Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/05/2018

Avec Homère et Sylvain Tesson...

Les éditions des Equateurs viennent de publier un essai de Sylvain Tesson intitulé Un été avec Homère. Géographe, aventurier et journaliste, Sylvain Tesson est l'auteur de récits tirés de ses expéditions comme L'axe du loup (Robert Lafont, 2004), Dans les forêts de Sibérie (Gallimard, 2011) ou Sur les chemins noirs (Gallimard, 2016), mais aussi de recueils de nouvelles, parfois grinçantes, comme Une vie à coucher dehors (Gallimard, 2010) ou Vérification de la porte opposée (Phébus, 2010).

 

Tesson_Un été avec Homère.jpg

" Un Été avec Homère ou l'Iliade et l'Odyssée comme on ne vous les a jamais racontées. Un voyage entre la mythologie et le monde d'aujourd'hui, érudit, épique, drolatique, époustouflant.

L'Iliade est le récit de la guerre de Troie. L'Odyssée raconte le retour d'Ulysse en son royaume d'Ithaque. L'un décrit la guerre, l'autre la restauration de l'ordre. Tous deux dessinent les contours de la condition humaine. À Troie, c'est la ruée des masses enragées, manipulées par les dieux. Dans l'Odyssée on découvre Ulysse, circulant entre les îles, et découvrant soudain la possibilité d'échapper à la prédestination. Entre les deux poèmes se joue ainsi une très violente oscillation : malédiction de la guerre ici, possibilité d'une île là-bas, temps des héros de côté là, aventure intérieure de ce côté ci.

Ces textes ont cristallisé des mythes qui se répandaient par le truchement des aèdes dans les populations des royaumes mycéniens et de la Grèce archaïque il y a 2500 ans. Ils nous semblent étranges, parfois monstrueux. Ils sont peuplés de créatures hideuses, de magiciennes belles comme la mort, d'armées en déroute, d'amis intransigeants, d'épouses sacrificielles et de guerriers furieux. Les tempêtes se lèvent, les murailles s'écroulent, les dieux font l'amour, les reines sanglotent, les soldats sèchent leurs larmes sur des tuniques en sang, les hommes s'étripent et une scène tendre interrompt le massacre pour nous rappeler que les caresses arrêtent la vengeance.

Préparons nous : nous passerons des fleuves et des champs de bataille, nous serons jetés dans la mêlée, conviés à l'assemblée des dieux, nous essuierons des tempêtes et des averses de lumière, nous serons nimbés de brumes, pénétrerons dans des alcôves, visiterons des îles, prendrons pied sur des récifs. Parfois, des hommes mordront la poussière, à mort. D'autres seront sauvés. Toujours les dieux veilleront. Et toujours le soleil ruissellera et révèlera la beauté mêlée à la tragédie. Des hommes se démèneront pour mener leurs entreprises mais derrière chacun d'eux, un dieu veillera et jouera son jeu. L'Homme sera-t-il libre de ses choix ou devra-t-il obéir à son destin ? Est-il un pauvre pion ou une créature souveraine ?

Les poèmes auront pour décor des îles, des caps et des royaumes dont un géographe, Victor Bérard, effectua dans les années 1920 une très précise localisation. La Mare Nostrum est ce haut lieu d'où a jailli l'une des sources de notre Europe, qui est la fille d'Athènes autant que de Jérusalem.

Mais une question nous taraude. D'où viennent exactement ces chants, surgis des profondeurs, explosant dans l'éternité ? Et pourquoi conservent-ils à nos oreilles cette incomparable familiarité ? Comment expliquer qu'un récit de 2500 ans d'âge, résonne à nos oreilles avec un lustre neuf, un pétillement aussi frais que le ressac d'une calanque ? Pourquoi ces vers paraissent-ils avoir été écrits pas plus tard qu'aujourd'hui, par un très vieux poète à la jeunesse immortelle, pour nous apprendre de quoi seront fait nos lendemains ? En termes moins lyriques (Homère est le seul maître en la matière) d'où provient la fraîcheur de ce texte ? Pourquoi ces dieux et ces héros semblent malgré la terreur qu'ils inspirent et le mystère qui les nimbe, des êtres si amicaux ? "

22/03/2018

La dictature victimaire...

