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  • Rockefeller, Manhattan, AMGOT : réponse à une tribune sur les origines de l’Union européenne...

    Nous reproduisons ci-dessous une excellente mise au point de Balbino Katz, le chroniqueur des  vents et des marées, cueilli sur Breizh-Info et consacré aux origines de l'Union européenne...

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    Rockefeller, Manhattan, AMGOT : réponse à une tribune sur les origines de l’Europe

    Il existe une maladie singulière dans certains milieux souverainistes : la réalité n’y paraît jamais suffisamment éloquente. Lorsqu’un fait est grave, il faut encore l’orner ; lorsqu’une influence est attestée, il faut lui découvrir un dessein secret ; lorsqu’une politique se poursuit pendant plusieurs décennies, il faut qu’un cénacle l’ait conçue dès l’origine jusque dans ses moindres conséquences. La vérité, décidément, n’est jamais assez belle. On lui plante un décor derrière, on ajoute quelques personnages dans la pénombre et, bientôt, l’Histoire ressemble à une mauvaise pièce où Bilderberg tient lieu de Deus ex machina.

    C’est le sentiment que m’a laissé la récente tribune publiée dans Breizh-info sur les origines de la construction européenne et le supposé projet mondialiste dont elle serait l’instrument. Le plus irritant est que ce texte repose, pour partie, sur des faits parfaitement réels. L’influence américaine dans l’Europe d’après-guerre est une évidence historique ; le soutien de Washington à l’unification européenne également ; Jean Monnet était bien partisan d’un dépassement progressif des souverainetés ; le référendum de Maastricht fut remporté en France d’extrême justesse ; celui de 2005 fut perdu par les partisans de la Constitution européenne avant qu’une bonne partie du dispositif institutionnel ne reparaisse dans le traité de Lisbonne. Autrement dit, le dossier est déjà copieux. Pourquoi diable éprouver le besoin de le gâter ?

    Prenons Jean Monnet. Il n’est nul besoin de lui prêter le projet clandestin d’abolir les peuples européens, de mélanger leurs populations et d’instaurer à terme un gouvernement mondial. Son fédéralisme européen est suffisamment explicite. Monnet voulait créer graduellement des intérêts communs administrés par des institutions communes auxquelles seraient déléguées des parts de souveraineté. L’institut qui porte aujourd’hui son nom le présente lui-même sans ambages. On peut juger cette conception funeste, technocratique, antidémocratique ou au contraire providentielle ; encore faut-il la juger pour ce qu’elle fut.

    Sa fameuse méthode n’était d’ailleurs pas véritablement secrète. Elle consistait à rendre l’intégration politique possible par l’intégration fonctionnelle : le charbon et l’acier d’abord, puis le marché, les normes, la monnaie, avec chaque fois des institutions communes créant à leur tour la nécessité de nouvelles institutions. C’est précisément ce mécanisme que peuvent critiquer les souverainistes. Nul besoin de faire de Monnet un Fantômas de la géopolitique. Il suffit de lire ses textes.

    L’influence américaine mérite, elle aussi, mieux que le roman. L’American Committee on United Europe a bel et bien existé. Son président fut William Donovan, ancien patron de l’OSS et figure majeure de la naissance du renseignement américain ; les archives de la CIA elles-mêmes rappellent son rôle à la tête de cette organisation destinée à favoriser l’unité de l’Europe occidentale face à la menace communiste. (CIA) Voilà un fait considérable. Il nous renseigne sur la stratégie américaine de l’après-guerre, sur la volonté de structurer l’Europe occidentale, sur l’anticommunisme et sur les réseaux transatlantiques qui accompagnèrent la construction européenne.

    Pourquoi transformer cette politique d’influence, bien réelle, en preuve d’un dessein mondial ourdi pendant quatre-vingts ans ? Les États-Unis avaient des intérêts. La France avait les siens. L’Allemagne en avait d’autres. Les fédéralistes européens poursuivaient leurs propres rêves, les gaullistes la combattaient, les Britanniques tergiversaient, les gouvernements changeaient, les crises bouleversaient les plans. L’Histoire est pleine de coalitions provisoires, d’arrière-pensées, de financements occultes, de services secrets et de diplomates retors. Elle est aussi pleine d’échecs, d’accidents, de rivalités et d’imbécillités. Le complotisme commence précisément lorsque cette mêlée confuse devient rétrospectivement un plan.

