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21/11/2017

La revue de presse d'un esprit libre... (37)

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La revue de presse de Pierre Bérard

Au sommaire :

Sur Métamag un riche entretien entre Thibault Isabel (rédacteur en chef de Krisis) et Michel Lhomme à propos de Proudhon :

 
Pourquoi assistons-nous tous passivement à la dérive suicidaire de nos sociétés ? On détruit tout : structures économiques, diversité culturelle, lien social, sans jamais rien reconstruire. Anselm Jappe propose dans son dernier livre « La société autophage : capitalisme, démesure et autodestruction » (La Découverte, septembre 2017) une critique radicale de l’ordre capitaliste. Mais peut-on détruire le capitalisme sans nous détruire nous même ? :
 
 
Pour le nouveau numéro des « Idées à l’endroit » (sur Tv-Libertés), Alain de Benoist s’est entouré d’invités de choix pour débattre de la souveraineté : le politologue Guillaume Bernard, le philosophe Guilhem Golfin (auteur d’un essai intitulé « Souveraineté et Désordre politique ») et le journaliste-essayiste Aristide Leucate. Un échange de haute tenue où sont fouillées les notions de souverain, souveraineté et souverainisme :
 
 
Parution d’un livre d'Aristide Leucate consacré à Carl Schmitt dans la collection « Qui suis-je » aux éditions Pardès. Y sont présentées la vie, l’oeuvre et la pensée d’un juriste talentueux qui a pensé le droit en termes politiques et théologiques et bâti la géopolitique des grands espaces :
 
 
Sur le site de Philitt, une réflexion sur le Katechon selon Carl Schmitt. Que représente la figure du katechon (le retardateur) évoquée par l’apôtre Paul dans sa seconde épitre aux 
Thessaloniciens ? Dans « Le Nomos de la Terre » (Puf) Schmitt, dernier penseur catholique à s’être penché sur cette question, répond que « la foi en une force qui retient la fin du monde jette le seul pont qui mène de la paralysie eschatologique de tout devenir humain jusqu’à une puissance historique aussi imposante que celle de l’Empire chrétien des rois germaniques ». Ainsi la figure duale du katechon s’inscrirait dans les deux ordres distincts de l’imperium et du sacerdotium dévolus respectivement à l’Empereur allemand et au Pape formant une authentique communauté dans la Respublica Chritiana sur laquelle le mal se propageant dans le monde finirait toujours par buter :
 
 
Céline Jouin, Maître de conférences en philosophie à l’Université de Caen-Basse-Normandie, propose une réflexion sur le thème de « Carl Schmitt, penseur de l’empire ou de l’impérialisme ? »
 
 
« Guerre et Polémologie dans la pensée de Julien Freund » tel est le titre d’un Master de Sécurité Défense (117 pages) soutenu par Jean-Baptiste Pitiot dont on peut consulter le contenu ici :
 
 
Dans ce long et très intéressant  entretien  avec Baptiste Rappin, auteur de « Au régal du Management. Le Banquet des simulacres », mis en ligne le 17 novembre, les animateurs de l’émission, Charles de Meyer, Juan Asensio et Rémi Soulié) discutent avec le jeune philosophe, disciple de Jean-François Mattei, des thèses qu’il présente dans son livre. Exercice brillant sur une pensée qui s’inscrit dans la dissidence armée d’un logos, c’est à dire d’une parole métaphysique puisant dans les origines helléniques du discours et de la raison contre « les sectateurs de l’utile » (Nietzsche) qui promeuvent l’homme comme moyen et non plus comme fin. Le management qui repose sur le mythe d’un univers entièrement pacifié par la « gouvernance » est un nouveau messianisme antipolitique :
 
 
Régis Debray revient dans une interview sur son dernier livre « Le nouveau pouvoir » (Cerf) où il analyse en quelques formules définitive la victoire d’Emmanuel Macron et sa signification. Il concède que « les décadences sont des moments féconds, créatif » mais ce qui l’embarrasse c’est la victoire absolue d’homo économicus. Pour les gallo-ricains que nous sommes devenus « l’envie d’être milliardaire est légitime, comme l’envie d’être un héros il y a cent ans ou d’être un saint il y a mille ans ». Il ajoute : « aujourd’hui nous avons perdu la conscience de porter une histoire collective… Nous n’avons plus de mythe porteur ». D’où s’ensuit sa conclusion : « le vivre-ensemble, comme on dit, c’est pour une communauté imaginaire… C’est la fin de l’utopie européenne : celle qu’un marché commun peut faire un imaginaire commun ». Certes, Macron tente de catalyser pour rassembler, mais il n’y a plus de peuple derrière lui et son milieu, dominé par la finance et l’économie, s’alimente d’une idéologie individualiste qui a oublié le tragique de l’histoire :
 
 
Dans un entretien avec RT France (chaîne russe) Olivier Berruyer réagit à la décision de Twitter d’interdire à tous les comptes liés à RT et à Sputnik de faire de la publicité sur son réseau. Signe évident d’une reprise en main d’internet. Berruyer cite également Google et Facebook qui jouent un rôle actif dans la diffusion ou la non diffusion de ce qui doit arriver jusqu’aux oreilles des citoyens. Il est assez cocasse de voir RT boycotté ainsi, sous prétexte d’avoir voulu influencer les élections présidentielles américaines, comme si les États Unis se privaient d’en faire autant avec une remarquable efficacité. Ce délire anti-russe est devenu en occident une obsession qui tourne à l’hystérie quand on nous explique que la défaite de Clinton contre Trump, c’est la Russie et ses manigances, que le Brexit comme la Catalogne c’est encore la Russie et que l’affaire Ramadan ce pourrait bien être un coup de Poutine pour déstabiliser Edwy Plenel ( Une du Monde du 17 novembre sur 5 colonnes). Comme quoi le « complotisme » n’est pas réservé aux seules officines nauséeuses des « populistes » : 
 
 
Elise Blaise et Jean-Yves Le Gallou présente le Conseil d’État sur Tv-Libertés et il apparait que ses membres ne sont pas majoritairement des « sages » mais des idéologues forcenés de la cause immigrationniste : 
 
