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14/03/2018

"Sur les prisons, Macron fait du Taubira en disant le contraire"...

Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique d'Éric Zemmour sur RTL, datée du 8 mars 2018 et consacrée à la réforme de la politique pénale qu'a défendue Emmanuel Macron à l'occasion d'une visite à l'École Nationale d'administration pénitentiaire...

 

                                 

29/01/2018

La crise dans les prisons, sismographe de l’état de ruine de la justice française...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Xavier Raufer, cueilli sur Atlantico et consacré au mouvement  de colère des gardiens de prisons...

 Criminologue et auteurs de nombreux essais, Xavier Raufer a publié ces dernières années Les nouveaux dangers planétaires (CNRS, 2012) et Criminologie - La dimension stratégique et géopolitique (Eska, 2014) et a également coordonné l'ouvrage collectif intitulé La première cyber-guerre mondiale ? (Eska, 2015).

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La crise dans les prisons, sismographe de l’état de ruine de la justice française

La pénitentiaire, sismographe de la justice : la crise explose, nous verrons pourquoi. Mais d'abord le fondamental. A l'aube de la pensée grecque, voici vingt-six siècles, puisons-le chez Héraclite d'Ephèse : "L'initial est toujours le plus fort" ; le commencement est toujours crucial.

Pour la justice française d'aujourd'hui, l'initial, c'est Charles De Gaulle à la Libération.

Le général avait la rancune mordante ; il savait que sauf un (Paul Didier) TOUS les magistrats français avaient prêté serment au maréchal Pétain en septembre 1941 - les mêmes, tous gaullistes à l'été 1944. La constitution de la Ve République révèle cette sourde rancune. Dans l'esprit de Montesquieu, la constitution de 1791 (titre III) considère trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) ; or en 1958, dans celle de la Ve république et du général De Gaulle, la justice n'est qu'une simple autorité (titre VIII, de l'autorité judiciaire).

Dès lors, la justice est l'enfant pauvre de la République : jamais elle n'a eu les moyens, le personnel, de son plein exercice ; ni les locaux, ni les hommes, ni la formation - songeons à l'Ecole de la magistrature qui croupit encore dans un gauchisme-culture-de-l'excuse, délaissé partout ailleurs - pays communistes compris. Ajoutons-y l'anarchisme qui, sous Taubira, secoue ce ministère : aujourd'hui la crise est là.

L'administration : conditions de travail affreuses, matériel obsolète ; protections (locaux et personnels) absentes. Trop souvent, la justice se rend sur d'antiques ordinateurs - parfois d'avant la "souris"! - impossibles à connecter, les magistrats n'accédant pas aux fichiers-police des antécédents judiciaires. Ajoutons-y le chaos des délicates "extractions judiciaires" (de la cellule au tribunal et retour).

Vous êtes condamné à la prison ferme ? Vous le signifier prend quatre mois ; temps durant lequel vous pouvez filer ; temps qui génère ensuite un stock de dizaines de milliers de condamnés libres - de voler ou pire. Résultat : les manifestations contre le "laxisme" de la justice, de policiers pouvant tout autant décrier son impuissance.

Exemple d'impuissance judiciaire en avril 2017, avec le corps sans vie d'un officier de police sur les Champs-Elysées. Le récidiviste Karim Cheurfi (3 tentatives d'homicides sur des policiers) est - encore - condamné en juillet 2014 pour "vol aggravé" ; dans la peine, deux ans avec sursis et "mise à l'épreuve". Décodeur ? Régime contraignant, la mise à l'épreuve (Code pénal 132-44) dispose qu'un juge d'application des peines (JAP) vérifie tout du long si le condamné veut partir à l'étranger, changer d'emploi, de domicile, s'il reçoit des visites, etc. Non-respect des obligations ? Retour en prison. Or en douce, Cheurfi part 40 jours en Algérie. Arrêté au retour et convoqué au tribunal de Meaux, ce criminel récidiviste se voit ... rappeler ses obligations par l'irénique magistrat. Cheurfi sort libre de tuer ensuite le capitaine Jugelé, victime de ces impérities en cascade.

