Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/12/2014

Qui était Pol Pot, le frère numéro un...

« Pour construire l'économie [...] comme pour faire la guerre [...] la direction du Parti doit exercer son rôle directeur en employant une violence tranchante [...]. » (Pol Pot, juin 1976.)

Les éditions Pardès viennent de publier, dans leur collection Qui suis-je ?, une biographie de Pol Pot signée par Nicolas Tandler. Ancien journaliste, l'auteur est un spécialiste des mouvements marxistes. Il a collaboré à la revue Est & Ouest et à l'Institut d'Histoire Sociale et est déjà l'auteur de deux ouvrages dans la même collection consacrés à Staline et à Trotsky.

 

Pol Pot.jpg

" On ne dit pas "Djougachvili", mais Staline. De même, on ne parle pas de "Saloth Sâr", mais, à partir de 1970, de Pol Pot, son pseudonyme. D'une famille cambodgienne aisée, il profita de divers enseignements dans la capitale du pays, Phnom Penh. Parti compléter sa formation en France, il y découvre les Lumières avec Rousseau, la Révolution avec Robespierre, le marxisme avec Staline. Il néglige son école technique, et il doit retourner au pays sans diplôme. Il décide alors de devenir révolutionnaire professionnel. Stoïque, il fait ses classes grâce aux communistes vietnamiens, qu'il hait, dans son for intérieur, comme ennemis héréditaires des Khmers. Devenu l'organisateur du Parti communiste à Phnom Penh, la chance le sert : le chef du PC est tué, et il prend sa place.
Le voici acteur d'une guerre tout à la fois civile et internationale. Avec des enfants-soldats vêtus de noir, ses troupes, les Khmers rouges, se multiplieront grâce aux erreurs de la puissante Amérique, aux divisions entre républicains et royalistes, au soutien de Hanoï. Le 17 avril 1975, Pol Pot atteint son but.
Trois ans, huit mois, vingt jours, le peuple khmer subira une expérience démente, à vif, qu'aucun utopiste social n'avait osée avant lui. Elle lui coûtera 1700000 morts (estimation basse). Puis Pol Pot fut vaincu dans une guerre éclair par le Vietnam. Il survécut deux décennies à sa défaite, divisant le monde à son propos, avant de mourir, esseulé. "

 

06/10/2014

Mon Holocauste...

" Si la littérature avait encore une influence, ce livre salutaire abolirait les Jeux olympiques de la victimisation auquel nous assistons aujourd'hui. " Alain Finkielkraut (Journal du dimanche, 21 septembre 2014)

 

Les éditions du Cherche-Midi viennent de publier Mon holocauste un roman de Tova Reich. Fille de rabbin, ex-femme du directeur du musée de l’Holocauste de Washington, Tova Reich est romancière. Mon Holocauste est son premier livre publié en France. Ceux qui veulent découvrir le fond de réalité de cette satire pourront utilement se reporter à l'essai de Norman G. Finkelstein, L'industrie de l'holocauste  : réflexions sur l'exploitation de la souffrance des juifs (La Fabrique, 2001)...

 

Mon holocauste.jpg

" Bienvenue dans la famille Messer. Le père et le fils, Maurice et Norman, vivent par et pour le génocide juif. Le premier dirige le musée de l'Holocauste de Washington, le second préside une société, Holocaust Connections, Inc., chargée de distribuer une appellation « Holocauste compatible » aux produits de ses clients. Autour d'eux se presse une foule de donateurs, d'artistes, d'intellectuels, tous soucieux d'obtenir un label socialement désirable et commercialement rentable. Tout va pour le mieux jusqu'au jour où Nechama, la fille de Norman, décide de se convertir au catholicisme et d'entrer au carmel d'Auschwitz.

Avec ce roman furieux, sans hypocrisie ni tabou, Tova Reich s'en prend, sous la forme d'une satire irrésistible, aux « professionnels de l'Holocauste ». Salué par la critique américaine, comparé aux oeuvres de Philip Roth, Mon Holocauste a fait scandale lors de sa sortie aux États-Unis. "

16:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : holocauste, shoah, génocide, juif |  Facebook | Pin it! |

08/03/2014

Noires fureurs, blancs menteurs...