 
La fondation Polémia met en ligne un article publié par Giulio Meotti dans Il Foglio sur le défi existentiel que représente l’explosion démographique de l’Afrique et ses conséquences pour l’Europe et sa civilisation. Au cours des années 2015 et 2016, 2,5 millions de migrants se sont installés en Europe dont la plupart étaient Africains. Dans le même temps y naissaient 5,1 millions d’enfants dont une bonne part était issue de l’immigration africaine. Cette évolution conjuguée à la « peste blanche » qui frappe les populations autochtones laisse prévoir un devenir sombre à des peuples qui ont abdiqué de leur vouloir-vivre. Comme l’écrit Meotti pour ceux qui se refusent à comprendre : « It’s demography, stupid ! »  :
 
 
L’émission du 17 novembre 2017 d’I-Média présentée par Jean-Yves Le Gallou et Hervé Grandchamp poursuit sa tâche : faire toutes les semaines la critique argumentée des médias. Elle aborde successivement l’affaire des manifestations musulmanes illégales de Clichy. Elle dissèque ensuite Médiamétrie à la fois juge et partie. Dans la séquence des tweets l'un montre à quel point la presse est enchaînée à la pub (et aux subventions publiques). Enfin la dernière rubrique s’intitule : « Pologne, tout le monde il est nazi ! », une excellente évaluation de la manipulation des faits par les chiens de garde de l’Agence France Presse que tout bon plumitif se doit de relayer. La nouvelle brute étant que 60 000 patriotes polonais avaient défilé dans les rues de Varsovie afin de célébrer la journée de l’indépendance dans une marée de drapeaux nationaux. Comme la tournure du gouvernement polonais est radicalement opposée aux obligations qu’aimerait lui imposer la Commission  européenne, il fallait bien que la presse mainstream diabolise cette manifestation populaire en l’identifiant au nazisme. Pour qui connait l’histoire récente de la Pologne, une telle identification est contre nature. Il s’agissait de diaboliser le patriotisme polonais. La diabolisation nous dit Le Gallou en conclusion, voilà l’ennemi, la clef de voûte d’un politiquement correct de plus en plus tyrannique et qui se dresse devant les incrédules comme une nouvelle bigoterie. Le mot de Voltaire est plus que jamais d’actualité « écrasons l’infâme ! »  :
 
 
Petit portrait récapitulatif de Patrick Cohen en propagandiste de choc. Contempteur farouche de tous ceux qui osent penser en dehors des clous, il en dresse la liste avec minutie. il a longtemps été l’un des patrons de la matinale de France-inter où affichant sa mine bonhomme il pouvait pratiquer ses talents d’inquisiteur et de censeur en toute impunité. Après le mercato de juin il sévit désormais sur un chaîne privée et y déploie la même ardeur de cénobite retranché derrière les certitudes d’une pensée hémiplégique. Sans le succès espéré puisque Europe 1 a perdu 10% de son audience depuis qu’il y sévit :
 
 
Adepte de la provocation, l’écrivain Richard Millet propose de troquer comme «personnalité préférée des Français » le porc, animal tutélaire de nos campagnes et totem gaulois par excellence,  contre Omar Sy, sympathique bouffon fabriqué par ce qu’il appelle « le capitalisme mondialisé ». Provocation salutaire qui n’a bien sûr aucune chance de recevoir un écho positif, sauf peut-être à la XVII chambre correctionnelle qui, c’est bien connu, n’apprécie l’humour que lorsqu’il est manié par des rebelles de confort :
 
 
Pierre Guillaume de Roux éditeur indépendant et courageux invité par Tv-Libertés. Sa maison d’édition est un lieu de débats et d’échanges sans exclusive et authentiquement libre :
 
 
Hervé Juvin était l’invité du Cercle Aristote en décembre 2016 pour y traiter de son dernier livre « Le gouvernement du désir » (le débat, Gallimard) qui traite de la révolution anthropologique majeure intervenue durant ces trente dernières années. En effet nos sociétés sont désormais gouvernées par le désir des choses qui s’achètent et qui se vendent. Addiction qui, nous dit-il, est en train de s’épuiser laissant la place au désir de ce qui ne se vend ni ne s’achète : le désir de politique, le désir de survivre en faisant un nous en commun et de reconquérir les biens immatériels laissés en jachère :
 
 
Le même Hervé Juvin sur Tv-Libertés s’en prend très justement aux conséquences mortifères des ravages de l’agriculture industrielle :
 
 
Pour aller plus loin on peut se référer aux travaux de Pablo Servigne et Raphaël Stevens dans leur livre « Comment tout peut s’effondrer » (Seuil, collection anthropocène, 2015) et « Nourrir l’Europe en temps de crise » (Babel, 2017) qui formulent une bonne introduction à la collapsologie (étude transdisciplinaire des conséquences de l’effondrement). Pour ces auteurs « l’individualisme est un luxe que seule une société richissime en énergie peut se payer. Selon eux la meilleure manière de résister à l’effondrement consiste à reconstruire des pratiques collectives « que notre société matérialiste et individualiste a méthodiquement et consciencieusement détricotées ». Tout cela suppose une relocalisation et de petites communautés très homogènes quant à leur culture, leur style de vie et à leurs objectifs. On en trouvera un bref résumé ici : 
 
 
Et une bonne bibliographie ici :
 
 
Paul Jorion s’interresse également à cette problématique comme le montre son dernier livre « À quoi bon penser à l’heure du grand collapse ?» (Fayard)  :
 
 
Xavier Rauffer fait le point sur les attentats en France. Première chose, pour lui les « revenants ne seront pas aussi nombreux que l’on a pu l’estimer (7 ou 8 depuis le début de l’année). Ceux qui passent les filtres sont le plus souvent traumatisée par leur expérience dans les zones de guerre syro-irakienne. Enfin la réorganisation des services mise sur pied par le nouveau pouvoir serait des plus performantes. Aucun nouveau Bataclan n’est susceptible d’arriver, à moins d’être pris en main par des services étrangers: 
 
 
Afin de casser son image de président des riches, Emmanuel Macron relance un énième plan banlieue. Or depuis 37 ans l’État a injecté près de 100 milliards d’euros dans ce gouffre abyssal. Sans résultat probant. Jordan Bardella élu du FN de Seine Saint-Denis est l’invité de Elise Blaise pour son émission « Hebdo Politique » pour faire le point. Il entend regarder la réalité en face  sans outrager le sens commun :
 
