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28/05/2018

L'as des as oublié...

Les éditions Privat viennent de publier, sous la signature de Damien Accoulon, René Fonck - As des as et pilote de la Grande Guerre, une biographie du pilote français aux 75 victoires homologuées, sans compter les 69 probables... Agrégé d'histoire, Damien Accoulon s'est spécialisé sur les pilotes de chasse de la première guerre mondiale.

 

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" Qui donc, aujourd'hui, connaît René Fonck ? Tombé dans un relatif oubli, cet aviateur, as des as de la Première Guerre mondiale, " vengeur de Guynemer ", semblait tout avoir pour figurer en bonne position dans le roman national. Son rôle trouble sous le régime de Vichy aurait occulté la mémoire de ce pilote et député de la IIIe République. Mais est-ce aussi simple ? Mettant à jour des documents jamais étudiés jusqu'alors, Damien Accoulon tente de saisir l'ensemble des facettes de ce personnage complexe que fut René Fonck, dans un ouvrage qui nourrit finalement une réflexion plus large sur ce qui forge, ou non, les héros nationaux. "

16/12/2017

Heia Safari !...

Sous couvert de sa revue L'Afrique réelle, Bernard Lugan vient de publier Heia Safari ! - Général von Lettow-Vorbeck - Du Kilimanjaro aux combats de Berlin (1914-1920). Historien et africaniste, Bernard Lugan a publié de nombreux ouvrages, dont dernièrement Osons dire la vérité à l'Afrique (Rocher, 2015), Histoire de l'Afrique du Nord (Rocher, 2016) et Algérie - L'histoire à l'endroit (L'Afrique réelle, 2017). Il avait déjà abordé la figure remarquable de Paul von Lettow-Vorbeck, chef invaincu des forces allemandes en Afrique orientale pendant la première guerre mondiale, dans Le safari du Kaiser (La Table ronde, 1987), récit romancé très enlevé, écrit avec le journaliste Arnaud de Lagrange.

 

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" De 1914 à 1918, loin des fronts d’Europe, dans l’est africain, coupés de toute possibilité de ravitaillement, et commandés par le colonel puis général Paul von Lettow-Vorbeck, quelques milliers d’Allemands et d’askaris résistèrent à 300 000 soldats britanniques, belges, sud-africains et portugais.
Au mois de mars 1916, après deux années de victoires remportées au cri de « Heia Safari », l’arrivée de plusieurs dizaines de milliers de soldats sud-africains contraignit von Lettow-Vorbeck à changer de tactique.
Il choisit alors celle du repli offensif, se dérobant devant des forces trop nombreuses pour les attaquer ensuite par surprise. De novembre 1917 à septembre 1918, sa retraite offensive le conduisit jusqu’au Mozambique où il enchaîna les victoires.
Au mois de septembre 1918, alors qu’il lui restait moins de 200 Allemands et environ 2 000 askaris, le général von Lettow-Vorbeck décida d’envahir la colonie britannique de Rhodésie. Le 13 novembre, il y apprit qu’un armistice avait été signé en Europe. Il refusa de se rendre, déclarant au commandement britannique qu’il pouvait encore combattre durant deux années.
Finalement, le 25 novembre 1918, en Rhodésie du Nord, l’actuelle Zambie, et alors que l'armistice était signé depuis 14 jours, 155 Allemands, officiers, sous-officiers, rappelés et volontaires, ainsi que 1156 askaris et 1598 porteurs se formèrent en carré face aux forces britanniques. Devant eux, le chef admiré auquel les askaris avaient donné le nom de « Bwana mukubwa ya akili mingi » (le grand homme qui peut tout).
Rentré en Allemagne, le 1er juillet 1919, sur ordre du gouvernement, le général von Lettow-Vorbeck écrasa le soulèvement communiste à la tête d’un corps de volontaires, le « Lettow-Korps ».
Du Kilimandjaro aux combats de Berlin, cette épopée méconnue qui mériterait d’être enseignée dans les académies militaires, est ici racontée dans un livre abondamment illustré. "

 

                     

11/11/2017

Retour sur les causes de la première guerre mondiale...

Les éditions de Fallois viennent de rééditer un essai d'Alfred Fabre-Luce intitulé Comment naquit la guerre de 14. Journaliste, polémiste, proche avant la deuxième guerre mondiale de la mouvance non-conformiste, Alfred Fabre-Luce a poursuivi après celle-ci une carrière d'esprit libre...

 

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“La Grande Guerre poursuivit Alfred Fabre-Luce toute sa vie, comme beaucoup de ses contemporains. Mais lui en particulier lui consacra un livre en 1924, La Victoire. Sa véritable obsession était de retrouver les causes et de mettre à jour les responsabilités dans ce qui était à ses yeux une catastrophe européenne. Et en se penchant particulièrement sur la partie française du dossier, ce qui lui valut bien des critiques. Mais il estimait de son devoir de transmettre au public les résultats de ce qui fut une élaboration progressive de sa pensée, au fil des révélations des témoins et des archives. Et du dévoilement des falsifications de documents auxquelles les gouvernements s’étaient livrés et des mensonges des propagandes. La lucidité et la sincérité sur les événements de 1914-1918 étaient pour lui indispensables pour mettre un terme à ce qu’il appelait « l’abdication de l’Europe ». Et sur bien des points les historiens actuels peuvent confirmer ses conclusions.

