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enracinement

  • Citoyenneté sans peuple, la fiction politique du droit du sol...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Balbino Katz, le chroniqueur des vents et des marées, cueilli sur Polémia et consacré à la question du droit du sol...

     

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    Citoyenneté sans peuple, la fiction politique du droit du sol

    Une querelle juridique qui masque une question vitale

    L’audience portée devant la Cour suprême des États-Unis à propos du droit du sol est présentée comme une controverse constitutionnelle. Elle est en réalité d’une tout autre nature. Ce qui s’y joue n’est pas seulement l’interprétation d’un amendement, mais la définition même du corps politique.

    Le discours dominant s’efforce de ramener cette question à une opposition morale, ouverture contre fermeture, universalité contre exclusion. Cette rhétorique dispense de penser. Elle évite surtout de poser la question décisive, qu’est-ce qu’un citoyen lorsque le peuple auquel il appartient cesse d’être défini ?

    Comme le pensait Pierre Manent, « il n’y a pas de démocratie sans peuple, et il n’y a pas de peuple sans limites ». Or toute extension indéfinie de la citoyenneté tend précisément à abolir ces limites.

    La grande confusion, citoyenneté et nationalité

    L’un des traits majeurs de la modernité tardive réside dans la confusion entretenue entre citoyenneté et nationalité. Cette confusion n’est pas innocente, elle permet de substituer un statut juridique à une réalité historique.

    La citoyenneté, entendue comme participation aux droits politiques, tend à absorber la nationalité, qui désigne pourtant une appartenance plus profonde, culturelle, historique, parfois même anthropologique. Cette substitution permet de faire croire que l’appartenance peut être produite par le droit.

    Or l’expérience historique montre l’inverse. Même les régimes les plus universalistes ont été contraints de reconnaître cette distinction. L’Union soviétique elle-même distinguait la citoyenneté, soviétique, de la nationalité, ethnique. Cette reconnaissance implicite d’une pluralité irréductible des appartenances traduisait une réalité que l’idéologie ne pouvait abolir.

    La citoyenneté libérale, une construction sans mémoire

    La conception libérale de la citoyenneté repose sur une abstraction fondatrice. Elle suppose que l’individu peut être détaché de ses origines, de son histoire, de ses appartenances, pour être reconnu comme sujet de droit.

    Cette vision trouve son expression classique chez Ernest Renan. Mais l’interprétation contemporaine en trahit profondément l’esprit. Car Renan lui-même insistait sur le « riche legs de souvenirs » sans lequel aucun plébiscite n’est possible. La volonté ne suffit pas, elle suppose une mémoire.

    La modernité tardive, décrite par Marcel Gauchet, tend à dissoudre cette mémoire dans l’universalisme des droits. La citoyenneté devient un attribut, un label, une qualité attribuée indépendamment de toute continuité.

    Le droit du sol constitue l’aboutissement de cette logique. Il transforme la naissance en fait générateur d’appartenance, indépendamment de toute inscription dans une histoire commune. Le territoire devient un support administratif, non plus un espace vécu.

    L’illusion de la citoyenneté universelle

    Cette extension indéfinie de la citoyenneté repose sur une illusion, celle d’une communauté politique sans fondement substantiel. Elle suppose que des individus peuvent partager des droits sans partager un monde.

    Dominique Schnapper a montré que la citoyenneté moderne repose sur une tension entre universel et particulier. Lorsque cette tension disparaît au profit du seul universel, la citoyenneté perd sa consistance.

    Le résultat n’est pas l’unité, mais la juxtaposition. Des individus juridiquement égaux coexistent sans nécessairement former un peuple. Le droit produit une fiction d’unité que la réalité sociale dément.

    La conception organique, la citoyenneté comme destin partagé

    Face à cette abstraction, une autre conception subsiste, plus ancienne, plus enracinée. Elle considère la citoyenneté comme l’expression d’une continuité historique.

    Alexis de Tocqueville soulignait que les institutions démocratiques reposent sur des mœurs. Ces mœurs, produit d’une histoire longue, constituent le socle invisible de la citoyenneté.

    Dans une perspective proche, Alain de Benoist rappelle que « toute identité est héritée avant d’être choisie ». Cette formule dit l’essentiel, la citoyenneté ne se décrète pas, elle se reçoit et se transmet.