 
La revue Rébellion propose un texte de Charles Robin intitulé « La fabrique de l’aliénation ». Charles Robin, jeune philosophe montpelliérain, disciple de Jean-Claude Michéa, a collationné l’état de ses recherches dans deux livres parus aux éditions Krisis : «La gauche du capital, libéralisme et idéologie du marché » (2014) et « Itinéraire d’un gauchiste repenti, pour un anticapitalisme intégral » (2017). Dans le texte précité il s’en prend au dogme libéral du progrès :
 
 
Le samedi 11 novembre France culture proposait une excellente émission à propos de Guy Debord et de La Société du Spectacle. Décryptage et dépassement d’une œuvre dont le classicisme revendiqué tranche avec l’esprit révolutionnaire. « Il faut lire ce livre, déclarait son auteur, en considérant qu’il a été sciemment écrit dans l’intention de nuire à la société spectaculaire » :
 
 
Éric Zemmour célèbre « le bonheur des nations homogènes » sises dorénavant à l’est de l’Europe et seulement là :
 
 
Wauquiez général d’une armée morte selon Éric Zemmour. À propos de Laurent Wauquiez Patrick Buisson déclarait récemment dans les colonnes de Marianne que « son corpus est assez mince » et qu’il avait un doute sur la rénovation partidaire à laquelle le futur chef des Républicains entend se livrer. Dans un entretien à Valeurs Actuelles sur l’état de la droite paru le 16 novembre, il enfonce le clou. Pourquoi la droite et le FN se montrent ils incapables de faire émerger une véritable opposition ? « Parce que l’une et l’autre se dérobent au bon diagnostique. L’élection de 2017 aura mis à bas leurs vieux schémas. La droite et le FN ont fait la démonstration, chacun à leur tour, de leur incapacité à reconquérir ou à conquérir le pouvoir sur la base de leurs seules forces ». 
Les désillusions  s’annoncent cruelles pour l’une comme pour l’autre. L’une engluée dans « l’incantation rituelle du rassemblement » de la droite et du centre, c’est à dire dans le syndrome Chirac qui consiste à marier les contraires dans un grand magma sans substance idéologique. Quant au FN, faute d’avoir su construire une offre politique crédible, il « est resté ce qu’il a toujours été : le meilleur allié du système, son assurance vie ». Aussi propose-t-il ce qu’il croit être la seule configuration possible pour gagner : l’alliance d’une droite conservatrice débarrassée de ses élites orléanistes c’est à dire libérale, et du vote populiste incarné par le FN  :
 
 
Zemmour encore qui en veut décidément au demi-habile Laurent Wauquiez qui se serait coupé les deux bras en imaginant que le monde politique fonctionne en 2017 comme il fonctionnait en 2007. Prêtant au futur président des Républicains (un ancien normalien) cette phrase célèbre : « Je suis venu trop tard dans un monde trop vieux » , il poursuit : «Wauquiez est un des derniers hommes politiques vivants à savoir que ce vers est d’Alfred de Musset. Mais Laurent  Wauquiez est aussi le dernier homme politique à comprendre que cette phrase célèbre pourrait bien résumer son destin politique. Avant même qu’il ne prenne la présidence des républicains, le parti se désagrège sous ses yeux » :
 
 
France d’en haut et France d’en bas. Dans cette tribune du Figaro Maxime Tandonnet rappelle que la fracture qui s’est emparée de la société française depuis de nombreuses années ne fait que se creuser. Jusqu’à l’étincelle qui mettra le feu aux poudres ? Ce phénomène n’est pas propre à la France. Dans toute l’Europe, aussi bien à l’Est qu’à l’Ouest le schisme travaille en profondeur les sociétés. Et, il s’aggrave. Il oppose des élites libérales-libertaires condescendantes et totalement déconnectées du réel d’une part, et les classes populaires et moyennes en insécurité culturelle d’autre part. Ces dernières dénoncent l’impuissance d'un pouvoir qui a abandonné la puissance de l'État aux seules lois du marché. Or ces classes sont largement majoritaires :
 
 
Dans le bilan des six premiers mois de la présidence Macron, Christophe Guilluy, en réponse à L'Express (15 novembre 2017), décèle des éléments de continuité, entre autre le fait que la mondialisation poursuit ses ravages (externalisation de l’industrie vers des pays à bas coûts et avènement du tertiaire concentré dans les coeurs palpitants des grandes métropoles y fixant l’emploi et les richesses, tandis que dans la France périphérique le processus de désertification du travail se poursuit et que la classe moyenne s'y défroque rapidement). Mais phénomène nouveau, l’argent public se raréfiant, les retraités et les fonctionnaires encore protégés qui avaient massivement accordé leur soutien à Emmanuel Macron qui s’en prend désormais à leur niveau de vie. Bref la France d’en haut est en train de scier la branche sur laquelle elle est assise et qui lui assurait la garantie d’un barrage efficace contre le vote « populiste ».
 
Jacques Julliard entonne le requiem de la gauche. Une gauche qui a successivement abandonné trois de ces thème d’élection, l’école tout d’abord abandonnée aux amis du désastre « pédagogiste » , la laïcité ensuite laissée en jachère aux Islamo-gauchistes et finalement le peuple lui même plaqué en rase campagne et métamorphosé en une bande de Dupont Lajoie assoiffée de ratonnades : 
 
 
L’hégémonie américaine est en berne selon Daniel Lazare qui explique que par delà l’hystérie de Washington au sujet de la Russie, de la Syrie et de la Corée du Nord, l’hégémonie américaine est en décomposition ce qui la rend dangereuse. L’État profond parviendra-t-il à retenir Trump l'impulsif, et à permettre la reconfiguration du monde en un nouvel ordre multipolaire ? :
 
 
Victor Orban, premier ministre hongrois, dénonce le « réseau Soros » qu’il accuse de promouvoir une Europe métissée et d’encourager pour ce faire l’immigration massive (première référence). Notons par ailleurs que Soros vient de doter sa fondation « Open society », aux activités foisonnantes dans le monde des médias, de 18 milliards de dollars supplémentaires (seconde référence) :
 
 
 
