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  • L’Europe finira-t-elle comme la Grèce antique ?...

    Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par Guy Mettan à Figaro Vox et consacré à l'avenir de l'Europe. Responsable du Club suisse de la presse et ancien directeur-rédacteur en chef de la Tribune de Genève, Guy Mettan a notamment publié Russie-Occident : une guerre de mille ans (Syrtes, 2015) et Le continent perdu (Syrtes, 2019).

     

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    Guy Mettan: «Si elle ne s’unit pas, l’Europe finira comme la Grèce antique»Figaro Vox,

    FIGAROVOX.- Votre critique de l’Europe actuelle est d’autant plus rude que vous avez été, par le passé, un défenseur de la construction européenne, notamment en Suisse. Pourquoi avez-vous changé d’avis?

    Guy METTAN.- Comme étudiant suisse en France puis comme jeune journaliste, pendant les années 1980 et 1990, j’ai eu l’occasion de voyager, de travailler et d’enquêter dans divers pays d’Europe, de la Grande-Bretagne à la Pologne, de l’Allemagne à l’ex-Yougoslavie et à la Hongrie. En 1989, la chute du Mur puis la disparition de l’Union soviétique laissaient envisager d’immenses possibilités pour l’Europe unie. Mais après Maastricht, le destin de l’Union a semblé dérailler: ultralibéralisme conquérant, élargissement de l’OTAN et mise à distance de la Russie, soutien à certains nationalismes contre d’autres (slovène et croate contre serbe, ukrainien, géorgien et baltes contre russe par exemple) et surtout déficit démocratique croissant avec la mise à l’écart des peuples, au profit d’une superstructure opaque et technocratique censée dispenser le bien à travers une profusion de normes, de directives et de traités internationaux contraignants. Pour un démocrate qui se respecte, ce n’est pas acceptable.

    Vous citez notamment l’exemple de la Grèce antique, qui s’est «vidée de son sang et de sa vitalité tout en hellénisant les peuples voisins». À son image, les pays d’Europe auraient donné leurs principes et leurs découvertes scientifiques au monde entier, et se consumeraient désormais, ouverts à toutes les influences extérieures. Mais est-ce la faute des institutions européennes, ou les peuples européens sont-ils simplement fatigués?

    L’Europe, tout comme la Grèce antique, s’est précipitée dans des guerres civiles destructrices - la guerre du Péloponnèse pour la Grèce, la Grande Guerre civile européenne de 1914 à 1945 pour l’Europe - qui ont eu pour résultat de casser le ressort de leurs civilisations respectives. La Grèce comme l’Europe se sont peu à peu vidées de leur vitalité politique, économique et culturelle au profit de puissances tierces qu’elles ont contribué à renforcer: Égypte alexandrine et Rome pour la Grèce, États-Unis et Chine pour l’Europe. Pour résister à ce déclin relatif et conjurer les guerres civiles, toutes deux ont essayé de créer des ligues ou des confédérations d’États. Chaque fois, leurs divisions les incitaient à recourir à des aides de puissances extérieures qui ont fini par être leur être fatales. C’est ainsi que Rome a mis fin à l’indépendance grecque en 146 avant notre ère. Les Européens ont fait de même en appelant les États-Unis à l’aide pour résoudre leurs conflits: en 1917, en 1941, puis en 1947 avec la guerre froide. Les Américains ont mis fin à notre indépendance militaire à travers l’OTAN, et sont en passe de soumettre notre souveraineté économique, en nous obligeant à suivre leurs sanctions économiques, en nous imposant leur droit ou en contrôlant notre commerce via le dollar. Il faut donc créer une Europe unie libre, indépendante et souveraine.

    Vous évoquez aussi dans votre livre les différentes tentatives d’unification européenne dans l’Histoire, depuis Charlemagne puis le Saint-Empire romain germanique, jusqu’au nazisme et au communisme. Ces projets ont tous échoué. Pourquoi l’Union européenne, fondée sur le commerce plutôt que sur la foi ou l’idéologie, est elle-aussi condamné à échouer selon vous?