    Le juriste Carl Schmitt apporte une clé décisive. Le politique suppose une distinction, une capacité à dire qui appartient et qui n’appartient pas. Une citoyenneté indifférenciée tend à abolir cette distinction, et avec elle, la possibilité même du politique.

    Le droit du sol, moteur de la déliaison

    Le débat américain met en lumière une transformation du droit du sol lui-même. Ce qui fut un instrument d’intégration devient un mécanisme de déliaison.

    Les critiques soulignent ses effets concrets, attraction migratoire, stratégies d’ancrage par la naissance, transformation de la citoyenneté en moyen d’accès indirect au territoire. La figure des « anchor babies » illustre cette mutation, la citoyenneté cesse d’être un aboutissement pour devenir un levier.

    Plus profondément, elle tend à produire ce que l’on pourrait appeler une citoyenneté de circonstance. Elle ne procède plus d’une appartenance, mais d’un événement, la naissance sur un sol.

    Cette évolution correspond à ce que Oswald Spengler décrivait comme le destin des civilisations tardives, la survie des formes au prix de la disparition de leur contenu.

    Dissocier pour restaurer

    Face à cette crise, une piste consiste à rétablir la distinction entre nationalité et citoyenneté. La première relèverait de l’appartenance historique, la seconde de la participation politique.

    Une telle dissociation permettrait de reconnaître la réalité des sociétés contemporaines tout en préservant l’existence du corps politique. Elle introduirait une hiérarchie là où règne aujourd’hui la confusion.

    Elle suppose toutefois de rompre avec l’illusion selon laquelle le droit peut produire de l’appartenance. Comme le rappelait Guillaume Faye, une société qui ne se définit plus finit toujours par être définie par d’autres.

    Une question européenne décisive

    L’Europe est désormais confrontée à cette question dans toute son ampleur. Le droit du sol, dans ses différentes déclinaisons, participe à une transformation silencieuse du corps civique.

    Cette transformation ne se limite pas à des statistiques ou à des flux. Elle affecte la perception même de l’appartenance, et donc la cohésion politique.

    Le débat américain ne fait qu’anticiper des interrogations qui s’imposeront, tôt ou tard, aux nations européennes.

    Un révélateur

    Le droit du sol n’est pas un simple mécanisme juridique. Il est un révélateur.

    Il révèle une mutation profonde, le passage d’une citoyenneté enracinée dans une histoire à une citoyenneté produite par le droit. Entre ces deux conceptions, le choix n’est pas technique, il est existentiel.

    Car au terme de cette évolution, une question demeure à laquelle il faudra bien un jour donner une réponse : une communauté politique peut-elle survivre lorsque la citoyenneté n’exprime plus une appartenance, mais seulement une procédure ?

    Balbino Katz (Polémia, 1er avril 2026)

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  • La droite politique, culturelle comme médiatique doit cesser de tendre la joue...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Yann Vallerie cueilli sur Breizh-Info et consacré à la mode, à droite, de la “vidéo-victimisation”...

     

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    Victimisation ou reconquête ? La droite politique, culturelle comme médiatique doit cesser de tendre la joue

    Il y a une chose que la droite française doit comprendre – vite, et sans se raconter d’histoires : on ne gagne pas une bataille de civilisation en se comportant comme un club de soutien psychologique. On ne rallie pas des hommes debout avec des vidéos de types à terre. Et surtout, on ne bâtit pas une promesse d’ordre en exhibant, en boucle, sa propre impuissance comme si c’était une médaille.

    Je vais le dire sans détour, parce que personne n’ose le formuler clairement : la “vidéo-victimisation” est une drogue. Elle donne des shoots d’indignation, des likes faciles, des “courage !” en commentaires, et ça fait monter l’audience comme une perfusion d’adrénaline. Mais politiquement, culturellement, symboliquement, c’est un poison. À force de montrer qu’on se fait humilier, voler, casser, expulser, bousculer, et qu’on revient la semaine suivante pour recommencer – on imprime dans les têtes un message simple : “Nous sommes faibles, et nous acceptons de l’être.”

    Or la politique, ce n’est pas seulement des idées. C’est une affaire de gravité, de verticalité, de prestige. Les gens ne suivent pas des victimes professionnelles. Ils suivent ceux qui dégagent une énergie d’action, une capacité à tenir, à durer, à encaisser sans pleurnicher, à se relever sans s’exhiber. Une femme, normalement, ne fait pas un enfant avec un homme qui ne lui inspire aucune sécurité. Ce n’est pas un slogan, c’est une loi anthropologique. La confiance naît du sentiment de protection. Et ce qui vaut dans l’intime vaut dans le collectif : on ne confie pas l’avenir de son pays à des gens qui ont l’air de se faire bolosser avec une sorte de jouissance morale.

