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  • La Commandante...

    « Les vertus qu'il exalte dans toute son œuvre, seigneuriale et douloureuse, sont de nos jours volontairement occultées par tous ceux qui haïssent la tradition et l'enracinement. Paradoxalement, peu d'écrivains ont autant célébré les vertus du sang et du sol que cet opposant résolu et inébranlable au national-socialisme. »

    Jean Mabire, « Ernst Wiechert - Un rebelle absolu », Que lire ?

     

    Les éditions Plon viennent de rééditer un roman d'Ernst Wiechert intitulé La Commandante. Originaire de Prusse-Orientale, ancien combattant de la Grande Guerre, Ernst Wiechert (1887-1950) a développé une œuvre romanesque enracinée et attachée aux traditions populaires qui a pu être rapprochée de celle de Jean Giono ou de Maurice Genevoix.

     

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    " Dans une région rurale de la Prusse-Orientale, la veuve altière et secrète d'un oficier, longtemps absente, qu'on surnomme "la Commandante", administre avec autorité son domaine.
    Un soir, lors de sa promenade coutumière, elle aperçoit un homme qui traverse le marais au lieu de prendre les chemins, qui lève les bras vers le soleil. Le lendemain matin, elle l'aperçoit en train d'effacer son nom sur le monument aux morts de la ville.
    Tout les oppose. La Commandante est une femme morte, mariée trop jeune à un baron tué pendant la guerre. Lui n'est plus habitué à la vie en société. Après une longue incarcération, il ne ressent plus que tristesse et dégoût de la vie. Leur rencontre s'apprête à faire basculer leurs existences."

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  • Le Maréchal oublié...

    Les éditions Perrin viennent de publier Von Rundstedt - Le Maréchal oublié, une biographie signée par Laurent Schang. Journaliste, éditeur et grand connaisseur de l'histoire militaire, Laurent Schang est déjà l'auteur d'une biographie de Maître Morihei Ueshiba, le fondateur de l'Aïkido, aux éditions Pygmalion (2004), d'un court roman de géopolitique-fiction, Kriegspiel 2014, réédité aux éditions Le retour aux sources, ainsi que de plusieurs recueils de nouvelles, comme  Le constat d'Occident (Alexipharmaque,2007) et Le bras droit du monde libre (Alexipharmaque, 2019).

     

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    " Son nom apparaît dans tous les livres ayant trait à la Seconde Guerre mondiale en Europe, pourtant il est sans doute le moins connu des grands généraux de la Wehrmacht. Gerd von Rundstedt (1875-1953), aristocrate prussien, ancien combattant de la Grande Guerre et doyen des forces armées allemandes, prit part aux principales campagnes européennes du conflit, à la fois comme concepteur et exécutant des plans d'invasion : la Pologne en 1939, c'est lui. La France en 1940, c'est lui également, en partie, de même que la Russie en 1941. La suite de sa carrière fut plus difficile : Rundstedt, qui préféra détourner les yeux des atrocités commises dans les territoires occupés, fut retiré du front de l'Est à la fin de l'année 1941 pour avoir désobéi à un ordre direct du Führer. En poste en France à partir de 1942, il est mis à pied une deuxième fois pour n'avoir pas su redresser la situation après le Débarquement. Rappelé à la fin de l'été 1944, il préside la cour d'honneur militaire devant laquelle comparaissent nombre de ses pairs complices de l'attentat du 20 juillet contre Hitler et assiste en spectateur à la bataille des Ardennes, qualifiée trop souvent, à tort, d'" offensive Rundstedt ". Démis enfin de ses fonctions en mars 1945 – il échoua à empêcher le franchissement du Rhin par les ennemis du Reich –, il est arrêté par les Américains en Bavière où, fatigué et perclus de rhumatismes, il suivait une cure.
    Laurent Schang narre ici avec talent la grandeur et les misères du doyen de la Wehrmacht, ce Prussien, peut-être trop prussien, pour qui l'honneur de servir l'emportait sur toute autre considération. "

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  • Survivre à l'hiver...

    Les éditions José Corti viennent de publier dans leur collection Biophilia un essai de Bernd Heinrich intitulé Survivre à l'hiver. Né à Bad Polzin, en Prusse orientale, Bernd Heinrich est professeur au département de biologie à l'université du Vermont aux États-Unis. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le comportement, la biologie, l'écologie et évolution.

     

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    " Nous entamons avec ce premier titre de Bernd Heinrich l’édition de trois des plus célèbres classiques de cet écrivain américain, né en 1941, qui allie les qualités d’universitaire (professeur de biologie à l’Université du Vermont) à celles d’homme de terrain.

    Des écureuils volants aux ours grizzlys, des tortues léthargiques aux insectes et à leur antigel, l’univers des animaux témoigne de certaines des innovations stupéfiantes inventées par l’évolution pour survivre à l’hiver. À l’inverse des humains qui altèrent l’environnement pour compenser leurs limites physiologiques, les animaux, eux, sont capables de s’adapter à une gamme incroyable de conditions.

    En étudiant, des ressources alimentaires disponibles dans un paysage hivernal extrêmement stérile à la composition chimique, tout ce qui permet à certaines créatures de survivre, Heinrich nous éveille aux mystères encore grandement inconnus, qui permettent à la nature de se maintenir malgré les exigences rigoureuses, cruelles de l’hiver. "

     

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  • La mort d'Albéric Magnard...

