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Métapo infos - Page 962

  • Penser pendant la présidence Macron...

    Vous pouvez ci-dessous découvrir un entretien avec Alain de Benoist, réalisé le 11 mai 2017 par Edouard Chanot pour Radio Sputnik, dans lequel il évoque notamment ses deux derniers livres, Le moment populiste, Droite-gauche c’est fini ! (PG de Roux, 2017) et Ce que penser veut dire (Rocher, 2017).

     

                                    

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  • La guerre, toujours et partout...

    Nous vous signalons la parution récente du numéro 71 (Équinoxe de printemps) de la revue Terre & Peuple, dirigée par Pierre Vial, dont le dossier est consacré à la guerre, et qui comporte, notamment , une contribution du professeur Jean Haudry, grand spécialiste des Indo-Européens.

    Vous pouvez commander cette revue sur le site de Terre & Peuple.

     

    Terre & Peuple 71.jpg

    Au sommaire du dossier :

    La guerre, par Pierre Vial

    La guerre chez les Indo-Européens, par Jean Haudry

    Guerre de l'information. Fake yourself, par Thierry Thodinor

    Guerre financière : le boomerang swift, par Thierry Thodinor

    L'enfer, par Robert Dragan

    "Les blanchisseuses" du Système, par Fabrice Lehénaire

    Guérilla : la guerre implacable du faible au fort, par Jehan Morel

    Georges Sorel, au-delà de la raison ? , par Roberto Fiorini

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  • Macron, président ready made...

    Nous reproduisons ci-dessous une chronique de Richard Millet, cueillie sur son site personnel et dans laquelle il évoque, pour le quotidien italien La Verità Emmanuel Macron, le nouveau président de la République...

    Auteur de La confession négative (Gallimard, 2009) et de Tuer (Léo Scheer, 2015), Richard Millet a publié l'automne dernier aux éditions Léo Scheer un roman intitulé Province.

     

    Richard Millet Liban 2.jpg

     

    Macron, président ready made

    D’une certaine façon, Macron a toujours déjà été élu. L’unanimité extatique qui l’a porté au pouvoir s’est drapée d’une prétendue contestation à gauche (le bobo trotskiste Mélanchon) et de l’habituel épouvantail d’ «extrême-droite » : Marine Le Pen, dont les hystériques défenseurs des « valeurs républicaines », prétendument menacées par la « montée du fascisme », n’admettraient pour rien au monde qu’elles trouvent en Le Pen un ardent défenseur.

    Macron n’a donc pas été élu, comme on le dit, sur les ruines des partis politiques (y compris le Front national) ; il l’a été par un système qui avait besoin de faire croire à sa propre décomposition pour présenter Macron comme l’homme « providentiel », principalement parce qu’il est jeune. L’argument du « jeunisme » est en effet puissant dans un pays qui tient encore aux apparences pour cacher la fatigue de l’enchantement démocratique. La démocratie, en l’occurrence, consiste à faire croire aux gens qu’ils peuvent décider d’un destin politique qui ne serait pas entièrement soumis à l’argument économique : on aurait ainsi le choix entre plusieurs candidats, puis deux ; et si Macron n’est pas Le Pen, Le Pen et Macron représentent bien les deux faces d’un même désastre : le candidat par défaut – conséquence de la « défection » de Dominique Strauss-Kahn, en 2012, qui a porté Hollande au pouvoir, et aujourd’hui, Fillon ayant conduit la « droite » au suicide, Macron, candidat secret de l’Élysée. Ce défaut marque la fin de l’apparatchik français, clientéliste, conservateur, qui vivait de l’indifférenciation entre la droite et la gauche. De ce « renouveau », le ready made Macron est la quintessence, comme Trudeau, Merkel, Obama, Blair, etc., noms génériques de la social-démocratie mondialiste. Tous s’enchantent de l’élection d’un homme dont on peut dire qu’il a été aussi porté au pouvoir pour que l’Europe ne connaisse pas un Trump français.

    Macron a donc été élu non par le peuple français (quel « peuple » ? et qui est vraiment français, dans cet imbroglio post-démocratique ?) mais par les médias officiels - détenus par une poignée de business men post-gauchistes, qui ont fait voter les lois sur l’euthanasie, le mariage homosexuel, la procréation assistée, la gestation pour autrui, bientôt la libéralisation du cannabis, les manipulations génétiques, le vote des étrangers, et tous ces dispositifs nihilistes que le Système politico-médiatique présente comme l’unique version du progrès.

    Et comme nous sommes en France, ancienne nation littéraire, la farce électorale a pris une dimension théâtrale, malgré l’absence de femmes, mais avec ses traitres, la lutte entre jeunes et vieux, ses rebondissements, et le grotesque qui tient lieu de débat ; car les vraies questions ont été soigneusement évitées, notamment celle de l’immigration de masse, principalement musulmane, Le Pen modérant son discours pour ne pas trop paraître Front national, Macron pour faire un peu oublier qu’il était le candidat déclaré des musulmans.

