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  • Ernst Jünger, la lettre et l'esprit...

    Les éditions Descartes & Cie viennent de publier un essai de François L'Yvonnet intitulé Ernst Jünger - La lettre et l'esprit. François L’Yvonnet est professeur de philosophie et éditeur. Il a publié divers essais consacrés à Simone Weil, Ernst Jünger, François Jullien, et Jean Baudrillard.

     

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    " L’œuvre d’Ernst Jünger est intégralement littéraire. Elle est cependant inclassable, surtout pour nous Français qui aimons « ranger » les diverses productions écrites (romans, essais, journaux, mémoires, correspondances). Or, Jünger a utilisé toutes les formes d’écriture et de composition, les mêlant souvent. Mais cette singularité ne suffit pas, d’autres écrivains ont exploité les genres littéraires disponibles, il faut aller plus loin pour saisir son originalité, et découvrir que sa pensée n’est jamais séparable de sa « courbe de vie ».

    Ce qui est remarquable dans cette œuvre « de part en part littéraire », c’est le rôle singulier confié à la littérature. Au point que certains textes majeurs semblent se situer en dehors du champ littéraire stricto sensu, comme, pour ne citer qu’eux, La Guerre comme expérience intérieure, Le Travailleur ou le Passage de la ligne. Des « essais » qui illustrent le traitement jüngerien, et donc « littéraire », de thématiques réputées philosophiques : l’emprise de la technique, la domination planétaire du travailleur, la guerre comme « grand jeu cosmique », l’anéantissement promis par le nihilisme contemporain, etc. Non pas sous la forme d’une littérature d’idées, d’une littérature militante ou engagée, mais parce que les ressources convoquées sont d’abord celles de la langue. Avec cette conviction, qui ne quittera pas Jünger, que la littérature est plus à même de « penser » ce qui résiste à l’abstraction conceptuelle, à la généralisation, qui caractérisent la démarche philosophique. La forme littéraire, chez lui, est animée d’un double mouvement, à la fois de retrait (rendant possible un décryptage du monde) et de laisser aller de la pensée, comme si elle suivait son cours sans autres contraintes que celles imposées par l’écriture. La pensée, ainsi « débridée », est capable de dire le plus intime de l’expérience humaine."

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  • Paris et Berlin : la fracture civilisationnelle qui tue l'Europe...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous la chronique de David Engels sur Ligne droite, la matinale de Radio Courtoisie, datée du 19 janvier 2026 et consacrée à la faiblesse résignée de l'Europe...

    Historien, essayiste, enseignant chercheur à l'Instytut Zachodni à Poznan, à l'Institut Catholique de Vendée ainsi qu'au Mathias Corvinus Collegium de Bruxelles, David Engels est l'auteur de trois essais traduits en français, Le Déclin - La crise de l'Union européenne et la chute de la République romaine (Toucan, 2013), Que faire ? - Vivre avec le déclin de l'Europe (La Nouvelle Librairie, 2024), Défendre l'Europe civilisationnelle - Petit traité d'hespérialisme (Salvator, 2024) et, dernièrement, d'un roman, Le retour du roi (Le Verbe-Haut, 2026). Il a  également dirigé deux ouvrages collectifs, Renovatio Europae - Plaidoyer pour un renouveau hespérialiste de l'Europe (Cerf, 2020) et Aurë entuluva! (Renovamen-Verlag, 2023), en allemand, consacré à l’œuvre de Tolkien.

     

                                             

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