Maintenant, la pénitentiaire au quotidien : sous-effectifs, homicides en prison, agressions physiques, prises d'otages, etc. Récemment, dans les prisons :

- de Seysses : sur YouTube, une vidéo de prisonniers hilares fumant du hash, dans une prison où l'on confisque 1 000 portables par an. Quand les surveillants veulent en ramasser un, ils sont menacés ou malmenés.

- de Fresnes : 45 minutes durant, un drone survole le quartier des islamistes.

- de Bourg-en-Bresse : trouvant le JAP rigide, les prisonniers mettent le feu au centre, "partiellement détruit".

- de Toul : le visage d'un gardien est brûlé au 2e degré par jet d'huile bouillante.

- de Nice : surveillants en grève après la prise d'otage d'un gardien (blessé à la main et au genou) par un détenu.

- de Condé-sur-Sarthe : trois gardiens (encore) ébouillantés "brûlures graves au visage, torse et avant-bras" ; l'agresseur, le pauvre, était "contrarié".

Et les directions ? Elles dorment. A Amiens, un détenu violente un gardien (4 points de suture) ; 2e attaque de la brute, pas même envoyée en quartier disciplinaire.

Résultat : en juillet-août 2017, une agression par jour contre les surveillants dans les 186 établissements pénitentiaires "certains très grave", dit un syndicaliste. Moyenne 2011-2016, 4 508 de ces agressions par an, 11 chaque jour de l'année.

Tel est l'état de la justice et de la pénitentiaire post Hollande-Taubira. Le défi est immense. Et toute tentative de le relever en bricolant risque d'aggraver les choses.

Xavier Raufer (Atlantico, 22 janvier 2018)

03/10/2016

Quand le système judiciaire français coule à pic...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue du criminologue  Xavier Raufer, cueilli sur Atlantico et consacré à la déliquescence de la justice française... 

 

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Justice, ruine et délires : quand le système judiciaire français coule à pic

Tribunaux surchargés, gardiens de prison débordés, laxisme généralisé : l'institution judiciaire, clé de voûte de la République française, est aujourd'hui dans un triste et inquiétant état.

• A l'intention des persécuteurs stipendiés "Décryptage", "Décodeurs" & co., membres du Taubira-fan-club : tous les faits et chiffres ici mentionnés sont dûment sourcés et bien sûr, à leur entière et inquisitrice disposition.

1) La ruine

Une justice de qualité est-elle encore rendue dans la France de l'automne 2016 ? On peut en douter car le (fort pâle) garde des Sceaux lui-même parle d'une justice "exsangue". Situation d'autant plus grave que, bien sûr, la justice est la clé de voûte de tout Etat de droit.

Commençons par une - affligeante - visite du domaine judiciaire. Déjà, il est bien sous-dimensionné : par rapport à la moyenne de l'Union européenne, la France compte quatre fois moins de procureurs et deux fois moins de juges.

En France même et à l'automne 2015, le président de la conférence des procureurs dénonce "la faillite du service public de la justice" et - fait rarissime - les forts mutiques procureurs généraux élèvent désormais la voix. Tous dénoncent "des retards persistants d'exécution des décisions" et des "difficultés croissantes à faire fonctionner les chambres et fixer les audiences". Ainsi, en juin 2016 "au tribunal de Bobigny, 7 300 peines attendent d'être appliquées".

Avocats d'un côté, syndicalistes de la pénitentiaire de l'autre, tous dénoncent des "juridictions françaises en ruine". Bobigny, on l'a vu, mais aussi Créteil, Nanterre, Brest, Agen, Nantes : postes vacants, exécrables conditions de travail, piètres qualités des jugements ; encore et toujours, énormes délais d'audiencement.

Côté syndical, on constate que les détenus deviennent maîtres des prisons - bandits, islamistes, hybrides (les deux ensemble, type Kouachi-Abdeslam-Coulibaly). Résultat : mutineries et émeutes à répétition, gardiens agressés dans des maisons (d'arrêt ou centrales), où la discipline se perd. Le patron du principal syndicat pénitentiaire parle de "déliquescence du système" et d'"autorité en fuite". Dans les prisons, désormais, "presque chaque détenu possède un portable. Certains en ont plusieurs" - quand c'est bien sûr formellement interdit.

