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24/02/2018

François Duprat et le nationalisme-révolutionnaire...

Les éditions Ars Magna viennent de publier un ouvrage intitulé François Duprat, le prophète du nationalisme-révolutionnaire, qui rassemble des articles écrits par cette figure de la droite radicale française ainsi que des témoignages de ceux qui l'ont côtoyé... On rappellera que Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard ont consacré une biographie à ce personnage, François Duprat - L'homme qui inventa le Front national (Denoël, 2012).

 

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" Le 18 mars 1978, au lieudit Le Hameau de Caudevillé, près de Caudebec-en-Caux, François Duprat décède dans l’explosion de son véhicule.

Alors numéro deux du Front national, ou « peut-être plutôt numéros un-bis » selon l’expression de son biographe Nicolas Lebourg, l’homme qui vient d’être ainsi assassiné est quasiment inconnu du grand public. Par contre, il est une personnalité de premier plan du mouvement national français et Lebourg nous précise que sa vie se confond avec l’histoire récente de celui-ci : « Co-fondateur de la Fédération des étudiants nationalistes, d’Occident, d’Ordre nouveau et du Front national, il participa à la direction et produisit la propagande de ces trois derniers mouvements, et fut exclu des trois premiers. Il anima ses Groupes nationalistes révolutionnaires à la lisière du parti présidé par Jean-Marie Le Pen. Durant le même temps, il établit des liens personnels avec la totalité des organisations néo-fascistes sis dans l’ensemble de l’Europe, et il collabora avec des mouvements arabes, en particulier les mouvements palestiniens al-Fatah et Front populaire de libération de la Palestine. Acharné de l’écriture, il fut l’auteur de plusieurs ouvrages, mais aussi d’articles politiques publiés dans une dizaine de journaux de la presse d’extrême-droite, et il créa lui-même une autre dizaine de bulletins et de revues. Il ne se satisfit pas pour autant d’un poste d’intellectuel, et mania de concert la barre de fer, alors qu’en règle générale l’activisme est une phase précédant l’engagement politique classique et non simultanée. »

C’est cette homme fascinant que nous vous proposons de découvrir, quarante ans après son assassinat, par l’intermédiaire d’une anthologie et de témoignage de ceux qui militèrent avec lui. "

04/12/2012

"Vive les soviets" ou "Mort aux bolchos" ?...

Les éditions Les échappés ont publié depuis la rentrée de septembre deux ouvrages jumeaux consacrés aux affiches de propagande communiste et anti-communiste. Le premier , Vive les soviets, est de Romain Ducoulombier, professeur de sciences politiques et auteur d'un essai intitulé Camarades !  la naissance du parti communiste en France ( Perrin, 2010). Le second, Mort aux bolchos, est signé par Nicolas Lebourg, qui est, notamment, l'auteur de la biographie de François Duprat (Denoël, 2012).


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"Vive les Soviets… À mort les Bolchos ! À la manière d’une histoire parallèle, deux livres se répondent. Les historiens Romain Ducoulombier et Nicolas Lebourg analysent et font revivre un siècle d’affiches communistes et anticommunistes.

Fondée sur des collections privées exceptionnelles d’affiches politiques françaises du XXe siècle, cette histoire nous livre la guerre visuelle qui s’est livrée sur les murs de France. De Jaurès à Mélenchon et de Maurras à Le Pen, l’affiche est devenue un media majeur de propagande et d’influence sur les foules, avec ses codes, ses techniques et ses artistes. Esthétique ou brutale, complexe ou caricaturale, l’affiche politique illustrée a eu sa belle époque et ses grandes crises."

 

17/05/2012

Fascismes ?...

Les éditions Dualpha viennent de publier Histoire des Fascismes de François Duprat, un ouvrage dans lequel Alain Renault a rassemblé des études que l'historien nationaliste-révolutionnaire a consacrées aux fascismes allemand, autrichien, roumain, hongrois, néerlandais et norvégien. Nous reproduisons ci-dessous un entretien avec Alain Renault, cueilli sur le site Voxnr...

 

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Beaucoup d’études ont été publiées sur le fascisme, quel est l’intérêt de celles de François Duprat ?

Le terme de « fascisme » recouvre des réalités différentes. Duprat étudie des « fascismes » méconnus dans la perspective des combats d’aujourd’hui car il considère que « des leçons bien précises peuvent être tirés de l’histoire du mouvement nationaliste-révolutionnaire dans le monde ». Ses monographies portent donc moins sur l’idéologie, marquée par le temps et l’espace, de ces différentes formations que sur leur action, leurs rapports face à la « droite » et la « gauche », leur capacité à recruter et à mobiliser, les raisons de leurs échecs ou de leurs succès.


Mais le fascisme ne se confond pas avec le nationalisme-révolutionnaire, étiquette revendiquée par Duprat ?

Non, et d’ailleurs seul un imbécile n’ayant d’ailleurs rien compris à l’essence du fascisme, mènerait aujourd’hui et en France une action politique en s’en réclamant… Comme l’a écrit Duprat « le nationalisme doit être considéré aujourd’hui puisque nous sommes des relativistes et que nous croyons à l’obligation pour les formulations idéologiques de s’adapter aux situations changeantes ». Mais, quelle que soit l’étiquette retenue, il n’en demeure pas moins que certains principes perdurent même si certains font du « fascisme » sans le savoir, voire en s’en défendant.

Les analyses de Duprat restent-elles actuelles, 34 ans après sa mort ?

