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  • Feu sur la désinformation... (566) : Jean-Eudes Gannat condamné, Elon Musk s'en mêle...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous le dernier numéro de l'émission I-Média sur TV libertés consacrée au décryptage des médias et animée par Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin.

     

                                            

    Au sommaire cette semaine :

    L’image de la semaine : Jean-Eudes Gannat sous les projecteurs d'Elon Musk, suite à une vidéo en anglais de Thaïs d'Escufon, relayée avec des millions de vues.

    Le dossier du jour : Erik Tegnér condamné, un double scandale ! Le directeur du magazine Frontières a été condamné par le tribunal correctionnel de Bobigny à six mois de prison avec sursis, 10 000 € d'amende et 20 000 € de dommages et intérêts, au titre de la loi dite "Samuel Paty". Une décision qui fait réagir, y compris à gauche.

    Les pastilles de l’info :

    • Matthieu Pigasse en lice pour le rachat de Fibre Excellence, dernier fabricant français de pâte à papier
    • Tulsi Gabbard et la polémique autour de ses révélations sur les biolabs américains
    • Maxime Saada dénonce la mise en demeure CNews par l'Arcom
    • Canicule, ça chauffe !
    • Les expressions toutes faites dans les médias
    • Sale temps pour Daniel Cohn-Bendit à Montpellier et sur BFMTV

    Conclusion

    Portrait piquant : Martin Ajdari

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  • Feu sur la désinformation... (565) : La censure numérique avant 2027 ! ...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés consacrée au décryptage des médias et animée par Edouard Chanot et Floriane Jeannin.

     

                                          

    Au sommaire :

    Introduction

    L’image de la semaine : Réseaux sociaux et portables, la grande interdiction en marche à l'approche de la présidentielle !

    Le dossier du jour : Palantir et Anthropic… quand l'IA et nos données deviennent des enjeux géopolitiques.

    Les pastilles de l’info :

    • Le futur rêvé des médias et des ultra-riches
    • CNews vs Radio France : l'ARCOM face à la question de la représentation politique
    • Les biolabs ukrainiens : silence médiatique autour des déclarations de Tulsi Gabbard
    • Thomas Porcher rejoint France Télévisions : pas de lever de bouclier contre la gauche médiatique !
    • Raphaël Glucksmann et sa déclaration sur Elon Musk

    Conclusion

    Portrait piquant : Léa Salamé

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  • Qu’est-ce que l’USAID, cette énième agence du « soft power » américain  ?...

    Nous reproduisons ci-dessous un article de François-Xavier Consoli cueilli sur le site de la revue Éléments et consacré à l'USAID, agence d'influence américaine que compte démanteler l'administration Trump, aux grand désarroi des innombrables organismes et officines qu'elle finançait à travers le monde et notamment en Europe...

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    Qu’est-ce que l’USAID, cette énième agence du « soft power » américain  ?

    Entité typique de la guerre froide, « l'Agence des États-Unis pour le développement international » (United States Agency for International Development), est un peu le visage « humanitaire » du pays de l'Oncle Sam. Créée en 1961 par le président John Fitzgerald Kennedy, l'USAID s'inscrit dans la continuité du Plan Marshall, destiné à l’Europe, mais avec une perspective « d'aide économique et humanitaire » étendue au monde entier. Au cours des décennies qui ont suivi, républicains et démocrates se sont affrontés au sujet de cette agence, des ses objectifs, et de son financement. Elle est désormais sur la sellette.

    Ce mardi 12 février, l’inspecteur général de l’USAID, Paul Martin, s’est fait éjecter manu militari de son poste, sur ordre de la Maison Blanche. Un licenciement intervenant un jour après la mise en garde de l’inspecteur général de l’agence où il s’en prend vertement au président Donald Trump et au nouveau responsable du Département de l’Efficacité gouvernementale (Department of Government Efficiency /DOGE), Elon Musk, notamment quant à la gestion des 8,2 milliards de dollars de fonds humanitaires inutilisés, après cette énorme secousse qui vient frapper l’agence d’aide au développement. Le patron de X s’est d’ailleurs illustré sur son réseau en expliquant : « L’USAID est une organisation criminelle », l’accusant de « mener les basses œuvres de la CIA ».

