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03/06/2017

Le survivalisme, mode ou tendance de fond ?...

La revue Survival, consacrée à la survie en milieu hostile, sort en kiosque son huitième numéro (juin - juillet 2017). Une revue indispensable pour les amateurs de crapahut et d'aventure ainsi qu'à toutes les personnes soucieuses de développer leur capacité d'autonomie et de résilience et leur aptitude à la survie individuelle ou collective...

Vous pouvez découvrir ci-dessous un commentaire de Piero San Giorgio sur ce magazine.

 

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Au sommaire :

Spécial
Retour à la terre
Survivre grâce aux insectes

Survie
Le Survivalisme un jeu, un commerce ou un mode de vie ?
Mauvaises herbes : le Plantain
Mauvaises herbes : la Consoude
3 000 mètres sans parachute, l’histoire de Juliane Köpcke

Équipements
Les sacs de couchage
Smartphones Durcis
PROTEGOR : Entretien avec Guillaume Morel
Le seau d’urgence
Optimiser son Bob
Les couteaux de survie de chez Extrema Ratio

Techniques
La létalité d’une flèche de chasse : optimiser précision et pénétration…
Allumer un feu au silex
Le nœud de chaise
Ouvrir une boite de conserve

Vos rubriques
J’ai testé pour vous Veste Seeland « Canada »
J’ai testé pour vous Les chaussures « Terrebonne Outdry Ex » de Columbia

 

                    

26/04/2017

Survivre en milieu urbain...

La revue Survival, consacrée à la survie en milieu hostile, sort en kiosque son septième numéro (avril 2017-mai 2017). Une revue indispensable pour les amateurs de crapahut et d'aventure ainsi qu'à toutes les personnes soucieuses de développer leur capacité de résilience et leur aptitude à la survie individuelle ou collective... On trouvera dans ce numéro un bon dossier sur la survie en ville en cas de catastrophe et un entretien avec Laurent Obertone.

 

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Sommaire :

Spécial
Optimiser son Bob – les axes de réflexion, par Olivier Achard
La panic room, par V-sty Stevens


Survie
La survie en milieu urbain
Mauvaises herbes : l’ail des ours
Interview : De Chiang Maï à Paris 15 000 km en vélo
Catastrophes : Accident à Jonquières
Entretien avec Laurent Obertone
Trente ans dans la jungle. L’étonnante histoire d’Hiro Onoda


Équipements
La canne comme outil de survie
L’énergie électrique transportable
Gants Mechanix Wear Original & Fastfit
Un kit Bushcraft pour 100 €
Lampe frontale et batterie nomade Streamlight
Le Cochise : couteau de camp haute qualité
Shot Show 2017


Techniques
S’orienter grâce aux indices du ciel

29/03/2017

Les dernières années de la démocratie en Europe...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Laurent Ozon, cueilli sur son blog Centurie News et consacré à la question de la démocratie, du point de vue de sa capacité à assurer la continuité d’un projet civilisationnel ou d’une population...

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Les dernières années de la démocratie en Europe

La démocratie est un principe de gouvernement défini habituellement comme le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». « Gouvernement du peuple » signifie que le pouvoir tient sa légitimité du peuple qui l’incarne et est souverain. « Pour le peuple » signifie que les choix politiques sont dédiés aux intérêts du peuple ; et « par le peuple », qu’il exerce lui-même ce pouvoir par des mécanismes de décision, participation, délégation, contrôle, élection et de révocation. Dans les faits, cette définition, souvent invoquée pour définir le fonctionnement démocratique, est issue du discours de Gettysburg d’Abraham Lincoln. La démocratie athénienne accorde cette légitimité non au peuple mais au citoyen, qui ne l’est pas automatiquement du fait de son lieu de résidence ou de son appartenance à l’espèce humaine, mais le tient de son appartenance à la « Cité », c’est –à-dire à une institution politique selon des critères variables (naissance, fidélité supposée à l’institution, services rendus, âge, sexe, etc.). En synthèse, la démocratie est un processus de participation, de destination et de finalité politique. Elle définit les contours d’un acteur politique (le peuple, constitué par la somme de ses citoyens) qui est en lui-même la finalité de sa propre action et simultanément le moyen de la réaliser. Cet idéal est contraint par les compétences réelles des acteurs (peuvent-ils, par l’expression de leur volonté, réaliser leurs intérêts ?), leur nature (selon quels critères sont-ils admis à en être acteurs et donc décisionnaires et à en déterminer les finalités) et leurs moyens (par quels moyens exercent-ils leur volonté).

