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05/06/2018

Dix pensées que les hommes doivent connaître...

Vous pouvez découvrir ci-dessous une vidéo de Julien Rochedy, cueillie sur le site Major, dans lequel il commente dix préceptes classiques destinés à la conduite de la vie. Major est "un magazine et une école de formation pour les hommes qui ne supportent plus l’injonction moderne à la féminisation et qui souhaitent constamment s’améliorer dans les domaines liés à la culture, au corps, au cœur et au caractère"...

 

                                     

09/04/2018

Penser le transhumanisme avec la Tradition...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Julien Rochedy, cueilli sur son blog et consacré à la question du transhumanisme.

 

Tradition_Posthumanisme.jpg

Penser le transhumanisme avec la Tradition

La guerre des Intelligences de Laurent Alexandre

Le livre du docteur Laurent Alexandre « La guerre des intelligences » est à mettre dans toutes les intelligences. Son objet est sans appel : nous sommes en train de vivre une véritable révolution anthropologique, peut-être la plus importante de toute notre histoire, et personne ou presque, en Europe, ne s’y intéresse véritablement. Est-ce encore un signe de la volonté presque maladive des européens de sortir définitivement de l’Histoire et, donc, du jeu des puissances ? Peut-être bien, hélas, mais ce ne sera pas le sujet de cet article.

J’aimerais réfléchir à haute voix sur la thèse de Laurent Alexandre – laquelle me semble difficilement contestable – et sur la réaction philosophique et politique que nous devons avoir à son égard. Quand je dis « nous », je parle bien sûr des Français, et plus généralement des Européens, mais chacun comprendra que je me concentre plus encore sur les réactions des penseurs « de droite », « conservateurs » et/ou traditionalistes, dont je fais parti, car cette révolution qui est à l’œuvre nous invite aussi à révolutionner nos idées.

Résumons rapidement la thèse du docteur Alexandre : l’intelligence artificielle et la dépendance à son égard ne cessent de croitre. Celle-ci dépasse déjà les capacités humaines en bien des domaines et pourrait logiquement détruire la plupart des métiers que l’on croyait autrefois dévolus aux hommes et aux hommes seuls (comme la médecine par exemple). Afin de « concurrencer » cette IA, et, surtout, de pouvoir la manier, l’homme devra nécessairement améliorer ses capacités cognitives, sous peine d’être complétement dépassé. Dès lors, tous les progrès de l’IA appellent par nature des progrès de ce que l’on appelle le « transhumanisme », l’un ne pouvant aller sans l’autre. Ainsi, sauf à cesser toutes recherches sur l’IA, et à détruire dès maintenant les smartphones que nous avons entre les mains, les études et les pratiques sur le génome, le cerveau et notre corps ne s’arrêteront pas et bouleverseront très bientôt notre expérience de l’humain. Inutile de dire que personne ne détruira son Smartphone, et que, de toutes façons, si un pays décidait unilatéralement l’arrêt des recherches, la Chine et les Etats-Unis, qui se conçoivent encore comme des puissances (contrairement à nous), ne sont pas prêts, eux, de cesser.

Que tous ceux qui doutent de cette thèse lisent le livre de Laurent Alexandre avant de continuer de lire cet article. Je le crois très convainquant, et je partirai donc du postulat que sa thèse est véridique.

Le bio-conservatisme et la peur du transhumanisme

La première réaction des « gens de chez nous » face au transhumanisme et au progrès de l’IA est la peur, voire le dégout. Ceux-ci nous font entrer dans un monde que nous ne connaissons pas et nous sommes naturellement gorgés de fantasmes à son propos. Nous imaginons un monde déshumanisé où règnerait la froide technique, rempli de manipulations génétiques accomplies par de patibulaires scientifiques à l’accent allemand. De surcroit, nos conceptions holistes et communautaires regimbent face à l’idée d’un homme-Dieu démiurge de lui-même, sorte d’acmé de l’individualisme libéral occidental, prêt à abolir les règles de la Création pour satisfaire son Ego et sa soif de puissance. La réaction « instinctive » d’un être humain est de plisser les yeux en signe d’inquiétude et de défiance. Si cet « être humain » est de droite, c’est à dire plus rétif que les autres à ce que l’on appelle « le progrès », il les plissera d’autant plus en signe d’agressivité, souhaitant s’enfermer dans une idéologie « bio-conservatrice » dont l’unique objet ne peut être qu’un statu quo, lui-même ne voulant pas revenir sur les progrès de la médecine et de ses superordinateurs qu’il utilise déjà.

