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11/06/2018

Ungern, le Khan des steppes...

Les éditions des Syrtes viennent de rééditer dans leur nouvelle collection de poche le livre de Leonid Youzefovitch intitulé Le baron Ungern, Khan des steppes. Ancien officier de l’Armée rouge et docteur en histoire, Leonid Youzefovitch est également auteur de romans policiers se passant en Russie pré-révolutionnaire.

 

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Léonid Youzéfovitch présente ici le portrait d’un personnage de légende. Roman von Ungern-Sternberg, baron balte converti au bouddhisme. Général de l’armée blanche à trente-cinq ans, il est le dernier combattant à résister contre la marée révolutionnaire rouge qui submerge alors la Russie. Replié en Mongolie, il s’y taille un royaume en libérant le khutukhtu, « Dieu vivant » des Mongols, prisonnier des Chinois. C’est là que commence son règne de violence et que prend forme son rêve fou : reconstituer la horde d’or de Gengis Khan.

Personnage démesuré, être hors norme, Ungern ira ainsi au bout d’un destin aux dimensions shakespeariennes.

02/06/2018

Rencontre avec le roi du monde...

Les éditions Camion noir viennent de publier un livre de Ferdinand Ossendowski intitulé Rencontre avec le roi du monde. Géologue, aventurier et écrivain d'origine polonaise, Ferdinand Ossendowski a publié de nombreux récits, en particulier sur ses périples en Asie pendant et après la guerre civile russe. Il est un des premiers à avoir évoqué la figure de von Ungern-Sternberg, le célèbre "Baron fou"...

 

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" Ce livre est paru en français pour la première fois en 1924. Il est passionnant à deux titres : tout d'abord par la personnalité de son auteur, ensuite par son contenu. Ferdinand Ossendowski, né en 1878, participa à la révolution de 1905 et devint même président, deux mois durant, de l'éphémère « gouvernement révolutionnaire » d'une république sibérienne. Condamné à mort, gracié par le tsar, relégué en Sibérie, il soutint les forces contre-révolutionnaires, dites « blanches », de l'amiral Koltchak qui le nomma Ministre des finances de son gouvernement. C'est après l'effondrement de celui-ci, sous les coups de boutoirs des bolcheviks, que débute Rencontre avec le Roi du Monde qui relate sa fuite devant les armées rouges jusqu'en Chine. Quant au contenu du livre, il relève, pour une part de la littérature d'aventure vécue et pour une autre de l'ésotérisme et de l'initiation. De ce fait Rencontre avec le Roi du Monde, qui a inspiré Corto Maltese en Sibérie, passionnera tant les amateurs de récit d'aventure que ceux qui s'intéressent au bouddhisme et au lamaïsme tibétain. "

15/06/2015

Davaï !... Du lac Baïkal aux plages de Ko Chang...

Les éditions des Paraiges viennent de publier Davaï !  - Du lac Baïkal aux plages de Ko Chang, un récit de voyage de Patrick Wagner, préfacé par Alain Paucard. Passionné de littérature, Patrick Wagner dirige la revue Livr'arbitres...

 

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" Fascinante Asie ! Éternelle génitrice des religions et des empires. Asie guerrière des hauts plateaux d'où les cavaliers descendaient sur l'Europe. J'ai fait un rêve. Traverser les grandes steppes mongoles, rejoindre l'Empire du Milieu et aboutir en Indochine pour y remonter le fleuve Mékong et suivre la route mandarine. Rêve éveillé, sous le galop de Michel Strogoff à la rencontre du baron Ungern Sternberg. De Jules Verne à Hugo Pratt, en compagnie de soldats de l'imaginaire, Francis Garnier, Pierre Loti ou André Malraux. Je ne sais où cela me mènera, mais il me faut lever l'ancre, me mettre à la proue du bateau de la vie et ouvrir les yeux. Rejoindre le rêve, la fiction par l'action. Vivre à livre ouvert.
Tels mes aînés dans ce bout du monde, marchant un temps sur les pas de mon compatriote Jean de Pange, je deviendrai pour mes hôtes un long nez, caractéristique de l'Occidental au royaume des visages plats.
Au gré du vent, l'âme légère et le cœur joyeux, ces pérégrinations m'entraîneront hors des sentiers battus de ma Moselle natale, pays parcouru jadis sac au dos par monts et par vaux. Il était temps pour moi d'aller voir comment le monde était fait ailleurs.
Alors, Davaï, en route ! "

06/03/2015

Le Baron fou...