Le nouveau numéro de la revue Éléments (n°171, avril-mai 2018) est disponible en kiosque, avec une magnifique couverture consacrée à Sylvain Tesson.

A côté du dossier consacré à l'idéologie victimaire, on retrouvera l'éditorial d'Alain de Benoist, les rubriques «Cartouches», «Le combat des idées» et «Panorama» , un choix d'articles variés, de nombreux entretiens, les chroniques de Xavier Eman, d'Hervé Juvin, d'Olivier François, de Ludovic Maubreuil, de Laurent Schang et d'Yves Christen et l'anti-manuel de philosophie de Jean-François Gautier...

Bonne lecture !

Vous pouvez commander ce numéro ou vous abonner sur le site de la revue : http://www.revue-elements.com.

 

Eléments 171.jpg

Éditorial           

L'espace et le temps, par Alain de Benoist

Agenda, actualités

L’entretien

Dans les pas de Sylvain Tesson, propos recueillis par Alain de Benoist, François Bousquet et Pascal Eysseric

Cartouches

Le regard d’Olivier François : Un faune impatient de culbuter les nymphes

Une fin du monde sans importance, par Xavier Eman

Le carnet géopolitique d’Hervé Juvin : L’Europe en congé de l’histoire

Journal d’un cinéphile, par Ludovic Maubreuil

Champs de bataille : Patton perd son pari à Metz, par Laurent Schang

Musique : Mingus, moins qu’un chien, plus qu’un homme, par Armand Grabois

Bestiaires : l’intelligence des corbeaux, par Yves Christen

Sciences

Le combat des idées

Le Sacré-Ricœur de Macron, le philosophe et le président, par Fabrice Moracchini

La Catalogne et le destin de l’Espagne, par Javier Portella

N’ayez pas peur des autonomistes !, par Francis Van den Eÿnde

Poutine : entretien avec Héléna Perroud, propos recueillis par Slobodan Despot et Alain Lefebvre

Zakhar Prilepine sur tous les fronts, propos recueillis par Michel Thibault et Christophe A. Maxime

Chine : la Révolution culturelle, par David L’Épée

Socialismes asiatiques : l’Orient est-il toujours rouge ? , par Pascal Eysseric

Voyage en Corée du Nord, par Thomas Gerber

Jean-Marie Le Pen nous ouvre sa bibliothèque, propos recueillis par Maxime Dalle

Expurgeons ces prétendus classiques ! par Bruno Lafourcade, Slobodan Despot, Jean-Jacques Langendorf, Patrice Jean et Michel Marmin

Matzneff, le plus complice de tous nos maîtres, par Patrice Jean

Hartmut Rosa et l’homme compressé, par Thomas Hennetier

Dossier

Les folies de l’épidémie victimaire

Les nouveaux Gardes rouges du multiculturalisme, par François Bousquet

Comment les médias façonnent un monde virtuel, par Alexandre Zinoviev

Faux crimes de haine, enquête dans les campus américains, par James Littel, notre correspondant aux États-Unis

Extension du domaine de l’exclusion, par Pierre Fouques

L’ubuesque concept d’appropriation culturelle, par François Bousquet

Le décryptage de Jean-Yves Le Gallou. Traque aux fake news : Kafka revisité par la Silicon Valley, propos recueillis par François Bousquet et Patrick Péhèle

Entretien avec Marc Laudelout. À quand l’autodafé des livres de Céline ? , propos recueillis par François Bousquet

La Cinémathèque au banc des accusés, par Ludovic Maubreuil

Fake news : l’exemple de l’attentat de la rue Copernic, par Pascal Eysseric

Panorama

L’œil de Slobodan Despot

Série télé : South Park contre le politiquement correct, par David L’Épée

Un païen dans l’Église : la cathédrale de Quimper, par Bernard Rio

Philo : Pourquoi la vie n’est pas un objet scientifique, par Jean-François Gautier

L’esprit des lieux : Syracuse, par Kostas Mavrakis

C’était dans Éléments : Pourquoi j’aime l’Allemagne, par Jean Cau

Éphémérides

 

 

19/05/2017

Une très légère oscillation...