    L’affaire du projet Manhattan est, à cet égard, assez extraordinaire. La tribune affirme que Roosevelt ne pouvait constitutionnellement financer secrètement la bombe atomique et que des sociétés privées auraient donc « entièrement pris en charge » le projet, donnant ainsi naissance au complexe militaro-industriel. C’est faux. Le projet Manhattan fut un programme fédéral américain placé sous l’autorité de l’armée et financé par des crédits publics dont la destination était dissimulée dans différentes lignes budgétaires. Le secret fut effectivement gardé à l’égard de l’immense majorité du Congrès, tandis qu’un petit nombre de parlementaires de haut rang furent finalement informés. Des entreprises privées comme DuPont furent des contractants cruciaux ; elles ne furent nullement les banquiers clandestins de la bombe. Les documents historiques américains décrivent précisément cette combinaison de crédits publics secrets, d’administration militaire, de laboratoires universitaires et d’industrie privée.

    La différence n’est pas vétilleuse. Elle détruit tout simplement le chaînon censé relier Manhattan à la naissance d’un pouvoir financiaro-militaro-industriel autonome qui aurait ensuite entrepris de gouverner la planète. Eisenhower mettra effectivement en garde, en 1961, contre l’influence croissante du complexe militaro-industriel. Cette puissance était assez considérable pour qu’on l’étudie sans lui inventer un péché originel imaginaire.

    Même confusion avec l’AMGOT. Les Alliés avaient bien préparé des dispositifs d’administration militaire pour les territoires libérés ou occupés. Il exista également des projets concernant la France, auxquels de Gaulle s’opposa avec la dernière vigueur. De là à faire de l’AMGOT la matrice d’une occupation américaine permanente de l’Europe occidentale, puis le prélude de l’OTAN et enfin celui de l’Union européenne, il y a un fossé que les archives ne permettent pas de franchir. Les fonds des National Archives que je connais bien témoignent d’une administration militaire alliée réelle et de travaux relatifs à la France ; ils ne démontrent nullement l’existence de cette magnifique autoroute historique conduisant tout droit de 1944 à Bruxelles.

    Arrive enfin David Rockefeller, et avec lui le morceau de bravoure. La tribune reproduit cette fameuse déclaration attribuée à une réunion de Bilderberg en 1991 : remerciements à la grande presse pour quarante années de discrétion, « plan pour le monde », gouvernement mondial, souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers internationaux. Voilà qui tombe à pic. Trop à pic, justement.

    On sait que Rockefeller participait à la réunion de Bilderberg de Baden-Baden en 1991. Ce que l’on ne trouve pas, c’est une source primaire solide établissant qu’il y aurait prononcé ce texte. La citation circule depuis des décennies de site en site, jusque sur Goodreads, auquel renvoie d’ailleurs la tribune. On trouve quantité de reproductions, d’affirmations et de transcriptions tardives ; on cherche vainement l’enregistrement, le procès-verbal authentifié ou le document contemporain permettant d’en établir la provenance. Un historien peut travailler sur une archive secrète devenue publique. Il ne peut faire d’une citation sans pedigree la clef de voûte d’une démonstration.

    Le plus cocasse est que le texte comporte ailleurs des erreurs beaucoup plus triviales. Il transforme ainsi le « serpent monétaire européen » apparu en 1972 en SME, avant d’affirmer que celui-ci se serait transformé en Système monétaire européen en 1977. Le serpent date bien de 1972 ; le Système monétaire européen entre en vigueur en 1979. La bévue n’est pas pendable. Elle devient cependant fâcheuse lorsqu’on prétend reconstituer, année après année, les rouages secrets d’une mécanique historique.

    Tout cela est d’autant plus dommage que la critique de la construction européenne peut parfaitement se passer de ces colifichets. Maastricht fut approuvé en France par 51,04 % des suffrages exprimés. Une moitié du pays engagea donc l’autre, presque exactement, dans une transformation monétaire et politique dont le caractère difficilement réversible apparaissait déjà. En 2005, le peuple français refusa le projet de Constitution européenne. Deux ans plus tard, le traité de Lisbonne reprit une large part de son architecture institutionnelle et fut ratifié par voie parlementaire. Le souverainiste dispose là d’un grief autrement plus sérieux qu’un déjeuner de Rockefeller à Baden-Baden.

    La construction européenne peut être critiquée pour ce qu’elle est : une architecture juridique et institutionnelle qui organise des transferts successifs de souveraineté ; une mécanique dont chaque étape tend à rendre la précédente irréversible ; un système où la compétence appelle la compétence, où l’intégration économique nourrit l’intégration politique et où l’éloignement du centre de décision rend progressivement plus difficile la sanction populaire. Il est également parfaitement légitime de rappeler que les États-Unis ont encouragé cette construction lorsqu’elle servait leurs intérêts stratégiques. Tout cela appartient à l’histoire politique ordinaire, laquelle est déjà suffisamment rude.