Les éditions Fayard viennent de rééditer dans leur collection de poche Pluriel l'essai de Pierre Péan intitulé Noires fureurs, blancs menteurs, consacré à la guerre civile au Rwanda. Journaliste d'investigation et esprit libre, Pierre Péan est un de ceux qui, avec Bernard Lugan, Charles Onana et Robin Philpot, a contribué à remettre en cause la thèse officielle du génocide, diffusée par le régime de Paul Kagamé et ses soutiens occidentaux. Il a, à la suite de la publication de ce livre en 2005, été victime d'une campagne de terrorisme judiciaire menée par les associations proches du régime de Kigali et relayée par SOS Racisme.

Pierre Péan a récemment publié Carnage - Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique (Fayard, 2010) et Kosovo - Une guerre "juste" pour un Etat mafieux (Fayard, 2013).

 

Noires fureurs, blancs menteurs.jpg

" Au printemps 1994, le monde est stupéfié par le déchaînement de fureur et de violence qui s'est emparé d'un petit pays africain, au cœur de la région des Grands Lacs, le Rwanda. Jamais le continent noir n'avait connu des massacres d'une telle ampleur. Très vite, les médias opposent victimes, les Tutsis, et bourreaux, les Hutus ; et ils désignent les coupables de cette folie meurtrière sans précédent, qualifiée de génocide : la communauté internationale, qui n'a pas su prévenir l'embrasement général ; et, en premier lieu, la France, soutien du président Habyarimana et du régime en place qui aurait armé les milices exterminatrices. Qui a tué Habyarimana le 6 avril 1994 dans un attentat qui a déclenché les massacres ? La question a ressurgi plus de dix ans après les faits. Instigateur aussi de cette guerre, Paul Kagame, actuel président du pays, « libérateur », chef des mercenaires tutsis armés en Ouganda. Pierre Péan démontre que le génocide de 1994 est un épisode dans une guerre civile et régionale ignorée, plus meurtrière encore, voulue depuis octobre 1990. Le FPR était prêt à tout pour conquérir le pouvoir à Kigali, y compris à sacrifier des centaines de milliers de Tutsis et de Hutus. Pierre Péan est journaliste d’investigation. "

30/01/2014

Rwanda, un génocide en questions...

Les éditions du Rocher viennent de publier une étude de Bernard Lugan intitulée Rwanda - Un génocide en questions. Historien et africaniste, Bernard Lugan est un spécialiste du Rwanda, pays dans lequel il a passé plus de dix ans. Il est notamment l'auteur d'une imposante Histoire de l'Afrique des origines à nos jours (Ellipses, 2009).

 

Rwanda Lugan.jpg

 

"Vingt ans après (avril 1994), il n'est plus possible de dire que le génocide du Rwanda était programmé, que la France en serait complice, que pour le commettre les "extrémistes" hutu avaient créé une cellule secrète nommée Akazu, qu'ils avaient dressé des listes de Tutsi à abattre, qu'ils avaient fondé la radio des Mille collines pour les besoins de leur propagande génocidaire, qu'ils assassinèrent leur propre président en abattant son avion et qu'enfin ils firent un coup d'état dans la nuit du 6 au 7 avril 1994.

Ces idées reçues qui constituaient les bases de l'histoire officielle écrite par les vainqueurs de la guerre civile rwandaise, afin de légitimer la conquête du pouvoir par le général Kagamé, ont été balayées par le TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda créé par le Conseil de sécurité de l'ONU afin de juger les responsables de ce génocide.

Expert assermenté dans les principaux procès qui se tinrent devant ce tribunal, Bernard Lugan a eu accès à la totalité de ces archives ce qui lui a permis d'écrire ce livre dans lequel tout ce que l'on croyait savoir au sujet du génocide du Rwanda est remis en question."

10/07/2013

Eric Werner et l'extermination...

Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien avec le philosophe Eric Werner, réalisé par les éditions Xénia, à l'occasion de la réédition de son essai De l'extermination (Xénia, 2013).

 

" Pourquoi les hommes s'exterminent-ils? L'extermination est-elle un prolongement naturel de la guerre, voire son but secret? Pourquoi est-il si difficile d'en débattre sans passion?

Toutes ces questions, Eric Werner les a abordées de manière frontale et concise dans son essai De l'extermination, qui surprend par son ton, envoûte par la clarté du langage et désarçonne par la lucidité du propos. Dans cet entretien filmé, Eric Werner répond aux questions essentielles que soulève ce livre hors du commun. "

29/06/2013

Kosovo : une guerre pour créer un État mafieux...

Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien donnné par Pierre Péan à France 24 et consacré à son livre Kosovo - Une guerre « juste » pour créer un État mafieux (Fayard, 2013).