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27/06/2017

Un coupable idéal ?...

Nous reproduisons ci-dessous une chronique de Richard Millet, cueillie sur son site personnel et dans laquelle il évoque la condamnation d'Eric Zemmour à la suite de propos concernant les musulmans résidant en France et leur appréciation des djihadistes...

Auteur de La confession négative (Gallimard, 2009) et de Tuer (Léo Scheer, 2015), Richard Millet a publié l'automne dernier aux éditions Léo Scheer un roman intitulé Province.

 

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Un coupable idéal : Éric Zemmour

Il est remarquable que le « milieu intellectuel » ne se soit pas ému de la nouvelle condamnation d’Éric Zemmour pour « incitation à la haine envers les musulmans », laquelle survient après une précédente condamnation pour « incitation à la discrimination raciale ». Peut-être est-on las de son cas ; ou alors est-ce un effet de la canicule. Il va pourtant de soi que ces condamnations constituent  non seulement une injustice mais des actes de guerre – des épisodes de la guerre civile en cours : celle que mène, contre les nations décrétées « vieilles », voire contre l’idée même de nation, le pouvoir mondialisé, qui a fait une valeur suprême de l’immigration de masse, surtout celle dont l’islam est le glaive. Le capitalisme mondialisé aime l’islam parce que celui-ci mine de l’intérieur les nations européennes, auxquelles on enseigne en outre à se renier, sur tous les plans, afin d’« accueillir » l’ « autre », fût-il plein d’une haine immémoriale contre les chrétiens et les juifs.

La clique médiatico-politico-littéraire qui gouverne, en parallèle, sous le nom de « Culture », consent donc à la condamnation de Zemmour. Cette clique, qui aurait tant voulu passer sous silence le meurtre de Sarah Halimi par un djihadiste spontané, « issu de la diversité » (et donc une chance pour la « vieille nation française »), affiche même sa satisfaction de voir punir un « récidiviste ». Pendant ce temps, les « fichés S » et leurs innombrables soutiens locaux et internationaux peuvent se promener avec des permis de port d’armes et des passeports en bonne et due forme, en affichant leur haine de la France, du sionisme, du christianisme.

Pendant ce temps, aussi, Jacques Toubon, « défenseur des droits », majordome de la protection des « minorités » auto-victimisées, déclare, à propos du projet de loi anti-terroriste, que celle-ci « vise dans 99% des cas des personnes qui ont toutes la même religion », i.e. les musulmans. « Tout se passe comme s’il existait en France des gens qui ne seraient pas “pareils”  et qui présenteraient par essence plus de risques », ajoute ce repenti du gaullisme pur et dur. En effet, les musulmans ne sont pas « pareils » et ils créent non seulement des « risques » mais encore un état de guerre civile par leur refus de s’assimiler, leur agressivité vestimentaire et religieuse, leur mépris des femmes et des coutumes françaises. Ils sont élevés, particulièrement les Algériens, de façon identitaire, dans la haine de la France et de l’Occident, au profit de la super-nationalité de l’Oumma. Ce ne sont ni des juifs ni les chrétiens qui commettent des attentats, partout dans le monde. Cette haine reçoit la bénédiction de l’idéologie multiculturelle comme celle du gauchisme culturel qui entretient l’univocité victimaire : ainsi, parce que noire, Danièle Obono, femme député fraîchement élue du mouvement boboïque La France insoumise, en refusant de dire « vive la France », devient la « victime » de ceux qui lui reprochent son manque de patriotisme – et qui sont donc fatalement « racistes ». La guerre civile se joue aussi sur le terrain sémantique.

Ce que dit Zemmour, et pour quoi il est condamné, je le dis ici même, depuis plusieurs années. Nous sommes donc, lui et moi, coupables de témoigner de la décomposition d’une nation qui a été exemplaire pendant des siècles. Zemmour (comme naguère Renaud Camus) est condamné par une justice aux ordres du capitalisme mondialisé. Pour avoir remarqué la portée symbolique d’un nom arabe (« El Khomry ») nommant, pour la première fois dans l’histoire de France, une loi importante de la précédente législature, j’ai été répudié par Le Point, le dernier magazine qui me donnât la parole. Il n’est pas moins dangereux de montrer que la quasi totalité de la production littéraire contemporaine est nulle ou insignifiante ou encore un fait de propagande. Dans un cas comme dans l’autre (et Dieu sait s’ils sont liés !), je touchais le cœur du Système.