    Ce que je récuse, c’est le passage subreptice de l’influence au commandement, du réseau au complot, du projet politique au plan occulte universel. Qu’un banquier parle avec un ministre ne signifie pas qu’il le dirige. Qu’un service secret finance une organisation ne signifie pas qu’il contrôle cinquante ans d’histoire. Que plusieurs hommes partagent un objectif à un instant donné ne signifie pas que leurs successeurs exécuteront jusqu’au bout un programme écrit dans quelque arrière-salle. Prendre ces raccourcis, c’est prendre des vessies pour des lanternes et offrir de surcroît à l’adversaire le meilleur moyen de ne jamais répondre aux vraies questions.

    Le complotisme possède en effet un avantage délicieux pour ceux qu’il prétend combattre : il transforme une critique sérieuse en caricature. Montrez le contournement du référendum de 2005, et l’on devra vous répondre. Parlez de transferts de souveraineté, il faudra discuter des traités. Étudiez les financements américains du fédéralisme européen, vous ouvrirez un véritable dossier historique. Ajoutez Rockefeller, le gouvernement mondial, Manhattan financé par des industriels conspirateurs et quatre-vingts années d’un plan sans accroc : votre contradicteur n’a plus qu’à sourire, relever trois erreurs et jeter le reste avec.

    C’est se tirer soi-même une balle dans le pied.

    Je ne crois pas davantage à l’innocence perpétuelle des puissants qu’à leur omnipotence. Les gouvernements mentent, les services secrets conspirent, les industriels font pression, les banques défendent leurs intérêts, les organisations internationales produisent leurs propres oligarchies et les hommes d’influence aiment infiniment mieux travailler loin du regard populaire. Refuser le complotisme ne consiste aucunement à croire au monde des Bisounours. Cela consiste seulement à ne pas attribuer à quelques hommes une prescience et une maîtrise de l’Histoire dont ils sont, heureusement, dépourvus.

    Les souverainistes devraient être les premiers à s’en souvenir. Leur critique porte sur une question immense : qui décide ? À quel peuple appartient le pouvoir politique ? Jusqu’où peut-on transférer la souveraineté sans vider la démocratie de sa substance ? Ces questions sont assez graves pour ne pas être ensevelies sous le fatras des citations apocryphes et des généalogies imaginaires.

    La vérité est souvent moins romanesque que le complot. Elle possède une qualité autrement précieuse : elle résiste à l’examen. Et lorsque la vérité suffit à accuser, celui qui l’enjolive ne la fortifie pas. Il lui fait tort.

    Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées (Breizh-Info, 13 août 2026)

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  • Alain Juillet : Il faut réformer l'Union européenne...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien donné par Alain Juillet à Régis Le Sommier pour Omerta, dans lequel il évoque la fragilité de l'Union européenne.

    Alain Juillet a été Haut responsable chargé de l’intelligence économique auprès des premiers ministres de 2003 à 2009 (Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin et François Fillon), après avoir été, notamment, officier au service Action du SDECE, cadre dirigeant dans plusieurs entreprises du secteur privé et directeur du renseignement à la DGSE.

     

                                             

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  • L’Europe, zone occupée !...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Michel Geoffroy cueilli le site de Polémia et consacré à l'Union européenne qui se transforme en prisn des peuples européens...

    Ancien haut-fonctionnaire, Michel Geoffroy a publié le Dictionnaire de Novlangue (Via Romana, 2015), en collaboration avec Jean-Yves Le Gallou, ainsi que plusieurs essais, dont La Superclasse mondiale contre les Peuples (Via Romana, 2018), La nouvelle guerre des mondes (Via Romana, 2020), Immigration de masse - L'assimilation impossible (La Nouvelle Librairie, 2021), Le crépuscule des Lumières (Via Romana, 2021), Bienvenue dans le meilleur des mondes (La Nouvelle Librairie, 2023) et, dernièrement Occident go home ! - Plaidoyer pour une Europe libre (Via Romana, 2024).

     

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    L’Europe, zone occupée !

    L’Union Européenne prétend incarner le seul espace de liberté et de démocratie dans le monde. Mais la réalité est tout autre. En Union Européenne, nous vivons en fait en zone occupée, car l’oligarchie néoconservatrice qui a pris le pouvoir gouverne contre nous et organise notre vassalisation et notre disparition. Et c’est bien le reste du monde qui incarne aujourd’hui le vrai monde libre, contrairement à ce qu’affirme la propagande orwellienne de nos maîtres. Il est temps de mettre fin à cette occupation.

