réel, contre ceux qui font peser sur la Terre le poids de l'abjection, de la dépréciation, de la dévalorisation. La compréhension de ce qu'est un " monde " passe au premier plan, elle envahit l'écriture de Nietzsche, se diversifie en tous sens : monde réel, monde de la vérité, monde du devenir, monde de la vie, monde fictif, monde métaphysique... La guerre des mondes s'engage. La position réaliste de Nietzsche y trouvera son expression la plus étincelante, la plus acérée. Il est devenu clair que l'histoire de l'Occident a aussi été l'histoire de la négation de la Terre. Affirmer la primauté de la Terre, c'est soutenir qu'il n'y a qu'un monde réel, celui où nous vivons.
    Pierre Montebello explore ici les grands moments de ce parcours, de cette affirmation ardente de la Terre. "

     

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  • Quand Nietzsche et Wagner s'écrivaient...

    Les éditions Kimé viennent de publier la correspondance échangée entre Friedrich Nietzsche et Richard Wagner entre 1868 et 1878, de la première rencontre entre le jeune penseur et le compositeur à l'époque de leur rupture intellectuelle brutale. L'ouvrage est présenté par le philosophe Pierre Héber-Suffrin.

     

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    " Nietzsche et Wagner dans leur intimité ! Compte tenu de l'importance des personnages, la chose suffirait déjà amplement à mériter notre attention. Mais il y a bien plus pour mériter notre attention dans cette correspondance. Bien plus, car on assiste ici à la naissance de la philosophie de Nietzsche cherchant alors un modèle de sagesse chez Wagner censé ressusciter les tragiques grecs. Bien plus encore, car en voyant ici Wagner travailler à son rêve de Bayreuth et, plus profondément, à son ambitieux projet de renaissance de la civilisation allemande et en voyant ici le jeune Nietzsche tenter d'oeuvrer à ce double projet au côté de Wagner, son aîné de 31 ans, ce qu'on voit, à sa source, c'est le projet, plus ambitieux encore, de refondation de la civilisation humaine tout entière que Zarathoustra viendra chanter bien des années plus tard.
    Bien plus enfin, car on peut aussi à la lecture de ces lettres comprendre pourquoi les sentiments chaleureux dont elles témoignent devaient se transformer en farouche hostilité : on accepte mal de s'être laissé longtemps fasciner, subjuguer - fût-ce par le plus charmeur des artistes - quand on s'appelle Nietzsche. " 

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  • Nietzsche en lettres...

    Les éditions Gallimard viennent de publier le quatrième tome de la Correspondance de Friedrich Nietzsche, qui couvre la période de janvier 1880 à décembre 1884.

     

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    " Le tome IV de la correspondance de Nietzsche couvre les années 1880-1884 : cinq années seulement, mais riches en crises et en métamorphoses. Désormais libre de toute attache universitaire, Nietzsche va connaître les plus douloureuses déceptions dans les rapports avec autrui, et les plus souveraines créations, avec Aurore, Le Gai Savoir et la figure nouvelle de Zarathoustra. À l'arrière-plan : lancinante, une douleur indéfinie, un mal-être physique et psychique permanent qui ne connaît que de rares rémissions (lors du «saint Janvier» de 1882) ; des relations de plus en plus difficiles avec sa mère et sa sœur Elisabeth ; et la quête souvent déçue d'un «lieu» propice à l'écriture, à Venise – auprès du compositeur Heinrich Köselitz, «Peter Gast», dont il admire et défend la musique –, à Gênes, dans l'anonymat d'un grand port, à Nice, ville un peu trop française, et, en Engadine, «présent inattendu», qu'il découvre alors, séjour fécond de ses étés. Dans cette errance un peu contrainte, entre Suisse et Italie, Nietzsche formule ses pensées les plus secrètes : son affinité avec Spinoza, le défi de l'éternel retour, l'annonce du surhomme, la critique du «dernier homme». Mais à qui confier ces perspectives nouvelles? Vers quelle petite élite se tourner? C'est le vieux rêve de Nietzsche.
    En mai 1882 a lieu la fatale rencontre avec Lou von Salomé à Rome, et se forme le projet naïf d'une «Trinité» avec le froid Paul Rée. Cet épisode bien documenté sera un échec désastreux, qui va conduire Nietzsche à rompre avec sa famille et ses amis wagnériens et le condamner à une solitude de plus en plus irrémédiable. Si les lettres qui témoignent de cet épisode pathétique révèlent les premiers craquements de sa personnalité, elles sont aussi d'une densité, d'une élégance d'écriture et d'une intensité humaine et intellectuelle qui en font sans conteste une des plus bouleversantes correspondances de langue allemande. "

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  • Zarathoustra 2.0 ?...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Thomas Jamet, cueilli sur le site Influencia. Thomas Jamet est l'auteur de Ren@issance mythologique - L'imaginaire et les mythes à l'ère digitale (Bourin, 2011), un essai très inspiré par les travaux de Michel Maffesoli...