Serafin Fanjul, docteur en philologie sémitique, professeur de littérature arabe à la Complutence de Madrid et ancien directeur du Centre culturel hispanique du Caire, publie aux éditions de L’Artilleur une somme de 708 pages consacrée à « al Andalus, l’invention d’un mythe ». Le traduction française est préfacée par Arnaud Imatz qui revient sur les procédés de la manipulation du passé appliquée de manière générale à l’histoire de l’Espagne, longtemps victime de la légende noire diffusée par ses adversaires depuis l’époque des Lumières. Compte rendu de Philippe Conrad ci-dessous. On notera également l’excellente critique sur cette somme érudite dans Le Figaro du 26 octobre signée de Paul-François Paoli et de Remi Brague. Rappelons que le professeur Brague est un spécialiste de la philosophie arabe médiévale. Ils signalent la galéjade qui consiste à vanter le niveau culturel atteint par al Andalus : l’arc outrepassé qui lui est attribué est attesté dès 269 chez les Wisigoths d’Espagne, les romains et les byzantins, le patio des demeures sévillanes date de la Renaissance tandis que les mots d’origine arabe ne représentent que 0,5 du lexique espagnol, et aucun ne concerne la vie intellectuelle ou spirituelle. Quant au fameux vivre ensemble des trois religions du livre, elle n’est pas le paradis perdu de la tolérance que les sots s’imaginent puisque elle ne fut qu’un sorte d'apartheid médiéval avec son lot de dhimmitude frappant les juifs et les chrétiens. L’idéalisation d’al Andalus repose sur un mélange d’ignorance et d’idéologie unissant le victimaire et l’exotisme et servant de compensation à des peuples dont la situation présente est bien peu enviable.
 
 
À lire également sur le même livre l’entretien que Daoud Boughezala a conduit avec Serafin Fanjul pour le site Causeur. Il traite en première partie du séparatisme catalan et basque et rétablit, en tant qu’historien des vérités bien oublié (première référence). Il aborde ensuite al Andalus, démolissant un à un les différents mythe élaborés pour rendre possible un multiculturalisme   de l’image défigurée
 
 
 
Michel Drac dans une nouvelle vidéo  fait une synthèse  du livre de David Thomson « Les revenants. Ils étaient partis faire le jihad, ils sont de retour en France »( Seuil, décembre 2016). Et, secondairement du livre de Xavier Crettiez et Bilel Aibine « Soldats de Dieu. Paroles de djihadistes incarcérés » paru aux éditions de L’aube, septembre 2017. Exposé lumineux comme l’auteur en fait régulièrement :
 
 
Dans une autre vidéo mise en ligne le 12 novembre Michel Drac essayant de dégager les lignes de force de l’actualité récente analyse les risques de désagrégation des États Unis d’Amérique dus à la guerre sourde qui oppose deux clans au sein du capitalisme américain. Autre thème abordé par Drac, celui qui oppose à l’intérieur de l’Union européenne les tenants de l’Europe de l’Est et ceux de l’Ouest pour des raisons de choix géopolitique qui se doublent de raisons sociétales, mais aussi la cassure entre Europe du Nord et Europe méditerranéenne qui s’explique par l’excédant commercial gigantesque de l’Allemagne alors que le Portugal, l’Espagne et surtout l’Italie comme la Grèce s’effondrent car ils fonctionnent avec une monnaie « allemande » beaucoup trop forte pour leur économie paient d’une certaine façon par leur stagnation, voire leur récession, l’avantage compétitif germanique. Ajouté à cela pointe la possibilité d’un brexit sans accord. Londres qui pesait d’un poids certain en faveur des sanctions envers la Russie, Merkel lui emboitait le pas mais dorénavant isolée, pourra-t-elle résister aux exigences pressantes du patronat allemand qui entend bien reprendre ses affaires avec un marché russe prometteur ? Par la suite il étudie brièvement les problèmes inhérents à l’OTAN qui est en train de perdre la Turquie, puis la prolifération étatique avec la question de la Catalogne. Il conclue sur une stratégie de régression sociale qui serait préparée par le gouvernement technocratique de Macron. Tout cela amène Drac à prévoir un retournement conjoncturel majeur dans les années qui viennent. Et de s’interroger, la stratégie de la tension serait-elle à l’ordre du jour en Europe ? :
 
 
À propos du livre de Jean-Yves Frétigné consacré à Antonio Gramsci, une bonne présentation radio :
 
 
Éric Branca qui a publié récemment chez Perrin « L’ami américain, Washington contre de Gaulle, 1940-1969 » revient sur cette véritable somme dans un entretien  avec Jean-François Fiorina. « Rien ne nous séparera jamais des États Unis » déclarait Emmanuel Macron le 14 juillet, mais le mot amitié a-t-il pour autant le même sens des deux côtés de l’Atlantique ? Branca démontre en s’appuyant sur les archives déclassifiées des services secrets américains que tel n’est pas le cas dès lors qu’un chef d’État comme de Gaulle se refuse à confondre amitié et vassalité. 
 
 
À « ceux qui ne sont rien » (Macron), aux « sans dent » (Hollande), à la multitude des losers que la  France start-up nation abandonne sur le bord du chemin un film est consacré. « Sans adieu » est le récit poignant des derniers lambeaux d’une paysannerie qui fut des siècles durant la matrice de nos pays. Balade sans pathos dans la misère d’une France qui s’étiole (le Forez) dans l’indifférence générale. Cette France là se cramponne à ses traditions et refuse de se plier aux règles souvent illusoire d’une modernité que chacun sait pourtant sans avenir :
 
 
Fabrice Balanche, chercheur sur le monde arabe et l’islam, a du s’exiler aux États Unis. Il travaille désormais pour le Washington Institute for Near East Policy et déplore dans un entretien percutant paru le 29 janvier 2017 que les postes universitaires de sa spécialité soient accaparés par une minorité idéologique casée sous la houlette du vigilant Laurent Fabius. Cette situation est d’autant plus déplorable que toutes les expertises de Fabrice Balanche au sujet de la Syrie se sont révélés justes, contrairement au parti pris par Fabius et Hollande. Un autre universitaire, Frederic Pichon, avait tenté d’avertir dans son livre « Syrie. Pourquoi l’occident s’est trompé » (Le Rocher). C’était en mai 2014 ! Mais notre diplomatie à la remorque des États Unis avait perduré dans ses erreurs, pour les résultats que l’on constate aujourd'hui :
 
 
À l’issu de la révolution orange du Maïdan qui ne fut qu’un putsch réalisé avec l’appui décisif des États Unis d’Amérique et de ses alliés de l’Union Européenne, quelle est la situation présente en Ukraine ? Réponse de Xavier Moreau sur la site Stratpol :
 
