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24/07/2018

Comment la gauche devient racialiste...

Le nouveau numéro de la revue Éléments (n°173, août-septembre 2018) est disponible en kiosque !

A côté du dossier consacré aux 50 ans de la Nouvelle droite, on retrouvera l'éditorial d'Alain de Benoist, les rubriques «Cartouches», «Le combat des idées» et «Panorama» , un choix d'articles variés, de nombreux entretiens, les chroniques de Xavier Eman, d'Hervé Juvin, d'Olivier François, de Ludovic Maubreuil, d'Armand Grabois, de Laurent Schang et d'Yves Christen et l'anti-manuel de philosophie de Jean-François Gautier...

Bonne lecture !

Vous pouvez commander ce numéro ou vous abonner sur le site de la revue : http://www.revue-elements.com.

 

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Éditorial           

Ordre moral, par Alain de Benoist

Agenda, actualités

L’entretien

Alain de benoist et Laurent Fourquet : L'huamnisme est-il un nihilisme ?, propos recueillis par Marie David

Cartouches

Le regard d’Olivier François : Jean Cau, l'indompté

Une fin du monde sans importance, par Xavier Eman

Le carnet géopolitique d’Hervé Juvin : Eyes wide shut

Terry Gilliam, le cinéaste qui tua Don Quichotte, par Ludovic Maubreuil

Champs de bataille : Prague, 1620, par Laurent Schang

Les caresses de Gil Evans, par Armand Grabois

Bestiaires : l'abeille entre l'être et le néant, par Yves Christen

Sciences

Le combat des idées

Les indignations rose bonbon du gauchisme chic, par François Bousquet

Races, racismes et racialisation, la gauche en folie, par Alain de Benoist

Michel Geoffroy : « La super classe, c'est le trotskisme plus Google »

Ayn Rand, l'autre Dame de fer, par David L’Épée

Splendeurs et misères de l'érotisme français, par David L’Épée

Les derniers jours du Beverley, par Chritophe A. Maxime

Roland Jaccard : « Décervelez la population et vous tuez l'érotisme »

Michel Charlier-Haldorf : un peintre hors des sentiers battus

La « décence ordinaire » des Kinks, par Fabien Niezgoda

Le match Abel Michéa - Antoine Blondin, par Pascal Esseyric

Politique de la ville, une usine à gaz française, par Xavier Raufer

Le syndrome de la ville obèse, par Julien Damon et Pierre Le Vigan

E. T. A. Hoffman, le fantastiqueur, par Olivier François

Dossier

Les cinquante ans de la Nouvelle Droite

Réflexions d'un historien sur un annversaire, par Olivier Dard

« Vous êtes excessivement franco-français », par Guiseppe Giacco

« La France est un pôle d'idées qui nous arme », par Benedikt Kaiser

Une nouvelle génération intellectuelle, par Pascal Esseyric

Une jeune génération reprend le flambeau, par Rodrigo Agulló

Le front de la bataille intellectuelle s'est étendu, par Alberto Buela

Les témoignages de Luc Pauwels, Jure Vujic et Danie Goosen

Panorama

L’œil de Slobodan Despot

Série télé : Maigret avec Jean Richard, par Michel Marmin

Un païen dans l’Église :La collégiale Saint-Pierre de Chauvigny, par Bernard Rio

Philo : Peut-on être insensible à l'art ?, par Jean-François Gautier

L’esprit des lieux : Alep, par Alain de Benoist

C’était dans Éléments : Ave, Maradona !, par Gennaro Malgieri

Éphémérides

 

14/07/2018

Censure sur la criminalité en Europe ?...

 Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Xavier Raufer, cueilli sur Atlantico et consacré à la censure de faits qui règne dans la presse sur la vraie nature de la criminalité en Europe... Criminologue et auteurs de nombreux essais, Xavier Raufer a récemment publié Les nouveaux dangers planétaires (CNRS, 2012) ou encore Criminologie - La dimension stratégique et géopolitique (Eska, 2014).