Les éditions des Equateurs viennent de publier sous le titre Une très légère oscillation, le journal tenu par Sylvain Tesson entre 2014 et début 2017. Géographe, aventurier et journaliste, Sylvain Tesson est l'auteur de récits tirés de ses expéditions comme L'axe du loup (Robert Lafont, 2004) ou Dans les forêts de Sibérie (Gallimard, 2011), mais aussi de recueils de nouvelles, parfois grinçantes, comme Une vie à coucher dehors(Gallimard, 2010) ou Vérification de la porte opposée (Phébus, 2010). Dans son dernier livre, Sur les chemins noirs (Gallimard, 2016), il raconte sa traversée de la France à pied.

 

Tesson_Journal.jpg

" La géographie de Sylvain Tesson est vaste. Elle couvre Paris, les toits de Notre-Dame, les calanques de Cassis, les montagnes de Chamonix, l'Irak, l'Ukraine, la Russie. Il y a les expéditions et les voyages intérieurs, les bivouacs d'un soir et les méditations d'un jour, mais aussi les escalades des parois et les descentes au fond des livres. Entre les mots se dessine l'écriture d'un destin. Alors que son dernier livre Sur les chemins noirs raconte son voyage du sud de la France au Cotentin, Une très légère oscillation est un miroir le long d'autres chemins.

Le journal de Sylvain Tesson oscille entre le Manuel d'Epictète et les pensées de Jules Renard. Il nous incite à jouir de l'instant, à ne rien attendre du lendemain et à s'extasier des manifestations du vivant : une branche dans le vent, le reflet de la lune. C'est la chose la plus difficile au monde que de reconnaître le bien-être dans ses expressions les plus humbles, de le nommer, le saisir, le chérir. Savoir qu'on est en vie, que cela ne durera pas, car tout passe et tout s'écoule.

Tout intéresse Sylvain Tesson. Sa panoplie littéraire enveloppe l'actualité la plus brûlante : Daech, les attentats, l'islam, le pape, la politique française mais aussi l'intemporel, la poésie, le spirituel. Humour et poésie sont les deux lignes de vie de Sylvain Tesson même quand il chute d'une toit et se retrouve hospitalisé pendant de longs mois à la Salpetrière : « Un fleuve bordé de saules pleureurs, est-ce une rivière de larmes ? » "

21/01/2017

Droite/gauche : c'est fini !...

Le nouveau numéro de la revue Eléments (n°164, janvier - février 2017) est disponible en kiosque à compter de ce jour, 21 janvier 2017.

A côté du grand entretien avec Marcel Gauchet et du dossier consacré à la fin du clivage droite/gauche,  on trouvera les rubriques «Cartouches», «Le combat des idées» et «Panorama» et les jeunes plumes talentueuses qui font le succès, mérité, de la nouvelle formule de notre revue préférée.

Bonne lecture !

Vous pouvez commander ce numéro ou vous abonner sur le site de la revue : http://www.revue-elements.com.

 

Eléments 164.jpg

 

Au sommaire de ce numéro :

 

L'éditorial d'Alain de Benoist : Deux dynamiques et une question

Forum          

L’entretien

Marcel Gauchet sans tabous

Cartouches

Le regard d’Olivier François : L’AF et ses dissidents

Une fin du monde sans importance par Xavier Eman

Cinéma : Un coup de tonnerre (de Brest) pour rien

Champs de bataille : La dernière charge des cuirassés

Musique : Grand Blanc, avis de tempête

Sciences

Le combat des idées

Les nouvelles têtes à claques du libéralisme

Éric Brunet, le Père Ubu du libéralisme

Guy Verhofstadt, alias « Baby Thatcher »

La France buissonnière de Sylvain Tesson

Vivre et penser comme des loups

Littérature : entretien avec Louis Jeanne

La leçon de Gabriel Matzneff

Tintin : retour au pays des Soviets

Or noir : la guerre du Chaco

À la redécouverte de Thomas Sankara

Entretien avec Ludovic Maubreuil

Après nous le déluge ? La réponse de Sloterdijk           

 

Dossier

Droite-gauche, c’est fini !