    Précédemment à ce limogeage tonitruant, l’administration Trump est venue purger plus d’une douzaine d’inspecteurs généraux après la fracassante annonce du gel d’une partie importante de son aide internationale, en ce début de mois de février 2025. Des dizaines de hauts fonctionnaires mis en congé, des milliers de contractuels licenciés, des programmes à l’arrêt, des bénéficiaires poussant des cris d’orfraie… Une véritable bascule dans la logique interventionniste américaine, bouleversant un réseau pléthorique d’associations et filiales installées dans le monde entier.
    Ce gel brutal de l’aide étrangère par l’administration américaine oblige également les fournisseurs et les entrepreneurs américains de l’USAID à procéder à des licenciements massifs, dont 750 dans une entreprise, Chemonics International 1, basée à Washington.

    « On ne saurait exagérer l’impact de cette conduite illégale : sur les entreprises, grandes et petites, contraintes de mettre fin à leurs programmes et de licencier leurs employés ; sur les enfants affamés du monde entier qui n’auront rien à manger ; sur les populations du monde entier confrontées à des maladies mortelles ; et sur notre ordre constitutionnel », ont déclaré les entreprises et les organisations américaines touchées par cette décision. Les « enfants affamés » ont toujours bon dos…

    Recours en justice

    Une organisation représentant 170 petites entreprises américaines, de grands fournisseurs, une association d’avocats, l’American Bar Association 2 et d’autres se sont rassemblés pour un recours en justice. Celui-ci a été déposé devant le tribunal du district de Washington contre le président Donald Trump, le secrétaire d’État Marco Rubio, l’administrateur adjoint par intérim de l’USAID, Peter Marocco, nommé par Trump, et Russell Vought, le directeur du Bureau de la gestion et du budget de Trump.

    Mais au fond, qu’est-ce que l’USAID ?

    Kennedy a créé l’USAID au plus fort de la guerre froide qui opposait alors les États-Unis à l’Union Soviétique. Ce dernier souhaitait ainsi mettre en place un moyen plus efficace de contrer l’influence soviétique dans le monde par le biais de l’aide étrangère et considérait que le département d’État était limité dans ses moyens d’action par sa bureaucratie. Le Congrès a adopté la loi sur l’aide à l’étranger et Kennedy présentait alors l’USAID comme une agence indépendante. Cette création s’inscrit dans la continuité du Foreign Assistance Act, promulgué le 4 septembre 1961, une loi régissant la politique d’aide internationale qui vient définir les principes politiques et idéologiques de l’aide étrangère des États-Unis, remanie et réorganise de manière significative la structure des programmes d’aide, établissant une distinction juridique entre l’aide militaire et l’aide non militaire. C’est en vertu de cette même loi que le président Joe Biden, le 16 mars 2022,  a autorisé une nouvelle aide à la sécurité de 800 millions de dollars pour l’Ukraine. Cette disposition juridique subtile est donc d’une redoutable efficacité pour le soft power américain.

    L’USAID a survécu à l’Union soviétique, qui s’est effondrée en 1991. Aujourd’hui, les partisans de l’USAID affirment que l’aide américaine aux pays contrecarre l’influence russe et chinoise tandis que ses détracteurs affirment que ces programmes sont inutiles, et qu’ils ne correspondent plus  à la politique non-interventionniste préconisée par l’administration Trump. Le financement des agences des Nations Unies, y compris les agences de maintien de la paix, des droits de l’homme et des réfugiés, a toujours été la cible des administrations républicaines. La première administration Trump avait déjà pris des mesures pour réduire les dépenses d’aide étrangère, en suspendant les paiements à diverses agences de ces mêmes Nations Unies, y compris ses fonds pour la population et le financement de l’Autorité palestinienne. Au cours du premier mandat de Donald Trump, les États-Unis se sont retirés du Conseil des droits de l’homme de l’ONU et de leurs obligations financières à l’égard de cet organe.

    Quelques exemples de l’implication de l’USAID au sein de différents programmes de santé, de développement économique, de gouvernance, ou d’environnement pour y voir plus clair :

    -Lutte contre le VIH/SIDA : Via des initiatives comme le PEPFAR (President’s Emergency Plan for AIDS Relief), l’USAID a soutenu des programmes de prévention, de traitement, et de soutien aux orphelins et enfants vulnérables.

    -Planification familiale : projets visant à augmenter l’accès aux services de planification familiale de qualité.

    -Développement de l’énergie : à travers l’initiative Power Africa, l’USAID a soutenu le développement de nouvelles sources d’énergie, notamment en aidant à des transactions énergétiques en Côte d’Ivoire.

    -Promotion des droits humains : soutien à des ONG pour défendre les droits de l’homme, dans les Balkans dans les années 1990 notamment, ou en Russie.