    Une zone de souveraineté limitée et de déclin

    En zone occupée, l’État prélève plus de la moitié de la richesse nationale pour la redistribuer à sa guise, au profit de ses clients, pour les enfermer dans la dépendance.
    En zone occupée, en effet, on ne produit quasiment plus rien, car l’industrie et l’agriculture ont été détruites par la mise en œuvre du libre-échange, des délocalisations et par la multiplication des réglementations, notamment écologiques, et des charges. La croissance économique y est donc plus faible et le chômage plus élevé que dans le reste du monde.
    En zone occupée, les gouvernements ne font plus que de la figuration, car les vraies décisions sont prises par des autorités placées hors de portée du suffrage populaire. Les gouvernements ne sont donc plus au service des peuples — ce serait du populisme — mais ils obéissent aux commandements d’une oligarchie néoconservatrice et hors sol.
    En zone occupée, « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » : donc c’est le régime de la souveraineté limitée qui s’applique comme autrefois au sein du Pacte de Varsovie, au temps de l’URSS. Les peuples de la zone occupée n’ont pas le droit de remettre en cause son idéologie ni sa direction. Les élections ne servent donc plus à rien.
    En zone occupée, ce sont les minorités qui imposent leurs préférences aux majorités, réduites au silence.
    En zone occupée, les étrangers qui s’y installent ont les mêmes droits sociaux que les citoyens autochtones, voire des droits supérieurs, s’agissant notamment de la gratuité de certaines prestations. Car la préférence nationale est assimilée à une discrimination interdite.

    Une zone de liberté conditionnelle

    En zone occupée, les gouvernements réunis en conseil peuvent décider de placer sous sanction toute personne qui diffuse des informations ou des positions qui leur déplaisent, et cela sans procès équitable. La personne placée sous sanction voit notamment ses comptes bloqués et ses avoirs saisis, ce qui ne lui permet plus de payer ou de recevoir un salaire. Si elle réside à l’étranger, on lui interdit l’accès à la zone occupée.
    En zone occupée, les banques peuvent clôturer les comptes des dissidents, sans fournir la moindre justification.
    En zone occupée, l’État peut fermer une télévision qui lui déplaît et interdire un spectacle ou une manifestation au prétexte d’empêcher que des propos contraires à la loi seraient susceptibles d’être tenus. Car en zone occupée, c’est la loi et le juge qui définissent ce qu’on a le droit de dire, de publier, de montrer, de faire ou de rire : on y vit donc sous un régime de liberté conditionnelle.
    En zone occupée, les droits que les traités européens reconnaissent ne s’appliquent pas à ceux qui contestent les objectifs de l’oligarchie. Toute personne qui conteste les affirmations et les actions des gouvernements de la zone est réputée relever de l’extrême-droite, de l’action souterraine d’une puissance étrangère ou de la désinformation par les réseaux sociaux. Car, en zone occupée, les opinions contraires sont assimilées à des délits ou à des maladies (à des phobies).
    En zone occupée, c’est le juge qui décide de la vérité historique et de ce que les parlementaires ont le droit de voter.
    En zone occupée, on peut poursuivre une personne pour des propos qu’elle aurait tenus dans un cadre privé. On peut aussi la poursuivre pour des messages qu’elle a diffusés ou rediffusés sur Internet et qui critiquent le gouvernement ; la police peut alors perquisitionner son domicile et saisir son matériel informatique. On peut même l’emprisonner.
    En zone occupée, les gouvernements peuvent demander aux fournisseurs d’Internet de censurer certains contenus ou certains mouvements, sous peine de sanctions financières importantes. Ils encouragent pour cela la délation par le biais d’associations militantes qui ont pour fonction de surveiller le net en permanence.
    En zone occupée, les juges peuvent interdire à un candidat de se présenter à une élection locale, législative ou présidentielle. Voire annuler un scrutin qui déplaît.
    En zone occupée, les gouvernements s’efforcent de supprimer la monnaie fiduciaire pour contrôler toutes les transactions de la population. Et de tout numériser pour conserver trace de tout.
    En zone occupée, on peut être condamné à la prison pour un excès de vitesse sur la route, car l’automobiliste individuel y est suspect par principe.

    Une zone de propagande continue

    En zone occupée, la population est soumise à une propagande de tous les instants, notamment via le système médiatique et publicitaire.
    En zone occupée, on doit respecter toutes les religions, sauf le catholicisme. On ne doit pas souhaiter, par exemple, un Joyeux Noël mais de Joyeuses Fêtes.
    En zone occupée, il faut être russophobe, sinophobe et ne pas critiquer l’OTAN, sinon on risque l’accusation d’intelligence avec une puissance étrangère.
    En zone occupée, ceux qui critiquent l’islam, l’immigration ou l’insécurité peuvent être accusés d’incitation à la haine et à la discrimination. Et ceux qui critiquent la politique de l’État d’Israël en Palestine risquent d’être accusés d’antisémitisme et d’apologie du terrorisme.
    En zone occupée, demander à un immigrant de parler la langue du pays peut être assimilé à un « crime de haine ».
    En zone occupée, les races humaines sont réputées ne pas exister ; en conséquence de quoi le racisme anti-blanc n’est pas reconnu par les juges.
    En zone occupée, il est interdit de dire qu’un homme ne peut être enceint, car il faut affirmer que le sexe biologique n’existe pas.
    En zone occupée, avorter est considéré comme un droit de la femme. Et tuer les personnes âgées malades est présenté comme un geste humanitaire. De toute façon, on recommande aux autochtones de ne pas faire d’enfant pour « sauver la planète ». Et pour faciliter l’arrivée de nouveaux immigrants.
    En zone occupée, on encourage à l’école le questionnement des écoliers sur leur sexe et on organise des lectures à destination des jeunes enfants, par des personnes travesties.
    En zone occupée, les politiques et les intellectuels n’ont de cesse d’accuser les Européens de tous les péchés du monde, de diaboliser leur civilisation et d’effacer leur religion. Brandir un drapeau national quand on est autochtone est d’ailleurs de plus en plus assimilé à un geste d’extrême-droite.