    Je n’écris pas ceci par haine, ni pour jouer au “plus pur que toi”. J’écris parce que je suis fatigué de voir notre camp saboter sa propre image à coups de contenus “martyrs en 4K”. Il y a une grande confusion : certains croient qu’être “la cible” prouve qu’on est “dans le vrai”. Comme si la violence adverse était un label de qualité. Non. La violence adverse est un fait, parfois inévitable, et qui doit être traité comme tel : avec stratégie, discipline, et organisation. Pas comme un spectacle.

    Car le problème, bien souvent, n’est même pas le courage individuel. Le problème, c’est l’amateurisme. Aller volontairement se jeter dans une nasse hostile, sans service d’ordre, sans repérage, sans plan de repli, sans cadre juridique, puis pleurer devant la caméra quand ça dégénère, ce n’est pas du courage : c’est de l’imprudence mise en scène. Et l’imprudence, en politique, coûte cher aux autres. Elle décourage les sympathisants, elle affaiblit les militants, elle donne aux adversaires la certitude qu’ils peuvent chasser, intimider, confisquer l’espace – sans conséquence.

    Alors oui : la droite doit arrêter de faire les victimes. Mais qu’on s’entende bien sur “rendre les coups”. Je ne parle pas de fantasmes adolescents, de bagarre romantique, de “guerre civile” chantée par des bavards. Je parle de riposte intelligente, légitime, et surtout efficace.

    Rendre les coups, c’est d’abord refuser le récit imposé. C’est nommer, démonter, exposer. C’est cesser de s’excuser d’exister. C’est refuser la position de proie médiatique. C’est apprendre à répondre du tac au tac, à retourner l’accusation, à faire payer le prix symbolique à ceux qui croient avoir tous les droits.

    Rendre les coups, c’est ensuite l’organisation. Pas la bravade. L’organisation. Un dispositif de sécurité adapté, une discipline collective, une préparation du terrain, une maîtrise de la logistique. C’est éviter de livrer des “moments” gratuits à l’ennemi. C’est comprendre que, dans une université, une manifestation, un reportage “dans la fosse”, vous êtes dans un théâtre d’hostilité : si vous y allez, vous y allez pour occuper l’espace, pas pour servir de punching-ball pédagogique. Si vous ne pouvez pas occuper, vous ne venez pas. On ne fait pas de politique en tendant la joue.

    Rendre les coups, c’est aussi l’arme qui fait paniquer nos adversaires : le droit, la procédure, la plainte systématique, la traçabilité, la documentation. Chaque dégradation, chaque intimidation, chaque agression doit produire un coût. Pas un tweet. Un coût. Dépôts de plainte, constitution de dossiers, suivi, publicité méthodique, pression locale. Ceux d’en face ont compris une chose : l’impunité est un carburant. Il faut l’assécher. Et l’assécher demande du sang-froid, pas du cinéma.

    Mais je vais plus loin : la droite doit aussi montrer l’exemple. Parce que l’autorité ne se proclame pas, elle se pratique. On ne peut pas réclamer l’ordre et vivre dans le désordre. On ne peut pas exiger la discipline nationale et se complaire dans la querelle de chapelles, la jalousie d’ego, le narcissisme de micro-audience. On ne peut pas dénoncer la décadence en mimant les codes d’un monde décadent : hystérie, indignation permanente, victimisation performative, mise en scène de soi.

    Ce que les Français veulent entendre, au fond, c’est simple : “Nous allons tenir. Nous allons bâtir. Nous allons protéger.” Ils cherchent des gens qui donnent envie de s’aligner, pas de s’excuser. Des gens qui respirent la maîtrise, pas la plainte. Des gens qui inspirent le respect, pas la pitié.

    Aujourd’hui, trop de figures de droite confondent “faire parler de nous” et “imposer une force”. Or la notoriété n’est pas la puissance. La puissance, c’est la capacité à durer, à structurer, à conquérir, à former, à transmettre. La gauche radicale l’a compris : elle protège ses nervis, elle fabrique ses héros, elle transforme ses agresseurs en victimes. Et nous, que faisons-nous ? Nous transformons nos victimes en contenu.