    -Stratégies climatiques : financement de projets pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’adaptation au changement climatique.

    Les exemples sont pléthoriques. Personne au monde, évidemment ne s’offusquerait de ses programmes d’aide au développement, qui semblent, à première vue, contribuer à l’amélioration du sort des populations prises en charge. Mais il existe une face sombre à ces aides, car un interventionnisme international sur une durée aussi longue ne peut se garder de quelques critiques. Par exemple :

    Bolivie, en 2013, le président Evo Morales expulse l’USAID, accusant l’agence de manipuler des dirigeants et de soutenir financièrement des groupes d’opposition, y compris des organisations séparatistes à Santa Cruz. Au Nicaragua, l’USAID a été associée à des opérations de soutien à l’opposition aux régimes marxistes ou « anti-américains », notamment dans les années 1980 avec des projets de pacification qui servaient aussi de couverture pour des actions de contre-insurrection de la CIA. Au Chili, l’agence a été impliquée dans des projets liés à des efforts de la CIA pour soutenir des coups d’État, notamment pendant l’ère Pinochet. En Ukraine, l’USAID a été accusée d’avoir financé des initiatives qui ont contribué aux événements du Maïdan en 2014, avec des accusations de soutien à des groupes politiques pour déstabiliser le gouvernement en place. Des personnalités comme Victoria Nuland ont été mentionnées dans ce contexte par des observateurs. Toujours en Ukraine, mais aussi Serbie ou Kirghizistan, l’USAID, via des ONG comme Freedom House, a financé des formations pour soutenir des « révolutions colorées », visant à renverser des régimes jugés hostiles aux États-Unis. Au Vietnam, durant le conflit, les fonds de l’USAID étaient utilisés pour financer des projets de développement qui faisaient partie de la stratégie de pacification, visant à contrer le soutien populaire au Viet Cong. Ou encore en Russie, qui expulse l’USAID en 2012, accusant l’agence de financer des ONG pour influencer la politique interne russe, notamment dans des régions sensibles comme le Caucase du Nord.

    Au total, selon un rapport publié le mois dernier par le Congressional Research Service, les États-Unis ont dépensé environ 40 milliards de dollars en aide étrangère pour l’année fiscale 2023. Les États-Unis sont le premier fournisseur d’aide humanitaire au monde, bien que d’autres pays y consacrent une part plus importante de leur budget. Dans l’ensemble, l’aide étrangère représente moins de 1 % du budget des États-Unis. Mais elle demeure un levier d’influence non négligeable.

    Une tirelire gouvernementale pour les causes d’extrême gauche

    Après l’annonce du démantèlement de l’USAID, les libéraux sont montés au créneau. Des manifestants versant des larmes de crocodile se sont même rassemblés devant le siège de l’organisation à Washington pour condamner le président Trump. Certains responsables démocrates, comme la députée Ilhan Omar du Minnesota et le sénateur Chris Van Hollen du Maryland ont également dénoncé cette liquidation de l’USAID.

    Pour d’autres, comme Nayib Bukele, président du Salvador, il ne s’agit pas d’y aller avec le dos de la cuillère : « Alors qu’ils sont présentés comme un soutien au développement, à la démocratie et aux droits de l’homme, la majorité de ces fonds sont acheminés vers des groupes d’opposition, des ONG aux agendas politiques et des mouvements déstabilisateurs », a-t-il écrit sur X.

    Selon lui, en 2021, l’administration Biden a utilisé l’agence pour soutenir un mouvement de protestation communiste s’opposant au gouvernement. Il en veut pour preuve des messages WhatsApp de fonctionnaires de l’agence, venant corroborer ses propos quant à l’ingérence américaine dans le processus démocratique de son pays.

    Après une rencontre avec Bukele à San Salvador, le secrétaire d’État Marco Rubio a exprimé la même frustration à l’égard de l’USAID. Il a déclaré que les objectifs de la politique étrangère de l’America first du président Trump étaient sapés par « des agents malhonnêtes au sein de la bureaucratie. »

    S’appuyant sur un audit réalisé par une équipe de jeunes prodiges réunie sous la houlette d’Elon Musk, nombreux programmes et financements de l’USAID ont été mis en lumière. Un écheveau d’associations, groupes et autres partenariats, distribuant pléthore de dollars. Ainsi, la Maison Blanche a pu dresser une liste de ces aides étrangères, dont certaines confinent à l’absurde : 5,5 millions de dollars pour les causes LGBTQ en Ouganda, 1,5 million de dollars pour l’inclusion sur le lieu de travail en Serbie, 7,9 millions de dollars pour lutter contre le « langage binaire » au Sri Lanka, 6,3 millions de dollars pour une étude sur la santé sexuelle des hommes en Afrique du Sud, 20 millions de dollars pour la production d’une version locale du programme télévisé pour enfant, Sesame Street, en Irak, 47 000 dollars pour un opéra transgenre en Colombie, 32 000 dollars pour une bande dessinée transgenre au Pérou, 2 millions de dollars pour « l’activisme LGBT » au Guatemala, ou encore 70 000 dollars pour une comédie musicale « Diversité Équité et Inclusion » en Irlande.