 
Dans sa lettre dominicale « Antipresse » Slobodan Despot rappelle que Arte a diffusé récemment un documentaire fort bien fait sur la baisse du quotient intellectuel dans plusieurs pays occidentaux, dont la France. Le documentaire attribue cet effondrement aux perturbateurs endocriniens en négligeant d’autres facteurs possibles. Titre de l’information révélée par l’Antipresse : « Et si l’avenir appartenait aux imbéciles ? » Une anticipation qui peut paraitre généreuse quand on regarde objectivement l’état de nos sociétés… :
 
 
Dans le Journal du MAUSS Adrien Jahier propose un entretien avec Aurélien Berlan autour de son livre « La fabrique des derniers hommes. Retour sur sur le présent avec Tönnies, Simmel et Weber » (La découverte, 2012). Un livre qui s’inscrit dans la critique du progrès réellement existant, c’est à dire dans l’évolution du capitalisme, comme ceux de Jean-Claude Michéa et de Christopher Lasch :
 
 

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01/10/2017

La revue de presse d'un esprit libre... (35)

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La revue de presse de Pierre Bérard

Au sommaire :

Atlantico : les données de la démographie allemande au regard de l’immigration :

http://www.atlantico.fr/decryptage/deficit-demographique-...

Débat sur le modèle américain animé par Edouard Chanot (Radio Sputnik) entre Charles Gave, ancien élève de Milton Friedman, et Thibault Isabel, rédacteur-en-chef de la revue Krisis.

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1355&v=F7...

La vente d’Alstom, « une opération de guerre économique ». Le bradage d’une grande affaire française à l’américain General Electrique et à l’allemand Siemens. Écouter l’émission de franceinfo du 26/09/2017 :

https://www.egaliteetreconciliation.fr/La-vente-d-Alstom-...

Revisitant l’histoire en privilégiant le rôle de « l’État profond », Lucien Cerise nous donne ici une interprétation décapante de la révolution bolchevique de 1917 dont il sous-évalue manifestement les crimes, ce qui suffit à saisir son entretien avec des pincettes. Il explique en revanche très bien ce que sont les ressorts des sociétés libérales contemporaines :

https://www.egaliteetreconciliation.fr/Cent-ans-apres-le-...

Figaro vox publie une critique de Mathieu Bock-Côté du livre des conversations du « conservateur » Alain Finkielkraut et de la « progressiste » Elisabeth de Fontenay « En terrain miné ». Bock-Côté ne dissimule pas son parti-pris pour le premier et se livre à une bonne exploration du surmoi de la gauche fait de pirouettes rhétoriques, seules à même de les maintenir dans l’empire du Bien. À vrai dire, son choix coule de source pour les lecteurs de ce livre bancal :

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/09/26/31001-201...

Extraits de la remarquable descente en flamme d’une « Histoire mondiale de la France » parue sous la direction de Patrick Boucheron par François Bousquet. Elle est parue dans la dernière livraison de la revue Éléments :

http://blogelements.typepad.fr/blog/2017/09/histoire-mond...

Julian Assange, un combattant de la liberté d’expression. Portrait tracé par l’OJIM :

https://www.ojim.fr/portraits/julian-assange-master-hacke...

Le journalisme et les belles histoires bien racialisées quand ça arrange l'ethniquement correct. Réjouissante chronique d’Ingrid Riocreux :

http://blog.causeur.fr/lavoixdenosmaitres/en-langage-de-j...

La fortune des 500 Français les plus riches a été multipliée par sept en 20 ans. La « discrimination » dont on ne parle pas :

https://www.les-crises.fr/la-fortune-des-500-francais-les...

 

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23/08/2017

La revue de presse d'un esprit libre... (33)

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La revue de presse de Pierre Bérard

Au sommaire :

L’Ukraine est à l’épicentre du nouveau conflit Est-Ouest. Ce conflit est global ou « hybride » ce qui signifie qu’il ne mobilise pas principalement des armées ou des milices, mais qu’il implique outre la diplomatie, l'économie, le juridique et le médiatique, dans l’espoir d’aboutir à des révolutions colorées. C’est ce qu’explique Lucien Cerise, auteur récemment d’un livre intitulé « Retour sur Maïdan » (édition Le Retour aux sources) dans le premier Libre Journal de Jean-Michel Vernochet (audio). Selon les animateurs de cette émission les docteurs Folamour du Congrès US sont capables de se lancer dans une guerre conventionnelle contre la Russie, l’Iran ou la Corée, quoiqu’en ait le président Trump en butte aux manipulations de l’État profond américain :

 
Clin d’oeil amusé de Slobodan Despot sur l’arroseur (l’Ukraine de Poroshenko) arrosé (les États-Unis). Il serait en effet cocasse de devoir constater que les propulseurs utilisées par la Corée du Nord pour lancer ses fusées intercontinentales proviennent d’Ukraine, l'indéfectible allié du camp occidental dans sa lutte contre tous les totalitarismes : 
 

Selon Xavier Moreau, analyste français opérant depuis la Russie, les nouvelles sanction contre la Russie prises par le Congrès américain par dessus la tête de Donald Trump visent en fait le marché énergétique européen. Il s’en explique dans la vidéo ci-contre :

