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Métapo infos - Page 1559

  • Claude Allègre parmi les siens...

    Nous reproduisons ci-dessous un portrait au vitriol de Claude Allègre par Claude Bourrinet, publié sur Voxnr. A lire !...

     

    Claude Allègre.jpg

    Nicolas, Claude, François et les autres

    Stefan Zweig, avant son suicide, le 22 février 1942, écrivit une nouvelle, Le Joueur d’échec, publiée à titre posthume, qui met aux prises, autour d’un échiquier, deux êtres que tout oppose. Le premier, Monsieur B., un aristocrate, a pratiqué le jeu subtil dans une geôle de la Gestapo. Le second, Mirko Czentovic, champion du monde des échecs, comme Claude Allègre peut être lauréat du Nobel etc., est un individu frustre, ignorant, redoutable tacticien, exécutant efficace. L’un est pourvu de ce que Pascal nomme l’esprit de finesse, dont la lucidité aiguë peut entraîner la faiblesse et l’impuissance, l’autre de l’esprit de géométrie, dont l’engrenage mécanique garantit une victoire, celle du tracteur, image chère à notre ancien ministre de l’éducation « nationale ».

    Les saillies grotesques de l’homme Allègre, qui ressemblent par bien des côtés, dans l’ordre intellectuel, aux provocations gouailleuses d’un Coluche, avec la même productivité démagogique, auraient pu apparaître, à la fin des années 90, comme le cas pathologique d’un imposteur étrangement parvenu sur l’un des sommets de l’appareil d’Etat. Mais au fond, on le vit bien dans les commencements d’un XXIe siècle, concept néomaniaque cher à tous les modernistes fétichistes, que la vulgarité, la caricature imbécile et agressive, allaient devenir, même au faîte de l’Etat, un mode de gouvernement.

    On apprend que le personnage a rejoint le QG de Nicolas Sarkozy, avec lequel il doit bien se trouver des accointances. Le plus pitoyable et le plus comique dans l’affaire, est que les journalistes collent au produit made in USA Allègre l’étiquette « socialiste ». Il est vrai que le système d’alternance gauche/droite demande encore que l’on croie aux apparences, comme les philosophes « éclairés », descendants des haruspices, appliquaient mécaniquement, selon les dires entendus de Voltaire, les gestes de la messe, tout en se clignant de l’œil, goguenards. Voilà encore un effet de la séduction présidentielle, dira-t-on. Il est vrai que plusieurs transfuges du parti socialiste, les uns mus par le ressentiment, d’autres par l’arrivisme, certains par des appétences sionistes et atlantistes, tous par un penchant avoué pour le libéralisme économique, ont rejoint les rangs de ce qu’on désigne comme la « droite ». Il est inutile de revenir sur ce qu’a été, durant les cinq dernières années, ce jeu de dupes, ce trompe-l’œil itératif, qui n’a fait qu’amuser la galerie médiatique, et contribuer à plonger le pays dans le désespoir.

