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Métapo infos - Page 1764

  • Et si on allait voir chez les Grecs !...

    Nous reproduisons ici un texte de Nicolas Gauthier, rédacteur en chef de Flash magazine, paru au cours du mois d'août et consacré à la Grèce...

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    Grecs !

    2010. Imaginez un pays pas très riche, mais dont les pauvres ne sont pas miséreux ; bref, avec cent fois moins de mendiants qu'à Paris. Si peu d'insécurité qu'en centre-ville, le samedi soir, la présence policière se limite à deux pandores joviaux dont la seule occupation tangible consiste à draguer les jolies touristes. A la supérette, le caissier rend la monnaie clope au bec. Les motards y roulent sans casque et les automobilistes sans ceinture, téléphone portable greffé à l'oreille. Sur les routes, les panneaux annoncent des radars dont on attend encore l'hypothétique installation, les argousins se contentant, lorsqu'il ne fait pas trop chaud, de verbaliser mollement les chauffards en ayant fait un peu trop. Dans les rues, les chiens se promènent sans laisse tandis que les chats sont partout chez eux, sur les trottoirs et dans ces restaurants où il est licite de fumer et conseillé de boire le petit verre de plus qui ne s'impose pourtant pas. Ici, pas de panneaux publicitaires. Pas d'obèses et de Mac Do. Et encore moins de brigade hygiéniste vous intimant l'ordre de manger cinq fruits et légumes par jour. Et, non content d'être aimable et accueillant, l'autochtone est habillé avec goût; ses enfants aussi, contrairement aux nôtres, si souvent déguisés en profs de gym...

    Ce pays de cocagne existe: c'est la Grèce, le berceau d'Homère, d'Aristote, de Platon et même de Georges Moustaki ; bref, celui de notre civilisation européenne, celle de la Mare Nostrum. Jean Cocteau disait des Italiens qu'ils étaient des Français qui seraient de bonne humeur. L'adage vaut pour ce peuple, nationalisme sourcilleux en prime, lequel s'explique aisément par ces invasions à répétition ayant, paradoxalement, contribué à renforcer son âme et son identité: Francs, Romains, Perses, Vénitiens, Turcs - quatre siècles durant - Allemands, puis tutelle anglaise, américaine, et désormais, bancaire, façon FMI et spéculateurs transnationaux.

    Mais, exception grecque oblige, c'est ici que, durant la Seconde guerre mondiale, le général fasciste Metaxas refuse à Benito Mussolini droit de passage ,sur le territoire national. C'est encore là que plus tard, le Parti communiste local est l'un des seuls - et l'un des premiers avec son homologue italien à refuser de prendre ses ordres à Moscou. Et c'est sur cette terre que le principal grief fait à la junte des colonels, dans les années 70 du siècle dernier, ne doit rien à l'autoritarisme du régime mais à son inféodation à la CIA. Dès lors, on comprend mieux n pourquoi les Grecs entendent, envers et contre tout, demeurer grecs.

    Au fait, vous savez comment faire perdre son légendaire sourire à un Grec? Glissez-lui seulement ces deux mots à l'oreille : "Goldman Sachs" ... Ou encore ces deux autres: "Commission européenne" ... Ainsi, plusieurs fois on me dira: "Ces gens-là veulent nous obliger à vivre comme des Hollandais. Mais nous, est-ce qu'on oblige les Hollandais à vivre comme des Grecs ? On nous parle de notre dette ... Mais celle des Anglais est bien plus importante. Seulement la City, la banque, les médias qui font l'opinion, c'est chez eux, pas chez nous ..." Vous l'aurez évidemment deviné, je reviens de ce pays enchanteur, où j'ai passé deux semaines à écouter pousser ma barbe et à contempler une autre Europe. Celle où l'on déjeune à trois heures de l'après-midi et où la soirée commence à minuit. Celle qui fait la jonction entre les deux rive de la Méditerranée, dans laquelle l'Orient n'est jamais bien loin. Celle, pour finir, en forme de joyeux bordel qui n'est autre qu'un bordel joyeux; lequel vaudra, toujours mieux que le goulag aseptisé dans lequel nous sommes actuellement consignés.

    Nicolas Gauthier (Flash magazine, 12 août 2010)

     

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  • La voie stratégique !

    La Voie Stratégique est le titre d'une nouvelle revue bimestrielle, éditée en Suisse et vendue en kiosque, consacrée à la stratégie, à la géopolitique et à la chose militaire. Dirigée par Laurent Schang, l'auteur du Constat d'Occident (Aléxipharmaque, 2007) et de Kriegspiel 2014 (Le-Mort-Qui-Trompe, 2009), la revue bénéficie notamment du concours de l'historien et spécialiste de la stratégie Jean-Jacques Langendorf ainsi que de celui d'Arnaud Bordes. Le premier numéro est consacré à l'Afghanistan et aux différents conflits qui s'y sont déroulés jusqu'à aujourd'hui.

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  • De la fraternité...

    Paru initialement en 2009, Le moment fraternité, essai de Régis Debray, ressort dans la collection de poche Folio essai. Nous reproduisons ici la recension qu'en avait fait Alain de Benoist dans la revue Eléments

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    De la fraternité

     

    Dans la devise républicaine, la notion de «fraternité» est souvent perçue comme celle qui permet d'équilibrer les deux autres, la liberté et l'égalité. Mais c'est aussi celle dont on a le moins souvent traité. Régis Debray, dans un essai véritablement éblouissant, y voit l'occasion de rappeler qu'il n'y a pas de citoyenneté qui vaille sans un projet collectif. « L'individu est tout, et le tout n'est plus rien. Que faire pour qu'il devienne quelque chose ?»