En condamnant Zemmour, en empêchant un écrivain de s’exprimer librement, l’État, au nom de la raison économique et d’une illusoire paix civile, se fait le complice de la terreur islamiste – celle qui accompagne les attentats en imposant le silence aux musulmans prétendus pacifiques et intégrés, comme aux indigènes, lesquels sont seulement autorisé à disserter, hors amalgame », sur les imperfections du « vivre ensemble » et à y trouver des remèdes en se soumettant à l’islam.

Cette condamnation s’explique aussi par le fait que le Système ne peut tolérer qu’un seul « fou du roi » : Zemmour a été remplacé par Onfray, médiatiquement compatible, car indéfectiblement gauchiste. J’avancerai encore ceci : c’est sans doute parce qu’il est juif que Zemmour est donné en pâture à l’ire judicaire par un pouvoir étatique soumis au lobby musulman, qui exige des gages – de plus en plus de gages.

Richard Millet (Site officiel de Richard Millet, 24 juin 2017)

08/06/2017

La cour des miracles...

Les éditions de l'Observatoire viennent de publier, sous le titre La cour des miracles, les carnets que Michel Onfray a tenu tout au long de cette longue campagne présidentielle. Docteur en philosophie, Michel Onfray est le fondateur de l'Université populaire de Caen et est également l'auteur de nombreux essais, comme celui sur Freud, Le crépuscule d'une idole (Grasset, 2010) qui lui a valu ses premiers accrochages sérieux avec la police de la pensée, ou dernièrement Cosmos (Flammarion, 2015) et Décadence (Flammarion, 2017).

 

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" Quand on croit à la politique, on a la manie du prie- dieu, de la messe, du sermon, des excommunications, de l’eau bénite, du catéchisme, du bûcher, du bouc émissaire, du bréviaire, des burettes, des oraisons, mais surtout : des génuflexions.
Quand on n’y croit plus et qu’on est devenu un athée de la politique, on devient libre. Dès lors, on voit comment le cinéma politico-médiatique a pour fonction de nous laisser croire qu’un changement d’homme apportera un changement de politique, alors qu’il n’en est rien : il était évident que le nouveau président de la République serait un pion de l’État maastrichien. Le mécanisme est programmé pour ça.
On pouvait, comme moi, ne pas se plier à ce simulacre de démocratie, ne pas prendre au sérieux cette palinodie. Regarder cette campagne en voltairien et la raconter au jour le jour n’en demeure pas moins un geste politique : car déchirer le voile des fictions contribue au démontage de la servitude volontaire. "

02/06/2017

Actualité de Proudhon...

Les éditions Autrement viennent de publier un essai de Thibaut Isabel, intitulé Pierre-Joseph Proudhon - L'anarchie sans le désordre, avec une préface de Michel Onfray. Rédacteur en chef de la revue Krisis, Thibaut Isabel est déjà l'auteur de plusieurs ouvrages comme Le champ des possibles (2005), La fin de siècle du cinéma américain (2006) ou Le paradoxe de la civilisation (2010), tous publiés par les éditions la Méduse et disponibles sur le site de l'auteur.

 

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" Le philosophe historien retrace la pensée politique de Pierre-Joseph Proudhon, anticapitaliste déterminé prônant une forme de démocratie libérale qu'il nomme anarchie. "

 

25/05/2017

Le plus d’Éléments sur TV Libertés !...

TV Libertés diffusera désormais tous les deux mois Le plus d'Eléments, une nouvelle émission animée par l'équipe de la revue, autour d'Olivier François. A l'occasion du nouveau numéro consacrée aux nouvelle figures féminines de l'insoumission à la pensée unique, on trouvera sur le plateau Christophe A. Maxime, Ludovic Maubreuil, Thibaut Isabel et François Bousquet...

 

                                 

22/05/2017

Les insoumises contre la pensée unique !...

Le nouveau numéro de la revue Eléments (n°166, mai - juin 2017) est disponible en kiosque.

A côté du dossier consacré à la nouvelle dissidence féminine, dans lequel on pourra lire, notamment, un entretien avec Marion Maréchal-Le Pen,  on trouvera les rubriques «Cartouches», «Le combat des idées» et «Panorama» et, comme toujours, une superbe iconographie.

Bonne lecture !

Vous pouvez commander ce numéro ou vous abonner sur le site de la revue : http://www.revue-elements.com.

