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Métapo infos - Page 1752

  • Des souris dans un labyrinthe

    Architecte et urbaniste, Elisabeth Pélegrin-Genel vient de publier Des souris dans un labyrinthe aux éditions La Découverte, une étude et un décryptage de l'organisation des espaces dans notre société libérale marchande, dans laquelle tout est fait pour surveiller et orienter les individus et les transformer en consommateurs dociles.

     

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    "Quand on va au MacDo, a-t-on conscience de faire la queue pour obliger le personnel à travailler plus vite ? Que les cuisines ouvertes permettent aux clients d'assurer la surveillance ? Au bureau de poste, les guichets ont disparu pour faire place à une boutique : la Poste est déjà privatisée... En se promenant dans des lieux apparemment banals, on peut décrypter les mises en scène, observer les usages que l'organisation des espaces encourage ou interdit, décoder les incitations à nous comporter de telle ou telle façon. Ce n'est pas un hasard si le client se transforme en manager, l'usager en client, le flâneur en consommateur. L'auteure s'intéresse aux « lieux communs » (restaurants, poste), aux espaces de la mobilité (routes, ronds-points), aux « bulles » dupliquées à l'infini, accessibles presque exclusivement en voiture (zones commerciales, lotissements). Elle étudie autant le brouillage des repères entre ville et campagne que la fabrication de ces univers enchantés clos sur eux-mêmes (du grand magasin aux boutiques, des parcs de loisirs aux villages de vacances en passant par Paris-plage) dont l'objectif est d'étourdir le consommateur. Elle se penche sur la disparition des murs et la passion de la transparence dont découlent de nouveaux modes de contrôle. C'est un véritable manuel du savoir regarder qu'elle nous propose."
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  • Rumeur, Iran et racaille des beaux quartiers...

    Rumeur, Iran et racaille des beaux quartiers... et bien d'autres choses au sommaire du numéro 38 de Flash Magazine, qu'on peut se procurer ici !

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    Au sommaire :

    • Iran : La vérité est ailleurs… Écoutez la voix de l’ambassadeur ! Retour sur le franc succès du premier bistrot Flash et de son invité d’honneur, Seyed Mehdi Miraboutalebi.

    • Racailles de luxe, elles existent aussi. Pâle copie ou alter-ego de la “caillera” des cités ? Analyse du phénomène Nappy.

    • Pierre-Olivier Sabalot : “Les masques sont tombés et la fête est finie !” Mise au point sur la situation en Afrique du Sud, suite à l’assassinat d’Eugène Terreblanche, victime de l’Ordre noir. La “Nation Arc-en-ciel” fait-elle encore illusion ?

    • Communautarisme : Les chaldéens, ces chrétiens venus d’ailleurs…

    • “Les États-Unis représentent le Nouveau Monde aux antipodes de l’Ancienne France et de la vieille Europe. Leur problème n’est pas tant leur absence d’histoire, que leur refus d’en avoir.” Arnaud Guyot-Jeannin fustige “l’Axe du Bien”.

    • Le coup de gueule d’Alain Soral : le CNR n’est pas pour demain ! “À force de déceptions, de coups bas et de trahisons, on finit par préférer la compagnie d’un adversaire élégant et digne, à celle de soi-disant frères de combat…”

    Topoline revient sur l’affaire de la “rumeur” élyséenne : “Un ego sans limite, l’obstination d’un enfant gâté, les colères homériques dans le bac à sable de l’Élysée… Voilà la maladie de Nicolas Sarkozy !”

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  • Crise économique ou crise du sens ?...

    Déjà auteur d'une excellente analyse des mécanismes de la crise de 2008 dans Crise économique ou coup d'état ? , Michel Drac élargit son propos dans Crise économique ou crise du sens ? , son nouvel ouvrage publié aux éditions Le retour aux sources, pour s'intéresser, au-delà de ses symptômes, à la maladie de l'Occident américano-centré...

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    "La crise économique déclenchée en 2007/2008 n’est que le symptôme d’une crise bien plus profonde. Au-delà des apparences, ce que vivent les sociétés occidentales, c’est une dramatique crise du sens.

    La raison pour laquelle l’Occident implose, en profondeur, c’est qu’il est devenu un Empire – une construction qui n’a plus d’autre finalité que son maintien et son expansion. Derrière la fin du « mythe de la croissance », le questionnement lancinant sur le règne de la quantité.

    200 pages percutantes, sans temps mort, sans diversions techniques superflues, pour dire le vrai problème : la crise ? Mais la crise de quoi, au juste? "

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  • L'argot est né de la haine

    Les éditions André Versailles viennent de publier L'argot est né de la haine, un recueil de textes courts, violents et passionnés de Louis-Ferdinand Céline, dont le célèbre et génial "A l'agité du bocal", adressé à Sartre (la "ventouse baveuse" !...). L'ensemble est présenté par Raphaël Sorin.

