Vous pouvez écoutez ci-dessous un entretien donné par Alain de Benoist à la Radio iranienne de langue française à propos de la guerre en Libye et des tentatives de marche arrière de notre pays pour sortir rapidement du conflit.

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Vous pouvez écoutez ci-dessous un entretien donné par Alain de Benoist à la Radio iranienne de langue française à propos de la guerre en Libye et des tentatives de marche arrière de notre pays pour sortir rapidement du conflit.

Décidément, cette année "Céline", même sans "célébration" officielle, aura comblé les amateurs de l'auteur du Voyage au bout de la nuit. Les livres, les numéros spéciaux de revues, les rééditions s'accumulent. On ne sait plus où donner de la tête ! Le magazine des Livres, dirigé par Joseph Vebret, vient, à son tour, de lui consacrer un... numéro spécial*, titré Le roman noir de Céline, avec des articles de Joseph Vebret, Emile Brami, Frédéric Saenen, David Alliot, Marc Laudelout, Pol Vandromme... Bref, que du bon !
*En fait, comme le fait remarquer le Petit Célinien, il s'agit d'un trimestriel entièrement consacré à Céline, dont le deuxième numéro doit sortir à la rentrée !

Au sommaire :
Céline, l’infréquentable ? par Joseph Vebret
Les sept vies de Louis-Ferdinand Céline, par David Alliot
Célébrons ! Par Émile Brami
Entretien avec David Alliot : Céline au kaléidoscope, propos recueillis par Frédéric Saenen
Actualité célinienne, par David Alliot
Parole bloquée et parole arrachée, par Vera Maurice
Retour sur « Qu’on s’explique... », par Frédéric Saenen
Céline et les céliniens, par Pol Vandromme
Bonnes feuilles
Le Défilé des réfractaires « Céline au bout de notre nuit », par Bruno de Cessole
Céline, idées reçues sur un auteur sulfureux « Le Goncourt 1932 aurait dû être attribué à Céline », par David Alliot
Céline entre haines et passion « Postface à l’édition 2011 », par Philippe Alméras
La Genèse avec Céline Henri Mahé, Louis-Ferdinand Céline : une amitié́, par Éric Mazet
Orientation bibliographique, par Marc Laudelout
About... and around ! Chronique des redécouvertes céliniennes, par Frédéric Saenen

L'archéologue allemand Otto Rahn est-il le personnage dont George Lucas et Steven Spielberg se sont inspirés pour créer leur héros Indiana Jones ? C'est la question que pose David Hickman, réalisateur du documentaire intitulé La véritable histoire de... « Indiana Jones » et diffusé ce jour, vendredi 15 juillet 2011, à 20 heures 35 sur France 5.
En tous les cas le personnage est énigmatique à souhait. Né en 1904, fasciné par le Graal et le catharisme, Otto Rahn est l'auteur de deux ouvrages, Croisade contre le Graal (Pardès, 1999) et La cour de Lucifer (Pardès, 1999), qui font encore aujourd'hui le délice des amateur d'"Histoire Secrète". Ayant attiré l'attention d'Himmler, il intégre la SS en 1935 et se voit attribuer le grade d'Obersturmführer (lieutenant). Il disparaît dans des conditions restées mystérieuses, en 1939, dans le massif de l'Empereur dans le Tyrol autrichien et est retrouvé mort gelé.

Indiana Jones, explorateur intrépide et charismatique, occupe une place à part dans la galerie des super-héros du cinéma américain. Mais est-il le fruit de l’imagination de scénaristes ou a-t-il été inspiré par des hommes ayant existé ? Révélations dans ce nouveau volet de la série La Véritable Histoire de…, mêlant reconstitutions et points de vue d’experts.
« Indy » a été conçu sur une plage de Hawaii en 1977. Le producteur américain George Lucas a alors une idée de film avec un héros archéologue qui doit sauver le monde, potentiellement aussi populaire, voire plus, que James Bond. Pour la réalisation, il pense à Steven Spielberg. Pour le rôle-titre, il engage Harrison Ford. Le premier volet de ce qui deviendra une saga, Les Aventuriers de l’Arche perdue, sort en France en 1981.
Lucas et Spielberg, les deux « parents », ont toujours affirmé que ce personnage était purement imaginaire mais, pour de nombreux historiens, la ressemblance avec des personnages ou des faits réels ne serait pas une coïncidence. Ainsi, certains traits de caractère d’Indiana Jones auraient été empruntés à d’autres aventuriers des années 1930 et 1940, notamment à Roy Chapman Andrews, paléontologue et naturaliste américain, et Otto Rahn, archéologue allemand.
Nous reproduisons ci-dessous un article de Didier Bourjon, cueilli sur le site d'Enquête&débat et consacré au totalitarisme sournois des sociétés post-modernes...