 

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Au sommaire de ce numéro :

Éditorial   

L'éditorial d'Alain de Benoist :Classe contre classe

Forum

L’entretien
 
Les leçons de la présidentielle, entretien avec Guillaume Bernard

Le néocronomacron par Slododan Despot

Cartouches

Le regard d’Olivier François : Pulpe française

Une fin du monde sans importance par Xavier Eman

L'écologie sans faux-semblant : entretien avec Fabien Niezgoda

Un homme une revue : PHILITT, Antimoderne d'abord !

Cinéma : Journal cinéphile

Champs de bataille : Un dimanche sur le Rhin

Musique : Au bonheur des VRP

Sciences

Le combat des idées

Patrick Buisson enfin débarrassé des caricatures

L’AfD ou les spécificités du populisme allemand, entretien avec Marc Jongen co-président de l'AfD

Pierric Guittaut mène l'enquête : l'énigme de la Bête de Gévaudan enfin résolu

Le temps des alouettes

L’éclairage de Xavier Delamarre : on a retrouvé les Indo-Européens

Entretien avec Thibault Isabel : le retour de Proudhon

Michel Onfray, lecteur de Proudhon

Jean-François Davy, un vrai cinéma populiste

Entretien avec Jean-François Davy

Vladimir Dimitrijevic, le feu sacré du verbe

Georges Hyvernaud, l’ivrogne et l’emmerdeur

Ce que penser veut dire

Dernières rencontres avec Armand Gatti

Matthew B. Crawford, le philosophe et les motos
    
Dossier

Le conservatisme au féminin

Rencontre avec Bérénice Levet

Les insoumises : En marche !

Entretien avec Eugénie Bastié, Solange Bied-Charreton, Natacha Polony et Ingrid Riocreux

Marcela Iacub, pour le meilleur et pour le pire

Entretien avec Marion Maréchal-Le Pen

Panorama

L’œil de Slobodan Despot

Série télé : Pretty Little Liars

Philosophie : Le langage trahit-il la pensée ?

Le temps existe-t-il ?

L’esprit des lieux : Londres

C’était dans Éléments : Leni Riefenstahl

Éphémérides

 

19/05/2017

Proudhon ou l'anarchie sans le désordre...

Le samedi 20 mai 2017, à partir de 14 heures, la revue Eléments organise à Paris, Espace Moncassin (164 rue de Javel, 15e arrondissement), un colloque sur le thème "Proudhon - L'anarchie sans le désordre".

Le nombre de places dans la salle étant limité, la réservation obligatoire : cliquez ICI

 

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À l’occasion de la sortie du livre de Thibault Isabel, Pierre-Joseph Proudhon. L’anarchie sans le désordre (préfacé par Michel Onfray), les revues Éléments et Krisis organisent un grand colloque le samedi 20 mai à l’espace Moncassin de Paris, de 14h à 18h. Avec Alain de Benoist, Chantal Gaillard, Marc Halevy, Marc Humbert, Thibault Isabel, Michel Onfray, Roger Sue.

Au programme :

Alain de Benoist : Georges Sorel et Edouard Berth face à Proudhon.

Alain de Benoist est éditorialiste d’Éléments et directeur de Krisis. Il vient de publier Le Moment populiste (Pierre-Guillaume de Roux)

Thibault Isabel : Proudhon, un penseur rebelle.

Thibault Isabel est rédacteur en chef de Krisis et auteur du livre Pierre-Joseph Proudhon. L’Anarchie sans le désordre (Autrement)

Marc Humbert : Vers une société convivialiste.

Marc Humbert est professeur à Rennes 1. Il a écrit Vers une civilisation de convivialité (Goater) et cosigné le Manifeste convivialiste (Le bord de l’eau)

 

Table-Ronde : Comment faire de la politique autrement ?

Chantal Gaillard, présidente de la société d’études Pierre-Joseph Proudhon. Elle a codirigé le Dictionnaire Proudhon (Aden)

Roger Sue, professeur de sociologie à Paris Descartes-Sorbonne, auteur de La Contresociété (Les liens qui libèrent)

Marc Halevy, polytechnicien, physicien et philosophe, auteur de Mondialisation et relocalisation, entre Terre et terroir (Dangles)

 

Michel Onfray : Contre la colonisation des provinces, pour un communalisme Proudhonien.

Michel Onfray vient de publier Décoloniser les provinces (L’Observatoire) et La Parole au peuple (L’Aube)

 

Colloque Proudhon, samedi 20 mai 2017

Espace Moncassin, 164 rue de Javel, 75015 Paris

Entrée : 10 euros

Le nombre de places dans la salle est limité.

Réservation obligatoire : cliquez ICI