Les édition Glénat viennent de publier Le baron fou, une bande-dessinée de Rodolphe et Faure. Après celles de Jean Mabire, d'Hugo Pratt, de Robert de Goulaine, de Dmitri Perchine ou d'Erik Sablé, une nouvelle approche de l'épopée mongole du baron Ungern-Sternberg...

 

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" 1920, aux frontières de la Mongolie. La guerre entre Rouges et Blancs, bolchéviques et tsaristes, fait rage. Un train blindé est pris d’assaut par une troupe de cavaliers. À  son bord, une femme médecin anglaise  en quête d'un mari disparu. Tous les passagers sont débarqués et faits prisonniers. À son corps défendant, Élisabeth va ainsi  devoir partager la folle aventure  de son " ravisseur ", le baron Roman Von Ungern-Sternberg... Un personnage extraordinaire qui n'a pour ambition rien de moins que de restaurer l’Empire mongol d’antan et se faire proclamer successeur de Gengis Khan. Condamnée à suivre la « division sauvage » de Von Ungern en marche vers Ourga – future Oulan-Bator –, Élisabeth va petit à petit découvrir la véritable personnalité de celui que l’on surnomme le " Baron fou ".

Rodolphe s’associe au dessin élégant de Michel Faure pour nous raconter le destin de ce personnage véridique et hors norme, dernier général tsariste dont la horde de 2000 cavaliers contribuera à former sa légende de « dieu réincarné de la guerre ». Légende qui continuera longtemps de hanter les plaines de Mongolie… "

05/12/2010

L'épopée du baron Ungern-Sternberg en Mongolie

Les éditions de la Lanterne Magique viennent de publier L'épopée du Baron Ungern-Sternberg en Mongolie, de Dmitri Perchine. L'auteur est un témoin visuel de cette aventure guerrière et a rapporté plus objectivement que bien d'autres ce qu'il a vu et vécu.

 

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« La lutte du baron Ungern contre les bolcheviks a inspiré un assez grand nombre d’écrits. Son nom, désormais entré dans l’histoire, est déjà entouré de toutes sortes de légendes, les faits se mêlent aux fables et il est devenu difficile de faire la part des choses. »
Ivan Serebrennikov, La Grande Retraite,
Kharbine, 1936

« Quelqu’un de Kobdo raconta à l’auteur qu’Ungern vivait alors en solitaire et ne sympathisait avec personne ; cependant, parfois, sans raison aucune, la nuit “il rassemblait soudain ses cosaques, traversait au galop la ville tout en poussant des hululements et fonçait vers la steppe comme pour chasser le loup. C’était incompréhensible. Ensuite il rentrait, s’enfermait et restait seul. Mais grâce à Dieu, il ne buvait pas. N’aimant pas parler, il était toujours silencieux. C’était comme si quelque chose lui faisait défaut”. C’est ainsi, cela me revient à l’esprit à présent, qu’un certain Kriajev de Kobdo me parla d’Ungern. Plus tard, d’autres habitants de Kobdo apprirent à l’auteur qu’en 1914, dès la déclaration de guerre, le baron avait aussitôt rejoint le front et avait reçu pour sa vaillance l’ordre de Saint-Georges.
Quelque chose du Moyen Âge émanait du baron. Un atavisme légué par ses lointains ancêtres, les Chevaliers Porte-Glaive, s’exprimait en lui : comme eux, il avait le goût du combat et peut-être partageait-il avec eux une foi similaire dans le surnaturel, dans l’au-delà… Car Ungern était superstitieux. Même durant les campagnes militaires, il était accompagné de lamas sorciers et de devins. Beaucoup profitaient de ce point faible ; parmi eux, on a parlé d’un certain Ossendowski, auteur d’un livre intitulé Fable avec personnages ou Hommes, dieux et bêtes. »
Dmitri Perchine

« Le témoignage de Dmitri Perchine est précieux. Non que cet antibolchevique convaincu ait fait preuve d’impartialité dans ses mémoires, ni tout su des informations dont disposait l’état-major d’Ungern, ni encore tout saisi des événements survenus en pays mongol entre 1920 et 1921. Mais par son jugement mesuré, son souci de noter de façon précise les rumeurs entendues (toujours signalées comme telles) et les faits dont lui-même fut le témoin oculaire, Perchine rend compte de la personnalité et de la brève carrière du général Roman von Ungern-Sternberg sous un angle moins exalté que celui auquel on est habitué. »
Dany Savelli

Traduit du russe et présenté par Dany Savelli