Autre symptôme d'effondrement, les cafouillages dans l'appareil judiciaire ; d'abord, les "libérations intempestives". "Toujours plus de détenus relâchés devant l'impossibilité de s'expliquer devant un juge". Faute d'escortes, des multirécidivistes sont ainsi purement et simplement libérés. Au-delà, des couacs judiciaires en rafales (parmi vingt autres ces derniers mois) :

"Le receleur remis en liberté après une erreur du tribunal"... "Prison : une faute d'orthographe lui permet de sortir et de s'évader"... "Une figure du milieu marseillais libéré pour délai judiciaire dépassé", ainsi de suite.

Autre couac, financier celui-ci. "Victime" d'un premier imbroglio judiciaire, un islamiste de gros calibre reçoit du ministère de la Justice... un chèque de 20 000 euros de dédommagement. L'Obs' - qui n'est pas exactement un brûlot sécuritaire - dénonce une "erreur judiciaire grossière".

A Montargis, des documents de justice confidentiels sont mis à la poubelle et jonchent le trottoir.

Bien sûr, il y a eu les ravages-Taubira, ses expériences libertaires conclues par un bide intégral. Son diaphane successeur finit ainsi par reconnaître l'échec de la "contrainte pénale" (seul acte notable de l'ère Taubira), un "outil peu utilisé par les juridictions". Dit en clair : les magistrats se tapent des inventions de la camarilla-Taubira. S'ajoute à cela le foutoir qui règne depuis lors dans le (pourtant crucial) suivi des condamnés. Dispositif que la Cour des comptes, qui peut avoir la litote cruelle, dénonce en mai 2016 comme "empilement de nombreux acteurs qui peinent à s'organiser et coopérer".

L'idéologie libertaire est bien sûr en cause, mais aussi, une vaste incompétence. Ici, le récent et triste exemple donné par Mme Adeline Hazan, "contrôleuse générale des lieux de privation de liberté" (Inspecteur des prisons, en novlangue socialo). A l'été 2016, la "contrôleuse" déclare ainsi que "plus on construira de places de prison, plus elles seront occupées" - pathétique ânerie sur un banal effet d'optique-statistique, que l'on explique, pour le corriger, aux étudiants en criminologie de première année, vers le deuxième ou troisième cours...

Bazar, idéologie, incompétence... Là-dessus, les bobards de journalistes naïfs ou complices. Après un braquage, combien de fois lit-on dans le journal que "le vol avec usage ou menace d'une arme est puni, au maximum, de vingt ans de réclusion criminelle et de 150 000 euros d'amende". Bon, se dit le lecteur : au moins, un malfaiteur paiera pour ses crimes. Tu parles.

Car sous Taubira & succession, voici comment passe la justice, la vraie, celle du quotidien. Août 2016 : lisons "Le Phare dunkerquois", de ces petits hebdos de province où affleure encore le réel criminel. Omar B. est toxicomane. 27 inscriptions au casier judiciaire. Enième affaire de vol en flagrant délit. Tribunal et sentence : "Le condamné n'est pas maintenu en détention (il sort donc libre)... Sa peine de neuf mois fermes est aménagée (en français, annulée) pour qu'il puisse entrer en post-cure et être opéré du genou". Vous avez bien lu. La justice Taubira & co., désormais appendice de la Sécu.

De telles affaires, chaque semaine.

2) Les délires

Dans les décombres de notre justice, les aberrations se succèdent, le burlesque un jour, l'effrayant le lendemain - le scandaleux, toujours - sur un rythme accéléré.

De ces aberrations, voici la dernière (à ce jour) : Nancy, un criminel incarcéré, en prime, proche d'un "dangereux détenu radicalisé", reçoit par erreur (on l'espère...) les noms des agents pénitentiaires ayant rédigé un rapport sur lui.