L’hallali anti-Trump qui a saisi l’ensemble des médias du monde occidental à la suite des incidents de Charlottesville est révélateur du climat d’hystérie qui s’empare de nos sociétés dès qu’il y est question de « racisme ». Les foisonnants commentaires du président des États-Unis, personnage éminemment baroque, étaient certes louvoyants et finalement contradictoires. Dans un premier temps sa condamnation des suprémacistes blancs (comme disent ceux qui prétendent ne pas croire à l’existence des races) fut réputée trop molle aux yeux du pouvoir médiatique. Dans un second temps le président qui tweet plus vite que son ombre souligna qu’après tout la « haine » était des deux cotés. C’en était visiblement trop, en tous les cas plus que ne pouvait en supporter la médiasphère qui traitait de « nazis » les manifestants venus défendre la statue du général Lee, héros des armées sudistes, dont la municipalité de cette petite ville de Virginie venait de programmer le déboulonnage. Bien entendu dés que ce qualificatif terrifiant fait son apparition, il sidère et rend impossible toute réflexion argumentée, puisqu’il submerge le lecteur d’émotion. Bref, Trump est devenu le bouc émissaire du parti du bien qui ne se lassera plus d’exiger son scalp. Revenus de cette tempête médiatique, il apparaitra que dans un camp il y avait évidemment des « nazis » de carnaval, propres au folklore américain. Ces « losers » paradaient, attirant l’objectif des photographes et des caméras (c’est à ça que servent ces narcissiques névrosés qui sont d’autant plus portés à s’exposer que les médias semblent prendre au sérieux leur manifestation tapageuse, d’où leur grande utilité pour ceux qui ont intérêt à dissimuler aux populations la nature réelle d'une situation et de ses enjeux). Bien que leur présence fut des plus visibles (et même « obscène » au sens de Baudrillard) ils étaient cependant très minoritaires dans la foule bigarrée de ceux qui étaient venus défendre à Charlottesville l’entièreté de la mémoire américaine. Qui y avait-il parmi les contre-manifestants ? De paisibles anti-racistes, mais aussi des suprémacistes noirs (Black Lives Matter) ainsi que des militants trotskistes « antifa » venus pour la castagne dont ce n’est pas faire injure à l’honnêteté que d’affirmer qu’ils ne sont pas exempts de haine. Pourquoi les médias ne parlaient-ils pas des provocateurs nazis sous le règne d’Obama ? S’agit-il de créer l’illusion qu’une guerre civile est possible, que quelques milliers de cinglés dans un pays de 320 millions d’habitants suffiraient à la déclencher ? Allons donc ! Il ne s’agit que d’associer Trump à une imagerie négative. Cette indignation des médias qui se targuent d’antiracisme mais qui pratiquent à longueur d’articles et de reportages une xénophobie anti-russe, qui n’hésitent pas à soutenir des nazis du moment qu’ils sont ukrainiens, laisse songeur. Cette course à l’échalote a même fait des émules  parmi les géants du web (dont la charte inaugurale prévoyait de laisser quiconque, quelles que soient ses idées, accéder à la toile), c’est ainsi que le mastodonte Marc Zuckerberg a décidé d’emboîter le pas aux folliculaires et d’écraser la punaise brune en supprimant de Facebook plusieurs « groupes haineux ». À n’en pas douter, son geste sera unanimement salué comme un acte philanthropique. Ci-jointe la dernière émission d'I-Média de Jean-Yves Le Gallou et d’Hervé Granchamp sur Tv-Libertés traitant en une de cette affaire : 

https://www.youtube.com/watch?v=oB0EOTzs7P4

Nous savons bien que la guerre de Sécession ne se résumait pas à un conflit entre les gentils « progressistes » du Nord et les « méchants » esclavagistes du Sud. Les oppositions étaient fort nombreuses entre les deux camps. Par exemple le Sud, exportateur de denrées agricoles, était favorable au libre échange, tandis que le Nord où s’affirmait une économie industrielle était favorable au protectionnisme.
De même s’opposaient-ils sur la conception fédérale ou confédérale de l’union. C’est la décision de Lincoln d’abolir l’esclavage qui mit le feu aux poudres ce qui ne dissuada pas certains États esclavagistes de rejoindre les troupes de l’Union qui voyait plus d’avantages, selon un point de vue purement capitaliste, dans le statut prolétaire d'une classe ouvrière émancipée du fardeau de la servitude (mais nullement de son aliénation) que dans un prolétariat au statut d'esclave. Les jugement rétroactifs que beaucoup sont tentés de porter sur des périodes anciennes en leur appliquant des valeurs contemporaines sont des non-sens que réprouvent tout historien digne de ce nom. Proscrire toute trace de l’héritage confédéré comme le réclame la gauche américaine est de ce point de vue là totalement stupide et relève d’un vandalisme pur et simple, qui n’est pas sans rappeler les fureurs iconoclastes des bandes takfiristes. Pour comprendre cette époque et les véritables circonstances de la guerre de Sécession nous renvoyons au livre de Dominique Venner « Le blanc soleil des vaincus », enrichi d’une belle préface d’Alain de Benoist et réédité en 2015 chez Via Romana :
 
 
Sur le général Lee, prétexte aux événements de Charlottesville, on se reportera à l’entretien avec Vincent Bernard réalisé pour Figaro Vox par Eugénie Bastié. Cet historien qui ne verse dans aucune  légende dorée est aussi l'auteur de la dernière biographie du héros sudiste, objet de tant d’anachronisme, de méprises et de jugements hâtifs. Ses propos, sans parti pris, sont empreints de bon sens :
 
 
Ci-dessous un tweet d'Edouart Chanot commentant les propos d’Houria Bouteldja qui réclame l’extension du domaine de la table rase des personnalités américaines ayant soutenu l’esclavage à celles, européennes, des « racistes » des « esclavagistes » et des « coloniaux » parmi lesquelles elle range, sans trop se soucier des réalités, le général de Gaulle... qui a libéré la France du fardeau de ses colonies… Rappelons à cette pétroleuse un brin loufoque que si nous la prenions au mot en éradiquant de la mémoire universelle tous les personnages qui n’avaient que le défaut d’être de leur temps il ne resterait pas grand chose de la geste arabo-musulmane au nom de laquelle elle prétend s’exprimer. L’amnésie historique dans laquelle l’école « républicaine » entretient dorénavant la plupart de ses commensaux aboutit à ces syllogismes oublieux de la contextualisation sans laquelle l’histoire n’est qu’une discipline de diafoirus qui ne peut déboucher que sur sa réécriture permanente dans une perspective orwellienne  :
 
 
Ci-joint le zoom d’été de Tv Libertés consacré à Jean-Yves Le Gallou et Hervé Granchamp : 
 
 
Le zoom d’été de tv-libertés va à la rencontre de François Bousquet, écrivain, journaliste et rédacteur en chef adjoint de la revue Éléments :
 
 
Quand un média qui ne craint pas de pratiquer la contradiction et se dit en même temps attaché à la liberté de déplacement et d’installation des hommes partout dans le monde et de ce fait milite consciemment pour l’immigration sans retenue dans nos contrées et célèbre un peuple refusant l’incursion du moindre étranger sur ces terres afin de rester maître chez lui. Nous n’osons pas aller jusqu’à penser que ces « sauvages » se trouvent absous du pêché de « racisme » tout simplement parce qu’ils sont noirs. Ce serait tellement affreux d'imaginer des choses pareilles ! l’information provient du principal quotidien français d’origine chrétienne qui, c’est la paradoxe, s’engage fortement pour l’universalisation des valeurs « républicaine ». Article de Breizh info :
 
 
« Face au défi qu'est la présence massive de l’islam sur le sol européen et la montée en puissance mondiale de l’islam politique, la conscience de notre héritage païen est une nécessité vitale, y compris pour le christianisme ». Ainsi s’exprime Aurélien Marq dans un article tout de subtilité sur le paganisme européen, le christianisme et l’islam.
 