Les circonstances de  la publication de La Victoire.
Paru juste après la victoire électorale du « Cartel des Gauches » en mai 1924, le livre d’Alfred Fabre-Luce tombe, courageusement, au milieu d’un vrai changement politique, après une campagne électorale très dure. Il tombe également en pleine polémique autour de l’occupation de la Ruhr décidée par Raymond Poincaré, alors président du Conseil, en janvier 1923, occupation qui a entraîné une crise profonde en Allemagne et en Europe et qui a isolé la France, sans lui rapporter les avantages espérés par Paris. À la conférence de Londres de juin-juillet 1924 son successeur Édouard Herriot devait accepter de rentrer dans le rang : Paris renonçait à assurer seul le maintien des traités et passait à la « sécurité collective ». L’Allemagne sortait de la nasse. Les grands vainqueurs étaient la Grande-Bretagne, et, derrière elle, la finance américaine. L’Europe serait reconstruite selon des principes fort différents de ceux que défendait la France depuis 1919, comme devait le confirmer la conférence de Locarno en 1925. A la politique de coercition de Poincaré allait succéder la politique de rapprochement franco-allemand portée par Briand et Stresemann, seule susceptible, Fabre-Luce en était convaincu, de permettre à la France de retrouver un rôle en Europe et d’échapper au rôle solitaire et épuisant de gardien d’une Allemagne perpétuellement abaissée.
Dans ce bouleversement la question des responsabilités dans le déclenchement du conflit en 1914, refoulée pendant l’Union sacrée et la guerre, revient au premier plan de la politique intérieure française, et aussi de la politique internationale. C’est un élément essentiel de la guerre, et avec son instinct politique et sa culture, et aussi ses très nombreuses relations avec les acteurs de l’époque, Fabre-Luce comprend l’importance de l’enjeu.

Le récit de la crise de 1914.
Le récit de la crise de 1914 est donc essentiel. Il est à l’époque très neuf : certes il est fort éloigné de la thèse officielle, exonérant la France et la Russie, mais il le fait de façon objective et souveraine, selon un ton et une approche fort modernes, sans se laisser aller aux excès pacifistes mal informés de bien des commentateurs de l’époque. Sa formule “L’Allemagne et l’Autriche ont fait les gestes qui rendaient la guerre possible ; la Triple Entente a fait ceux qui la rendaient certaine”, est avec le recul la plus juste.
Les historiens actuels, en particulier grâce aux archives françaises que ne pouvait connaître l’auteur, et grâce aux archives russes accessibles depuis peu, ne peuvent que confirmer les intuitions et la perspicacité d’Alfred Fabre-Luce.”

Georges-Henri Soutou

 

 

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Sur le même thème, on pourra également consulter avec curiosité, mais prudence, l'essai de Gerry Docherty et Jim MacGregor intitulé L'Histoire occultée - Les origines secrètes de la première guerre mondiale. Pour les auteurs, la première guerre mondiale est le fruit des agissement du groupe Rhodes/Milner qu'a décrit Carroll Quigley dans son essai Histoire secrète de l'oligarchie anglo-américaine (Le Retour aux sources, 2015).

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" En partie inspirée des travaux du professeur Carroll Quigley, un historien mondialement reconnu, L'Histoire occultée... est une dénonciation sans pareille des vrais responsables de la Première Guerre mondiale. Ce livre révèle comment le matériel concernant les origines de la guerre a été délibérément falsifié afin d'évacuer la culpabilité d'une cabale secrète, sise à Londres, d'impérialistes britanniques éminemment riches et puissants qui se trouvent être à l'origine d'un des crimes les plus odieux qui aient été perpétrés contre l'humanité. Ces hommes ont pendant une dizaine d'année comploté la destruction de l'Allemagne en tant que première phase d'un projet d'asseoir leur très anglo-saxonne domination sur le monde. L'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand d'Autriche ne doit absolument rien à un hasard malheureux. Il a mis le feu à une traînée de poudre qui avait été soigneusement répandue selon les ordres d'une chaîne de commandement qui s'étendait de cette cabale londonienne à Sarajevo, en passant par Belgrade, Saint-Pétersbourg et Paris. La compréhension que nous avons de ces événements a été résolument prise au piège d'une toile de mensonges et autres faux-semblants, soigneusement tissée par les vainqueurs en 1919 à Versailles, et entretenue depuis lors par de dociles historiens. La version officielle de la Première Guerre mondiale est sérieusement à remettre en question étant donné la quantité de preuves qui ont été délibérément détruites ou soustraites au regard du public. L'Histoire occultée... constitue un redoutable défi : si l'on en croit ses auteurs, il ne tient qu'à nous d'examiner scrupuleusement – et en conscience – les preuves qu'ils ont entrepris de nous présenter ici à la suite de quatre pleines années de recherche. "

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30/09/2017

Sur les décombres des empires...