 

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Campagne d'affichage de l'AfD :" L'Allemagne a besoin de sécurité ! "

 
Censure sur la criminalité en Europe ? Pourquoi la baisse évoquée en Allemagne et en Suède est en trompe l’œil
A la lecture de la presse, le criminologue que je suis est saisi par un étrange malaise sur le traitement réservé aux enjeux de sécurité en Europe. Que d’oublis et d’ignorance et, partant, d’incapacité à comprendre le ressenti des citoyens européens face à la terreur et au crime.

Prenons ainsi l'étude récente d'un think tank américain selon lequel de janvier 2014 à fin 2017, l'Europe a subi 194 attentats (réussis ou non). Bilan : 357 morts, 1 660 blessés. 32 de ces tueries ayant toute de même causé 1 000 morts ou blessés étaient pour tout ou partie le fait de migrants (Maghreb, Soudan, Irak). Pas exactement rien… 

Désormais, ces "oublis" frôlent la censure. Fin mai en Allemagne, Susanna Feldman, 14 ans, est violée et tuée par un hybride migrant-irakien (braquage, mars 2018, droit d'asile, rejet en mars 2016).

Le site israélien I24News révèle qu'elle est juive. Une Juive assassinée en Allemagne - outrage garanti ! Or googlez "Susanna Feldman": sur les cinq premières pages, pas trace du Monde, de Libé ou de France Info. 

Mais place aux chiffres sur la mondialisation et la réalité de la criminalité dans certains pays d’Europe dont de nombreux articles –relayant sagement des propos officiels- ont expliqué récemment qu’elle était en forte baisse. 

Allemagne – A en croire, une majorité de nos grands médias d'information, tout va bien et même très bien en matière de sécurité au pays de Mme Merkel puisque les chiffres sont à la baisse ! Voyons voir.

"No-go areas" (quartiers hors-contrôle) - Mme Merkel l'avoue en février 2018 (RTL-Deutschland,) "Il y a des lieux en Allemagne où les gens ne sont plus en sécurité...Il faut le dire clairement". C'est si clair qu'en juin 2018, 90% des Allemands veulent un durcissement de la politique migratoire. Sur cela, censure des médias précités. 

Baisse statistique factice de la criminalité - Pour le syndicat policier allemand GdP, les statistiques nationales (PKS) incluent tout passage illégal de la frontière ["infractions liées à la loi sur les étrangers"] donc si en 2015, 890 000 clandestins entrent en Allemagne, et 280 000 en 2016, on a fin 2016... 610 000 infractions de moins ! Fine astuce.

Ce qui monte malgré tout - Crimes violents en 2015 et 2016, + 7% [homicides & tentatives + 14%, viols + 12%, coups & blessures + 10%] ; en 2017, homicides + 3,2%. 90% de ces hausses sont dues à des migrants mâles de 14 à 30 ans.

Crimes dans les länder et villes (où la censure d'Etat est moins écrasante) :

- Leipzig, attaques à l'arme blanche : 2011, 33 cas ; 2017, 138.

- Sigmaringen (Souabe), 2017 : 57% des infractions connues sont dues aux migrants, dont 49% des vols dans les commerces et 39% des vols violents.

- Rhénanie-Nord Westphalie, 2e semestre 2017, 500 attaques à l'arme blanche connues.

Fautives statistiques allemandes sur la sécurité : 

- Pour le syndicat de la police (Bund Deutscher Beamter), 90% des infractions sexuelles et 88% des "crimes de haine" sont hors-statistiques. Confirmation d'études académiques que le BKA ignore 20% des infractions connues - voire "oublierait" 50% des homicides car nul ne vérifie la mention "mort naturelle" d'un médecin légiste, peut-être soudoyé ou étourdi.