    ***

    Ouvrons les yeux.
    L’Union Européenne a trahi les espoirs placés en elle en devenant la prison des peuples européens et en instaurant la dictature d’une oligarchie globaliste qui poursuit un projet néoconservateur qui nous conduit au désastre dans tous les domaines.
    Et en devenant une zone de servitude où les Européens autochtones ne sont plus maîtres ni de leur territoire ni de leur destin.
    Et c’est d’ailleurs bien ainsi que le reste du monde, le vrai monde libre donc, nous perçoit désormais avec une répulsion croissante et justifiée.
    Il est temps de mettre fin à cette mortelle occupation.

    Michel Geoffroy (Polémia, 3 juin 2026)

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  • Le laboratoire britannique de la persécution idéologique. Bientôt chez nous ?

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Balbino Katz, le chroniqueur des vents et des marées, cueilli sur Breizh-Info et consacré aux persécutions idéologiques en Grande-Bretagne...

     

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    Interpellation d'un manifestant anti-immigration à l'été 2024

     

    Le laboratoire britannique de la persécution idéologique. Bientôt chez nous ?

    Il est un peu plus de huit heures au bar des Brisants, à Lechiagat. La nuit s’est retirée sans fracas, laissant derrière elle cette clarté grise et salée que connaissent bien les ports de l’Atlantique. La mer est basse, étalée comme une grande table de métal terne, et les chalutiers, ventrus et silencieux, sont retenus par des amarres fatiguées. Le café est brûlant, presque agressif, et nécessaire. Autour de moi, les habitués parlent peu. On ne parle jamais beaucoup ici le matin. On écoute le vent, on jauge le ciel, on attend.

    Sur la table, mon téléphone éclaire le bois usé. J’y lis The Telegraph. Une lecture qui, d’ordinaire, m’accompagne comme un exercice d’hygiène intellectuelle, cette vieille presse britannique ayant longtemps conservé le goût des faits et le sens de la continuité historique. Ce matin-là, pourtant, l’article me saisit à la gorge. Il raconte l’histoire d’un professeur de sciences politiques, dans un collège anglais, littéralement broyé pour avoir fait son métier, montrer, expliquer, contextualiser. Son crime tient en peu de mots, avoir diffusé à ses élèves des vidéos de Donald Trump, discours d’investiture, extraits de campagne, documents publics accessibles à tous .

    Les faits sont d’une banalité confondante. L’homme, quinquagénaire, enseigne à des élèves de dix-sept et dix-huit ans, des élèves presque adultes, appelés à voter dans peu de temps. Le programme porte sur la politique américaine, la propagande, les mécanismes électoraux. Trump vient de remporter l’élection. Le professeur montre quelques vidéos, y compris des documents issus du camp démocrate. Rien de clandestin, rien d’idéologique au sens militant. Et pourtant, tout bascule à partir de presque rien, deux plaintes d’élèves évoquant un « malaise », un « inconfort émotionnel ».

    Dans le monde ancien, ce genre de plainte aurait donné lieu à un échange, un rappel de cadre, peut-être une explication supplémentaire. Dans le monde nouveau, elle devient un signal. Et le signal déclenche la machine. L’émotion, subjective par nature, est immédiatement traitée comme un fait objectif. Puis comme un fait administratif. Puis comme un fait potentiellement pénal. La vérité disparaît au profit de la procédure.

    L’administration du Henley College agit avec une célérité qui force l’admiration, si elle n’était si sinistre. Aucun doute, aucune hésitation, aucune protection de son enseignant. Des courriels officiels tombent, accusant un enseignement « biaisé », « hors sujet », puis un « préjudice émotionnel ». Le vocabulaire est soigneusement choisi, suffisamment flou pour englober tout et son contraire, suffisamment grave pour justifier l’escalade. Le professeur n’est plus un collègue, il devient un problème à gérer.

    Vient alors l’intervention du Local Authority Designated Officer, ce rouage discret mais essentiel de la nouvelle gouvernance morale britannique. Dans son rapport, il n’est plus question de faits, mais de perceptions. Les opinions du professeur « pourraient être perçues comme radicales ». Cette phrase mérite d’être relue lentement. Elle ne dit rien de ce qui est, tout de ce qui pourrait être imaginé. Le conditionnel règne. Sur cette base, la recommandation tombe, un signalement au programme Prevent est jugé prioritaire.