Intègre totalitarisme post-moderne
En société “post-moderne” qui se veut désormais hors du champ de l’Histoire, puisqu’elle se prend pour le Monde, l’intégrisme moral et émotionnel qui tient lieu de ciment “sociétal” apparent, en fait uniquement spectaculaire, est le principal moyen d’escamotage de la dimension native de tout “vivre ensemble”, selon le slogan rabâché, qui est la dimension politique.
Cet intégrisme, puisqu’il vise toujours un unanimisme incontestable — seulement menacé, fantastiquement et pour faire croire encore à une lutte, par les horreurs d’un passé dont on ignore de plus en plus à peu près tout hors de la doxa, cette dernière étant soutenue par l’enseignement de l’oubli et le dressage des élèves dès leur plus jeune âge —, cet intégrisme est un prétexte à toutes les manipulations, mélangeant habilement causes justifiées et autres, pratiquant sans cesse le mélange des genres et des plans, profitant de la déculturation générale et l’accentuant dans le même temps.
C’est une moraline désarmante et une entreprise scélérate en provenance d’une histoire et d’une seule parmi celles des populations qui se partagent désormais notre territoire, et surtout qui s’adressent, judiciairement s’il le faut, à la seule population accueillante, sommée de faire toute sa place à “l’autre”, autant dire lui laisser toute la place, à n’importe quel autre, au seul gré de ce dernier quant à venir peupler un territoire donné en raison des “avantages acquis” qu’on y trouve et de la désolation ou du retard matériel de son pays d’origine, des impasses politiques et civilisationnelles qui y sévissent, de l’échec collectif de sa société d’origine, que soulignent le triomphe de la modernité technique et le mirage de la consommation effrénée qu’on trouve dans les pays dits “développés”.
Sous couvert de “bien public”, et de “Bien” tout court, on en arrive à cultiver la soumission de masse, à renforcer le fatalisme de tous, à renvoyer chacun à l’impuissance politique de son isolement hyper-communicant saturé d’objets pauvres et sans cesse relancé, harcelé, par un présent factice qui se veut perpétuel, à faire prendre enfin les vessies pour des lanternes en masquant habilement les vrais enjeux, qui sont idéologiques : en vérité, le contrôle social par l’éducation à la soumission, l’imposition de faux choix, par l’aveuglement organisé, avec la destruction méthodique de toute capacité critique et un endoctrinement dès la classe maternelle, ne sont que les moyens de la domination sans partage de l’idéologie nécessaire aux choix d’une oligarchie mondialiste qui attend d’être mondiale.
Demi-vérités érigées en dogmes irréfutables, tabous plus aveugles que jamais alors qu’on prétend les pourchasser tous, sophismes jouant avec des évidences préalablement lourdement imposées, sensiblerie affligeante mais désarmante, bonté obscène, émasculation systématique, démagogie permanente et promotion de la vulgarité qui s’emballe d’elle-même (il n’y a pas qu’à l’école que “le niveau monte”…), manipulations de foules atomisées car virtuelles, toute la palette des moyens les plus vils ou les plus dangereux est mise à contribution, massivement, sans vergogne. Les ombres de la Caverne ne sont pas que fantomatiques, elles sont hélas fermement orientées, elles ont un sens, et il est totalitaire sous prétexte de totalisation, de “globalisation” selon le néologisme convenu.
Les totalitarismes passés veillaient à ce que la propagande non pas mente mais vide de sa substance le langage en vidant certains mots de leur sens, comme l’a montré Hannah Arendt, ou encore l’étonnant Armand Robin dans son étude des radios soviétiques. La propagande de la modernité nouvelle issue de la défaite des totalitarismes “classiques”, visait à subvertir la totalité du langage en renversant le sens de tous les mots, en les “relativisant”, en les “jouant” (le jeu de mots comme vérité du journalisme), jusqu’à produire ce qui advient aujourd’hui où elle vise – et parvient extraordinairement – à faire cohabiter tous les sens, et de préférence les plus contraires, au sein des mêmes mots.
Efficacité technique et bonté réalisée, maternage et déresponsabilisation, infantilisme et bonheur simple d’être “soi-même”, autant dire une pure disponibilité pour tout le factice prêt-à-consommer sur tous les plans que les modes recyclent en permanence, sentimentalisme écœurant et terminal avec son pendant : la transparence permanente, le refus de toute intériorité, de tout temps personnel, de toute profondeur de champ, du Temps en un mot, voilà quelques unes des étranges caractéristiques de ce qui entraîne les peuples des pays dits développés, particulièrement d’Europe, dans une spirale mortifère alors que d’autres peuples, d’autres continents, s’engagent enfin, eux, dans l’histoire, en conquérants qui ignorent néanmoins encore assez largement le piège subtil où nous les entrainons.
Didier Bourjon (Enquête&débat, 11 juillet 2011)
Le nouveau numéro du magazine Eléments ( le n°140) est en kiosque et on peut constater que la nouvelle formule, mise au point par Pascal Eysseric, tient ses promesses ! On trouve dans ce numéro un dossier sur les révoltes du monde arabe, des entretiens avec le général Vincent Desportes, l'écrivain aventurier Sylvain Tesson et le politologue suisse Patrick Haenni, des pages consacrées au combat des idées, abordant aussi bien l'érotisme que l'avénement de la Chine dans le marché mondial, et, bien sûr, les pages Cartouches sur les livres, le cinéma, la science, etc... et l'éditorial de Robert de Herte (alias Alain de Benoist). Bref, un numéro riche et stimulant à emporter sur la plage pour ne pas bronzer idiot !