- Pire, les données du BKA incluent les seules infractions fédérales élucidées "Aufgeklärten Straftaten" ; or 45% des infractions connues ne sont pas élucidés ; ni bien sûr le "chiffre noir" (écart entre infractions connues et vécues). Joli effet d'entonnoir - ignoré des médias.

- Enfin, les comptages du BKA omettent les actes terroristes, relevant du Renseignement intérieur, loin des yeux indiscrets.

Gros scandale au service fédéral de l'immigration (BAMF) qui - submergé ou corrompu ? - a des années durant accordé à l'aveuglette des titres de séjour à des Zuwanderer - dont nombre de criminels violents.

Que sait-on de la criminalité des migrants/étrangers en Allemagne ?

- 40% des infractions qu'ils commettent sont le fait de 1% d'entre eux - ce qui prouve la présence parmi eux de criminels endurcis,

- Crimes sexuels imputables aux migrants : 2013, 2/jour ; 2014, 3/jour ; 2015, 5/jour ; 2016, 9/jour ; 2017, 13/jour.

- En Allemagne, 1 habitant sur 8 est étranger ; sur 3 inculpés de crime, 1 étranger ; Sur 5 victimes d'un crime, 1 étranger.

Parquet fédéral allemand, enquêtes pour "extrémisme" : 68 en 2013, 1 200 en 2017. Inculpations pour "terrorisme" : 2016, 66 ; 2017, 316.

Suède (10 millions d'habitants) Sondage pour les législatives de l'automne 2018, sur les colères des électeurs : 1 - l'immigration ; 2 - la santé ; 3 - la loi et l'ordre. Dans ce pays jadis si paisible, la vague migratoire a provoqué un séisme criminel oublié des médias.

Zones hors-contrôle : selon le syndicat du personnel paramédical (Ambulandförbundet), on en compte 60 autour de Stockholm, Gothenburg et Malmö.

Omniprésence des armes de guerre : 

- Attentats à la grenade, 4 en 2014, 20 en 2017. Au marché noir, de meurtrières grenades défensives sont à 30 € pièce ; même, gentil geste commercial, on en a deux gratis pour l'achat d'une kalachnikov. En 2017 à Malmö, des commissariats reçoivent deux de ces engins - dégâts énormes. 

- Usage d'armes de guerre sur la voie publique : 300 en Suède, en 2017 ; 17 homicides par arme à feu en 2011 ; 41 en 2017 plus 135 blessés. En juin 2018 à Malmö, une fusillade fait 3 morts et 3 blessés graves ; les douilles jonchent le sol, près du commissariat central.

Voilà ce qu'ignorent nos médias d'information - Fake news, non - censure, plutôt.

Xavier Raufer (Atlantico, 3 juillet 2018)

30/06/2018

Le fantomatique terrorisme d'ultra-droite...

Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien avec Xavier Raufer réalisé le 27 juin 2018 pour Boulevard Voltaire, et consacré au démantèlement par la DGSI d'un surprenant groupe "terroriste" d'ultra-droite...Une excellente mise au point !

Criminologue et auteurs de nombreux essais, Xavier Raufer a récemment publié Les nouveaux dangers planétaires (CNRS, 2012) et Criminologie - La dimension stratégique et géopolitique (Eska, 2014) et a également coordonné l'ouvrage collectif intitulé La première cyber-guerre mondiale ? (Eska, 2015).

 

                               

30/05/2018

La montée de l'hyperviolence est-elle évitable ?...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Xavier Raufer, cueilli sur Atlantico et consacré au discours du président de la République sur les banlieues. Pour lui, le diagnostic est en partie là. Il faut maintenant passer aux actes...

Criminologue et spécialiste des questions de sécurité, Xavier Raufer a publié ces dernières années Les nouveaux dangers planétaires (CNRS, 2012) et Criminologie - La dimension stratégique et géopolitique (Eska, 2014) et a également coordonné l'ouvrage collectif intitulé La première cyber-guerre mondiale ? (Eska, 2015).