Peu auparavant, un autre bandit incarcéré profite d'une "sortie à vélo" pour s'évader et sauter dans la voiture où l'attend son frère, un islamiste fiché.

Et Reda B.

(17 condamnations dont 7 pour braquage) dont on lit qu'il s'est évadé (en 2012) de la prison du Pontet (Vaucluse) "à l'occasion d'un tournoi d'échecs".

Et ces évasions de la prison d'Amiens - deux en quelques mois ! - où des détenus scient les barreaux de leur cellule... Les draps de lit le long de la façade... Le complice dehors qui jette la corde... A l'ancienne, façon Fanfan la Tulipe ! La direction du lieu-dit, par antiphrase, "de privation de liberté", se demande "comment des lames de scie ont pu parvenir jusqu'à eux" - judicieuse question, vraiment.

Et ce tribunal de Grenoble qui, d'abord, prend comme caution d'un caïd de la drogue 500 000 euros en espèces, 1 000 billets de 500 euros "dégageant une forte odeur d'alcool... pour dissiper les traces suspectes".

Parfois, ces foirades confinent au burlesque : "Oise : un cours d'art martial pour les détenus, les surveillants indignés"... "Haute-Garonne : le détenu cachait une piscine gonflable dans sa cellule"... Registre happening, toujours : "Un styliste sans-papiers organise un défilé [de mode] clandestin au Palais de justice de Paris".

Les sportifs maintenant : "Nantes : à peine condamné, un détenu s'évade du tribunal en pleine audience". Le multirécidiviste "bondit hors du box et s'échappe". Les magistrats, bras ballants. Sans doute, ce bondissant "nantais" a-t-il été inspiré par un "collègue" de Colmar qui, plus balèze encore, "A peine condamné, s'évade par la fenêtre du tribunal".

Telle est aujourd'hui la justice, Taubira ou post-Taubira. Car, cette dernière partie jouer les idoles pour médias subventionnés - elle dont, à l'automne 2015, l'action était rejetée par 71% des Français - ça ne va pas mieux.

Un exemple, là encore pris entre dix autres analogues. Février 2016, gare de Lyon : un policier est massacré (triple fracture de la mâchoire, etc.) par un colosse de 110 kilos connu pour trafic de stupéfiants, vols de voiture, rébellion, etc. Arrêtée, la brute épaisse est laissée libre "sous contrôle judiciaire".

A chaque désastre, le transparent garde des Sceaux promet - que faire d'autre ? Tout va s'arranger... Les contrôles seront renforcés... Puis attend, résigné, que le suffrage universel abrège son calvaire.

Voici les dernières convulsions. Au gouvernement, incompétents, idéologues et pragmatiques-largués se déchirent. Suite à une pique du Premier ministre sur la modestie de son bilan effectif, Mme Taubira montre les dents et déclare "Je peux devenir méchante".

Enfin ! Un point sur lequel on peut lui faire pleinement confiance.

Xavier Raufer (Atlantico, 28 septembre 2016)

 

 

24/02/2016

Quand la justice crée l'insécurité...

Les éditions Fayard viennent de rééditer dans leur collection de poche Pluriel l'essai de Xavier Bébin intitulé Quand la justice crée l'insécurité. Diplômé de Sciences Po Paris, Xavier Bébin est secrétaire général de l'Institut pour la justice.

 

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" Le fonctionnement actuel de notre système judiciaire met en danger la sécurité des citoyens. Face à cette insécurité, il ne faut plus se demander : « Que fait la police ? », mais : « Que fait la Justice ? »

Grâce à un travail approfondi avec tous les acteurs concernés (juges, avocats, psychiatres, policiers, victimes, responsables politiques) et à une riche documentation, Xavier Bébin dans ce livre vif et courageux décrit les dérives d’un système judiciaire qui favorise l’impunité et se désintéresse parfois trop souvent des victimes. Il nous donne ainsi une vision plus juste du crime et de la justice pénale en France.