    Le plus surprenant est que l’on accorde tant d’importance à des personnages aussi peu reluisants, dont la crédibilité, dans le domaine qui est le leur, est largement entamée. A ce titre, Allègre demeure comme un paradigme, un exemplaire de l’imposture récurrente, non seulement parce qu’il a mené une politique démagogique et dévastatrice au ministère de l’Education, avec le soutien et les conseil de cet autre Attila qu’est Philippe Merrieu, mais aussi, dans le domaine scientifique, il a enfilé comme des perles les bourdes, les erreurs, des ignorances qui auraient disqualifié n’importe quel lycéen. Qui ne se souvient pas de ses sorties bouffonnes, dénoncée par les spécialistes, sur la gravitation, sur la relativité, sur le réchauffement climatique, et, dernièrement, sur les OGM, qui seraient inoffensives pour l’environnement ? Celui qui conseillait jadis d’étudier au lycée les mémoires de Zinedine Zidane, et qui s’en prenait grossièrement aux professeurs, détenteurs du savoir, est sans doute le plus apte à lâcher des énormités. Mais ce triste sire, qui réside de façon quasi permanente aux USA, qui ne voit que par l’empirisme raboteur ango-saxon, qui présente en modèle l’enseignement dévasté du nouveau-monde, n’est-il pas finalement ce que l’on peut offrir de meilleur en guise de libéral estampillé ? Nous voyons chaque jour, parmi ces « économistes » qui hantent les plateaux de télévision, ce genre de spécimens aussi obtus que des reptiliens antédiluviens, auprès desquels un mammouth est une bête d’une subtilité sans pareille.
    La question essentielle serait de savoir pourquoi on passe si aisément de la « gauche » à la « droite ». Si l’on s’avisait d’enquêter sur l’hypothèse inversée d’une passe entre « droite » et « gauche », on serait bien prêt d’avouer qu’un tel effort est inutile. La « droite » en effet est d’accord avec la « gauche » sur presque tout ce qui touche les problèmes « sociétaux » et civilisationnels : elle est partisane, dans les faits, sinon explicitement, de l’immigration de masse, favorable au « métissage », ne hait point le mariage gay, l’euthanasie, même si elle y met parfois des airs de sainte Nitouche, électoralisme oblige, bafoue l’autorité des maîtres, des parents, crache sur notre Histoire nationale, quand elle ne la supprime pas, etc. Pourquoi un membre de la dite « droite » rejoindrait-il les troupes de la « gauche » si la « droite » n’est plus qu’une coquille creuse, ou, du moins, enveloppe les mêmes valeurs que celles de « gauche » ? S’il y est, à moins d’être sot comme un Orgon face à Tartuffe, il sait à quoi s’en tenir ! Il y a belle lurette que les valeurs de « droites » sont jugées désuètes, « ringardes » par une classe politique formatée par le même moule ! Mais, rétorquera-t-on, peut-être aurait-on, dans l’esprit sensible de quelque militant de l’MP, par aventure, des scrupules à voir le pays détruit par une politique libérale et mondialiste extrémiste, et voudrait-on, avec humilité, revenir à une politique équilibrée, dont l’Etat serait l’acteur volontariste, régalien, pour tout dire gaullien ? Pourquoi pas la « gauche », alors ? Seulement voilà : la « gauche » partage les mêmes convictions civilisationnelles que la « droite » en matière économique, sans parler des choix géopolitiques, sionistes et atlantistes, mondialistes et, in fine, comme un Strauss Kahn et un Attali ne cessaient de le marteler, le même projet de gouvernement planétaire, totalitaire, et dédaigneux des identités (hormis celles qui, provisoirement, peuvent servir à leur entreprise dévastatrice de nos racines).

    Les déclarations récentes de Hollande, dans le journal de « gauche » britannique, le Guardian, ne laissent guère de doute sur ce choix. Le candidat « socialiste » avance dans cet entretien qu’il ne faut pas prendre pour argent comptant ses déclarations belliqueuses contre la « finance », que la gauche, sous Mitterrand, avait déjà « réconcilié » le pays avec l’entreprise et la bourse, que les communistes sont cuits, bref, qu’il est un libéral pure souche. La preuve ? Il admire Tony Blair, dont on sait comment il continua la politique libérale de Margaret Thatcher, et comment il fut désigné par le sobriquet de « caniche de Bush », lui qui aligna son pays sur la politique agressive et colonisatrice des Américains en Irak, comment il mentit effrontément, fut accusé de crime de guerre etc. Beau modèle, en vérité ! Un peu comme ces responsables « socialistes » grecs, espagnols et belges, collaborateurs des fossoyeurs de leur propre pays, acteurs de plans de rigueur, dont Hollande, en Grèce, ne met pas en doute l’opportunité. Terra Nova, Groupe de réflexion qui l’influence, ne prend-il pas son inspiration dans le système politique et économique américain ? Les « primaires » ne sont-elles pas un plagiat grotesque des mœurs outre-atlantiques ? En souhaitant un retour de la Grande-Bretagne au « cœur » de l’Union européenne, Hollande n’avoue-t-il pas explicitement un choix libre-échangiste, mondialiste, à domination anglo-saxonne, dont la prépondérance écrasante de la langue anglaise est l’illustration, perspective que le général de Gaulle craignait, et qui fut ouverte, comme l’on sait, en 1973, par l’entrée du Royaume uni dans le Marché commun ? Après l’avoir longtemps caricaturé par idéalisme idéologique, la « gauche » n’a-t-elle pas balancé, comme la France, le peuple français dans la corbeille de l’Histoire ?

