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victimisation

  • La droite politique, culturelle comme médiatique doit cesser de tendre la joue...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Yann Vallerie cueilli sur Breizh-Info et consacré à la mode, à droite, de la “vidéo-victimisation”...

     

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    Victimisation ou reconquête ? La droite politique, culturelle comme médiatique doit cesser de tendre la joue

    Il y a une chose que la droite française doit comprendre – vite, et sans se raconter d’histoires : on ne gagne pas une bataille de civilisation en se comportant comme un club de soutien psychologique. On ne rallie pas des hommes debout avec des vidéos de types à terre. Et surtout, on ne bâtit pas une promesse d’ordre en exhibant, en boucle, sa propre impuissance comme si c’était une médaille.

    Je vais le dire sans détour, parce que personne n’ose le formuler clairement : la “vidéo-victimisation” est une drogue. Elle donne des shoots d’indignation, des likes faciles, des “courage !” en commentaires, et ça fait monter l’audience comme une perfusion d’adrénaline. Mais politiquement, culturellement, symboliquement, c’est un poison. À force de montrer qu’on se fait humilier, voler, casser, expulser, bousculer, et qu’on revient la semaine suivante pour recommencer – on imprime dans les têtes un message simple : “Nous sommes faibles, et nous acceptons de l’être.”

    Or la politique, ce n’est pas seulement des idées. C’est une affaire de gravité, de verticalité, de prestige. Les gens ne suivent pas des victimes professionnelles. Ils suivent ceux qui dégagent une énergie d’action, une capacité à tenir, à durer, à encaisser sans pleurnicher, à se relever sans s’exhiber. Une femme, normalement, ne fait pas un enfant avec un homme qui ne lui inspire aucune sécurité. Ce n’est pas un slogan, c’est une loi anthropologique. La confiance naît du sentiment de protection. Et ce qui vaut dans l’intime vaut dans le collectif : on ne confie pas l’avenir de son pays à des gens qui ont l’air de se faire bolosser avec une sorte de jouissance morale.

    Je n’écris pas ceci par haine, ni pour jouer au “plus pur que toi”. J’écris parce que je suis fatigué de voir notre camp saboter sa propre image à coups de contenus “martyrs en 4K”. Il y a une grande confusion : certains croient qu’être “la cible” prouve qu’on est “dans le vrai”. Comme si la violence adverse était un label de qualité. Non. La violence adverse est un fait, parfois inévitable, et qui doit être traité comme tel : avec stratégie, discipline, et organisation. Pas comme un spectacle.

    Car le problème, bien souvent, n’est même pas le courage individuel. Le problème, c’est l’amateurisme. Aller volontairement se jeter dans une nasse hostile, sans service d’ordre, sans repérage, sans plan de repli, sans cadre juridique, puis pleurer devant la caméra quand ça dégénère, ce n’est pas du courage : c’est de l’imprudence mise en scène. Et l’imprudence, en politique, coûte cher aux autres. Elle décourage les sympathisants, elle affaiblit les militants, elle donne aux adversaires la certitude qu’ils peuvent chasser, intimider, confisquer l’espace – sans conséquence.

    Alors oui : la droite doit arrêter de faire les victimes. Mais qu’on s’entende bien sur “rendre les coups”. Je ne parle pas de fantasmes adolescents, de bagarre romantique, de “guerre civile” chantée par des bavards. Je parle de riposte intelligente, légitime, et surtout efficace.

    Rendre les coups, c’est d’abord refuser le récit imposé. C’est nommer, démonter, exposer. C’est cesser de s’excuser d’exister. C’est refuser la position de proie médiatique. C’est apprendre à répondre du tac au tac, à retourner l’accusation, à faire payer le prix symbolique à ceux qui croient avoir tous les droits.

    Rendre les coups, c’est ensuite l’organisation. Pas la bravade. L’organisation. Un dispositif de sécurité adapté, une discipline collective, une préparation du terrain, une maîtrise de la logistique. C’est éviter de livrer des “moments” gratuits à l’ennemi. C’est comprendre que, dans une université, une manifestation, un reportage “dans la fosse”, vous êtes dans un théâtre d’hostilité : si vous y allez, vous y allez pour occuper l’espace, pas pour servir de punching-ball pédagogique. Si vous ne pouvez pas occuper, vous ne venez pas. On ne fait pas de politique en tendant la joue.

    Rendre les coups, c’est aussi l’arme qui fait paniquer nos adversaires : le droit, la procédure, la plainte systématique, la traçabilité, la documentation. Chaque dégradation, chaque intimidation, chaque agression doit produire un coût. Pas un tweet. Un coût. Dépôts de plainte, constitution de dossiers, suivi, publicité méthodique, pression locale. Ceux d’en face ont compris une chose : l’impunité est un carburant. Il faut l’assécher. Et l’assécher demande du sang-froid, pas du cinéma.

    Mais je vais plus loin : la droite doit aussi montrer l’exemple. Parce que l’autorité ne se proclame pas, elle se pratique. On ne peut pas réclamer l’ordre et vivre dans le désordre. On ne peut pas exiger la discipline nationale et se complaire dans la querelle de chapelles, la jalousie d’ego, le narcissisme de micro-audience. On ne peut pas dénoncer la décadence en mimant les codes d’un monde décadent : hystérie, indignation permanente, victimisation performative, mise en scène de soi.