 

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Montée de l’hyperviolence : une impuissance politique pourtant si évitable

Énoncés ci-après, ces graves crimes sont TOUS advenus ces trois derniers jours. TOUS, dans les fameux "quartiers prioritaires de la politique de la ville" (QPV). Il en va de même, homicide après homicide, émeute après émeute, lynchage après lynchage, trafic après trafic, incendie après incendie, dans ces mêmes QPV, jour après jour et toute l'année, depuis désormais quarante ans et plus ; le chaos s'aggravant en outre d'année en année.

Au point que désormais, il est possible de diagnostiquer sans exagérer que la France a un problème criminel et un seul, celui de ces ghettos hors-contrôle livrés à des bandes armées et autres narco-milices ; et qu'y rétablir l'ordre une bonne fois pour toutes ferait s'effondrer, de moitié voire plus, nos statistiques criminelles nationales.
 
Qu'on en juge :
 
- MARSEILLE, cité de la Busserine (QPV) des Ninjas cagoulés d'une narco-milice tirent à la kalachnikov sur tout ce qui bouge, kidnappent un voyou rival et mettent en joue des policiers venu voir. Façon guerre civile en Algérie -  la vidéo qui circule est si effrayante que le pauvre maire de la ville n'ose même plus bêler que "Marseille n'est pas Chicago".
 
- CASTELSARRAZIN (Tarn-et-Garonne), cité Gambetta (QPV) - sur le mur d'un fief local des dealers, s'étalent les noms des policiers du secteur et de leurs proches, assortis de menaces de mort.
 
- PAU, quartier Saragosse (QPV) - une meute des aimables chérubins de Mme Taubira, dont de juvéniles prédateurs tchétchènes, lynchent à mort un ex-bandit africain, pour d'obscurs et sans doute futiles motifs.
 
- COURCOURONNE (Essonne, QPV) quatre policiers veulent contrôler un jeune en moto. Une meute violente les moleste, un policier est lynché, cheville fracturée.
 
- ROMAINVILLE (93, QPV) - Poignardé en plein cœur, un quadragénaire meurt, suite à des heurts avec l'usuelle meute de voyous.
 
Bien sûr, tous ces quartiers et cités sont d'ores et déjà inondés d'argent public, en vue d'une réhabilitation du bâti qui, s'agissant de sécurité publique et de "reconquête républicaine", échoue pathétiquement depuis vingt ans et plus. Pour le seul quartier Saragosse de Pau, on claque ainsi, sur quatre ou cinq ans, cent trente millions d'euros.
 
Que, d'assassinats en émeutes, la France aille droit à des zones localisées de guerre civile, le président Macron a dû le ressentir : il est jeune et ainsi, son horizon est plus profond que celui de récents politiciens d'une Ve république vieillissante et fatiguée, cyniques adeptes du bien connu "après moi, le déluge".
 
D'instinct, M. Macron aura senti que le ruineux et fantasmagorique plan de M. Borloo, pur cataplasme-sur-jambe-de-bois, était partie intégrante du problème, pas de sa solution.
 
Et que l'exubérant fan-club-Borloo tendait la gamelle dans des conditions de gabegie telles qu'elles horrifient depuis vingt ans la Cour des comptes - et ont déjà conduit des élus de Marseille, devenus au fil des ans de purs proxénètes de la "politique de la ville", sur la paille humide des cachots.
 
Car ce qu'a asséné M. Macron respire enfin le réalisme :
 
- Fin de la récré-Borloo "Je ne vais pas annoncer un plan ville, un plan banlieues",
 
- L'Etat a "perdu la bataille des trafics dans de nombreuses cités",
 
- Ca s'aggrave : "Il faut regarder les choses en face, c'est en train d'empirer",
 
- Le problème est criminel : "Dans nos quartiers, il y a aussi de la violence, il y a des choses qui ne vont pas et c'est explosif"
 
- L'avenir est sombre : "Une tension qu'on a laissé s'enkyster... Une forme d'éloignement avec la République"
 
Ce que dit M. Macron, les criminologues réalistes, et aussi par ailleurs le courageux Georges Bensoussan, le rabâchent depuis belle lurette.
 