    Prevent. Ce mot, conçu pour désigner la lutte contre le terrorisme islamiste, se retrouve ici mobilisé contre un professeur montrant des vidéos d’un président démocratiquement élu. Le glissement est total. L’outil change de fonction sans changer de nom. Il ne s’agit plus de prévenir la violence physique, mais de neutraliser la dissidence symbolique. L’enseignant est assimilé, de manière implicite mais implacable, à un risque terroriste potentiel.

    À aucun moment l’administration scolaire ne s’interpose. À aucun moment elle ne rappelle l’évidence, enseigner la politique suppose d’exposer à des discours politiques. Elle n’oppose pas la raison à l’absurde. Elle applique, elle transmet, elle se protège. La lâcheté institutionnelle s’avance ici à visage découvert. L’enseignant est poussé vers la sortie, psychologiquement brisé, contraint d’accepter une indemnité dérisoire pour préserver ce qu’il lui reste de dignité.

    Au bar des Brisants, quelqu’un parle du prix du gasoil, un autre d’un coup de vent annoncé trop fort pour les petits bateaux. Je continue de lire. Le professeur raconte les nuits sans sommeil, les consultations chez un psychologue, l’effondrement intime. La bureaucratie, elle, ne voit rien de tout cela. Elle n’a ni yeux ni mémoire. Elle n’a que des cases à cocher.

    Ce qui se joue ici dépasse de loin le sort individuel de cet homme. Le Royaume-Uni fonctionne depuis des années comme un laboratoire avancé de la censure procédurale. La gauche militante, profondément installée dans l’appareil éducatif et administratif, n’a plus besoin d’interdictions brutales. Elle a compris la puissance des dispositifs. Protection de l’enfance, bien-être émotionnel, lutte contre la radicalisation. Des concepts mous, extensibles à l’infini, impossibles à contester sans être aussitôt suspect.

    Carl Schmitt écrivait que le politique commence avec la désignation de l’ennemi. Dans cette affaire, l’ennemi n’est plus celui qui agit, mais celui qui dévie. Il n’est plus combattu, il est pathologisé. On ne débat pas avec lui, on le neutralise pour sa propre sécurité et celle des autres. La morale remplace le droit. La peur remplace le jugement.

    Je pense à Guillaume Faye, à sa critique de la tyrannie du Bien, à cette idée que les sociétés terminales préfèrent détruire à bas bruit plutôt que d’assumer la répression ouverte. Ici, rien de spectaculaire. Aucun procès public. Seulement une succession de lettres, de rapports, de recommandations. Une carrière dissoute dans l’acide administratif.

    Depuis la Bretagne, face à l’Atlantique, cette affaire résonne comme un avertissement. Ce que les Britanniques expérimentent aujourd’hui arrive toujours chez nous demain. Les mêmes mots, les mêmes dispositifs, les mêmes lâchetés. La France aime se croire protégée par son esprit critique. Elle oublie que ses administrations et les syndicats d’enseignants partagent la même passion pour la procédure et le conformisme.

    Et l’actualité récente vient donner à cette intuition une résonance plus large encore. Au moment même où je referme l’article du Telegraph, une autre lecture s’impose, celle des déclarations de Pavel Durov, fondateur de Telegram. Dans une série de messages d’une virulence rare, il accuse Emmanuel Macron et l’Union européenne de vouloir instaurer ce qu’il appelle sans détour un « goulag numérique » .

    Le mot est brutal, volontairement excessif diront certains. Il convoque une mémoire lourde, celle de l’enfermement administratif, de la déshumanisation par le système. Durov n’est pourtant ni un marginal ni un provocateur sans poids. Il est un acteur central du numérique mondial, naturalisé français, longtemps célébré par les élites avant de devenir leur accusateur. Son diagnostic est clair. Sous couvert de régulation, de lutte contre la haine et la désinformation, l’Europe met en place un arsenal juridique destiné à surveiller, filtrer, contraindre les discours.

    Le Digital Services Act, le projet Chat Control, les injonctions adressées aux plateformes, tout cela forme un continuum. Le lien avec l’affaire du professeur britannique apparaît alors avec une évidence presque cruelle. Dans les deux cas, le procédé est identique. On ne censure plus frontalement. On encadre, on classe, on transforme l’opinion en risque. À Henley-on-Thames, ce sont les protocoles de safeguarding et Prevent. À Bruxelles et à Paris, ce sont les règlements numériques et les autorités dites indépendantes. Même logique, même finalité.