Le système démocratique présente un certain nombre de défauts. Le premier d’entres eux est son caractère irrationnel dans la mesure où il institue le pouvoir d’une majorité, non d’une compétence, ou d’une connaissance. D’autre part, les confrontations de pouvoir et d’influence, la recherche de l’assentiment des citoyens, évoluent logiquement vers la démagogie et/ou la trahison des promesses faites en période de campagne pour se faire élire. 

Enfin, comme les autres formes de gouvernement, sa corruptibilité introduit de nombreux biais dans son mode de fonctionnement. La démocratie ne fonctionne pas non plus de la même façon dans une société simple, homogène et de petite taille que dans une société complexe pour des multitudes hétérogènes. Dans une société complexe, la multiplication des institutions, des contre-pouvoirs, des lois et des règles rend l’exercice des institutions inaccessible au plus grand nombre et entraîne une professionnalisation de l’exercice du pouvoir et de fait aussi, un ralentissement de la prise de décision et de la mise en œuvre de ces décisions.

Mettons de côté le fait que les systèmes démocratiques cumulent fréquemment d’autres formes de gouvernement (oligarchie élective, ploutocratie, etc.) sans en compenser toujours les inconvénients et qu’ils ne sont pas plus efficaces pour en contenir les effets néfastes. Regardons ce principe de gouvernement, non comme un dogme, mais avec pragmatisme, comme un outil dont des collectivités se dotent pour assurer leur survie, leur adaptation aux aléas de l’histoire et leur continuité historique. C’est en effet sur la capacité du système démocratique à assurer ces dernières fonctions qu’il faut juger de l’intérêt de ce mode de gouvernement. C’est à ce stade qu’il reste deux arguments lourds à l’encontre des principes de gouvernement démocratiques. Le premier est d’ordre fonctionnel : la démocratie est une synergie dotée de boucles rétroactives lourdes qui valide un état existant sans se donner la capacité d’assurer la continuité d’un projet civilisationnel ou d’une population initiale.

Chaque critère (essence : qui est le peuple ? projet : quelle est sa volonté ? méthode : comment réalise-t-il cette volonté ? outils : via quelles institutions ?) rétroagit sur l’autre. Par exemple, l’inclusion au « peuple » politique d’une population modifiant sa composition transforme la nature de ses besoins, de sa volonté et les moyens d’y parvenir. Le changement de définition de ce qu’est le peuple (par exemple, la substance historique sensible ou la somme des habitants d’un espace géographique et politique) agit sur sa nature et modifie l’expression de sa volonté et les moyens de l’exercer. C’est dans ce processus de rétroaction facilité que se situe la spécificité du système démocratique.

De fait, les transformations affectant l’un de ces quatre paramètres (essence, projet, méthode et outils), modifient les autres et justifient des adaptations permanentes sous la pression des rapports de forces. Cette capacité d’adaptation des formes de gouvernement démocratiques à leurs contraintes historiques (épidémies, transformation de la composition de la population, évolution culturelles, économie, etc.) peut être perçue comme une force mais forge par ailleurs une instabilité de nature particulière. Aucun système démocratique ne peut constituer un système de gouvernement stable pour la population qui l’institue pour la raison simple que la majorité et les rapports de forces électoraux qu’ils déterminent peuvent redéfinir ce qui constitue le peuple, la nature des pouvoirs sur lesquels il a prise, et les moyens de l’exercice de ceux-ci par les outils que constituent ses institutions. Les redéfinitions de ce qui constitue le « peuple », les « nationaux » ou « citoyens » sont permanentes, soit du fait de l’évolution naturelle de sa composition, soit du fait des manipulations par des représentants politiques de la composition de la population en attribuant le statut de citoyen ou « national » selon leurs objectifs électoraux ou leurs visions idéologiques. La démocratie est en définitive le dispositif de légitimation de l’existant plus que la façon d’assurer la continuité d’un état initial. La démocratie est la mise en œuvre pragmatique du droit du plus fort (les plus riches et / ou les plus nombreux) et non un mode de gouvernement conservateur capable d’assurer la continuité d’un projet civilisationnel, d’une culture ou d’une population initiale.