Enfin ! Un diagnostic présidentiel ouvre une perspective.
 
D'autant plus, que la voie ainsi tracée fait l'effet d'une affreuse douche glacée pour les médias gauche-caviar-Niel-Drahi - furieux et dépités au point qu'ils ont censuré les propos présidentiels les plus raides, ceux exposés ci-dessus ; hier introuvables sur leurs sites.
 
Que faire alors ? Lancer un "plan de mobilisation générale contre les trafics internationaux de stupéfiants", indique le président Macron.
 
C'est en effet la bonne voie.
 
Reste à s'y engager vigoureusement.
 
Xavier Raufer (Atlantico, 23 mai 2018)

17/05/2018

Un seul problème : celui des quartiers hors contrôle....

Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par Xavier Raufer à Boulevard Voltaire à la suite de l'attaque menée par un terroriste islamiste à Paris, le 12 mai dernier. Criminologue et spécialiste des questions de sécurité, Xavier Raufer a publié ces dernières années Les nouveaux dangers planétaires (CNRS, 2012) et Criminologie - La dimension stratégique et géopolitique (Eska, 2014) et a également coordonné l'ouvrage collectif intitulé La première cyber-guerre mondiale ? (Eska, 2015).

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Xavier Raufer : « La France a un seul problème, criminel et terroriste en même temps, celui de ces quartiers hors contrôle »

Samedi soir, à Paris, un jeune de 20 ans d’origine tchétchène a poignardé au hasard 5 personnes dans la rue. Cet attentat n’a rien de nouveau si on le compare au précédent.

Nous sommes en effet toujours dans le même schéma. Nous sommes surtout frappés de constater sempiternellement et comme toujours que ce jeune homme est issu des quartiers que la bureaucratie française appelle aimablement « quartiers de la politique de la ville (QPV) », mais qui sont en fait de véritables coupe-gorges. Il a commencé sa carrière en France à l’Ariane à Nice et jusqu’à récemment dans le quartier de l’Elsau à Strasbourg. L’Ariane à Nice et l’Elsau à Strasbourg sont des coupe-gorges dans lesquels la police ne met les pieds qu’épisodiquement depuis deux ou trois décennies. Ce sont des quartiers dans lesquels ni la police ni le renseignement ne peuvent faire convenablement leur travail. Dans ces quartiers QPV, un individu peut se radicaliser à loisir pendant une ou deux décennies sans que nul n’en ait la moindre idée.
Le seul problème criminel et terroriste de la France est celui de ces quartiers hors contrôle où on ne peut pas faire un travail de prévention et encore moins de répression.
Nous l’avons vu récemment à Toulouse avec l’arrestation de deux ou trois dealers, ou encore avec cette femme portant le niqab alors qu’on sait que c’est une provocatrice et qu’elle fait exprès pour être arrêtée par la police. Cela a suffi à déclencher des émeutes épouvantables dont le récit rappelait les guerres coloniales : le quartier en feu, les hélicoptères qui tournent autour de la ville, etc.
C’est naturellement un individu d’un de ces quartiers comme le quartier d’Ozanam à Carcassonne qui a tué le colonel Beltrame.
Ces quartiers sont des pépinières de criminels et de terroristes. Tant que nous n’aurons pas résolu ce problème-là, il y aura sans arrêt des Tchétchènes, des Maghrébins, des Coulibaly et des tout ce que vous voulez, qui continueront à avoir un coup de lune et à sortir dans la rue avec un couteau ou avec une voiture pour assassiner leurs contemporains. Cela ne s’est pas produit jusqu’à maintenant, mais on aura peut-être même un jour un Français converti à l’islam, pourquoi pas.

L’auteur de l’attentat de Boston était également un individu d’origine tchétchène.
Que se passe-t-il avec la Tchétchénie ?