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    "“Non l’argot ne se fait pas avec un glossaire, mais avec des images nées de la haine, c’est la haine qui fait l’argot. L’argot est fait pour exprimer les sentiments vrais de la misère. Lisez L’Humanité, vous n’y verrez que le charabia d’une doctrine. L’argot est fait pour permettre à l’ouvrier de dire à son patron qu’il déteste : tu vis bien et moi mal, tu m’exploites et roules dans une grosse voiture, je vais te crever…
    Mais l’argot d’aujourd’hui n’est plus sincère, il ne résiste pas dans le cabinet du juge d’instruction. J’attends toujours le truand qui fera fuir le juge avec son argot. Dans les prisons d’aujourd’hui, on file doux :
    oui Monsieur, bien Monsieur. On y est bien sage et on n’y parle pas l’argot, j’en ai fait l’expérience. Le temps est loin où Mandrin risquait chaque jour la Grève.
    Il n’y a plus aujourd’hui que l’argot des bars à l’usage des demi-sels pour épater la midinette, et l’argot prononcé avec l’accent anglais à l’usage du XVIe.”


    Que ce soit dans des entretiens pris au vol, dans des textes écrits ou dans certaines correspondances, tout est occasion, aux yeux de Céline, pour crier sa haine contre les “hommes à idées” et pour défendre, avec plus de virulence encore, le style – rien que le style…
    La littérature et la haine, l’amour et la lecture, l’art et la mort, l’écriture et le cinéma… tout explose, à jet continu – parcelles et morceaux de lui-même, rassemblés autour de ses propres œuvres.
    Le style aussi, pour hurler sa rage contre Sartre ; le style encore, pour rendre hommage à Zola ; le style, enfin, pour un aveu sur Rabelais…"
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  • Les Russes sur la Lune !...

    Les éditions Delcourt viennent de lancer la série Jour J qui a pour vocation de s'intéresser à l'histoire alternative, ou uchronie, au travers de la bande-dessinée. Outre Les Russes sur la Lune de Buchet (dessin), Blanchard, Duval et Pécau (scénario), consacrée à la rivalité entre la Russie et les Etats-Unis dans la course à la Lune, plusieurs autres titres sont d'ores et déjà annoncés avec des thèmes comme l'occupation d'une partie de la France en 1945 par l' armée soviétique, ou encore la victoire de l'Allemagne en 1914... Une initiative intéressante à suivre !...

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    "18 septembre 1969. Les Soviétiques sont les premiers à se poser sur la Lune. À Washington, le président Nixon donne carte blanche à la NASA pour que l'Amérique devienne la première nation à établir une base lunaire permanente. Dix ans plus tard, alors que la tension monte entre les USA et l'URSS, la Lune se prépare à devenir le théâtre inédit d'un nouvel épisode de la guerre froide."
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  • Pierre Gripari, suite !

    Il y a décidément une actualité pour l'auteur de La patrouille du conte puisque les éditions Pardès viennent de publier dans leur collection "Qui suis-je ?" un Gripari, signé par Jacques Marlaud et Anne-Martin Conrad.

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    "Pierre Gripari a traversé son siècle comme un poète: il a mis en ordre avec des mots le chaos du monde, des images, des idées qui ont exalté, nourri ou détruit ses contemporains. Sa vie fut difficile, mais son engagement corps et âme dans la littérature nous laisse une œuvre précieuse pour tous ceux qui aiment lire.

    «J’écris pour être aimé, longtemps après ma mort, comme j’ai aimé Dickens. J’écris pour faire du bien, comme Jack London m’a fait du bien, à quelques individus que je ne connaîtrai jamais, dont les pensées ne seront pas les miennes, qui vivront dans un monde que je ne puis concevoir.»

    Connu et reconnu pour ses contes, il a aussi écrit 141 nouvelles, 14 romans, 34 pièces de théâtre, dont 21 pour la jeunesse, des anthologies, essais, poèmes… La tâche de l’écrivain est de revivre et de réinterpréter à neuf des situations et des archétypes qui sont de tous les temps. Gripari raconte des histoires avec délectation, humour et profondeur. Loin de la littérature de laboratoire, en vogue dans les années d’après-guerre, il obéit à l’élan du rythme de l’histoire qui veut naître, qui veut s’écrire, qui veut émouvoir. Le réalisme est banni de son oeuvre, mais la vérité y gagne: tout au moins celle qui nous confronte à la tragique condition humaine, tout en nous donnant aussi les clés pour l’affronter.

    Dans ce «Qui suis-je?» Gripari, les auteurs, qui l’ont bien connu, mêlent informations biographiques et description de livres à l’analyse, en particulier en ce qui concerne Dieu… traité, il est vrai, comme un personnage purement littéraire, d’une manière qui n’appartient qu’à Gripari. La sincérité caractérise toute l’oeuvre de Gripari, qu’elle s’adresse aux enfants ou aux adultes, mais elle se mêle à une grande pudeur. Ce livre tente de mettre en valeur et d’éclairer l’exemplaire destinée de cet écrivain si original."

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