    Les tentatives d’unification européenne par la force - Charlemagne, Napoléon, Hitler et Staline - ont toutes échoué assez rapidement. Celles qui ont misé sur la concertation et la coopération entre États membres - Saint-Empire romain germanique et empire austro-hongrois - ont mieux réussi. L’Union européenne privilégie cette approche et c’est un bon point pour elle. Elle respecte également mieux les deux valeurs cardinales de l’Europe, celle de liberté et d’égalité, qui sont chères au cœur des Européens et qu’Hitler et Staline avaient cru pouvoir bafouer. Mais elle a, dès le départ, tout misé sur le commerce et l’économie en croyant pouvoir mettre de côté le politique, c’est-à-dire l’association des peuples à l’exercice du pouvoir. Elle pensait que le politique finirait par suivre. Cela ne s’est jamais produit et les peuples, frustrés, ont réagi soit par cette forme d’euroscepticisme qu’est l’abstention, soit par le vote populiste qu’on voit s’épanouir partout. Il est donc urgent de recréer les bases d’une vraie participation populaire, et de remettre les peuples et les citoyens au cœur de la construction européenne plutôt que de les dénigrer en dénonçant leur populisme.

    Vous définissez l’Union européenne actuelle par trois aspects saillants: «Tutelle américaine, exclusion russe, hégémonie allemande». Que peut concrètement gagner l’Europe à se défaire de cette situation, en particulier en se rapprochant de l’Oural?

    Les Américains exercent une influence qui dépasse de loin le pouvoir qu’on accorde à un allié. D’un autre côté, en prolongeant les préjugés antirusses hérités de la Guerre froide, on a délibérément raté l’opportunité de construire un authentique partenariat avec la Russie, qui est pourtant une puissance européenne par sa culture, sa religion, ses valeurs et sa civilisation. Ce n’est pas à la France, qui a largement cultivé la proximité avec la Russie en 1914 puis avec de Gaulle, qu’il faut rappeler ces faits... Pourquoi accepter le joug des États-Unis, et cultiver l’hostilité vis-à-vis de la Russie qui est européenne? On retrouve là les germes des divisions qui ont été fatales à la Grèce antique.

    Quant à l’Allemagne, son poids croissant depuis la réunification de 1991 en a fait une superpuissance qui menace l’équilibre interne de l’Europe. Elle a colonisé l’Europe centrale et orientale. C’est pourquoi il faut créer rapidement une vraie Europe fédérale qui fixerait un cadre à cette hégémonie croissante. Sinon, comme une géante rouge, l’Allemagne finira par satelliser tout le monde. Dans ce sens, un rapprochement avec la Russie serait aussi souhaitable.

    Vous écrivez: «l’Europe, qui n’arrive pas à être cet empire non-impérial voulu en son temps par José-Manuel Barroso, devrait essayer d’être un anti-empire». Pour qu’elle préserve sa civilisation, vous recommandez à l’Europe d’adopter le modèle suisse, fondé sur le fédéralisme. Mais comment procéder pour construire un nouveau projet européen aujourd’hui?

    Pour survivre comme civilisation et continuer à peser sur le monde, l’Europe n’a pas d’autre choix que de sauter le pas du fédéralisme. Un vrai État fédéral européen permettrait à l’Europe de récupérer son indépendance, sa créativité tout en assurant sa prospérité. Il permettrait aussi de préserver les équilibres internes tout en maintenant des traditions nationales fortes. Sur le plan extérieur, grâce à sa diversité, un État fédéral européen libre pourrait jouer constituer un facteur d’équilibre entre des États-Unis de plus en plus crispés et une Chine qui ne cesse de s’affirmer. La méthode pour y parvenir existe, la Suisse l’a appliquée avec succès dans des circonstances similaires après les guerres napoléoniennes. Elle repose sur une alliance entre les élites et les peuples, les premières acceptant de partager une partie de leur pouvoir et de leurs richesses avec leurs peuples afin de créer la confiance nécessaire. Il faut donc consulter les peuples, leur octroyer des droits d’initiative et de référendum, doter le parlement européen d’un pouvoir législatif complet et entier et redistribuer aux citoyens une part des richesses qu’ils produisent.