    Si Allègre possède une qualité, c’est celle de synthétiser, dans sa médiocrité de fourbe, dans son cynisme de Ganelon, dans sa vulgarité libérale, dans sa brutalité de politicard roublard et méprisant, les tendances lourdes de l’UMPS.

    Claude Bourrinet (Voxnr, 20 février 2012)

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  • Les Romains !...

    Après les numéros sur les Grecs (n° 58), sur les Indo-européens (n° 49) et sur les Celtes (n° 16), la revue Nouvelle Ecole, dirigée par Alain de Benoist, revient sur un des peuples fondateur de notre Europe avec un numéro sur les Romains (n°61).

    Il est possible de se procurer ce numéro sur le site de la revue Eléments.

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    "S’il y a un « miracle » grec, il y a un mythe romain. De la fondation de Rome, selon la chronologie traditionnelle, jusqu’au dernier empereur, il s’écoule quelque chose comme douze siècles au moins – autant que d’avant Hugues Capet à nos jours ! L’empire lui-même n’a pas duré moins de quatre ou cinq siècles : un record.
    Rome naît d’une délimitation : entre le dedans et le dehors, l’ici et le là-bas, la « société civile » et l’« état de nature », l’ami et l’ennemi. Puis à partir de ce tracé, la Ville va s’étendre jusqu’au bout de l’univers connu, portant toujours plus loin l’ordre romain.
    Ayant absorbé le monde grec, et l’hellénisme avec lui, ils mettent en place un empire qui associe dans une même destinée des peuples différents, mais en respectant leur diversité. L’Empire est une entreprise universelle, non une construction universaliste.
    A Rome, les normes ne sont pas dictées par une divinité extérieure. La religion est moins affaire de foi que de rites. S’il y a des normes, ce sont celles des autorités du passé.
    « Conserver les rites de la famille et des ancêtres, dit Cicéron, c’est en quelque manière conserver une religion transmise par les dieux ». La politique de restauration religieuse de Julien « l’Apostat » cherchera à conjurer le pire des sacrilèges : l’oubli de la tradition des Anciens. Un exemple à méditer."

    Au sommaire :

    - La tradition indo-européenne à Rome (Jean Haudry)
    - La question des biens des Tarquins. Blé du Tibre et or du Rhin (Dominique Briquel)
    - Le sentiment identitaire chez les Romains (Guy Achard)
    - Quelques aspects du « Mos maiorum » à Rome (Jean-Louis Voisin)
    - Rome-Edom : l’image de Rome dans le judaïsme ancien (Alain de Benoist)
    - Le droit romain dans la mondialisation (Eric Maulin)

    et un article sur le Risorgimento au coeur de l’Europe (Yves Branca)

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  • Une gifle qui ne passe pas !...

    Elisabeth Lévy, qui, avec Eric Naulleau, remplace Eric Zemmour pendant quelques jours dans sa chronique matinale sur RTL, nous livre un billet d'humeur consacré à l'affaire de la gifle administrée par un maire à un jeune qui l'avait insulté...

     


    "RTL Opinions" : "La gifle qui ne passe pas !" par rtl-fr

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  • Treize meurtres exemplaires...

    Les éditions Pierre Guillaume de Roux viennent de publier L'imprévu dans l'histoire, un ouvrage de Dominique Venner consacré à treize assassinats politiques qui illustrent le surgissement de l'imprévu dans l'histoire. Ce livre est une version enrichie et modifiée de l'ouvrage Treize meurtres exemplaires, paru en 1988 chez Plon et qui était devenu introuvable.