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    Zarathoustra 2.0

    L’époque est à la décadence. Un mouvement marquant la fin de toutes les civilisations. Un moment où le sens est dépassé par la règle. Et où l’imaginaire cherche à renaître à grands cris.

    Rappelons-nous de ce livre fondateur de Nietzsche, « Ainsi parlait Zarathoustra ». Dans cet ouvrage qui se voulait comme un évangile, Friedrich Nietzsche livre une parabole puissante et éclairante toujours valide sur notre rapport au monde. L’ouvrage raconte l’histoire de Zarathoustra qui est resté dix ans reclus à méditer. Quand il se résout à quitter son ermitage et à rompre sa solitude pour s’adresser au peuple, il s’aperçoit avec horreur et consternation que les hommes n’ont qu’indifférence pour son projet et revendiquent et réclament à grands cris leur médiocrité.

    En leur apprenant la fameuse formule de la « mort de Dieu », Zarathoustra entend lutter contre la « décadence » et contre l’essence de la crise mortelle dont le monde est frappé. La célèbre formule, « Dieu est mort » ne signifie pas l’annonce de l’athéisme, elle entend dire que l’angoisse du néant est bel et bien installée. La mort de Dieu dénonce la dévaluation universelle des valeurs, qui plonge l’humanité dans l’angoisse de l’absurde en lui imposant la certitude désespérante que plus rien n’a de sens. La décadence s’est installée et aussi le dérèglement des instincts. La raison a été érigée en despote sous le couvert de l’impératif moral et de la foi. Les faibles ont réussi à contaminer les forts grâce au contrôle de l’éducation et de la raison camouflée sous une soi-disant « amélioration morale » de l’homme. La raison a travaillé à le domestiquer, à transformer des natures énergiques et passionnées en bêtes de somme dociles. 

    La prémonition de Zarathoustra était juste : pendant des siècles le monde a laissé de côté le mythe / muthos (le récit) au profit de la logique / logos (la raison). Enfants de Descartes, fruits de la modernité, disciples de la science, nous avons dévalorisé nos instincts primitifs. En conquérant la technique, nous avons en quelque sorte démythisé nos existences. La science a voulu tout expliquer. La médecine a voulu tout rationaliser.

    Mais le monde change, et l’imaginaire reprend ses droits, grâce au digital. Et c’est là toute l’essence de la transformation actuelle du monde ; un changement de paradigme, un retour à l’émotion, à l’affect. Les technologies digitales, plus centrées sur l’humain, l’imaginaire, et moins la technique sont en train de faire naître de manière accélérée des comportements sociaux centrés sur l’imaginaire et guidés par le non rationnel : émotion, gamification, diffusion de mèmes, tendances culturelles comme le seapunk, communautés, rassemblements…

    La crise accélère certainement ce phénomène en ce qu’elle accélère les mutations, vers un nouveau monde, forcément différent. Le rêve de Zarathoustra est toujours valide : la guerre entre le rationnel et l’émotion fait toujours rage. Mais le digital ouvre un nouveau pan et le XXIème siècle sera émotionnel ou ne sera pas. Nieztsche avait raison.

    Thomas Jamet (Influencia, 19 septembre 2012)

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  • Ainsi parlait Zarathoustra : une lecture...

    Les éditions Kimé ont récemment publié un livre de Pierre Héber-Suffrin en trois volumes intitulé Lecture d'Ainsi parlait Zarathoustra (tome 1 : De la vertu sommeil à la vertu éveil ; tome 2 : A la recherche d'un sauveur ; tome 3 : Penser, vouloir et dire l'éternel retour) . S'appuyant sur une nouvelle traduction d'Ainsi parlait Zarathoustra, par Hans Hildenbrand, publiée elle-aussi chez Kimé, l'auteur nous livre un commentaire de plus de 700 pages, fruit d'une intense rumination, de l'oeuvre célèbre, belle et énigmatique de Friedrich Nietzsche.