Ce livre démonte en effet toutes les idées reçues qui engendrent dérive de notre société et perte des valeurs, lesquelles fondent toute politique de lutte contre la délinquance. Parmi ces préjugés,  on entend que la prison est l’école du crime, ou que la pauvreté est LA cause de la criminalité. Ce « dogmatisme pénal » conduit à un « humanisme hémiplégique » et empêche nos dirigeants de prendre les mesures qui s’imposent.

- See more at: http://www.institutpourlajustice.org/actions/evenements/quand-la-justice-cree-insecurite-214276.html#sthash.s0WVbMZV.dpuf

Grâce à un travail approfondi avec tous les acteurs concernés (juges, avocats, psychiatres, policiers, victimes, responsables politiques) et à une riche documentation, Xavier Bébin dans ce livre vif et courageux décrit les dérives d’un système judiciaire qui favorise l’impunité et se désintéresse parfois trop souvent des victimes. Il nous donne ainsi une vision plus juste du crime et de la justice pénale en France.

Ce livre démonte en effet toutes les idées reçues qui engendrent dérive de notre société et perte des valeurs, lesquelles fondent toute politique de lutte contre la délinquance. Parmi ces préjugés,  on entend que la prison est l’école du crime, ou que la pauvreté est LA cause de la criminalité. Ce « dogmatisme pénal » conduit à un « humanisme hémiplégique » et empêche nos dirigeants de prendre les mesures qui s’imposent.

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Grâce à un travail approfondi avec tous les acteurs concernés (juges, avocats, psychiatres, policiers, victimes, responsables politiques) et à une riche documentation, Xavier Bébin dans ce livre vif et courageux décrit les dérives d’un système judiciaire qui favorise l’impunité et se désintéresse parfois trop souvent des victimes. Il nous donne ainsi une vision plus juste du crime et de la justice pénale en France.

Ce livre démonte en effet toutes les idées reçues qui engendrent dérive de notre société et perte des valeurs, lesquelles fondent toute politique de lutte contre la délinquance. Parmi ces préjugés,  on entend que la prison est l’école du crime, ou que la pauvreté est LA cause de la criminalité. Ce « dogmatisme pénal » conduit à un « humanisme hémiplégique » et empêche nos dirigeants de prendre les mesures qui s’imposent.

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« Quand la Justice crée l’insécurité »

Quand la Justice crée l’insécurité. C’est le titre choc du dernier livre de Xavier Bébin, Secrétaire général de l’Institut pour la Justice. Cet ouvrage souligne que le fonctionnement actuel de notre système judiciaire peut mettre en danger la sécurité des citoyens. Face à cette insécurité, l’auteur invite à ne plus se demander : « que fait la police ? », mais : « que fait la Justice ? ».

Grâce à un travail approfondi avec tous les acteurs concernés (juges, avocats, psychiatres, policiers, victimes, responsables politiques) et à une riche documentation, Xavier Bébin dans ce livre vif et courageux décrit les dérives d’un système judiciaire qui favorise l’impunité et se désintéresse parfois trop souvent des victimes. Il nous donne ainsi une vision plus juste du crime et de la justice pénale en France.

Ce livre démonte en effet toutes les idées reçues qui engendrent dérive de notre société et perte des valeurs, lesquelles fondent toute politique de lutte contre la délinquance. Parmi ces préjugés,  on entend que la prison est l’école du crime, ou que la pauvreté est LA cause de la criminalité. Ce « dogmatisme pénal » conduit à un « humanisme hémiplégique » et empêche nos dirigeants de prendre les mesures qui s’imposent.