    Cela exige toutefois une générosité dont les élites européennes ne semblent pas capables: faire confiance au peuple et élargir ses droits de participer aux décisions. Si les élites continuent à penser qu’en donnant des droits au peuple, celui-ci en profitera pour s’octroyer dix mois de vacances par an, alors c’est fichu! L’autre problème, c’est que les Français ne comprennent rien au fédéralisme, à cause de leur tradition monarchique et jacobine, et que les Allemands le comprennent trop bien et qu’ils ne veulent plus partager avec les autres le pouvoir qu’ils ont concentré dans leurs mains. Les libéraux, contrairement à ce qu’ils disent, ne veulent pas d’un État fédéral qui régulerait le marché capitaliste et, les souverainistes sont incapables de comprendre qu’un État fédéral serait le meilleur garant de l’intégrité des nations qui le composent.

    Des pays comme la France ou la Grande-Bretagne, qui ont cultivé leur propre grandeur et une forme d’universalisme, peuvent-ils vraiment se fondre dans l’entité neutre que vous imaginez?

    La France et la Grande-Bretagne devront faire le deuil de leurs prétentions, comme l’Allemagne et l’Italie ont dû le faire en 1945 et l’Autriche en 1918. Ces pays n’en ont pas moins survécu, et plutôt bien. D’ailleurs la France a renoncé elle-même à une bonne part de sa grandeur après avoir abandonné la politique gaullienne et réintégré l’OTAN pratiquement sans condition. Mais elle pourrait aussi rebondir au sein du nouvel État fédéral européen. Je préfère d’ailleurs le terme de non-alignement, qui procède d’un choix, à celui de neutralité qui évoque un statut imposé et passif. La grandeur britannique et française est passée et ne reviendra jamais, sauf à la revitaliser à travers une Europe non-alignée, et qui serait de ce fait en mesure d’imposer pacifiquement ses vues aux deux grandes puissances rivales de notre époque, les États-Unis et la Chine. Il est vital que nous empêchions ces deux puissances de s’affronter et que nous les poussions à lutter ensemble contre le réchauffement climatique et l’effondrement de la biodiversité. Je crains plus que tout l’alignement de l’Europe sur les États-Unis et de la Russie sur la Chine, qui peut conduire à l’émergence d’un nouveau monde bipolaire beaucoup plus dangereux que celui que nous avons connu pendant la guerre froide.

    Guy Mettan, propos recueillis par Luc Lenoir (Figaro Vox, 1er juillet 2019)

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  • Perses contre Grecs...

    Les éditions Futuropolis viennent de publier une bande-dessinée de Frank Miller intitulée Xerxès. Dessinateur, auteur de bandes-dessinées et scénariste de films, Frank Miller est, en particulier, l'auteur de 300.

     

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    " « Nous sommes en 490 avant J.C.  Poséidon est mal luné.
    Il le fait savoir à quelques visiteurs indésirables. Un petit groupe de Perses. Une centaine d’hommes, pas plus. Venus sonder nos défenses... Ou peut-être assassiner notre chef. »

    Ainsi  débute la célèbre bataille de Marathon, première victoire des grecs sur l’armée Perse. Et première pierre du nouveau récit de Frank Miller, qui revient sur cette période historique après son ouvrage 300, en reprenant les moments marquants des guerres menées par le Roi des rois, Darius, dont l’empire s’étendait, durant plus de deux siècles, de l’Asie Centrale
    au golfe persique et à la mer Égée, et ses successeurs, Xerxès en particulier, face à la Grèce.
    Avec Xerxès, Frank Miller s’éloigne ponctuellement de la narration comics pour rejoindre la puissance évocatrice digne de Philippe Druillet."

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  • Les 9 noms du soleil...

    Les éditions Anne Carrière viennent de publier un roman de Philippe Cavalier intitulé Les 9 noms du soleil. Ancien élève de l'Ecole pratique des hautes études en sciences religieuses, Philippe Cavalier est déjà l'auteur de plusieurs romans dont la quadrilogie Le siècle des chimères.

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    En 401 avant notre ère, en Méditerranée orientale. Trente années d’affrontements sans merci ont laissé Sparte et Athènes exsangues. Encore humiliée par ses anciennes défaites de Marathon et Salamine, la Perse des Achéménides n’espérait que cet instant pour fondre à nouveau sur la Grèce affaiblie.