    Ce que les Français veulent entendre, au fond, c’est simple : “Nous allons tenir. Nous allons bâtir. Nous allons protéger.” Ils cherchent des gens qui donnent envie de s’aligner, pas de s’excuser. Des gens qui respirent la maîtrise, pas la plainte. Des gens qui inspirent le respect, pas la pitié.

    Aujourd’hui, trop de figures de droite confondent “faire parler de nous” et “imposer une force”. Or la notoriété n’est pas la puissance. La puissance, c’est la capacité à durer, à structurer, à conquérir, à former, à transmettre. La gauche radicale l’a compris : elle protège ses nervis, elle fabrique ses héros, elle transforme ses agresseurs en victimes. Et nous, que faisons-nous ? Nous transformons nos victimes en contenu.

    Stop.

    Il faut une droite qui cesse de quémander. Une droite qui cesse de trembler devant les injonctions morales. Une droite qui cesse de s’exhiber en martyr. Une droite adulte, stratégique, enracinée, disciplinée. Une droite qui ne cherche pas à être aimée par ses ennemis, mais respectée par le peuple.

    Là est le choix : la posture victimaire ou la reconquête. La plainte ou l’exemple. Le buzz humiliant ou le travail de puissance.

    Se faire sciemment bolosser en boucle n’est pas une stratégie politique. C’est une défaite mise en abonnement.

    Yann Vallerie (Breizh-Info, 9 février 2026)

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  • Repentance et victimisation, la maladie auto-immune de l'Occident ?...

    Les éditions de l'Aube ont récemment publié un essai de Pierre Conesa intitulé Repentance et victimisation, la maladie auto-immune de l'Occident ?.

    Agrégé d'histoire et énarque, Pierre Conesa a fait partie dans les années 90 de la Délégation aux affaires stratégiques du Ministère de la défense. Il est l'auteur de plusieurs essais, dont, notamment, Dr. Saoud et Mr. Djihad - La diplomatie religieuse de l'Arabie saoudite (Robert Laffont, 2016), Hollywar - Hollywood, arme de propagande massive (Robert Laffont, 2018), Le lobby saoudien en France - Comment vendre un pays invendable (Denoël, 2021), Vendre la guerre - Le complexe militaro-intellectuel (L'aube, 2022) et État des lieux du salafisme en France (L'aube, 2023).

     

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    " L’Occident est triomphant au début du XXe siècle : ­révolution industrielle, grandes démocraties colonisatrices au nom de la civilisation. Mais il donne naissance aux pires régimes dictatoriaux (nazisme et communisme), se rend coupable de deux guerres mondiales (20 et 50 millions de morts), du génocide de la Shoah et de la répression des luttes de décolonisation… L’Occident est donc accusé, par ses victimes mais aussi par ses propres intellectuels, de tous les maux de la planète et fait pénitence. Mais les autres civilisations ont-elles le même passif de massacres, exterminations, oppression culturelle… ? Et, si oui, ont-elles reconnu leur responsabilité et exprimé une repentance ?

    Selon Pierre Conesa, le comparatisme est la seule voie de sortie d’un débat très occidentalocentré qui permettra aux grandes démocraties, non pas de se dédouaner de leurs responsabilités, mais d’enfin comprendre les nouvelles règles de la vie internationale et de dépasser la crise de conscience qui la ronge et l’empêche d’avancer. C’est ce à quoi il s’attelle dans cet ouvrage, en revenant sur des décennies de carnages… "

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  • Repentance : comment l'Occident s'auto-intoxique...

    Le 16 septembre 2025, Clémence Houdiakova recevait, sur Tocsin, Pierre Conesa pour évoquer avec lui son essai intitulé Repentance et victimisation, la maladie auto-immune de l'Occident (Aube, 2025).

    Agrégé d'histoire et énarque, Pierre Conesa a fait partie dans les années 90 de la Délégation aux affaires stratégiques du Ministère de la défense. Il est l'auteur de plusieurs essais, dont, notamment, Dr. Saoud et Mr. Djihad - La diplomatie religieuse de l'Arabie saoudite (Robert Laffont, 2016), Hollywar - Hollywood, arme de propagande massive (Robert Laffont, 2018), Le lobby saoudien en France - Comment vendre un pays invendable (Denoël, 2021), Vendre la guerre - Le complexe militaro-intellectuel (L'aube, 2022) et État des lieux du salafisme en France (L'aube, 2023).

     

                                               

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  • Les snipers de la semaine... (172)

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    Au sommaire cette semaine :

    - sur Figaro Vox,

    Bienvenue en Lacrymalocratie, le régime où les victimes sont reines

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    - sur La voix de nos maîtres, Ingrid Riocreux mouche la désinformation des médias sur le mouvement des gilets jaunes

    Les médias et la « radicalisation » des gilets jaunes

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  • "Marre des phobies à répétition !"...

    Vous pouvez visionner ci-dessous la chronique matinale d'Eric Zemmour sur RTL, datée du 6 décembre 2011 et consacrée aux méthodes de diabolisation des adversaires de la pensée unique et du consensus mou... Tout est dit !

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