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Grâce à un travail approfondi avec tous les acteurs concernés (juges, avocats, psychiatres, policiers, victimes, responsables politiques) et à une riche documentation, Xavier Bébin dans ce livre vif et courageux décrit les dérives d’un système judiciaire qui favorise l’impunité et se désintéresse parfois trop souvent des victimes. Il nous donne ainsi une vision plus juste du crime et de la justice pénale en France.
Ce livre démonte en effet toutes les idées reçues qui engendrent dérive de notre société et perte des valeurs, lesquelles fondent toute politique de lutte contre la délinquance. Parmi ces préjugés,on entend que la prison est l’école du crime, ou que la pauvreté est LA cause de la criminalité. Ce « dogmatisme pénal » conduit à un humanisme hémiplégique et empêche nos dirigeants de prendre les mesures qui s’imposent.
Xavier Bébin propose des solutions concrètes pour un système pénal crédible et efficace. "
 

Grâce à un travail approfondi avec tous les acteurs concernés (juges, avocats, psychiatres, policiers, victimes, responsables politiques) et à une riche documentation, Xavier Bébin dans ce livre vif et courageux décrit les dérives d’un système judiciaire qui favorise l’impunité et se désintéresse parfois trop souvent des victimes. Il nous donne ainsi une vision plus juste du crime et de la justice pénale en France.

Ce livre démonte en effet toutes les idées reçues qui engendrent dérive de notre société et perte des valeurs, lesquelles fondent toute politique de lutte contre la délinquance. Parmi ces préjugés,  on entend que la prison est l’école du crime, ou que la pauvreté est LA cause de la criminalité. Ce « dogmatisme pénal » conduit à un « humanisme hémiplégique » et empêche nos dirigeants de prendre les mesures qui s’imposent.

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28/07/2015

Justice, la descente aux abîmes...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue du criminologue Xavier Raufer, cueilli sur Le nouvel Économiste et consacré aux dernières trouvailles de la politique d'"humanisme pénal" développée par la ministre de la justice Christiane Taubira...

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Justice, la descente aux abîmes

Majesté médiatique tenant l’Élysée d’une poigne de fer, la garde des Sceaux magnifie son “humanisme pénal”. Dernier avatar dudit “humanisme” : le tribunal de Bobigny “va proposer une thérapie aux délinquants souffrant d’addiction”. Traduisons en français la novlangue-Taubira : on soignera des criminels toxicomanes. Hors de prison bien sûr, car inlassablement, tout est fait pour les vider. Concernant des récidivistes qui “bénéficieront d’un programme thérapeutique intensif”, l’initiative visera à “éviter la récidive”.

 

Un “projet pilote”, vraiment ? Pas du tout. Le fort libertaire entourage de la garde des Sceaux a même récupéré ce projet dans les poubelles du California Department of Corrections (CDC), institution du “Golden State” chargé des affaires pénitentiaires [www.cdcr.ca.gov.].

 

Et pas dans des poubelles d’hier – plutôt dans leurs tréfonds des années 1950-60, période où le CDC professait un laxisme qu’il délaisse désormais. Quelle était alors sa doctrine ? Celle du projet pilote de Mme Taubira : victimes de la société, les malfaiteurs commettent des crimes parce qu’on ne soigne pas leur toxicomanie ; ou alors, pour le CDC des fifties, leurs troubles mentaux. Dès lors, l’État californien dépense des fortunes en travail social, programmes alternatifs à l’incarcération, etc. Objectif, déjà : éliminer la récidive. Toujours sensible aux modes bien “vendues”, l’Amérique embraye et bientôt, les programmes type CDC essaiment dans nombre des 50 États.

 

Travelling avant, au début des seventies : la récidive s’est-elle effondrée aux États-Unis ? Non, au contraire ! Des criminologues et des économistes décident alors d’évaluer le résultat concret des fameux programmes “Care” du CDC.

 

Coup de tonnerre au printemps 1974 : le N° 35 la revue de politiques publiques ‘National Affairs’ publie une étude de l’économiste Robert Martinson intitulée “What Works ? Questions and answers about prison reform”.

 

Allons à l’essentiel : la plupart des programmes visant à “soigner” des criminels n’ont pas d’effet mesurable et durable. Pourquoi ? Le plus souvent, le bandit est à la fois toxicomane et braqueur ; ou bien schizophrène et cambrioleur ; et non braqueur ou cambrioleur du fait de sa toxicomanie ou de sa pathologie mentale, comme l’imaginait l’idéologie CDC. À la fin de ces thérapies, on retrouve donc une majorité de cambrioleurs ou de braqueurs toujours aussi actifs ; libres bien sûr, et désormais en pleine santé.