    Près de 200 millions de dollars de dépenses douteuses de la part de l’USAID, ont été ainsi mis à jour par l’administration Trump. Et l’une d’elle, 10 millions de dollars alloués à la distribution de repas destinés à des groupes liés à Al-Qaïda, passe très mal..

    La course contre le gaspillage menée par Elon Musk pourrait donc mettre l’USAID définitivement sur la touche.

    François-Xavier Consoli (Site de la revue Éléments, 17 février 2025)

     

    Notes :

    1 – Chemonics International est une société de conseil et de développement international, ayant reçu certains des plus gros contrats d’aide du gouvernement américain dans les domaines suivants : agriculture, conflits et crises, démocratie, développement économique, éducation, énergie, gouvernance, soins de santé et chaîne d’approvisionnement, commerce international, micro-finance, développement durable, eau, réforme de l’aide sociale et programmes pour la jeunesse. Cette société a travaillé sur des projets dans plus de 150 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe, d’Amérique latine et des Caraïbes, et du Moyen-Orient.

    2 – L’American Bar Association (ABA) est une association d’avocats dits « bénévoles » et d’étudiants en droit américaine. D’envergure nationale, elle n’est pas spécifique à une seule juridiction. Fondée en 1878, elle se donne pour objectif, comme énoncé dans ses statuts « le progrès de la science de la jurisprudence, la promotion de l’administration de la justice et l’uniformisation de la législation dans l’ensemble du pays… »

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  • Feu sur la désinformation... (502) : USAID, la caisse noire de l’État profond qui achètait les médias...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés consacrée au décryptage des médias et animée par Martial Bild et Floriane Jeannin.

     

                                             

    Au sommaire cette semaine :

    Dossier du jour : le gel de l'USAID, une institution présentée par les médias comme un fond humanitaire altruiste visant à soutenir les pays en difficulté mais qui aurait un rôle dans le financement des journalistes et des médias dans le monde pour toujours mieux façonner l'opinion...

    L'image de la semaine : l'affaire Louise, 11 ans, poignardée à de multiples reprises par Owen L, 23 ans, a suscité une couverture médiatique intense axée sur la "peur". Les médias semblent davantage se concentrer sur la gestion de l'émotion publique que sur les faits comme un service non pas après vente cette fois mais après mort, de l’insécurité qui est notre réalité.

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    Pastilles de l’info:

    • Macron et l’IA : entre deepfake et tentative de retrouver sa place
    • La guerre des IA : Musk et Open AI
    • Le clash Musk vs Xavier Niel et la victoire de Lidl
    • Emilia Pérez : un film progressiste rattrapé par la cancel culture
    • Disney+ en perte d’abonnés : le wokisme fait-il fuir le public ?
    • Écologie punitive : la police des poubelles débarque en France

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    Portrait piquant (en partenariat avec l’OJIM) : Xavier Niel, du téléphone rose à Free jusqu’aux médias...

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  • Tour d'horizon... (277)

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    Au sommaire cette semaine :

    - sur Grand Continent, une présentation des figures du techno-césarisme américain...

    Au-delà de Musk : comment l’élite techno-césariste veut rebâtir l’Amérique 

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    - le 24 avril 1969, dans son émission Radioscopie, Jacques Chancel reçoit Henry de Monfreid...

    Radioscopie : Henry de Monfreid

     

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  • L’Europe serpillière...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Julien Dir cueilli sur Breizh-Info et consacré à la faillite des dirigeants européens face à l'élan de la nouvelle équipe présidentielle américaine...

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    L’Europe serpillière face à l’audace américaine de Trump et Musk

    L’Europe de l’Ouest est en train de devenir une caricature d’elle-même. Une région autrefois moteur de la civilisation, aujourd’hui rabaissée à une serpillière mouillée, essuyant les crachats de ses propres élites et se laissant traîner par le courant sans la moindre résistance. La médiocrité qui gangrène nos dirigeants, incapables de penser au-delà des slogans creux et des postures moralisatrices, atteint des sommets. Pendant ce temps, outre-Atlantique, deux figures emblématiques, Donald Trump et Elon Musk, incarnent ce que l’Europe a oublié : la puissance, la force, et l’audace de rêver grand.