    Nous reproduisons ci-dessous le commentaire que Michel Onfray a fait du livre dans le magazine Le Point.

     

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    Faire la révolution avec Nietzsche

    Ainsi parlait Zarathoustra est, Nietzsche l'a suffisamment dit, "un livre pour tous et pour personne". Longtemps, il est resté un livre pour personne - ou si peu de lecteurs ; désormais, grâce au travail gigantesque de Pierre Héber-Suffrin, il devient un livre pour tous. Ce livre dont Nietzsche affirmait qu'il était "le vestibule de (s)a philosophie" est un temple païen crypté et quiconque ne dispose pas des codes se perd dans ce labyrinthe. Il faut le méditer longuement, "ruminer", pour le dire avec un mot du philosophe lui-même, s'en imprégner, vivre avec au long cours et, un jour, parce qu'on l'aura mérité, avec force patience intellectuelle, on découvre le fil d'Ariane.

    Pierre Héber-Suffrin, auquel on doit déjà un petit livre introductif intitulé Le Zarathoustra de Nietzsche, offre au lecteur du XXIe siècle un trousseau de clés pour ouvrir la forteresse avec, excusez du peu, une nouvelle traduction et trois volumes de commentaires, soit plus de 700 pages : De la vertu sommeil à la vertu éveil, À la recherche d'un sauveur et Penser, vouloir et dire l'éternel retour.

    Philosophante

    Dans une lettre à son ami Overbeck, Nietzsche signale que les quatre parties d'Ainsi parlait Zarathoustra se sont vendues entre 60 et 70 exemplaires... Il décide de publier à compte d'auteur. Lors de la guerre de 14-18 (Nietzsche est mort en 1900), on dit que le livre est mis dans la musette des soldats qui partent au front. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des Français patriotards font du surhomme un surboche... Quelques commentateurs estampillés par l'institution philosophante contribuent à propager encore aujourd'hui ce genre de boniments. Jamais malentendu ne fut plus grand à propos d'un livre de philosophie.

    Camus dédouanait le texte de Nietzsche de toute responsabilité dans la récupération qu'en firent les nazis, mais il reprochait au philosophe allemand de n'avoir rien écrit qui interdise ce détournement. N'entrons pas dans le détail polémique, mais la haine qu'avait Nietzsche de l'État, son mépris des médiocres qui font carrière dans la politique, sa détestation des antisémites doublée d'un éloge du génie juif, sa lutte perpétuelle contre le ressentiment qui est le moteur du national-socialisme, son combat contre l'idéal ascétique paulinien consubstantiel à tout fascisme témoignent contre un usage de Nietzsche à des fins de justification du régime hitlérien.

    Littéral

    La responsabilité du mésusage de Nietzsche en revient d'abord à Elisabeth Förster-Nietzsche, sa soeur, qui fut une antisémite notoire, une amie de Mussolini, une affidée du parti nazi, une complice personnelle d'Adolf Hitler, qui lui rendit un hommage national lors de sa mort, en 1935. On doit à cette vipère la constitution d'un faux livre, La volonté de puissance, un collage de textes qu'elle récrivit dans le but militant de montrer que son frère philosophe aurait soutenu les aventures fascistes... Nombre de philosophes contemporains souscrivent encore à ce détournement fasciste de l'oeuvre d'un mort.

    D'où l'intérêt de lire vraiment ce livre compliqué parce que lyrique, poétique, ironique, rempli de références, de clins d'oeil bibliques, de citations mythologiques occidentales et orientales, de renvois à tel ou tel passage du restant de son oeuvre. On y trouve de l'autobiographie travestie : l'écho de relations avec Richard Wagner ou Lou Salomé, la permanence de sa souffrance, qui mélange une fragilité psychique et les atteintes progressives de la syphilis, l'art de lire ou d'écrire, un commentaire permanent de vingt-cinq siècles de philosophie, des jeux de mots, des allitérations productrices de sens, etc. Pierre Héber-Suffrin dégage des pistes et taille des sentiers dans cette forêt primitive.