 

Message pour ‘Les Décodeurs’, ‘Le vrai du faux’ et ‘Décryptage’ : l’auteur a écrit sur ce sujet (1985, Éditions Suger) un ouvrage intitulé ‘Le cimetière des utopies’. Il leur fournira sur demande l’original de l’étude “What Works ?” et maints autres documents criminologiques.

 

Tel est donc le dernier “projet pilote” de Mme Taubira & co. Chronologiquement, le premier d’entre eux consistait à équiper de bracelets électroniques un maximum de condamnés à de courtes peines. En France, ils sont plus de 11 000 individus à en bénéficier aujourd’hui. Or voilà qu’un brouilleur d’ondes chinois, en vente libre sur Internet, permet de bloquer la transmission du signal d’alarme du bracelet vers le centre de contrôle. Depuis mai dernier, cette nouvelle ravit la “France sauvage”, mais laisse la pourtant fort médiatique Chancellerie murée dans un lourd silence.

 

Xavier Raufer (Le nouvel Économiste, 23 juillet 2015)

06/10/2014

Eté rock’n roll à Taubiraland... (2)

Vous pouvez découvrir ci-dessous la deuxième partie d'un point de vue de Xavier Raufer, cueilli dans Le Nouvel Économiste et qui dresse un état des lieux de la politique pénale désastreuse de Christiane Taubira et de ses conséquences.

A lire :  Eté rock’n roll à Taubiraland... (1)

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Eté rock’n roll à Taubiraland (2)

Aux lubies idéologiques de la ministre dite “de la justice” et des anarchistes et Diafoirus-sociologues qui l’entourent, nous répondrons par des faits indéniables et de palpables réalités.
Nous avons précédemment parlé de justice en perdition ; voici quelques preuves toutes récentes de cette tragédie nationale :

 

– Septembre, Créteil : un dangereux braqueur marseillais de 23 ans “disparaît” de l’hôpital, où il était sous théorique surveillance judiciaire.

 

– Fin août, Epinal : on juge un braqueur-cambrioleur héroïnomane : “Il n’avait pas un rond… il a braqué pour payer la nounou de ses deux petits…” Les juges gobent cet indécent bidonnage de la culture de l’excuse. Six mois “fermes” sans mandat de dépôt – encore un braqueur sorti du tribunal, les mains dans les poches.

 

– Août, Marseille, prison des Baumettes : un détenu roue de coups et jette dans l’escalier un surveillant qui a les deux poignets brisés.

 

– Août, dans un centre pénitentiaire de l’Isère : au parloir (donc dans la prison même) un voyou détenu lacère à coups de rasoir le visage de sa compagne, venue lui rendre visite.
Et les bracelets électroniques, panacée de Mme Taubira ? Pour les magistrats et les services pénitentiaires concernés, “c’est la cacophonie” et les “anomalies en chaîne” de bracelets en panne ou constamment déconnectés. “Ca va mieux” raconte la chancellerie ; “Faux !” rétorquent les syndicats.

 

Résultat de cet avortement judiciaire, les voyous triomphent ; comme déjà dit, en cas de danger, les prédateurs flairent fort bien qui domine ou qui est dominé. Or là, libres aussi bien que détenus, ils paradent car instruits par leurs avocats, ou eux-mêmes assurés, que la ministre ne leur veut pas de mal :

 

– Fin août, trois racailles “connues des services de police” brisent la mâchoire d’un ado de 16 ans, repéré comme “fils de flic”. Au passage, dans tous les rapports et articles ici évoqués, revient sans cesse la phrase “connu des services de polices”, preuve que la plupart de ces infractions sont le fait de récidivistes. Or que font en liberté ces bandits ? Et à quoi ont servi les milliards dépensés en “réinsertions” largement fictives ?

 

– Août, dans le Gard, on interpelle un braqueur de 14 ans, auteur de plusieurs vols à main armée d’automobilistes ; comme un grand, avec cagoule et fusil à pompe. Mineur donc intouchable, bien sûr.

