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13/09/2017

Mangeurs de viande...

Les éditions Perrin viennent de publier dans leur collection Tempus un essai de Marylène Patou-Mathis intitulé Mangeurs de viande - De la préhistoire à nos jours. Préhistorienne, directrice de recherche au CNRS et rattachée au Muséum national d'histoire naturelle, Marylène Patou-Mathis est notamment l'auteur de Neanderthal. Une autre humanité (Perrin, 2008).

 

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" L'histoire de la viande est aussi longue que celle de l'homme. A travers elle, c'est bien évidemment la question de la place des animaux dans nos sociétés dont il s'agit, des relations complexes qui se sont tissées au fil du temps entre eux et nous.
Poursuivant ici son exploration des premières sociétés humaines, Marylène Patou-Mathis montre les effets engendrés par la consommation de viande, singulièrement l'apparition de la chasse avec ses conséquences socioculturelles. S'appuyant sur les dernières découvertes archéologiques ainsi qu'une large documentation ethnographique et historique, elle expose les grandes phases de l'évolution des comportements humains vis-à-vis des animaux. Aujourd'hui, comme hier, l'animal est indispensable à l'Homme : il tient une place centrale dans son imaginaire et lui tend un miroir... De quoi alimenter les débats actuels autour de sa consommation."

11/04/2016

Préhistoires d'Europe...

Les éditions Belin viennent de publier un bel ouvrage, richement illustré, de Anne Lehoërff intitulé Préhistoires d'Europe - De Néandertal à Vercingétorix. Anne Lehoërff est professeur de protohistoire européenne à l'université Charles-de-Gaulle-Lille-3.

 

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" Durant environ 40 millénaires (nous ne sommes dans notre histoire connue par des sources écrites qu'au 2e millénaire !), nos ancêtres ont vécu, fabriqué des merveilles, enterré leurs morts, construit des villes et des nécropoles, défriché toute l'Europe occidentale. L'Europe, dans sa version large – de l'Atlantique à l'Oural et même un peu au-delà — a innové, inventé l'agriculture et la métallurgie : c'est la Révolution néolithique, dont nous vivons encore.
Cela dit, les humains de ces époques anciennes n'ont pas laissé de témoignages écrits : juste des traces matérielles que l'archéologue déchiffre, grâce à l'étude des données mises au jour dans – et sous – le sol. Au fur et à mesure que les méthodes de l'archéologie se perfectionnent et se professionnalisent, la vision qu'on peut avoir de ces lointains ancêtres se précise et se raffine.
Un livre plein de surprises, à la pointe de la recherche, qui sera pour beaucoup une révélation. "

25/10/2013

L'être-bœuf...

Les éditions Pierre-Guillaume de Roux viennent de publier L'être-bœuf, un essai de Richard Millet. Ecrivain, Richard Millet a écrit de nombreux romans, mais aussi des récits, comme La confession négative (Gallimard, 2009) ou des essais, parfois vigoureusement polémiques comme L'opprobre (Gallimard, 2008) ou Langue fantôme (Pierre-Guillaume de Roux, 2012).

 

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" A partir d’une réflexion sur son rapport à la viande bovine, notamment la race limousine qui peuple son territoire natal, la Corrèze, où il a côtoyé les bêtes comme peu d’écrivains l’ont fait, l’auteur évoque la condition animale de façon non consensuelle, non seulement dans son expérience d’adolescent, mais aussi dans le fait même de se nourrir : par exemple lors de dévorations quasi rituelles de côtes de bœuf, au Liban, en des circonstances où la dimension érotique de ces dégustations, en compagnie de belles Libanaises, n’est pas absente, sa réflexion le menant enfin à se confronter à l’archaïque –notamment les représentations des bovins de la Préhistoire dans les grottes de Lascaux et de Font-de-Gaume… "

 

22/10/2010

Les Poilâne de la préhistoire !

Nous, les Européens, faisions du pain avant tout le monde ! C'est ce que nous indique cet article publié sur le site Maxisciences, que nous reproduisons ici.

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Les Européens vivant il y a 30.000 ans fabriquaient déjà de la farine

Relatée lundi 18 octobre dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), la découverte de résidus d'amidon sur des meules en pierre par une équipe italienne fait remonter 10.000 plus tôt la consommation de farine végétale chez nos ancêtres du Paléolithique.

La découverte de grains d'amidon, sur des meules primitives en pierre trouvées sur des sites paléolithiques de Russie, d'Italie et de République Tchèque, a permis à l'équipe du Dr Anna Revedin, de l'Institut de préhistoire de Florence (Italie), de faire remonter la fabrication de farine à 30.000 ans. Jusqu'alors, les plus anciennes traces de cette activité, trouvées en Israël, dataient de 20.000 ans. Issue de plantes riches en amidon comme la fougère ou la quenouille, la farine était vraisemblablement mélangée à de l'eau pour produire une pâte, cuite sur une pierre chaude. Les archéologues se sont essayés à la recette, obtenant une sorte de pain plat, "croustillant comme un biscuit mais pas très savoureux".Ramasser les plantes nécessaires et les traiter avec des outils adéquats pour en tirer un aliment digeste et riche en glucides sont des opérations complexes, qui témoignent d'une diversité alimentaire assez importante chez nos ancêtres, chassant l'image de l'homme préhistorique presque exclusivement carnivore.

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