Poutine a réglé le problème en Tchétchénie de manière impeccable. On souhaiterait d’ailleurs que le problème soit réglé aussi partout où il y a des révoltes islamistes. Naturellement, un certain nombre de ces terroristes étaient et sont partis vers le Moyen-Orient après ce qu’on appelle « la pacification ».
Parmi ces gens-là, il y a avait évidemment de vrais djihadistes, mais il y avait aussi des officiers et des agents de renseignement russe infiltrés. Ils ont d’ailleurs fait ensuite un excellent travail en Irak et en Syrie pour guider les bombardements de leur aviation. En tout état de cause, les Tchétchènes ont rejoint par milliers le Moyen-Orient avec leurs femmes et enfants. Ils sont devenus des combattants d’élite de l’État islamique. Le chef de guerre de l’État islamique a même été un Tchétchène.
Cette histoire est donc assez difficile à démêler. En tout état de cause, ils ne sont plus en Tchétchénie et ne posent plus de problème à la Russie elle-même. En revanche, nous avons des soucis avec eux à peu près partout où ils arrivent à se réinfiltrer en Europe.

Était-ce encore un individu fiché ?

Il y a un fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste appelé FSPRT. Ce fichier est consacré à des individus gravement radicalisés qui présentent un danger terroriste. Notre jeune Tchétchène était fiché S et fiché au FSPRT. Que faisait-il dehors ?
Pourquoi lui a-t-on donné la nationalité française à la légère, sous prétexte que sa maman était venue habiter chez nous ?
Cela fait quand même beaucoup. À chaque fois c’est pareil !

Xavier Raufer (Boulevard Voltaire, 14 mai 2018)

 

25/04/2018

Insécurité au quotidien : le grand retour de la chienlit...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Xavier Raufer, cueilli sur Atlantico et consacré à l'absence de réponse sérieuse du gouvernement face à l'explosion de l'insécurité...

Criminologue et spécialiste des questions de sécurité, Xavier Raufer a publié ces dernières années Les nouveaux dangers planétaires (CNRS, 2012) et Criminologie - La dimension stratégique et géopolitique (Eska, 2014) et a également coordonné l'ouvrage collectif intitulé La première cyber-guerre mondiale ? (Eska, 2015).

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Insécurité au quotidien : le grand retour de la chienlit

Yeux dans les étoiles, l'Europe...Co-gendarme mondial en Syrie, feux d'artifices à la clé... - le président Macron perçoit mal la réalité de la France, sur le terrain, à ses pieds : l'insécurité croît ; les migrants affluent ; le terrorisme revient ; la mondialisation broie les peuples. Prisonnier des médias-des-milliardaires qui souvent dictent sa conduite, il entend peu la colère d'un peuple français en théorie souverain, mais dont l'expresse volonté - mesures répressives, fermeté renforcée - est méprisée et bafouée.

Commençons par ce point.

SÉCURITÉ - (Odoxa-Le Figaro, 3/01/2018) L'insécurité augmente : oui, 58% ; non, 9%. Oui, milieux populaires : 60% ; oui zones rurales : 64%. Sondage révélant que l'insécurité, "au plus haut niveau historique" est désormais la première crainte des Français, devant le chômage.

TERRORISME - (Le Figaro - 30/03/2018) nouvelles mesures d'exception pour mieux assurer la sécurité des Français : oui, 61%. Droite libérale, oui : 78% ! Expulser les étrangers fichés S, oui, 83%. Droite libérale, oui : 92% ! Interdire le salafisme, oui : 88%. (Le Figaro - 30/03/2018) Vous fiez-vous au gouvernement pour assurer la sécurité des Français (crime... terrorisme...) oui : 41%, moins 8 points en un mois.

MIGRANTS - (Reuters - 7/02/2018) Trop d'immigrés en France, oui : 63% (BFMTV - 18/01/2018). La politique migratoire en France est trop laxiste, oui 66%. Milieux populaires, oui : 70%. Zones rurales, oui : 74%. Faut-il accueillir plus de migrants ?  Non : 59%. Milieux populaires, non : 70%. Zones rurales : non, 65%.