     

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    "Parmi mes travaux sur le XXe siècle, j’ai eu l’occasion de relater plusieurs de ces épisodes. Il est vrai qu’au XXe siècle on a l’embarras du choix. Et les événements soudains que je décris continuent souvent de peser sur l’époque actuelle. Je les reprends ici sous une forme neuve. Et surtout, je les replace dans une réflexion qui s’est peu à peu imposée à moi : l’histoire nous surprend toujours. Elle est largement soumise à l’imprévu. Je me suis intéressé aussi à la diversité de leurs conséquences. Elles ont été apocalyptiques dans le cas de Sarajevo (1914), mais au contraire inexistantes à court terme pour l’assassinat du président Kennedy. Mais, dans ce cas précis, que de questions toujours non résolues – et donc captivantes – sur le ou les véritables assassins, ainsi que sur leurs mobiles ! Mais aussi, que de questions sur la nature réelle de « la plus grande démocratie » du monde, ses relations avec l’argent, le rôle des lobbies, les basses ambitions, et le système à créer des légendes et des stars ! J’ai retenu par ailleurs l’assassinat de Trotski par les sbires de Staline, au Mexique en 1940, en raison de la personnalité de la victime. Par surcroit, il s’agi d’un fascinant roman d’espionnage. Cette histoire permet aussi un plongeon dans le sombre univers de mensonges et secrets qui fut celui du communisme triomphant. Je me suis bien entendu intéressé à l’enjeu politique et historique souvent ignoré de certains meurtres, comme celui de Pierre Stolypine, premier ministre de Nicolas II, en 1911. D’autres, comme celui d’Alexandre Ier de Yougoslavie, en visite officielle à Marseille, en 1934, anticipe sur ce que sera plus tard le terrorisme au Moyen-Orient dans le prolongement du drame palestinien. Si on ne le savait pas, on découvre par plusieurs exemples à quel point la violence peut décider de tout ou presque… À moins qu’elle ne se renverse contre ses instigateurs, comme on le voit avec l’assassinat d’Aldo Moro en 1978, qui eut pour effet de permettre l’élimination des Brigades Rouges. Je ne crois pas à l’explication de l’histoire par les complots. Cela ne signifie pas que les complots n’existent pas. Mais, comme je le montre par plusieurs exemples, il arrive aussi que l’action se retourne contre ses auteurs comme un boomerang."

     

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  • Bienvenue dans la crise du monde...

    Dans cette chronique, mise en ligne sur Realpolitik.tv,  Hervé Juvin annonce une nouvelle vague de colonisation provoquée par la finance mondiale. Désormais, les fonds spéculatifs investissent massivement dans les biens réels (terres arables, métaux rares, énergie,...)...

     


    Hervé Juvin : "Bienvenue dans la crise du monde" par realpolitiktv

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  • Lucien, Robert, Pierre-Antoine et les autres...

    Les éditions Auda Isarn publient d'ici la fin du mois une anthologie d'articles tirée de la célèbre, et sulfureuse, revue Je suis partout, qui regroupait avant-guerre les plumes les plus talentueuses de la droite révolutionnaire (pour reprendre la terminologie de Zeev Sternhell) : Lucien Rebatet, Robert Brasillach, Pierre-Antoine Cousteau, Georges Blond, Claude Roy, Jean Fontenoy. Un ouvrage, préfacé par Philippe d'Hugues, qui viendra utilement complété l'étude qu'avait consacrée Pierre-Marie Dioudonnat à ce journal : Je suis partout - 1930-1944 (La Table ronde, 1987).

     

     

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    "On l’attendait depuis 68 ans ! Une anthologie de près de 700 pages des meilleurs articles (politiques, culturels) de l’hebdomadaire Je Suis Partout, couvrant toute l'histoire du journal (de 1932 à 1944). Retrouvez Robert Brasillach, Lucien Rebatet, Pierre-Antoine Cousteau, Céline, Henry de Montherlant, Jacques Perret, Thierry Maulnier, Lucien Combelle, Jean Azéma et bien d’autres signatures prestigieuses. Avec, cerise sur le cake, une cinquantaine de dessins (notamment du génial Ralph Soupault)."

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