    Stop.

    Il faut une droite qui cesse de quémander. Une droite qui cesse de trembler devant les injonctions morales. Une droite qui cesse de s’exhiber en martyr. Une droite adulte, stratégique, enracinée, disciplinée. Une droite qui ne cherche pas à être aimée par ses ennemis, mais respectée par le peuple.

    Là est le choix : la posture victimaire ou la reconquête. La plainte ou l’exemple. Le buzz humiliant ou le travail de puissance.

    Se faire sciemment bolosser en boucle n’est pas une stratégie politique. C’est une défaite mise en abonnement.

    Yann Vallerie (Breizh-Info, 9 février 2026)

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  • Pour une écologie populaire et enracinée...

    Nous vous signalons la parution du nouveau numéro de Rébellion (n°104, Automne 2025).

    Vous pouvez vous procurer la revue sur son site : Rébellion

     

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    Au sommaire :

    Éditorial :

    Leur écologie et la nôtre (Louis Alexandre)

    Dossier :

    Pour l’ordre divin du monde (Guillaume Le Carbonnel)

    Autonomie et enracinement : une maison à la campagne (Thomas De Pieri)

    Entretien avec Wilfrid Chevalier : la permaculture et l’autonomie alimentaire

    Histoire de la forêt française (Thomas De Pieri)

    Martin Heidegger : philosophe de la nature (Thomas De Pieri)

    Présentation de nos camarades du projet Équinoxe (https://heritagenatureholisme.wordpress.com)

    La métaphysique de l’amour (Camille Mordelynch)

    Lecture actuelle :

    Sorcière ! de Mona Chollet (Alexandra Arcé).

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  • Refonder la santé : pour une révolution sanitaire enracinée et souveraine...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Julien Dir cueilli sur Breizh-Info et consacré à la nécessaire réforme du système de santé français.

     

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    Refonder la santé : pour une révolution sanitaire enracinée et souveraine

    Notre système de santé est à bout de souffle. Ce n’est pas une crise : c’est une fin de cycle. L’hôpital public est devenu une usine à malades où les soignants s’effondrent et les patients errent. Les déserts médicaux s’étendent comme un cancer, jusqu’au cœur des métropoles. Les médecins libéraux désertent les gardes. Les infirmiers fuient l’hôpital. Les services d’urgence ferment. Et pendant ce temps, l’État bricole, empile les « Ségur », verse des primes et remplit des tableaux Excel.

    Mais on ne répare pas un arbre pourri à la racine avec du sparadrap. Il faut une refondation. Une révolution douce, enracinée, réaliste. Une contre-utopie organisée autour de quelques principes simples : souveraineté, proximité, responsabilité.

    Un système régionalisé, enraciné dans la terre des vivants

    La première erreur historique fut de vouloir centraliser la santé. Un fonctionnaire à Paris n’a aucune idée de la situation à Guingamp, à Lannemezan ou dans les Hautes-Alpes. Il est temps de confier la santé… à ceux qui vivent là.

    Chaque région doit avoir son propre service de santé, sous forme d’une agence sanitaire autonome, dotée de son budget, de son plan d’équipement, de ses hôpitaux et de son réseau de soins. Cette régionalisation permettra d’adapter les politiques sanitaires aux réalités locales : en Bretagne, la priorité sera aux urgences rurales et au maintien des maternités. En Alsace, peut-être à la gériatrie. Chaque peuple de France doit reprendre la main sur sa santé.

    Mieux encore : pour les régions qui le souhaitent, un maillage européen à petite échelle peut être envisagé. Il ne s’agit pas de livrer notre santé à Bruxelles, mais d’organiser des coopérations transfrontalières en matière de soins rares, de transferts de patients, de formation ou de recherche. Une Europe enracinée, fondée sur les territoires et les peuples, pas sur les directives.

    Une promesse fondamentale : soigner chaque Français à moins de 30 minutes de chez lui

    C’est un engagement que l’on pourrait inscrire dans la Constitution. Un hôpital, une maison de santé, une structure de soins à moins de trente minutes de chaque Français, quel que soit son lieu de résidence.

    Cela suppose de rouvrir des structures, pas de les fermer. De réorganiser les urgences, pas de les mutualiser à 200 kilomètres. De créer un maillage d’unités mobiles de soins, de relocaliser les plateaux techniques, et surtout, de sortir de la logique purement comptable imposée par l’ARS et Bercy.