    Je repense à cette phrase d’Emmanuel Macron, rappelée par Durov, selon laquelle les citoyens auraient tort de s’informer sur les réseaux sociaux et devraient se fier aux médias traditionnels. Elle trahit une défiance profonde envers le jugement des peuples. Une tentation ancienne, confier la vérité à des instances autorisées. Schmitt, encore lui, rappelait que le libéralisme finit toujours par produire son contraire lorsqu’il cherche à neutraliser le conflit. La neutralisation devient domination.

    L’Union européenne, qui se voulait espace de circulation et de liberté, se transforme peu à peu en espace normatif saturé, où chaque parole laisse une trace, chaque contenu appelle une modération, chaque divergence devient suspecte. Le professeur britannique est sanctionné au nom de la protection des élèves. Le citoyen européen de demain sera surveillé au nom de sa sécurité numérique. Les motifs changent. La méthode demeure.

    Au bar des Brisants, je termine mon café. Le vent s’est levé. Les amarres grincent, les coques s’entrechoquent doucement. Ici, en Bretagne, on sait ce que valent les systèmes trop rigides face aux forces profondes. Ils rompent toujours. L’injustice subie par un enseignant anglais et les accusations lancées par un entrepreneur du numérique ne sont pas des anecdotes isolées. Elles dessinent une même ligne de faille, celle d’un pouvoir qui ne supporte plus ce qui lui échappe.

    Guillaume Faye parlait de convergence des catastrophes. Peut-être faut-il aujourd’hui parler de convergence des censures. L’une éducative, l’autre numérique, toutes deux bureaucratiques, toutes deux persuadées d’agir pour le Bien. À ceux qui croient encore que ces dispositifs ne viseront que les autres, l’histoire britannique offre une réponse sans appel. La mer monte toujours plus vite qu’on ne le croit.

    Balbino Katz (Breizh-Info, 27 décembre 2025)

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  • Réflexions sur l’idée européenne...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Pierre de Meuse cueilli sur Polémia et consacré à l'idée européenne.

    Docteur en droit, Pierre de Meuse a enseigné dans une école supérieure de management et à la faculté de philosophie de l'Institut catholique de Toulouse. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Histoire des hérésies (Trajectoire, 2010), Idées et doctrines de la Contre-révolution (DMM, 2019), La famille en question - Ancrage personnel et résistance communautaire (La Nouvelle Librairie, 2021) et  Le dogme de l'antiracisme - Origine, développement et conséquences (DMM, 2024).

     

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    Réflexions sur l’idée européenne

    Un horizon enthousiasmant

    Il y a cinquante ans déjà ! Au cours d’une séance de formation à la Domus, cet éveilleur incomparable et étincelant qu’était Giorgio Locchi nous expliquait ce que devait être la future épine dorsale d’une élite européenne. « Il faut, nous disait-il, former des groupes de familles intelligentes issues des nations européennes, mais liées entre elles par une amitié plus riche que celle qui les reliait à leur propre origine, parce que fondée sur une foi commune dans l’avenir de l’Europe impériale. » Une vision enthousiasmante l’animait, nous communiquant sa force de persuasion incomparable. Il nous exhortait aussi à garder vivante « l’Europe des fils, plutôt que celle des pères », parce qu’elle était le fruit de la volonté plus que de la piété. Une idée quelque peu mazziniste, mais c’était la mode en ce temps-là.
    Nous n’avons pas oublié les leçons de cet Italien brillant et inventif, mais, un demi-siècle plus tard, c’est parmi nos ennemis que s’est répandue cette solidarité de caste, dans l’oligarchie apatride qui écrase de son mépris les peuples dont ils sont originaires, et nos efforts se mobilisent au contraire pour soulever les peuples humiliés contre leurs oppresseurs. Cette réalité a un goût amer, mais elle nous inspire une force nouvelle.

    Le projet européen dévoyé et ses impasses

    Quant à l’Europe, ou du moins les institutions que l’après-guerre avait édifiées pour elle, elles ont poursuivi leur marche non vers la naissance d’un imperium commun, mais vers son contraire : l’expression d’un mondialisme déraciné, un simple échelon régional du magma indifférencié dans lequel les masses humaines sont encouragées à émigrer, avec l’interdiction de plus en plus rigoureuse pour quiconque de s’y opposer. Ses seuls moteurs demeurent le fanatisme libre-échangiste, l’idéologie progressiste et la haine des identités héritées.
    Guillaume Faye, conscient de la contradiction insupportable entre l’Europe telle que nous la rêvions et celle qui se construisait « à petits pas », aimait envisager l’hypothèse du Hold-up, métaphore d’un avion dans lequel des passagers déterminés s’introduiraient dans le cockpit et forceraient le pilote à changer sa destination : le détournement de la machine européiste vers le retour à la puissance historique.
    Nous ne pensons pas que cela ait jamais été possible, d’abord parce que, dès sa formation, son fondateur Jean Monnet, qui n’était rien d’autre qu’un agent américain, avait insisté pour que tous les centres de pouvoir y fussent verrouillés, dans une méfiance assumée envers l’influence des peuples. C’est pour cela que la Commission européenne se cooptait, tandis que le Parlement européen est longtemps resté sans pouvoir.

