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24/06/2011

Un autre monde ?...

Alain Chauvet, consultant et professeur à l'Ecole centrale de Paris et à l'Essec, vient de publier aux éditions Lethielleux, Un autre monde - Protectionnisme contre prédation, un essai dans lequel il préconise la réorganisation du monde en grands espaces politiques économiquement autocentrés. Il avait déjà publié en 2009 Après l'Occident - Pour un protectionnisme intelligent aux éditions Desclée de Brouwer.

 

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"Est-on au bord d'un effondrement de la civilisation occidentale ? La disparition des Etats-providence est elle inéluctable ?

Comment arrêter les guerres, remettre l'argent à sa place, et éviter le chaos auquel nous destinent les prédateurs financiers ?

Peut-on rompre la fatalité du cycle millénaire des civilisations grecque, romaine et chrétienne ?

Comme dans « Après l'Occident » (2009), Alain Chauvet fournit une lecture nouvelle de la mondialisation et de la crise, à partir d'une analyse de l'histoire de l'Humanité.

Constatant l'impossibilité de mettre en place un gouvernement mondial qui régulerait la planète et éliminerait la prédation, il propose une solution contre-dogmatique : découper le monde en dix grandes civilisations totalement protectionnistes. Dix petits mondes se partageraient la planète et réguleraient chacun l'économie et la vie politique de leur territoire.

Seule l'Europe, avec son passé social-démocrate et sa puissance économique, peut réussir la première dans cette voie."

14/04/2011

Guerre discriminatoire et logique des grands espaces...

Les éditions Krisis viennent de publier Guerre discriminatoire et logique des grands espaces, un recueil de textes de Carl Schmitt, le célébre philosophe allemand du politique. Préfacé par Danilo Zolo, auteur récent de La justice des vainqueurs - De Nuremberg à Bagdad (Jacqueline Chambon, 2009), les textes sont annotés par le politologue allemand Günter Maschke.

 

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"Cet ouvrage réunit deux textes fondamentaux publiés par Carl Schmitt à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, et qui se complètent mutuellement. Le premier est une vigoureuse critique de la Société des Nations (SdN) et de l’ordre juridique international qu’elle a tenté de mettre en place, ordre lié à la notion de « guerre juste », c’est-à-dire de guerre discriminatoire, où l’ennemi est moralement discrédité et représenté comme un criminel en guerre contre l’ «humanité », qui ne doit pas seulement être battu, mais définitivement éradiqué. Schmitt montre que l’idéologie universaliste exclut la possibilité de considérer l’ennemi comme un justus hostis, un adversaire qui peut avoir ses raisons; elle remplace cette notion symétrique par la notion unilatérale de juste cause (justa causa) dont ne peut être titulaire que l’un des belligérants en présence. Toute conception universaliste du droit des gens apparaît de ce point de vue comme la légitimation d’une guerre qui, sous prétexte d’être « juste », n’est que la plus totale de toutes. L’idée-clé est que la guerre en tant qu’institution juridique ne peut être qu’une affaire d’Etats.
Schmitt n’en constatait pas moins que la dissolution de l’ordre international fondé sur des bases purement étatiques est un processus irréversible. La question se posait donc de savoir quelle alternative il entendait proposer. Le second texte fournit sa réponse : la mise en place de « grands espaces » excluant l’intervention de puissances étrangères, à l’instar de la « doctrine Monroe » adoptée en 1823 par les Etats-Unis.
L’actualité de cette analyse est évidente, au moment où l’on enregistre un retour de la « guerre juste » et où la mondialisation appelle la constitution de « grands espaces » qui pourraient être autnt de pôles de régulation de la globalisation dans la perspective d’un monde multipolaire. A partir d’un examen minutieux de l’évolution du droit international, Carl Schmitt, il y a plus de 70 ans, annonçait l’avènement de la « guerre globale ». Il parlait même déjà d’ »intervention humanitaire » et d’ »Etats-voyous ». « Nous pensons aujourd’hui à l’échelle planétaire, par grands espaces », écrivait-il. L’avenir serait-il aux grands ensembles continentaux, aux grands espaces et aux empires qui les protègent ?"