    Lumineux

    Les malentendus procèdent également de traductions fautives : le maître d'oeuvre de ce travail gigantesque propose celle de Hans Hildenbrand, traducteur par ailleurs de Marx, Freud, Adorno, Fink, Sloterdijk. Pierre Héber-Suffrin ne souhaite pas proposer une nouvelle lecture, une énième thèse qui renseigne plus sur l'exégète que sur le philosophe. Il souhaite juste, ce qui est effectivement la véritable thèse de Nietzsche, attirer l'attention sur le fait qu'Ainsi parlait Zarathoustra propose une sagesse.

    Loin des commentaires qui obscurcissent le texte de Nietzsche et qui constituent l'essentiel de la bibliothèque nietzschéenne, Pierre Héber-Suffrin le rend limpide, clair, lumineux par son commentaire littéral. Aux antipodes du penseur clinquant sous l'armure médiévale, le surhomme apparaît comme un compagnon de route des sages de l'antiquité gréco-romaine - héraclitéens, épicuriens, stoïciens, pyrrhoniens -, mais aussi des sages orientaux - shivaïtes, brahmanes, mazdéens...

    Prototypique

    Qui est Zarathoustra ? Le prophète du surhomme. Quel est son message ? Il annonce la mort de Dieu, le ciel vide de toute idole, la terre devenue le seul espace pour une vie surhumaine ; il enseigne les pleins pouvoirs du vouloir vers la puissance, autrement dit de la force qui, dans la vie, veut la vie ; conséquemment, il affirme l'inexistence du libre arbitre ; il professe l'éternel retour de ce qui est, et cela, à l'identique : nous vivons ce que nous avons déjà vécu et nous le vivrons éternellement dans les mêmes formes ; il invite à savoir ces vérités et à les aimer, amor fati, autrement dit : aime ton destin. Si l'homme suit cet itinéraire intellectuel, alors il devient un surhomme - il connaît la béatitude, la joie du pur plaisir d'exister. Précisons que cet homme peut être bien sûr une femme : le surhumain n'est pas une affaire de mâles ou de virilité, mais de genre humain.

    Pierre Héber-Suffrin débarrasse Nietzsche de toutes les scories accumulées sur son nom depuis plus d'un siècle. Ce philosophe longtemps présenté comme préfasciste, antisémite, belliciste, nationaliste, pour le dire en deux mots qui n'honorent pas leurs utilisateurs, en Allemand prototypique, apparaît enfin et vraiment pour ce qu'il est : un maître de vérité et de lucidité, de sagesse pratique et de probité intellectuelle, un contemporain capital, un inactuel d'une cruelle actualité !

    Bible athée

    Dans notre époque nihiliste, dont Nietzsche a d'ailleurs raconté les symptômes, la lecture révolutionnaire de Pierre Héber-Suffrin présente ce livre majeur à un public qui ne sera pas celui des philosophes professionnels - et c'est heureux. Car, de Karl Jaspers à Luc Ferry et André Comte-Sponville, en passant par Heidegger ou Deleuze, la lecture professorale du Zarathoustra passe sous silence cette évidence que ce grand oeuvre est tout bonnement un livre de morale pratique. Cette bible athée propose en effet au lecteur de mener une vie philosophique, autrement dit de faire du texte une occasion de vie transfigurée. Nietzsche aspirait à de nouvelles possibilités d'existence, le surhomme en est la figure, ce commentaire, le mode d'emploi.

    Ce livre n'était pas un livre pour les professeurs, dont les lectures ont faussé le message nietzschéen pendant plus d'un siècle. La glose universitaire a tenu à distance ces pages d'un philosophe-artiste qui ne s'adressait pas aux fonctionnaires de l'État payés pour enseigner ce qu'ils présentaient comme sa pensée - et qui était souvent la leur... Dans l'esprit de la philosophie antique, Nietzsche souhaitait que la philosophie, sa philosophie, ne soit pas une affaire de professeurs, mais une aventure humaine. Qu'elle suscite moins le commentaire que la conversion, un mot malheureusement dérobé par le christianisme à la philosophie païenne par la patristique.

    Voici donc, pour notre plus grand bonheur, un commentaire qui propose la conversion. Ces quatre ouvrages fonctionnent comme un manuel du surhumain à mettre dans toutes les mains. L'heure est venue où l'on peut enfin lire et comprendre Nietzsche. Gageons qu'il aurait aimé cette exégèse minutieuse du poème dans lequel il avait concentré toute sa philosophie - pour la partager.

    Michel Onfray (Le Point, 12 avril 2012)

     

     

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