Au sommaire du dossier : "Révoltes arabes sous influences"
Toute la question, maintenant, est de savoir comment les mouvements actuels pourront résister aux récupérations de toutes sortes, voire aux contre-révolutions. « On osa jusqu’à la fin, parce qu’on avait osé d’abord », disait Saint-Just à propos de la Révolution de 1789. Mais les révolutionnaires français savaient au moins ce qu’ils voulaient. L’anonyme « printemps arabe», qui n’a pour l’instant fait émerger aucune idée neuve, aucune figure capable de remplir le vide du pouvoir, aucune classe intellectuelle capable de théoriser ses aspirations, osera-t-il « jusqu’à la fin » ? On peut en douter. Les révoltes permettront à de nouvelles générations d’accéder au pouvoir, pas forcément de changer de régime.
Le monde arabe moderne est né en 1916, quand les populations du Proche-Orient se sont soulevées contre les Turcs ottomans, maîtres de la région depuis le début du XVIème siècle. Depuis cette date, les « printemps arabes» se sont succédé, mais l’« indépendance » proclamée le 5 juin 1916 à La Mecque est toujours restée un rêve. On attend encore qu’il puisse se concrétiser.
• Derrière les jacqueries des peuples, les révoltes de palais, par Pascal Eysseric
• Egypte : le pays qui dansait sur un volcan
• Entretien avec Patrick Haenni, métamorphose de l'islam
• Chronologie des révoltes arabes
• Turquie : la nouvelle révolution verte, par Tancrède Josseran
Et aussi
• Entretien exclusif avec le général Vincent Desportes : « Le piège américain »
• L'aventure de Sylvain Tesson : la quête du paladin
• Chine : les habits neufs du capitalisme mondial, par Flora Montcorbier
• Nicolas Gogol, le démon du ridicule, par François Bousquet
• Bruno de Cessole, promenade au pays des géants, par Michel Marmin
• D. H. Lawrence, le prophète du sang primitif, par Fabrice Valclérieux
• Le dictionnaire culte des films français pornographiques et érotiques, par Francis Moury
Nous reproduisons ci-dessous une chronique de Philippe Bilger, cueillie sur son site Justice au singulier et consacrée à l'enlisement de notre pays dans le conflit libyen ainsi qu'à ceux qui, contre l'opinion médiatique dominante, avaient prévu cette situation...