    Observons pour finir les symboles de la victoire de Macron, cet homme qui a prétendu qu’il n’y a pas de culture française tout en se disant l’ami du philosophe Paul Ricœur : la cour du Louvre, la pyramide mondialiste de Pei, Bonaparte et Beethoven, l’hymne « européen », une foule « bigarrée », parfaitement sélectionnée ethniquement par les organisateurs du spectacle ; bref, le vieux rituel du mortifère Mitterrand au service d’un homme jeune mais en fin de compte très vieux : rien de neuf, donc, sous le soleil de la République médiatique ; les Français, qui ont fait semblant de réfléchir à leur avenir, sont passés de l’insignifiant Hollande au sémillant Macron ; ils peuvent continuer de dormir de leur sommeil d’esclaves consentants.

    Richard Millet (Site officiel de Richard Millet, 9 mai 2017)

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  • La soumission librement consentie...

    Les Presses universitaires de France viennent de rééditer un essai de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois intitulé La soumission librement consentie. Enseignants-chercheurs en psychologie sociale, les deux auteurs ont notamment publié l'excellent Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens (PUG, 1987), maintes fois réédité. Par ailleurs, Jean-Léon Beauvois a aussi écrit seul plusieurs essais, dont Les illusions libérales, individualisme et pouvoir social - Petit traité des grandes illusions et Les influences sournoises (Bourin, 2005).

     

    Joule_Beauvois_soumission.jpg

    " Amener quelqu’un à faire en toute liberté ce qu’il doit faire est finalement moins compliqué qu’on ne le croit. Il existe aujourd’hui une somme impressionnante de connaissances scientifiques sur lesquelles on peut s’appuyer pour influencer les gens sans même qu’ils s’en rendent compte. Évidemment, cela s’appelle de la manipulation. Mais, qu’on le veuille ou non, la manipulation peut être mise au service des causes les plus sombres comme des causes les plus nobles. On peut par manipulation amener quelqu’un à s’aliéner dans une secte, comme on peut par manipulation amener quelqu’un à conduire plus prudemment, à dévorer les auteurs au programme du Bac, à s’investir dans le boulot, etc. Ces connaissances relèvent de la psychologie de l’enga­gement. Elles sont au cœur de ce livre qui illustre leurs applications dans des domaines aussi va-riés que la formation, la lutte contre les accidents de travail ou contre le Sida, le management, le marketing et même la thérapie. "

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  • Le nihilisme en Europe et ses ennemis...

    Vous pouvez découvrir l'entretien donné par François Bousquet à Daria Douguine, pour Geopolitika, à l'occasion du Colloque de l'Iliade, le 18 mars 2017. Il évoque la question de la lutte contre le nihilisme...

    Rédacteur en chef adjoint de la revue Éléments, François Bousquet vient de publier La droite buissonnière (Rocher, 2016).

     

                                      

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  • La Monarchie et la classe ouvrière...

    Les éditions Ars Magna viennent de rééditer un essai de Georges Valois intitulé La monarchie et la classe ouvrière. Cadre dirigeant de l'Action française, Georges Valois l'a quittée dans les années 20 pour fonder le Faisceau, mouvement se réclamant du (premier) fascisme. Déporté en Allemagne pendant la deuxième guerre mondiale pour faits de résistance, il est mort à Bergen-Belsen en février 1945.

     

    Valois_Monarchie et classe ouvrière.jpg

    " Né de l’Affaire Dreyfus, l’Action française, fondée par des patriotes de gauche, en 1898-1899, allait réussir la prouesse de conclure à la monarchie sous l’influence de Charles Maurras au moment où le royalisme parlementaire commençait à disparaître, de marier le fédéralisme proudhonien et le nationalisme, la restauration de l’État et la décentralisation, de reprendre à son compte la pensée sociale de la Maison de France et des inspirateurs royalistes de la doctrine sociale de l’Église tout en faisant alliance avec des socialistes, des anarcho-syndicalistes, disciples de Georges Sorel. Or le principal artisan de ce dernier rapprochement fut incontestablement Georges Valois.

    Valois, d’abord anarchiste et socialiste, a été pendant vingt ans l’économiste de l’AF mais aussi son éditeur, à la tête de la Nouvelle Librairie Nationale. Sous son influence ont été conduites deux expériences différentes mais aussi passionnantes l’une que l’autre : la stratégie que l’on pourrait qualifier de syndicale d’abord, entre 1908 et 1914, qui vit l’AF soutenir des grèves, défendre la CGT, parrainer la création d’un Cercle Proudhon où pouvaient discuter nationalistes intégraux et partisans du syndicalisme révolutionnaire ; la stratégie corporatiste ensuite, entre 1918 et 1925, au nom de laquelle Valois se lança avec tout son enthousiasme dans la création pas seulement théorique mais réelle de syndicats mixtes de patrons et d’employés, fédérés par branche. Il connut des échecs mais aussi quelques succès notables.

    La Monarchie et la classe ouvrière est une des œuvres capitales de la période maurrassienne de Valois. Par sa forme, il se présente comme la suite du maître-ouvrage de Maurras, qui provoqua le ralliement de l’Action française à l’idée royale comme accomplissement de l’idée nationaliste : L’Enquête sur la monarchie. L’ambition de Valois est analogue. Là où Maurras voulait démontrer la nécessité du roi pour résoudre la question nationale, Valois veut démontrer la nécessité du roi pour résoudre la question sociale. Au-delà des dimensions contingentes de l’ouvrage, ce livre reste un repère. Il nous invite à dépasser les notions de droite et de gauche, issues des traditions parlementaires, pour renouer avec la liberté d’esprit et l’audace qui caractérisaient cet âge d’or du maurrassisme que furent les années 1900-1914. "

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