    Nous devons investir dans des soignants bien payés, bien formés et respectés, pas dans des consultants en management ou des applications inutiles. Le financement peut être assumé par les régions, à condition que l’on mette fin au gaspillage, à la bureaucratie et à la surfacturation provoquée par une complexité folle.

    Le Service sanitaire national : deux ans de don pour tous

    La France n’a plus d’armée du peuple. Elle n’a plus de service national. Elle n’a plus de lien social. Recréons-le par un Service sanitaire national obligatoire pour tous entre 18 et 40 ans. Chaque Français, homme ou femme, devrait consacrer au moins deux années de sa vie à servir : comme pompier volontaire, secouriste, aide-soignant, brancardier, auxiliaire de soins, logisticien de crise, etc.

    Ce service sanitaire permettrait de former une réserve active de plusieurs millions de citoyens capables d’intervenir en cas de catastrophe, d’épidémie, de guerre ou de crise majeure. Cela ouvrira des débouchés professionnels, moyennant équivalence, à tous. Ce serait aussi un creuset de fraternité réelle, de discipline librement consentie, et une expérience utile pour les jeunes qui veulent s’orienter vers les métiers du soin.

    À ceux qui hurleront à la militarisation ou à l’embrigadement, répondons qu’il s’agit d’un retour au réel. Le soin est un acte politique et communautaire. On ne soigne pas une société liquide avec des pixels. On la soigne avec des hommes et des femmes debout, formés, prêts à servir.

    Une exigence non négociable : un système fermé, souverain, protégé

    Il n’existe aucun système de santé viable dans une société ouverte à tous les vents. Une médecine gratuite, universelle, solidaire n’est possible que dans un cadre limité, fermé, défini.

    La France ne peut pas soigner indéfiniment la planète entière. Il est temps d’imposer un principe clair : les soins gratuits sont réservés aux citoyens français et aux étrangers ayant contribué durablement au financement du système. Pour les autres, c’est le pays d’origine qui doit payer. Ou bien c’est le patient.

    L’immigration n’est pas un droit à la santé gratuite. C’est une charge, souvent lourde, pour les hôpitaux, les urgences, les maternités. Dans un monde rationné, la priorité doit aller aux nôtres.

    Soigner, c’est bâtir une civilisation

    La médecine moderne s’est coupée de ses racines spirituelles, culturelles, éthiques. Elle est devenue une technique froide, parfois inhumaine. Refonder notre système de santé, ce n’est pas seulement gérer une crise ou améliorer des ratios. C’est rebâtir une civilisation autour de la vie, du soin, du sacrifice et du bien commun.

    Nous n’avons plus besoin de ministères pléthoriques, de commissions inutiles ou de colloques creux. Ni d’administrations vampires qui engloutissent le budget de l’hôpital. Nous avons besoin de médecins enracinés épaulés par des robots et par l’IA, de paysans bien portants, de jeunes qui s’engagent, d’infirmières et de sages-femmes respectées, de structures agiles, de territoires fiers.

    Et surtout, d’une Civilisation qui préfère soigner les siens que sauver le monde entier sur ses propres cendres. C’est possible. Il suffit d’oser.

    Julien Dir (Breizh-Info, 27 mai 2025)

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  • Quelles sont les véritables racines de l’Europe ?...

    La matinale de Ligne droite recevait Grégoire Gambier, formateur de l’Institut Iliade et directeur de la collection Iliade aux éditions de la Nouvelle Librairie pour évoquer avec lui la question des vraies racines de l'Europe.

     

                                              

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  • La Tradition comme socle, l’enracinement comme but...

    Dans ce nouveau numéro d’Orages de papier, réalisé par TV Libertés en partenariat avec la Nouvelle Librairie , Alexandre Nantas rencontre Rémi Soulié pour parler d’enracinement, de tradition et de poésie.

    Philosophe et écrivain, Rémi Soulié est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Les châteaux de glace de Dominique de Roux (Les Provinciales, 2002),  Nietzsche ou la sagesse dionysiaque (Seuil, 2014), Racination (Pierre-Guillaume de Roux, 2018), Les métamorphoses d'Hermès (La Nouvelle Librairie, 2021), L'Éther (La Nouvelle Librairie, 2022) et Les âges d'Orphée (La Nouvelle Librairie, 2022).

     

                                                

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