 
Le vote des catholiques lors des dernières élections présidentielles françaises analysé par Jérôme Fourquet, directeur du département opinion et stratégies d’entreprise de l’ifop:
 
 
Pour le grand linguiste Claude Hagége « imposer sa langue, c’est imposer sa pensée ». Sa crainte est soutenue par l’extension implacable de l’anglo-américain d’aéroport qui tend à devenir la langue unique et, nous dit-il, cette langue unique (et « imprécise », ce qui rend d’autant moins acceptable sa prétention à l'universalité) pourrait fort bien déboucher sur une « pensée unique » et un « formatage des esprits ». Il ajoute « seuls les gens mal informés pensent qu’une langue sert seulement à communiquer. Une langue constitue aussi une manière de penser, une façon de voir le monde, une culture ». Hagége ? Un combattant de la diversité qui mène une guerre culturelle contre le néo-libéralisme et contre nos « élites vassalisées » et américanolâtres :
 
 
« Opération Sentinelle : Nos soldats n’en peuvent plus ». Dans cet article publié par Alexandra Laignel-Lavastine au lendemain de l’attentat perpétré à la voiture-bélier par un Algérien contre 6 militaires à Levallois-Perret, il est question du triste état de nos armées soumises à des réductions de crédit répétitives. Attaqués de face par les islamistes, nos soldats en surchauffe ont désormais le sentiment d’être poignardés dans le dos par l’État. Enchaînant les missions sans discontinuer, souvent sans but précis sur le territoire métropolitain (le plus souvent pour les besoins de la com gouvernementale), ils sont progressivement gagnés par le sentiment d’inutilité et le découragement. Leur état de démoralisation est il compatible avec la « guerre » que l’on prétend mener ? Surement pas. Ce que nos soldats attendent des politiques c’est qu’ils définissent une véritable stratégie globale antiterroriste, mais ils ne voient rien venir à par les bonnes paroles :
 
 
Le dernier livre de Richard Labévière « Terrorisme face cachée de la mondialisation » paru aux éditions Pierre-Guillaume de Roux fait l’objet d’une excellente fiche de lecture de Michel Drac. 
En dehors des points concernant la mouvance proprement djiadiste, il se penche avec sagacité sur le réseau néo-conservateur et atlantiste français qui opère à partir du ministère des affaires étrangères et que les diplomates appellent « la meute ». Il examine pour finir les 7 propositions que formule Labévière pour lutter efficacement contre le terrorisme  :
 
 
Rappelons que Labévière, rédacteur en chef de la revue en ligne Proche et Moyen Orient, est un ancien de RFI, poste dont il avait été viré par Christine Ockrent, épouse du néo-conservateur à la française Bernard Kouchner, pour des analyses manquant d’empathie  vis à vis de la politique arabe de l’État israélien. Depuis il n’a plus les faveurs de la presse de grand chemin. Son livre qui a fait l’objet d’une recension dans le dernier numéro de la revue Éléments sous la plume de Christian Brosio fut également le prétexte d’un entretien particulièrement éclairant avec l’auteur sur Radio Sputnik dans une émission dirigée par Edouart Chanot :
 
 
Le site « Les crises » publie ce document, bien entendu « orienté » (étymologiquement, tourné vers l’Orient, comme le sont la grande majorité de nos églises) puisqu’il émane de l’Association d’amitié franco-coréenne. Il permet cependant de comprendre pourquoi la Corée du Nord, et pas seulement ses dirigeants, entretient une suspicion durable, sinon une haine, à l’égard des États-Unis. Quatre millions de morts ne s’oublient pas si facilement :
 
 
Dans une tribune du Figaro  Marin de Viry déplore que le tourisme de masse (le premier poste de dépense dans le monde), en tuant la possibilité d’un ailleurs différent, ait mis fin à toute possibilité de voyage. Avec le marketing touristique qui balise le monde entier il n’y a plus de destination ouverte à la curiosité. Citant Bernanos pour qui le monde moderne est une conspiration contre toute espèce de vie intérieure, il ajoute « je crois que le tourisme est une des modalités de destruction de la vie intérieure ». Texte initialement publié en juillet 2014 :
 
 
Thibault Isabel, rédacteur en chef de la revue « Krisis » présente son dernier livre « Pierre-Joseph Proudhon, l’anarchie sans le désordre » sorti en juin dernier, agrémenté d’une préface de Michel Onfray  :
 
 
Entretien avec l’écrivain Olivier Maulin paru dans la revue Limite. 
 
 
Retour sur Karl Polanyi, auteur de « La grande transformation » qui formula dès 1944 une réponse à la mystification entretenue par Friedrich Hayek concernant sa fable du « marché autorégulé par un ordre spontané ». Depuis cet argument de faussaire est devenu central dans tous les raisonnements des néo-libéraux. Article paru sur l’excellent blog de Philitt :
 
 
Un article sagace de Nicolas de Lamberterie sur le site de Visegrad. La Hongrie qui n’est pas réputée pour accueillir chez elle tout ce que les industries de Soros et de tant d’autres nous présentent comme d’authentiques « réfugiés », fait une exception en se proposant d’intégrer à sa société une actrices iranienne convertie au christianisme. Mais le plus extraordinaire n'est pas là. Ayant fait des démarches auprès de la Suède l’actrice s’est vu refuser le statut auquel elle pensait avoir droit mais qui lui a été refusé sous prétexte de sa conversion. Ceci au moment où la Suède renonce à priver de leur citoyenneté les combattants islamiques de retour dans « leur pays ». Si les Hongrois prouvent ici un sens très affuté de l’humour, que dire des Suédois sinon qu’ils démontrent une fois de plus leur insondable bêtise :
 
 
Sur son site l’écrivain Christopher Gérard rend compte de la mort de David Mata, gentilhomme des lettres et guerrier de l’Europe secrète :
 
 
« La meilleure et la plus belle structure familiale est celle dans laquelle les enfants grandissent avec un père et une mère ». Propos et témoignages d’enfants élevés au sein de familles homosexuelles recueillis par Charlotte d’Ornellas :
 
 
« La patrie est une réalité sociale concrète », un court texte de Julien Freund :
 
 

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15/04/2017

Sur la question de l'identité...