MONDIALISATION : (origine du présent chaos), effets négatifs pour l'Europe, oui : 55% ; sur les salaires, oui : 65% ; sur l'emploi, oui : 64%.

Fait-on plus clair ? Devant ce plébiscite sécurité - fermeté - refoulement de la vague migratoire, les médias-des-milliardaires et leurs serfs politiques parlent de "peurs". France-Info, voix du gauchisme bienséant, qualifie de "quartier populaire de la ville rose", le sinistre ghetto narco-djihadiste du Mirail, à Toulouse.

Pourquoi la rage des Français ? Du fait que croissent et s'enracinent - avant peut-être une criminelle "convergence des luttes" - diverses guérillas, sur l'essentiel du territoire de la métropole.

GUÉRILLA URBAINE À TOULOUSE - lugubre retour des articles des guerres coloniales (20 Minutes, 17/04/2018) "Les enfants ont eu peur cette nuit, l'hélico n'a cessé de tourner et il y avait tous ces feux..." (Les habitants) "On est pris en otage... Les dealers squattent les immeubles"...à La Reynerie, Bellefontaine et Bagatelle, véhicules incendiés par dizaines, carcasses parsemant parkings et voies d'accès ; commissariats ciblés, barricades en flamme. Motif ? Un "jeune" mort en prison... Contrôle d'une femme en burqa? Nul ne semble savoir, surtout pas le préfet local, qui radote l'usuel mantra "hommage-à-la-police-et-retour-au-calme".

GUÉRILLA CRIMINELLE À MARSEILLE - le 17 avril, autre bandit tiré aux jambes ; des morts et blessés chaque semaine, pour contrôler les territoires de la drogue.

GUÉRILLAS TRIBALES DANS LES BANLIEUES - entre bandes criminelles d'usage ethniques. Cette semaine (pierres... sabres... poignards...), une "guerre ouverte entre villes du Val d'Yerres" (Essonne).

GUÉRILLA RURALE À NOTRE-DAME-DES-LANDES - "Enlisement désastreux" disent des gendarmes osant parler. Ils ajoutent "incohérence entre le discours de fermeté des politiques dans les médias et réalité du terrain". Décodeur : rodomontades creuses.

Si la "face noire de la mondialisation" a suscité ce chaos terroriste, émeutier et criminel, les Quartiers de la politique de la ville (QPV) et Zones à défendre(ZAD) sont leurs champs de bataille.

QPV où, depuis 1981, on déverse des milliards pour apaiser racailles et racketteurs (catégories proches l'une de l'autre). QPV à ce point hors contrôle (Aulnay, Le Blanc-Mesnil, La Courneuve) que les Français juifs en fuient (Le Point -10/01/18 "Des familles juives contraintes de déménager"). Et où les médecins sont toujours plus agressés (Le Parisien, 3/04/18, Ipsos, Ordre national des médecins) : les pires zones étant celles où - surprise ! - la "diversité" règne avec la "politique de la ville".

Or face au crucial besoin de reconquérir les "territoires perdus de la République", M. Macron va sous-traiter la "Politique de la Ville" au fort défraichi M. Borloo, sous-Tapie entre Frégoli-Radsoc et avocat-Tefal.

Les habitants des ghettos de Toulouse s'écrient "La rénovation urbaine a bien eu lieu, les immeubles rénovés sont légion. C'est souvent de la cosmétique. Après, il faut de l'accompagnement. Sinon, ça sert à rien". Mais cosmétique encore et toujours - même après l'assassinat du colonel Beltrame. Et un ministère de l'Intérieur qui patine - tous s'en inquiètent à l'Elysée. Loin de Bruxelles et de Damas approche l'heure de vérité.

Xavier Raufer (Atlantico, 19 avril 2018)