    La fraternité, remède au «royaume morcelé du moi-je»! Belle occasion de revenir sur ce qui est indispensable au nous, à commencer par la référence à une sacralité, qu'elle soit séculière ou révélée, avec ce qu'elle comporte de souvenirs et, parfois, de nostalgie pour une légende héroïque ou un mythe fondateur («la nostalgie est un sentiment révolutionnaire. Je reconnais le conservateur à ce qu'il n'en a aucune »).

    Le sacré, en ce sens, précède le religieux et lui survivra (« On ne se déprend pas du sacré en le sécularisant»). Mais l'idée de fraternité doit être bien comprise. Elle n'est pas l'amitié. Elle n'est pas la solidarité. Elle n'est pas non plus les « droits de l'homme", cette nouvelle religion civile dont Debray n'a pas de mal à faire apparaître la vacuité. La fraternité implique que les hommes se perçoivent comme les enfants d'un même père, mais d'un père dans lequel ils ont choisi de se reconnaître. Dans L'espoir, Malraux disait que « le courage est une patrie ». La fraternité politique, solidarité élective et non pas naturelle, est en ce sens le contraire même de la fratrie. La fraternité est aujourd'hui une notion orpheline, car « une vie à la première personne du singulier une vie mutilée».

    Le nous implique certes une confrontation (entre «eux» et «nous »), mais cette confrontation est aussi nécessaire au vivre-ensemble. «L'abolition des différences, écrit Debray, porte en elle la violence comme le nuage porte la pluie et le devoir de vertu le devoir de terreur". Aujourd'hui, il s'agit de «faire du nous avec du neuf ». Ce grand livre aussi un acte de foi.

    Alain de Benoist, Eléments n°132 (juillet-septembre 2009)

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  • Autour du cinéma...

    Animée par un groupe d'étudiants messins aimant le bon boire, le bien manger et la littérature, la revue Livr'arbitres sort son troisième numéro avec un dossier consacré au cinéma. On pourra aussi y lire une nouvelle de Serge Ayoub, l'auteur de Conte Barbare (éditions Le retour aux sources).

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    Au sommaire :

     

    Entretien avec Philippe Alméras

    « Montherlant se voulait un artiste “totaliste”, il voulait exprimer le haut comme le bas»

     

    DOSSIER « AUTOUR DU CINÉMA »

    • Le cinéma sous l’occupation au prisme du regretté Louis Védrines

    • L’actualité rebatienne au coeur du débat par Gilles de Beaupte des Études rebatiennes et Pascal Manuel Heu, critique et historien du cinéma

    • Les erreurs et négligences d’un vieux cinéphile : Jean Tulard

    • L’irréductible Éric Rohmer : Hommage Portrait et souvenir de Pierre Gripari par Anne Martin-Conrad et Alain Paucard

     

    Des écrivains dans la polémique : Brigneau, Zemmour et Duteurtre

     

    Que lire? Version Francis Bergeron

     

    La semaine, nouvelle inédite de Serge Ayoub

     

     

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  • La démocratie travestie par les mots

    Publié aux éditions de l'Aencre, La Démocratie travestie par les mots, est un essai dans lequel son auteur, Richard Dessens, s'attaque, après d'autres comme Vladimir Volkoff, au langage orwellien de l'hyperclasse. Docteur en droit, enseignant pendant plusieurs années dans une école préparatoire aux concours d'entrée aux IEP et Écoles de journalisme, Richard Dessens est l'auteur d'un premier essai, La dictature démocratique, publié aux éditions Publibook.

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    "Les mots ont-ils un sens ? Ou comment manipuler les codes habituels de la communication pour travestir les notions et les valeurs de ce qui constitue l'identité d'un peuple, d'une nation ou d'une civilisation.

    C'est ce que tente de démontrer l'ouvrage de Richard Dessens à travers une trentaine de mots ou de concepts utilisés par les penseurs de la démocratie moderne de l'après-guerre.

    Au-delà de l'instrumentalisation d'une pensée caricaturale et simplificatrice, c'est la liberté concrète d'expression et de diffusion qui est posée pour quiconque tenterait de vouloir débattre ou contredire un politiquement correct de circonstance, ou des évidences sociétales en réalité vidées de toute substance, mais excluantes et dictatoriales.

    Jamais l'intolérance, l'inculture institutionnalisée et l'outrance n'ont été aussi palpables, sous couvert de liberté et de principes démocratiques.

    C'est aussi le constat dramatique de la fin de la politique qui domine dans les lignes de cet abécédaire désenchanté, politique rejetée et méprisée au profit d'un individualisme de consommateur qui a tué ce qu'il subsistait des valeurs citoyennes de la République."

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  • Les énigmes de Vichy

    La Nouvelle Revue d'Histoire est en kiosque (n°50, septembre-octobre 2010). Le dossier central est consacré au régime de Vichy, avec des articles de Philippe ConradBernard Bruneteau, Dominique Venner, Olivier Dard, Philippe d'Hugues et Philippe Alméras. On pourra aussi lire une analyse d'Aymeric Chauprade sur la nouvelle politique de la Turquie ainsi qu'un entretien avec l'orientaliste Henry Laurens.

    Par ailleurs, la sortie d'un numéro hors-série consacré à l'Afrique est annoncée pour le mois d'octobre.

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