Dans ce nouveau numéro de l'émission de TV Libertés, « Les idées à l’endroit », Alain de Benoist reçoit Thibault Isabel, essayiste et rédacteur en chef de la revue Krisis, Philippe Forget, auteur d’un essai intitulé L’obsession identitaire (Berg international, 2017) et Laurent Dandrieu, rédacteur en chef des pages culture de Valeurs Actuelles, qui vient de publier Eglise et immigration - le grand malaise (Presses de la Renaissance, 2017). Ils évoquent ensemble la question de l'identité.

 

                                 

13/09/2016

Le progrès en question ?...

Le numéro 45 de la revue Krisis, dirigée par Alain de Benoist, avec pour rédacteur en chef Thibaut Isabel, vient de paraître. Cette nouvelle livraison est consacrée au progrès.

Le travail accompli par l'équipe de rédaction sur la présentation, le contenu et le rythme de publication de la revue est remarquable !

Vous pouvez (devez !) commander ce nouveau numéro sur le site de la revue Krisis ou sur le site de la revue Eléments.

Bonne lecture !

 

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" Notre époque est orpheline du progrès. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, la plupart des gens étaient convaincus que l’avenir ouvrirait les portes d’un véritable paradis sur terre. C’était l’ère des grandes utopies. Aujourd’hui, nous avons perdu notre innocence: quel roman, quel film oserait encore dépeindre un XXIIe siècle radieux? La science-fiction contemporaine a abandonné les vieilles utopies technoscientifiques au profit d’une vision inquiète de demain. Les menaces qui nous guettent sont en effet innombrables: crise écologique et climatique, crise financière, crise démographique, crise culturelle, crise terroriste, etc. Mais si notre avenir s’est assombri, nous restons collectivement obnubilés par la croissance des biens de consommation. C’est ce qui nous pousse à plébisciter les téléphones portables et autres tablettes tactiles, avant peut-être d’accepter le développement d’un transhumanisme de masse qui fera de nous des «hommes augmentés». Pour sortir de l’impasse, nous devons de toute urgence réfléchir au sens véritable du progrès humain. "
 
Au sommaire de Krisis 45

Pierre-André Taguieff / L’idée de progrès, la «religion du Progrès» et au-delà. Esquisse d’une généalogie.

Jean-François Gautier / Non-sens et signification dans l’Histoire.

Patrick Tacussel / Liturgies du progrès.

Nicolas Rousseau / Narcisse ou les illusions du progrès. La critique sociale de Christopher Lasch.

Débat entre Frédéric Dufoing et Thibault Isabel / Faut-il avoir peur du transhumanisme?

Frédéric Dufoing / Le transhumanisme comme biopouvoir.

Matthieu Giroux / Le mythe prométhéen du surhomme.

Alain Gras / La dimension technologique de l’illusion progressiste.

Boris Vian / Poésie : La complainte du progrès (1955).

Thibault Isabel / Qu’est-ce qu’un écologisme païen?

Falk Van Gaver / Croissez et multipliez? Le problème de la démographie à l’ère industrielle.

Entretien avec Ronald Wright / Croissance et déclin des civilisations.

Ronald Wright / Témoignage : Les ruines de la civilisation maya. Un avertissement pour les peuples modernes?

Bernard Charbonneau / Document : La bombe atomique (1945).

04/06/2016

Modernité ?...

Le numéro 44 de la revue Krisis, dirigée par Alain de Benoist, vient de paraître. Cette nouvelle livraison est consacrée à la modernité.

C'est le quatrième numéro en moins d'un an, et le contenu est toujours aussi riche... On ne peut donc que saluer le travail de l'équipe de rédaction !

Vous pouvez commander ce nouveau numéro sur le site de la revue Krisis ou sur le site de la revue Eléments.

Bonne lecture !

 

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Telle qu’elle s’érige lentement depuis cinq ou six siècles, la modernité se nourrit de l’idéologie qui la fonde: le modernisme. Elle se donne pour but de conduire à un progrès continu de l’esprit humain, à travers le perfectionnement des sciences, du goût, des mœurs et de la société. Mais ce projet titanesque, prométhéen, s'est écrasé contre un mur. Nous attendions des lendemains qui chantent; or, le présent ne cesse de déchanter. Le nihilisme gagne donc du terrain, et nos idéaux s'effondrent.
Reste que le projet modernisateur, malgré ses excès, stimulait les hommes d’une manière positive et féconde. Il leur donnait le souffle de la liberté, le goût des horizons lointains. Sur les ruines de cette ambition ne poussent plus que des fleurs déjà fanées avant d’éclore. Nous autres, contemporains, avons besoin de retrouver du sens, ne serait-ce qu’en faisant le deuil de nos vieilles chimères. Il nous faut refonder un monde, une espérance, une culture. Et, pour cela, nous devons d'abord dresser le bilan de la modernité.


Au sommaire :


Éditorial

Entretien avec Françoise Bonardel / Modernisme, antimodernité, tradition.

Myriam Revault d’Allonnes / Crise et modernité.

Jean-François Gautier / La conscience universelle.

Thibault Isabel / Essor et déclin de la modernité dans l’Histoire.

Costanzo Preve / Les trois stades de la modernité capitaliste.

Entretien avec Rémi Brague / Modernité et religion.

Bernard Bourdin / Le fondamentalisme religieux et les fondements de la modernité.

Karlheinz Weißmann / Le national-socialisme, une idéologie moderniste ?

Youness Bousenna / La décadence, autopsie d’un fantôme européen.

Michel Maffesoli / Georg Simmel: modernité et post-modernité.

Entretien avec Michel Maffesoli / L’ère du postmoderne.

Jonathan Daudey / Nietzsche, médecin de la modernité.

Jean-François Gautier / La révocation artistique de l’espace pictural.

Matthieu Giroux / Le primat moderniste du principe d’action.

Charles Péguy / Le texte: Le monde moderne et l’argent (1914).