En tous cas, sa méthode, son logiciel de pensée, sont d’une actualité permanente. J’ai d’ailleurs sélectionné ces monographies, et les enseignements pratiques que l’on peut en tirer, pour l’action de notre temps. Ma préface les inscrit dans le combat actuel et dans l’analyse politique plus générale de Duprat. Celui-ci semble avoir été très en avance dans sa prédiction des crises économique et identitaire qui commence seulement à apparaître.

Quelles leçons générales à tirer de l’ouvrage ?

Chacun peut en tirer des leçons individuelles par ses propres réflexions sachant que « la réflexion est action si elle sait déboucher sur l’amélioration qualitative de l’action pure » en étudiant les erreurs qui mènent à l’échec et, plus positivement, les méthodes qui peuvent mener aux succès sachant que les conditions de ceux-ci ne les garantissent aucunement. « Si nous ne savons profiter des événements historiques en cours ce sera la preuve non pas que l’Histoire ne devait pas aller dans notre sens, mais que nous avons été, au moment voulu, incapables de profiter de notre chance. »

Alain Renault (propos recueillis par Fabrice Dutilleul pour Voxnr, 24 avril 2012)

28/03/2012

Portrait d'un aventurier...

"A 2 ou 3 petits détails près, le livre de Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard est très bien documenté et fin tout autant qu’honnête. Le lien entre les idées de François Duprat et sa personnalité, et aussi son entourage, devait être fait. C’est le point fort du livre." Pierre Le Vigan

 

Les éditions Denoël viennent de publier François Duprat - L'homme qui inventa le Front national, un biographie signée par Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard. Au travers du personnage de François Duprat, les deux auteurs dressent un panorama passionnant de la droite radicale des années 60 et 70, qui vient compléter celui de Frédéric Charpier dans Génération Occident (Seuil, 2005)

On notera, dans la conclusion, l'étonnant parallèle entre Pierre Goldman et François Duprat que font les auteurs et qui a dû faire grincer quelques dents !...

Vous pouvez, par ailleurs, écouter la présentation de ce livre par Pierre Le Vigan.

 

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"Mort dans un attentat à la voiture piégée le 18 mars 1978, François Duprat est devenu «le martyr de l'extrême droite», un personnage rêvé pour les affabulations complotistes. Mais il est aussi un mythe politique qui déborde le Front national, une figure emblématique des années 60 et 70 capable de déchaîner les passions et les fantasmes les plus irrationnels.
Vingt ans durant, il s'est voué à réinventer l'extrême droite, d'Occident au Front national, d'Ordre nouveau aux milieux néonazis. Stratège du FN, dont il était le numéro 2, il imposa à Jean-Marie Le Pen le slogan «un million de chômeurs c'est un million d'immigrés en trop». Pionnier dans la diffusion du négationnisme, professeur débonnaire, théoricien fanatique, politicien pragmatique et homme de l'ombre lié à plusieurs services de renseignement : François Duprat était mystérieux et complexe.
Il s'est propulsé au travers de son époque en y laissant une odeur de soufre. Remonter le fil de sa vie, c'est parcourir l'Afrique et le Moyen-Orient, s'immerger dans la décolonisation et la guerre froide, traverser Mai 68 et les bagarres du Quartier latin, décrypter les rivalités au sein de l'extrême droite et la machinerie politique de la Ve République.
Dans leur ouvrage, Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard le suivent ainsi pas à pas dans sa tortueuse trajectoire et tentent d'éclaircir les circonstances de son spectaculaire assassinat, jamais élucidé.
Fruit de quatre années d'enquête, cette biographie s'appuie sur de nombreux entretiens (famille, hommes politiques, militants, adversaires, hommes de l'ombre) ainsi que sur des archives policières et judiciaires inédites.
François Duprat y apparaît comme le révélateur des tourments inavouables de la vie politique française."

 

 podcast

10/04/2011

François Duprat, une histoire de l'extrême-droite ?...

Le site du journal Le Monde a mis en ligne un documentaire vidéo de Nicolas Lebourg et de Joseph Beauregard consacré à l'histoire de l'extrême-droite vue au travers du parcours de François Duprat, figure énigmatique et ambigüe du nationalisme-révolutionnaire des années 60-70, mort dans un attentat en 1978.

Nicolas Lebourg, universitaire, auteur d'un ouvrage sur le nationalisme-révolutionnaire, Le monde vu de la plus extrême-droite - Du fascisme au nationalisme-révolutionnaire (Presses universitaires de Perpignan, 2010), prépare avec Joseph Beauregard une biographie de François Duprat, qui doit paraître chez Denoël.

Concernant le documentaire vidéo, Beauregard précise, dans un entretien avec les animateurs du blog Droite(s) extrême(s) : "Ce « webdoc » n’est pas une adaptation du livre mais plus une histoire de l’extrême droite dont la figure de François Duprat est le fil rouge. Les deux objets sont complémentaires, l’un situant l’homme dans sa profondeur, l’autre correspondant à une critique politique de son action menée."

Pour l'objectivité, donc, il faudra repasser ! Au demeurant, le choix de François Duprat comme fil rouge d'une histoire de l'extrême-droite n'est pas innocent, alors même que celui-ci trainait au sein de ce milieu une réputation plus que sulfureuse. On peut se reporter, par curiosité, aux pages que lui consacrait en 1978, avant sa mort,  un journaliste dans Les rats noirs (Jean-Claude Simoën, 1978), un livre-enquête bien informé sur cette mouvance...

Ce documentaire mérite néanmoins d'être vu pour ses images d'archives et pour certaines analyses d'Olivier Dard et de Nicolas Lebourg...

 

François Duprat, une histoire de l'extrême droite  (dans la rubrique week-end)

 

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