    Les éditions Le Polémarque viennent de publier La mort d'Albéric Magnard, une longue nouvelle de Jean-Jacques Langendorf. Auteur de nombreux livres consacrés à l'histoire militaire ou à la stratégie comme Faire la guerre - Antoine Henri Jomini (Georg, 2002 et 2004), Histoire de la neutralité (Infolio, 2007) ou La pensée militaire prussienne (Economica, 2012), Jean-Jacques Langendorf a aussi écrit des romans, dont Un débat au Kurdistan (L'Age d'Homme, 1990),  La nuit tombe, Dieu regarde (Zoé, 2001) ou Zanzibar 14 (Infolio, 2008).

     

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    "« Magnard (Albéric), compositeur français (Paris 1865 – Baron, Oise, 1914). On lui doit de nombreuses œuvres symphoniques ainsi que des œuvres dramatiques. Son langage musical est âpre et grave, souvent émouvant. A. Magnard fut tué par les Allemands dans sa maison de campagne. » (Grand Larousse encyclopédique)

    « Magnard recula de quelques pas, sans lâcher son revolver, et s’assit sur le tabouret du piano. Il resta là, immobile, dans une odeur de poudre, à regarder la fumée que striaient les rais du soleil filtrés par les interstices des persiennes. Sa tête était vide, mais il sentait qu’il avait fait la seule chose qui convînt. Une petite idée qui l’amusa lui traversa la tête : “Ma musique sera oubliée depuis belle lurette qu’on se souviendra encore de mon geste.” »

    Historien militaire, romancier, essayiste, biographe traduit dans six langues, auteur de plusieurs dizaines d’articles parus dans la presse spécialisée, Jean-Jacques Langendorf est maître de recherches à l’ISC-CFHM. Dans son œuvre, Jean-Jacques Langendorf rend hommage à un type d’homme, érudit et aventureux, disparu en 1945 avec l’alignement des armées européennes sur le modèle américain. Réels ou fictifs, les héros de ses histoires dépeignent des mondes en sursis, l’ennemi campant aux portes du royaume."

     

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  • Théorie du combat...

    Fondées en 2012 et spécialisées dans la stratégie et l'histoire, les éditions Astrée viennent de publier, sous le titre de Théorie du combat, un recueil de textes de Carl von Clausewitz. Un ouvrage intéressant pour ceux qui voudrait découvrir la pensée de l'auteur de De la guerre.

     

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    Les textes de Carl von Clausewitz que l’on va lire ici sont très différents mais se complètent parfaitement.
    Le premier, l’Enseignement militaire au prince de Prusse, est essentiellement pratique : il s’agit d’enseigner à un jeune prince, le futur Frédéric Guillaume IV (1795-1861), les « principes essentiels pour la conduite de la guerre ». On retrouve déjà dans ce petit texte datant de 1812 la plupart des idées qui seront développées plus tard dans le traité De la guerre, mais sous une forme condensée et d’un abord plus facile.
    Le second texte, comme son titre le laisse penser, possède au contraire une finalité théorique, tenter de dégager, selon une approche hypothético-deductive, les lois qui régissent le déroulement du combat. Cette Théorie du combat complète ainsi le texte précédent sur le plan conceptuel. On y reconnaîtra beaucoup de thèmes chers au penseur prussien : importance des forces morales, supériorité de la défensive, rôle des frottements, etc.
    Enfin, nous avons choisi de clore ce volume, par quelques développements que Clausewitz avait rédigés dans l’intention de compléter le chapitre 5 du livre V du De la guerre (« Ordre de bataille de l’armée ») et qui donnent un éclairage intéressant sur les problèmes, toujours actuels, de l’organisation interne des unités militaires.
    Ces trois textes constituent une excellente introduction à l’oeuvre clausewitzienne, que celle-ci soit théorique ou historique. Ils ont aussi le mérite non négligeable de nous permettre de comprendre le déroulement et les principes de la bataille napoléonienne, comme archétype de la bataille moderne.

     

     

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  • Stratèges prussiens...

    Les éditions Economica viennent de publier dans leur Bibliothèque stratégique un  essai de Jean-Jacques Langendorf intitulé La pensée militaire prussienne - Etudes de Frédéric le Grand à Schlieffen. L'ouvrage est préfacé par Hervé Coutau-Bégarie, récemment décédé.  Auteur de nombreux livre consacrés à l'histoire militaire ou à la stratégie comme Faire la guerre - Antoine Henri Jomini (Georg, 2002 et 2004), Histoire de la neutralité (Infolio, 2007), Jean-Jacques Langendorf a aussi écrit des romans comme Un débat au Kurdistan (L'Age d'Homme, 1990),  La nuit tombe, Dieu regarde (Zoé, 2001) ou Zanzibar 14 (Infolio, 2008).

     

     

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    "Aussi bien dans le monde germanique que non germanique, la pensée militaire prussienne des XVIIIe et XIXe siècles est méconnue, dans la mesure où de grands arbres, comme Frédéric II, Clausewitz, Moltke ou Schlieffen ont caché la forêt. Les études présentées ici se penchent sur des théoriciens militaires ayant revêtu jadis une importance capitale mais qui, fort injustement, sont tombés dans les oubliettes de l’histoire, alors qu’ils ont joué un rôle essentiel dans la mise au point et la formulation de cette pensée. On découvrira dans ces pages tour à tour des personnages centraux pourtant totalement négligés jusqu’à nos jours, comme : Berenhorst, A. H. D. von Bülow, Favrat du Bernay, Gansauge, C. von der Goltz, Guischardt, E. von Kleist, Hahlweg, Lossau, Massenbach, Pfuel, Phull, Rühle von Lilienstern, Rüstow, Schaumburg-Lippe, Saldern, Steinmetz, Willisen, etc., ainsi que des aspects inédits de la pensée de Clausewitz."

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