Rony Braumann avait raison
Il ne fait pas de doute que la continuation de l'intervention française en Libye va être approuvée à l'Assemblée nationale et au Sénat, par l'UMP évidemment mais aussi par les socialistes qui se trouvent dans un étau politique pour l'avoir admise dès l'origine à partir du moment où elle était validée par l'ONU (Le Figaro, Le Monde, nouvelobs.com, Marianne 2).
On entend et on lit de plus en plus, ici ou là, des considérations formulées notamment par des militaires à la retraite ou des universitaires passionnés par la matière. Ils mettent en cause les modalités des opérations menées en Libye, le caractère aujourd'hui ambigu de leur but et doutent de leur réussite si elles continuent à s'enliser avec un Kadhafi toujours là et négociant peut-être en douce grâce à l'entremise d'un fils (jdd.fr). Les opposants malgré l'aide exclusivement apportée par la France donnent l'impression de piétiner alors que, nous dit-on, ils avanceraient et menaceraient le Pouvoir de Kadhafi et donc lui-même.
Ce qui m'importe, c'est de faire valoir à quel point certains, qu'on juge pessimistes, trop peu cocardiers dans l'instant ou le coeur sec et insensible aux possibles malheurs du monde, apparaissent souvent, devant les développements de la réalité guerrière, comme les plus avisés et les plus lucides.
Je me souviens d'un dîner-débat organisé le 26 avril par un club de réflexion auquel j'envisageais de m'affilier. C'était ma première expérience. J'ai compris que ce genre de réunion n'était pas pour moi même si en l'occurrence cette soirée s'est déroulée sous l'égide bienveillante de Jean-Claude Guillebaud et qu'elle m'a permis d'entendre, notamment, Régis Debray et l'une des deux personnes invitées à débattre qui était Rony Braumann.
J'ai encore dans l'oreille toutes les réserves exprimées par ce dernier au sujet de l'intervention française en Libye. Même s'il tenait compte de l'aval de l'ONU, il dénonçait le manque de préparation, l'absence de données sur la structure de ce pays et au moins sur sa division profonde entre Tripoli et Benghazi, les finalités floues de l'expédition - s'agissait-il d'éviter un massacre et il affirmait que rien ne permettait de le croire certain ou de se débarrasser de Kadhafi ? - et le risque d'enlisement et de délitement de celle-ci. Il était moins convaincant à mon sens dans les propositions mais affirmait cependant qu'il existait mille autres moyens, mais de nature politique et avec une contrainte internationale excluant la force, pour aboutir à la sauvegarde des droits de l'homme et à terme à l'effacement de Kadhafi.
Même si la majorité des convives n'était pas éloignée de sa vision, je me rappelle que j'ai eu du mal à résister à un mouvement qui me conduisait immédiatement à dénoncer la frilosité, voire le trop peu de patriotisme de Rony Braumann ! Au fil de la soirée, sa réplique toujours mesurée et intelligente aux interrogations formulées a emporté la conviction de beaucoup, même parmi les rares rétifs de prime abord. Je ne me disais plus que Rony Braumann avait forcément tort mais qu'il y avait du courage à avoir raison, peut-être, comme lui.
La suite des événements a montré que son analyse était absolument pertinente. A nouveau j'ai perçu le danger de ces intellectuels, philosophes ou autres qui au nom des droits de l'homme, invoqués sans cesse comme un étendard magique qui dispenserait de toute réflexion , étaient prêts à jeter les autres sur les sentiers d'une guerre qu'ils décrétaient juste. Et il fallait se contenter, si j'ose dire, de cet imprimatur !
Bernard-Henri Lévy, vibrion guerrier et inspirateur de la politique française en Libye avant qu'Alain Juppé reprenne les choses en main, plaît par son enthousiasme naïf et sa conviction vite faite : en 24 heures, les troupes de Kadhafi, des mercenaires, se débanderaient ! On s'aperçoit vite que ces va-t-en guerre abstraits ont tort !
Après viennent les Rony Braumann.
Trop tard.
Philippe Bilger (Justice au singulier, 12 juillet 2011)