    L’Empire, pourtant, connaît lui aussi des dissensions. À Persépolis, deux frères se disputent le trône. Ambitieux et fantasque, Cyrus veut renverser son aîné, Artaxerxès, en lançant contre lui une armée mercenaire dont dix mille vétérans grecs seraient le fer de lance.

    Pour les chiens de guerre que grise la perspective de l’exploit, commence alors une marche épuisante jusqu’au coeur de la Mésopotamie. Dans les chaleurs du plein été, sous les murs de Babylone, c’est l’affrontement décisif… Mais que peuvent l’audace et la vaillance au combat lorsque tous les princes d’Orient ont juré de venger leur monarque offensé ? Bientôt traqués à travers steppes, déserts et montagnes sauvages, les survivants de la bataille doivent se frayer un chemin par des voies que nul avant eux n’avait osé emprunter. Pour regagner leur patrie, il faudra bien plus que du courage aux fugitifs qui ont désormais élu un lettré à leur tête : l’Athénien Xénophon, jeune homme de trente ans, ancien disciple de Socrate et admirateur des lois de Sparte…

    Odyssée flamboyante et cruelle, Les Neuf Noms du Soleil est le roman-monde d’une Antiquité âpre et grandiose."

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  • La Punition...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Richard Dessens, cueilli sur Eurolibertés et consacré au délitement de l'Union européenne portée par Emmanuel Macron. Docteur en droit et professeur en classes préparatoires, Richard Dessens a notamment publié La démocratie travestie par les mots (L'Æncre, 2010), Henri Rochefort ou la véritable liberté de la presse (Dualpha, 2017) et La démocratie interdite (Dualpha, 2018).

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    La Punition

    Le spectacle de l’indigence acrimonieuse de l’Union européenne touche à son paroxysme. Les anathèmes, les menaces incessantes et les punitions catastrophiques continuent de pleuvoir sur les peuples européens à souveraineté de plus en plus limitée.

    La Grèce, La Pologne, la Hongrie, la Roumanie, l’Italie ont déjà fait les frais plus ou moins catastrophiques de la vindicte de Bruxelles à des niveaux différents mais toujours dans l’optique de montrer les muscles pour l’UE. Muscles dérisoires des illusions d’être le « patron » et d’imposer un management par le mépris.

    La Grèce, qui a provoqué la première le feu en quelque sorte des chevaliers de Bruxelles, a fini par céder à leurs oukases pour  sombrer dans la misère et la récession pour deux générations. Tant pis pour elle. Mais la Grande Bretagne n’est pas la Grèce et les rodomontades agressives de l’UE dans le cadre du Brexit s’adressent à un État de poids. Et c’est bien ce qui rend Bruxelles et son chevalier blanc, Emmanuel Macron, furibonds.

    Au-delà des subtilités diplomatiques et des négociations alambiquées dont la Grande Bretagne a toujours eu le secret, la réalité est bien plus prosaïque. Il s’agit pour l’UE de dissuader par la menace, quiconque aurait des velléités de quitter l’Union du bonheur européen. Alors, après les muscles, on montre les dents et les postures intransigeantes pour bien indiquer qu’on n’a rien à craindre de cette petite île arrogante. M. Macron est, bien entendu, en pointe et le leader incontestable de la croisade, lorsque Madame Merkel est beaucoup plus nuancée et en retrait dans cette affaire très politico-médiatique. Intimider les peuples souverains par la menace et les sanctions reste l’apanage des ayatollahs bruxellois menés par M. Macron qui en profite pour se positionner comme le « monsieur Propre » de l’ultralibéralisme d’un fédéralisme convoité, contre l’horreur populiste.

    L’horreur est incarnée par le vote britannique pour le Brexit, ce qui apporte de l’eau au moulin des grands démocrates tellement opposés à l’expression souveraine des peuples. La démocratie, oui, mais sans le peuple. Seuls les énarques et les élites officielles devraient pouvoir voter.