Trop contraint, notamment par l’agenda électoral, le système démocratique actuel ne produit plus d’élites capables de décision ou d’action à long terme. Il est devenu un mécanisme d’adaptation et de légitimation de l’état des rapports de forces subit à un instant déterminé par le corps social. Incapable de contrer le découragement de la participation sous l’effet de la distance, de la complexité et de la dilution du principe de responsabilité, le système démocratique est, de plus, structurellement trop adaptatif et rétroactif pour assurer la continuité d’un projet civilisationnel ou d’une population.

La surdétermination des pouvoirs médiatiques, économiques ou technoscientifiques, soumet les citoyens à des rapports de force contre lesquels les lois, polices ou armées sont largement inopérantes. La transformation des sociétés est le fait de pouvoirs non-démocratiques et les systèmes démocratiques s’adaptent à des contraintes sur lesquelles ils n’ont pas prise mais qui ont prise sur la source de la légitimité : le peuple. De fait, l’impératif de souveraineté à la base du principe démocratique (peuple souverain) est vidé de sa substance. Si la somme des pouvoirs qui impriment leurs capacités de transformation sur notre société ne sont pas démocratiques, la société démocratique, ne pouvant plus compenser ses faiblesses endogènes (loi du nombre, corruptibilité, lenteur, irrationalité, compétences, démagogie) expose les « citoyens » à toutes les expérimentations sociales, économiques, culturelles ou normatives.

Il existe dans les faits au moins sept types de pouvoirs. Le premier est institutionnel (exécutif, législatif et judiciaire), le second est basé sur la proximité (acteurs et influences liées), le troisième est associatif (lobbies, groupes d’opinions, etc.). Le quatrième est médiatique (réseaux, presse écrite, audiovisuel, etc.). Quatre pouvoirs auxquels il faut ajouter le pouvoir idéologico-religieux (églises, sectes, cultures et traditions normatives), technoscientifique (innovations qui bouleversent les rapports de forces, découvertes qui influencent notre regard sur le monde ou la vie sociale, etc.) et économico-financier. Chacun de ces pouvoirs peut s’exercer de façon simultanée sur les autres (une association prosélyte ou un média politique, une économie stratégique pour un État ou une culture influencée par la télévision ou internet).

Pour définir le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple, encore faut-il définir ce qui fait pouvoir. La population votante est aujourd’hui travaillée par des pouvoirs sur lesquels elle n’a pas prise. De fait, le « pouvoir » évoqué par Lincoln est devenu une partie de plus en plus faible des formes de pouvoir en concurrence dans la société complexe industrielle moderne. La plupart des autres formes de pouvoir ne subissent pas la contrainte des principes démocratiques. Les régimes démocratiques sont en principe organisés selon le principe de la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, théorisé par Montesquieu, afin d’éviter leur concentration entre les mains d’une seule personne. Certaines Constitutions privilégient la stricte séparation des pouvoirs ; d’autres leur permettent, tout en étant distincts, de disposer de moyens de contrôle les uns à l’égard des autres. Ces trois pouvoirs se neutralisent d’ailleurs souvent entre eux.