    Or ce que nous voyons approcher aujourd’hui, c’est un risque de faillite de cette Union européenne. Une faillite en tous les sens du terme : financière, politique, diplomatique, administrative et réglementaire. Tel est le résultat de l’idéologie paralysante qui l’a investie : à la fois ultralibérale et écolo-climatique, libertaire et cosmopolite, mais aussi de sa servilité sans limite envers les USA.
    Depuis trente-cinq ans, l’UE a arraché patiemment des pans entiers des attributions des États, non pour les exercer, mais pour les stériliser. Elle a consenti docilement à toutes les manipulations des néoconservateurs américains qui ont conduit à la guerre du Donbass, puis les a reprises à son compte après l’élection de Trump et l’abandon par les États-Unis de la cause ukrainienne, tout en acceptant sans protester la raclée douanière et tarifaire infligée par le suzerain américain et les additions colossales à venir.
    En bref, l’Union européenne nous a permis d’être plus pauvres, moins puissants, moins libres, moins solidaires, moins fiers de nous-mêmes, plus envahis. La situation ne peut qu’empirer, car la puissance s’est déplacée vers les autres continents. À voir les évènements se succéder, il n’est pas déraisonnable de prévoir à court terme le déraillement du train à la bannière bleue étoilée. Faut-il s’en désespérer ? Il nous semble qu’au contraire ce serait une bonne nouvelle. Comme nous le disait Alain de Benoist, il faut souhaiter la fin de ce projet constitué à l’inverse de ce qu’il fallait faire.

    Souveraineté, identité et avenir politique de l’Europe

    Pourtant, nous aimons l’Europe, héritage commun de cultures et de peuples cousins dont les différences n’effacent pas la communauté de civilisation, mais la révèlent. Massis et Thibon ont célébré ce legs de l’Histoire qui, même dans l’opposition, rapprochait nos vieilles nations. Les questions principales qui se poseront dans les années à venir seront la reconstruction de notre souveraineté et la préservation de notre identité collective.

    Quelle souveraineté ? La seule souveraineté politique réelle est nationale, et pour nous française, car la plupart des pays d’Europe cherchent un protecteur qui sera de moins en moins bienveillant. Nous entrons dans une époque de multilatéralisme aux conflits et concurrences féroces. Pour tisser des alliances, redresser l’économie, recréer une industrie, assainir nos finances, les choix seront exclusifs et demanderont aux gouvernants un civisme oublié. Cela n’empêche pas de créer des rapports privilégiés avec certains États, débouchant sur une coopération durable. Il est temps de se souvenir de l’admonestation de Maurras : « Vous voulez faire l’Europe ? Faites. Mais ne faites pas comme si c’était fait. »

    Et quelle identité ? C’est là que se retrouve la permanence de l’Europe. Locchi nous disait déjà en 1976 : « La France est, en modèle réduit, la reproduction de l’Europe. Celtes, Latins, Germains se sont établis sur le territoire de l’Hexagone dans une antiquité reculée ou tardive. Il faut lui conserver cette composition. » Il ajoutait toutefois : « Elle est aussi ce qu’on pouvait en faire de pire. » Il visait la version jacobine de la nation, qu’il détestait, car rien ne nous oblige à croire que le pays commence en 1789.
    Les immigrations subies ne peuvent être absorbées par la France qu’avec des peuples déjà porteurs de l’héritage de l’Europe. Le défi démographique exige une volonté politique sans faille, ainsi qu’une reconstruction de la société, notamment par la restitution à la famille de ce dont elle a été spoliée. Ce ne sera pas facile. Il n’existe pourtant aucune contradiction essentielle entre souveraineté et identité.

    Quant à la construction d’une Europe politique, il faut se référer à l’Histoire. Dans les temps qui viennent, certaines nations d’Europe réussiront mieux que d’autres. Elles verront la nécessité d’agréger leurs puissances et de résister à leurs ennemis potentiels. Sera-ce sous la forme d’une confédération, comme celle tentée par les Habsbourg jusqu’à Sadowa, ou sous la forme d’une conquête comparable au Risorgimento ? L’avenir le dira. Mais une union durable et réaliste, exempte d’idéologies universalistes, sera indispensable pour survivre dans le monde de demain.

    Pierre de Meuse (Polémia, 11 décembre 2025)

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  • UE : quand les décisions liberticides se multiplient...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un débat avec Jean-Eudes Gannat, David Engels et Romain Petitjean, organisé par Tocsin sur la question de la multiplication des mesures liberticides en Europe.

     

                                              

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