Les éditions du Seuil viennent de publier un essai de Robert Gerwarth intitulé Les Vaincus - Violences et guerres civiles sur les décombres des empires 1917-1923. Professeur d'histoire contemporaine à l'University College de Dublin, où il dirige le Centre for War Studies, Robert Gerwarth enseigne également aux Etats-Unis, en Allemagne et en France, et  est l'auteur d'une biographie de Reinhard Heydrich.

 

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" Pour les habitants de l'Europe occidentale, les années qui ont suivi la Première Guerre mondiale furent des années de deuil, mais aussi de paix et de prospérité retrouvée. Mais pour peu que l'on déplace le regard à l'est du continent, c'est un tout autre paysage qui se dévoile. Sur les terres des empires vaincus, jusqu'en 1923, ce furent des années de cauchemar sans fin.

Robert Gerwarth reconsidère l'héritage de la Grande Guerre. Pour une large part, ce n'est pas l'hécatombe des tranchées qui s'est révélée la plus dangereuse pour l'avenir de l'Europe, mais ce qui s'est joué dans les années qui ont suivi : révolutions, pogroms, expulsions de masse, guerres civiles et crimes d'une dimension génocidaire. Des millions de civils y trouvèrent la mort.
Partout, des peuples pleins de ressentiment, avides de revanche, attendaient leur heure pour se venger d'ennemis réels et imaginaires. La violence extrême qui a déferlé sur l'Europe de l'après-Première Guerre mondiale a pavé la voie des conflits génocidaires qui ont suivi : c'est la thèse centrale de ce livre novateur. "

16/05/2017

Histoire mondiale de la Grande Guerre...

Les éditions Ellipses ont récemment publié une Histoire mondiale de la Grande Guerre signée par Yves-Marie Adeline. Spécialiste de la pensée antique et de l'histoire des idées politiques, Yves-Marie Adeline est déjà l'auteur d'un essai historique intitulé 1914 - Une tragédie européenne (Ellipses, 2011).

 

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" Un siècle après les événements, il est devenu possible de proposer aux peuples une mémoire commune de la Grande Guerre. Cela suppose de l'extirper des propagandes diplomatiques, politiques et militaires de l'époque, quitte à revenir sur des affirmations répétées sans discernement, qu'il s'agisse de la répartition des responsabilités dans le déclenchement de la catastrophe, de la conscience morale collective, de la façon dont la guerre a été conduite par ses chefs tant civils que militaires, ou bien encore des motivations politiques, idéologiques, économiques des uns et des autres.
Écrire une histoire " mondiale " de cette guerre permet non seulement de la présenter complètement, y compris dans ses théâtres lointains, depuis le bombardement de Tahiti jusqu'aux combats en Afrique portugaise en passant par l'ébranlement de la Chine, la campagne de Perse, etc. ; mais aussi d'affiner notre analyse de ses prémices, de ses différents épisodes, de sa conclusion et de ses conséquences, dont certaines se font sentir encore de nos jours. "

27/04/2017

La première guerre mondiale et ses responsables...

Les éditions du Toucan viennent de publier dans leur collection L'Artilleur un essai de Bertrand Blandin intitulé  1914, la France responsable ? - Les secrets de la déclaration de guerre. Bertrand Blandin est professeur d'histoire.

 

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" Les secrets de la déclaration de guerre

Le 3 octobre 2010, l’Allemagne fit son dernier versement à la France dans le cadre des réparations de guerre imposées par le traité de Versailles de juin 1919.

C’est dire à quel point la culpabilité totale et absolue de l’Allemagne dans le déclenchement du premier conflit mondial est restée acquise, enseignée à des générations d’écoliers depuis un siècle.

Or, en scrutant les faits et les idées non seulement sur une longue période mais aussi dans les toutes dernières semaines de l’été 1914, Bertrand Blandin montre qu’une France aux bases républicaines encore fragiles et très proche de la Russie tsariste dans ses alliances, joua en réalité un rôle actif et déterminant dans l’ouverture des hostilités.

L’examen précis des crises politiques de la France d’avant-guerre et l’étude inédite de la correspondance secrète de l’ambassadeur de Russie dévoilent les manœuvres du président Poincaré qui n’ont en fait qu’un seul objectif : la guerre.

Bien sûr, on peut être choqué de cette hypothèse d’une culpabilité française quand on pense à l’immense sacrifice consenti par le pays pendant quatre ans. Il ne s’agit donc en aucun cas d’instruire un procès à charge ou de faire acte de repentance mais plutôt d’en finir avec un mensonge historique. "