Le second argument contre la démocratie est contextuel. La démocratie dans une société complexe impliquant la représentation et la délégation, ne donne pas d’autre pouvoir au peuple que celui de choisir des représentants triés par d’autres pouvoirs et chargés d’adapter les lois et les populations à des contraintes sur lesquelles elles n’ont presque plus prise. Elle est la courroie de transmission des véritables pouvoirs, de ceux qui les détiennent, et des objectifs de ceux qui les déterminent.

La forme de gouvernement démocratique est simultanément la plus lente, la plus inefficace, la plus corrompue par les influences des pouvoirs non-démocratiques et la moins conservatrice sur le plan des fondamentaux anthropologiques, civilisationnels et culturels. Sapée par l’élargissement et la complexification des sociétés, elle ne pourra retrouver sa pertinence comme mode de gouvernement que dans des formes d’organisations relocalisées et simplifiées. Compte-tenu de la nature des enjeux prioritaires auxquels nombre de peuples devront faire face en Europe dans les années à venir, la démocratie, comme cybernétique sociale de la « mégamachine » techno-économique occidentale laissera probablement la place à des formes de gouvernement plus adaptées aux enjeux. 

Laurent Ozon (Centurie News, 21 mars 2017)

 

24/02/2017

Comment protéger sa famille...

La revue Survival, consacrée à la survie en milieu hostile, sort en kiosque son sixième numéro (février 2017-mars 2017). Une revue indispensable pour les amateurs de crapahut et d'aventure ainsi qu'à toutes les personnes soucieuses de développer leur capacité de résilience et leur aptitude à la survie individuelle ou collective...

 

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Sommaire :

Survie
Le troc en situation de survie
Interview Cris Millenium
IEM : un risque méconnu
Information d’État : Les conseils suisses et français
Survivre en temps de guerre : Le siège de Leningrad

Équipements
La lanterne à LED Helix
Alerter pour survivre
Correspondance entre la température et la force du vent
Chaussures Muckboots Pursuit Shadow
Introduction aux couteaux de Bushcraft

Techniques
Mieux vaut prévenir…
Stage mixte défense et premiers secours tactiques
La défense du domicile
L’hygiène en situation de survie
Le noeud de « tête d’alouette »

27/12/2016

La nature n'est pas votre ennemie...

La revue Survival, consacrée à la survie en milieu hostile, sort en kiosque son cinquième numéro (décembre 2016-janvier 2017) et se révèle toujours aussi intéressante et riche en informations.

 

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Sommaire :

Survie
Le Volcan Laki
Manuel de survie du passager en avion
Exercice de survie en mer Baltique
Abandonnés sur une île déserte. Les esclaves oubliés de Tromelin

Nutrition
Le pesto d’ortie
Vin chaud
Savoir-faire : La viande salée
L’alimentation très longue conservation

Équipements
Fabriquer un gazéificateur à bois portable
Stocker de l’eau, pourquoi? Comment ?
Radiocommunications
Introduction aux scies à main

Techniques
Du sucre pour traiter nos plaies ?
Ouvrir une boîte de conserve
Les plantes dont il faut se méfier
L’achillée millefeuille

18/10/2016

L'esprit Bushcraft...

La revue Survival, consacrée à la survie en milieu hostile, sort en kiosque son quatrième numéro (octobre-novembre 2016), qui comprend notamment un entretien avec Piero San Giorgio, auteur de  Survivre à l'effondrement économique (Le Retour aux sources, 2011) et de Rues barbares (Le Retour aux sources, 2012), qui a popularisé le survivalisme en Europe, dans la sphère francophone.

 

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Sommaire :

Équipements
Le nécessaire indispensable du survivant
L’autonomie énergétique
Téléphonie satellitaire
Couteau : Le Tatou

Techniques
Allumer un feu au firesteel
7 Choses à faire soi-même au lieu de les acheter
Ouvrir une boîte de conserve !

Nutrition
Boisson aux fruits
L’alimentation en situation de survie

Survie
Banqiao le barrage du dragon d’eau
B.A.D. : La basse autonome durable
Interview Piero San Giorgio
Le sac d’évacuation (BOB) 3e partie
Rencontre avec le «Commandant de la taïga »