    Le Brexit sans accord se profile dans un climat de catastrophisme inouï. Toutes les élites politico-médiatiques européennes ultralibérales se liguent pour décrire doctement à longueur d’antennes les conséquences dramatiques du Brexit pour une Grande Bretagne dans la misère et la désolation. Londres désertée par les financiers et dégradée de son rang de première place financière (au profit espéré de Paris ou de Francfort peut-être se laisse-t-on à rêver…) ; la Grande Bretagne en récession irrémédiable ; des millions de gens à la rue ; plus de médicaments ni de nourriture (sic), etc… « Voilà ce qui vous attend si vous osez quitter l’UE » suggère lourdement Bruxelles et M. Macron « à la Ville et au Monde. »

    Les messages sont clairs à défaut d’être justes. Mais la perspective des élections européennes démultiplie les assauts outranciers et les coups de menton outragés contre toute dissidence et menace populiste aux conséquences si dramatiques.

    De la Grèce au Royaume Uni, c’est cinq années d’anathèmes, de menaces et de sanctions. La Grèce meurt d’être restée dans l’UE et dans la zone euro. Le Royaume Uni se redéployera en quittant l’UE et grâce à sa monnaie qu’elle a su toujours préserver de l’euro et des intérêts de l’Allemagne. En outre, la politique britannique, comme l’avait si bien proclamé Churchill, n’a jamais été européenne : « Si j’ai à choisir entre l’Europe et le grand large, je choisirais toujours le grand large ». Le Royaume Uni s’appuie sur la Livre sterling, le Commonwealth et les USA, et n’a pas besoin de l’Europe. Bon vent au Royaume Uni ! « L’Angleterre est une île et entend bien le rester !»

    Il faut ajouter que pendant ces journées d’esbroufe dramatisé par l’UE et Macron, les élections provinciales pour le renouvellement du Sénat des Pays-Bas viennent de consacrer le triomphe combiné des deux partis « populistes » (PVV et FdV) qui, avec 16 sièges (sur 75) deviennent la première force politique des Pays-Bas, contre toute attente… encore une fois. Le parti majoritaire du gendre idéal européo-aseptisé Mark Rutte est devenu minoritaire. De quoi exciter encore Bruxelles et Macron qui ne savent plus où donner de la tête pour écraser la contestation en Europe malgré la puissance de leur communication apocalyptique.

    Usque tandem abutere Catilina patientia nostra ?

    Jusqu’à quand l’UE et Macron abuseront-ils de notre patience ?

    Richard Dessens (EuroLibertés, 23 mars 2019)



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  • Entrer en stratégie...

    Les éditions Robert Laffont viennent de publier un essai du général Vincent Desportes intitulé Entrer en stratégie. Esprit indépendant, le général Desportes est l'auteur de plusieurs ouvrages de réflexion sur la guerre et la stratégie, tels que Comprendre la stratégie (Economica, 2001), Décider dans l'incertitude (Economica, 2004), La guerre probable (Economica, 2008), Le piège américain (Economica, 2011) ou dernièrement La dernière bataille de France - Lettre aux Français qui croient encore être défendus (Gallimard, 2015).

     

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    " « À l’instantanéité doit succéder la réflexion, à la réaction incessante le recul stratégique.»

    La stratégie naît il y a 2 500 ans, à Athènes et en Chine avec Sun Tzu et son célèbre Art de la guerre. Art militaire au départ, méthode de pensée pour l’action, elle apparaît de plus en plus indispensable dans notre monde moderne. Pourtant, le sens en a été oublié.
    Aujourd’hui, les décideurs – entrepreneurs, politiques, militaires – sont accaparés par le court terme et la tactique. Atteints de myopie décisionnelle, ils éprouvent des difficultés grandissantes à prendre du recul. Ils ont perdu l’habitude et le goût de la stratégie, qu’ils pratiquent de moins en moins alors qu’elle seule peut apporter des réponses à la complexité du monde et à l’accélération du temps.
    ll faut entrer en stratégie, utiliser celle-ci pour modeler le présent et bâtir l’avenir. Le but de cet ouvrage est de faciliter cette démarche, de l’éclairer et de la démythifier.
    Entrer en stratégie est un guide de survie et de succès. "

     

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  • Guerre culturelle : faut-il encore diaboliser la Nouvelle Droite ?...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous une excellente enquête sur la Nouvelle Droite réalisée par Edouard Chanot pour Sputnik. A voir !

     

                               

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