 

En prison, les voyous ont eux aussi compris qui dominait :

 

– Fin août, Najim est jugé dans le Nord pour deux gros braquages : “Dans le box, il ergote, sans un regard pour sa victime au visage tuméfié. Il s’agace des questions des juges, balaie la salle du regard puis lève les yeux au ciel.”

 

– Septembre, Toulouse. On juge aux assises Salah, Aboukary & co. Lors d’un énième braquage, ils ont tiré à l’arme de guerre sur des gendarmes. Or ces criminels “refusent de reprendre les débats parce qu’ils n’ont pu prendre leur petit déjeuner et leur douche”. Le même après-midi, ils protestent encore car “le déjeuner n’était pas assez bon” à leur goût.

 

Pendant que Najim, Aboukary et Salah font ainsi les malins et provoquent sans risque la justice, l’anarchie gagne la France :

 

– Marseille : de janvier à août 2014, les tueries entre bandits affichent + 26 %, par rapport aux mêmes huit mois de la déjà tragique année 1013.

 

– Les cambriolages devaient diminuer ? La mairie d’Orléans signale que, sur l’été 2013, les plaintes pour cambriolage augmentent de 18 % en 2014, de 107 à 127.

 

– En août, le président des buralistes s’affole : “ Il ne se passe pas de jour sans qu’on nous rapporte des braquages de plus en plus violents.”

 

– A Sablé dans la (naguère paisible) Sarthe, les commerçants dénoncent les braquages, vols et agressions “à longueur de temps”.

 

– A la périphérie de Lyon et de Marseille, les gendarmes alertent : “Les braquages à domicile sont toujours plus fréquents.” Une jolie maison, des commerçants ou libéraux aisés : une famille est brutalisée, voire torturée et pillée par des voyous. Plusieurs de ces cas effrayants sont advenus durant l’été 2014.

 

Pire encore, ces multiples signes annonçant d’évidence que, si ce désordre s’amplifie, la sécurité de la France risque de s’effondrer au niveau du Brésil :

 

– Paris, début septembre : le préfet de police veut intervenir au bas de la butte Montmartre, où des voyous pillent les touristes : le préfet comme son entourage sont chassés sous une grêle de coups.

 

– Ce même mois, le zoo de Vincennes se fait braquer !

 

– Fin août à Paris, une nonagénaire est violemment jetée à terre par deux racailles qui lui volent son sac ; elle meurt ensuite. Peu auparavant, d’autres bandits dépouillent une dame aveugle de 66 ans, en menaçant de tuer le chien qui lui sert de guide.

 

– A Argenteuil un originaire des Caraïbes, sous l’emprise de l’héroïne, décapite – façon mexicaine – son colocataire.

 

– A Lille, au moins une prostituée de 12 ans tapine au vu de tous – bien sûr, des proxénètes s’engraissent sur cette chair fraîche. Seul commentaire des impuissants chargés de l’ordre local, “c’est un cas très sensible”.

 

 

Toute cette affreuse litanie a pour origine le présent avortement judiciaire, et lui seul. Régnant sur ce chaos, une ministre intouchable, car icône d’une presse-des-milliardaires qui épouvante un président pusillanime et déconsidéré. Le ministre de l’Intérieur, les policiers et gendarmes n’ont donc qu’à subir le tsunami criminel, face à des bandits délirants d’impunité.

 

Cette situation toujours plus périlleuse, tous la perçoivent désormais. Même les marabouts africains ! Ainsi, le Grand Maître Médium Behanzin, “Vénérable Suprême Guide et Grand Prêtre vaudou” empli de l’immémoriale sagesse africaine. Hier encore, ses “Techniques magiques et Mystiques occultes” supprimaient les “règles douloureuses”, les “affectations non désirées”, les “envoûtements” et les “enfants morts-nés”. Or voilà que fort opportunément, le Grand Maître Médium Behanzin vient d’ajouter une nouvelle sorcellerie à sa panoplie : elle protège “contre les vols et les braquages”.

Xavier Raufer (Le Nouvel Économiste, 3 octobre 2014)