Fiction : Le Pen-Mélenchon au second tour ?

L’obsolescence programmée du clivage droite-gauche

Droite + gauche, et vice versa

Le moment populiste

Permanence du clivage droite-gauche

Pourquoi les vrais socialistes font la guerre à la gauche

Entretien avec Charles Robin

Rencontre avec Bernard Langlois

 

Panorama

L’œil de Slobodan Despot

Série télé : Black Sails

Philosophie : L’esprit dépend-il de la matière ?

L’esprit des lieux : Venise

C’était dans Éléments : Pourquoi le terrorisme ?

Éphémérides

 

12/10/2016

Sur les chemins noirs...

Sylvain Tesson, qu'on avait laissé, dans Bérézina (Guérin, 2015),  avec son side-car sur les traces de Napoléon en Russie, revient, après un grave accident, avec Sur les chemins noirs, publié cette semaine aux éditions Gallimard. Géographe, aventurier et journaliste, Sylvain Tesson, bien connu pour ses récits comme L'axe du loup (Robert Lafont, 2004) ou Dans les forêts de Sibérie (Gallimard, 2011), est aussi l'auteur de recueils de nouvelles, parfois grinçantes, comme Une vie à coucher dehors(Gallimard, 2010) ou Vérification de la porte opposée (Phébus, 2010). Il a également publié un fort sympathique Petit traité sur l'immensité du monde (Equateurs, 2005).

 

Chemins noirs_Tesson.jpg

" 2014. «L'année avait été rude. Je m'étais cassé la gueule d'un toit où je faisais le pitre. J'étais tombé du rebord de la nuit, m'étais écrasé sur la Terre. Il avait suffit de huit mètres pour me briser les côtes, les vertèbres, le crâne. J'étais tombé sur un tas d'os. Je regretterais longtemps cette chute parce que je disposais jusqu'alors d'une machine physique qui m'autorisait à vivre en surchauffe. Pour moi, une noble existence ressemblait aux écrans de contrôle des camions sibériens : tous les voyants d'alerte sont au rouge mais la machine taille sa route. La grande santé ? Elle menait au désastre, j'avais pris cinquante ans en dix mètres. A l'hôpital, tout m'avait souri. Le système de santé français a ceci de merveilleux qu'il ne vous place jamais devant vos responsabilités. On ne m'avait rien reproché, on m'avait sauvé. La médecine de fine pointe, la sollicitude des infirmières, l'amour de mes proches, la lecture de Villon-le-punk, tout cela m'avait soigné. Un arbre par la fenêtre m'avait insufflé sa joie vibrante et quatre mois plus tard j'étais dehors, bancal, le corps en peine, avec le sang d'un autre dans les veines, le crâne enfoncé, le ventre paralysé, les poumons cicatrisés, la colonne cloutée de vis et le visage difforme. La vie allait moins swinguer. Il fallait à présent me montrer fidèle au serment de mes nuits de pitié. Corseté dans un lit étroit, je m'étais dit à voix presque haute : "si je m'en sors, je traverse la France à pied". Je m'étais vu sur les chemins de pierre ! Je voulais m'en aller par les chemins cachés, flanqués de haies, par les sous-bois de ronces et les pistes à ornières reliant les villages abandonnés. Il existait encore une géographie de traverse pour peu que l'on lise les cartes, que l'on accepte le détour et force les passages. Loin des routes, il existait une France ombreuse protégée du vacarme, épargnée par l'aménagement qui est la pollution du mystère. Une campagne du silence, du sorbier et de la chouette effraie. Des motifs pour courir la campagne, j'aurais pu en aligner des dizaines. Me seriner par exemple que j'avais passé vingt ans à courir le monde entre Oulan- Bator et Valparaiso et qu'il était absurde de connaître Samarcande alors qu'il y avait l'Indre- et-Loire. Mais la vraie raison de cette fuite à travers champs, je la tenais serrée sous la forme d'un papier froissé, au fond de mon sac...» Avec cette traversée à pied de la France réalisée entre août et novembre 2015, Sylvain Tesson part à la rencontre d'un pays sauvage, bizarre et méconnu. C'est aussi l'occasion d'une reconquête intérieure après le terrible accident qui a failli lui coûter la vie en août 2014. Le voici donc en route, par les petits chemins que plus personne n'emprunte, en route vers ces vastes territoires non connectés, qui ont miraculeusement échappé aux assauts de l'urbanisme et de la technologie, mais qui apparaissent sous sa plume habités par une vie ardente, turbulente et fascinante. "

16:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sylvain tesson, france, marche |  Facebook | Pin it! |

08/04/2015

Là-bas, au loin, si loin...

Les éditions Robert Laffont viennent de publier dans leur collection Bouquins une sélection de romans de Jean Raspail sous le titre Là-bas, au loin, si loin... L'ouvrage est préfacé par Sylvain Tesson et comprend un roman inédit, La Miséricorde. Indispensable, donc, pour tous les amoureux de l’œuvre de l'auteur du Camp des Saints...

 

Raspail_Là-bas.jpg

 

" Cinq chefs-d'oeuvre de Jean Raspail, ainsi qu'un roman inédit et inachevé, réunis pour la première fois en un volume. Une vaste épopée servie par une plume magnifique : l'occasion de célébrer un écrivain d'exception, comme le fait dans sa préface l'écrivain voyageur Sylvain Tesson.

Trois parties composent ce volume. Les deux premières illustrent les grands cycles romanesques de Jean Raspail : « La Patagonie » – avec Le Jeu du roi, Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie (Grand Prix du roman de l'Académie française) et Qui se souvient des hommes...– et « Les confins » – avec Septentrion et Sept cavaliers quittèrent la Ville au crépuscule par la porte de l'Ouest qui n'était plus gardée. La dernière est constituée d'un seul ouvrage, inédit et inachevé, La Miséricorde.
L'on croise dans la première partie un petit garçon rêvant d'un royaume et un roi de Patagonie, « par la grâce de Dieu et la volonté des Indiens de l'extrême sud du continent américain », qui partageront leurs songes et leur destin ; un obscur avoué périgourdin, Antoine de Tounens, qui se fait conquérant et, là-bas, au loin, sous le nom d'Orélie-Antoine I
er, se bâtit un royaume d'Araucanie et de Patagonie aux dimensions de son rêve ; enfin des indiens Alakalufs, qui se nommaient eux-mêmes « les Hommes », venaient du fond des âges et vivaient si loin, en Terre de Feu. Dans ces trois livres, Jean Raspail célèbre des vertus qu'il habille en costume traditionnel patagon pour les préserver de la médiocrité : le courage, la loyauté, la fidélité.
Dans « Les confins » vivent des hommes libres, des hommes du refus qui, à l'étroit, quittent la Ville et partent vers l'inconnu, vers le Septentrion ou de l'autre côté du Fleuve, là-bas, au loin, si loin... Les deux livres racontent la même épopée, aux confins du réel et de l'imaginaire.
Dans
La Miséricorde
, roman inspiré d'une histoire vraie, dominent là encore les notions d'honneur et de fidélité, mais aussi d'indignité et de rédemption. Jean Raspail, qui se fait ici remueur de conscience, décrit dans un « Post-scriptum », sans en révéler totalement le secret, la genèse de ce livre écrit entre 1966 et 2013. Ses protagonistes, qu'ils soient laïcs ou serviteurs de Dieu, marqueront à coup sûr les esprits. "