    Nathalie Loiseau et la danse des médiocres

    Prenons Nathalie Loiseau, par exemple. Ah, la championne des postures vides et des indignations pavloviennes ! Sa rhétorique pseudo-humaniste ne cache qu’un vide abyssal. Une pensée calibrée pour ne froisser personne, un discours fait de lieux communs et de fausse vertu. Les Nathalie Loiseau, les Von der Leyen et autres technocrates en costumes grisâtre ne dirigent pas : ils gèrent. Ils gèrent la déliquescence, l’effacement et la servilité. Ces élites européennes passent leur temps à dénoncer Trump comme un « danger », Musk comme une « menace », tout en évitant soigneusement de se demander pourquoi leurs peuples en ont assez d’eux. On dirait les jalouses de la cour de récréation quand nous étions petits : pas assez de prétendants, et des résultats scolaires moyens. Donc de la jalousie à revendre.

    Les leçons de Trump et Musk

    Trump et Musk, voilà deux hommes qui terrifient cette classe dirigeante. Pourquoi ? Parce qu’ils représentent tout ce que l’Europe serpillère ne peut plus comprendre. Trump, avec son langage brut et sa volonté d’en découdre, et Musk, avec son mépris des conventions et son ambition galactique, incarnent une Amérique prête à imposer sa force, quitte à déplaire.

    Certains diront que Trump est un provocateur populiste, et que Musk est un milliardaire excentrique. Soit. Mais, au moins, ils osent. Ils osent défier les puissants, provoquer les tabous, poser des questions interdites. Musk achète Twitter et rétablit des voix bannies pour « déviance idéologique ». Trump refuse de baisser la tête face aux anathèmes médiatiques. Oui, il y a des défauts, des outrances, mais derrière tout cela se cache une vérité essentielle : la volonté de puissance.

    Que fait l’Europe face à cela ? Elle s’indigne. Elle tremble. Elle se moque d’eux avec la suffisance arrogante du faible qui sait qu’il ne peut rien faire. Pendant que Trump veut construire des murs, l’Europe ouvre ses portes à tout vent et s’effondre sous le poids de sa propre incapacité à exister. Pendant que Musk imagine des colonies sur Mars, nos dirigeants se demandent comment interdire les moteurs thermiques et plier devant des Greta Thunberg en culottes courtes.

    Daniel Cohn-Bendit, le soixante-huitard devenu vieillard grisonnant, continue d’incarner cette Europe de la soumission. Une Europe qui prêche la diversité culturelle tout en écrasant ses propres racines, qui prône la liberté tout en censurant les voix dissidentes, qui se drape dans la morale tout en piétinant la volonté populaire.

    Le retour de l’Histoire

    Trump et Musk, d’une certaine manière, incarnent le retour de l’Histoire. Après des décennies où l’homme blanc occidental a été réduit à s’excuser, à se flageller, à se renier, voilà qu’émergent des figures qui refusent de plier. Loin de les idolâtrer, nous devrions comprendre la leçon qu’ils nous offrent. Ce vent de liberté, d’audace et de force est une occasion pour l’Europe.

    Mais attention : il ne s’agit pas d’être des vassaux de Trump ou de Musk. Il s’agit de profiter de cette dynamique pour nous débarrasser de nos propres chaînes. Il est temps de vider nos poubelles : les Loiseau, les Cohn-Bendit, les Von der Leyen, les Bayrou, les  Starmer, les Tusk, et toute cette caste d’eurocrates déconnectés qui ont confisqué notre liberté.

    L’Europe doit retrouver son âme. Une Europe qui ne se soumet pas mais impose. Une Europe qui ne craint pas la controverse mais l’affronte. Une Europe viscéralement attachée à la liberté d’expression, une liberté totale, sans compromis.

    Ce n’est qu’en nous débarrassant de la médiocrité, de la gestion et de l’effacement que nous pourrons redevenir des maîtres, et non des esclaves. Si l’Europe refuse cette renaissance, alors elle continuera à ramper, à se lamenter et à disparaître, pendant que d’autres – Trump, Musk, ou qui viendra après eux – écriront les nouvelles pages de l’Histoire.

    Julien Dir (Breizh-Info, 21 janvier 2025)

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