Je suis personnellement parti de cet instinct, que je crois normal et plutôt sain. J’ai partagé de prime abord les conceptions « bio-conservatrices ». Mais désormais, je les crois vaines. Le transhumanisme passera comme sont passées toutes les autres révolutions techniques et humaines, laissant toujours les conservateurs dans leurs larmes au bord de la route. Depuis au moins deux siècles, les conservateurs perdent toujours car ils ne peuvent, en définitive, que perdre, la vie et l’Histoire étant par essence des fleuves mouvants que nul ne peut arrêter. Les conservateurs n’arrêtent jamais rien, ils ajoutent seulement de l’aigreur aux tremblements de terre qui agitent périodiquement l’humanité. Il faut être sûr de cela : ne pas accepter la révolution à l’œuvre, pour des raisons morales et éthiques, n’empêchera en rien que celle-ci suive son cours.

Je crois, dès lors, qu’il faut non pas aborder cette question avec des positions conservatrices, mais plutôt traditionalistes. La différence est énorme. Le conservatisme est une défiance et une prudence qui peuvent dégénérer en sclérose. Il faut garder la défiance et la prudence, mais se garder de la sclérose. C’est en quoi la pensée traditionaliste est utile.

Objectifs de la pensée traditionnaliste

La pensée traditionnaliste n’est pas, contrairement à ce que l’on peut croire, « réactionnaire ». Elle s’intéresse plutôt au sens donné à l’humanité et aux exigences particulières qui lui échoient. Deux éléments la caractérisent depuis l’origine : la volonté d’amélioration de l’homme et l’harmonie avec l’Univers auquel il doit accéder. Voyons donc si ces deux ambitions peuvent se marier avec le « transhumanisme ».

Contrairement à la pensée roussauiste du « bon sauvage », la pensée traditionnelle n’a de cesse de valoriser depuis ses origines l’éducation et la sélection. L’homme n’est pas, par nature, quelque chose ayant une « valeur en soi », mais plutôt quelque chose qui peut, potentiellement, accéder à la valeur, par ses actes et ses pensées, ses réflexions et ses réalisations. Depuis le jeune hindou à l’école du maître brahmane jusqu’au polytechnicien actuel, l’on sait qu’un être humain nécessite d’être formé, instruit et éduqué, voire parfois « dressé », pour atteindre le véritable statut « d’homme » qui seul, lui fait honneur. C’est en travaillant sans cesse sur son corps et sur son esprit que l’homme peut se différencier de l’animal, produire de l’art et de la philosophie, amplifier son influence dans le monde, se protéger des périls et développer au mieux ses capacités. L’éducation, du moment que l’on valide son principe, a pour objectif d’accroitre les capacités cognitives et physiques de l’être humain, et ce depuis l’origine.

Cette éducation et son corollaire, la sélection, ont fondamentalement pour objectif d’améliorer l’espèce, laquelle est ainsi capable d’explorer l’univers, de percer les mystères de l’Esprit, de mieux comprendre la nature du monde à travers la philosophie et la spiritualité, et de produire l’art, c’est à dire, précisément, ce qui excite l’imagination et la création au service de la beauté et de l’émerveillement. C’est à travers ces objectifs que l’humanité trouve son sens depuis la nuit des temps, un sens qui lui est propre, qui la différencie des autres espèces mammifères et qui seul, lui fait honneur.

Quel est l’objectif suprême de cette éducation, de cette volonté d’améliorer l’homme et de l’augmenter ? A la source de la pensée Traditionnelle, les brahmanes de la période védique, celle des incomparables Upanishads, orientaient les hommes afin qu’ils puissent intégrer et comprendre « l’âtman », c’est à dire « l’âme du monde », afin d’être véritablement en contact avec la Création, avec l’Univers. Cette faculté d’atteindre l’âtman, le stade ultime, demandait des capacités cognitives de hautes volées, et toute la société brahmanique était tournée vers cet objectif suprême. Le christianisme médiéval n’était pas loin non plus de partager un objectif similaire, invitant les « meilleurs », c’est à dire les saints, à se « connecter » à Dieu par des exercices spirituels, philosophiques et métaphysiques qui n’étaient assurément pas à la portée de tout le monde. Dans l’Islam soufi, la plus spirituel qui existe, l’objectif n’est pas différent : il faut être capable de pénétrer l’ « Un », sorte de resucée de l’âtman védique. Ainsi, tous les grands courants de pensées spirituels, les plus élevés de l’histoire humaine, ont toujours réclamé plus d’intelligence, plus de capacités et plus de force.

Nature et dignité de l’homme

En somme, lorsque l’on résume la pensée traditionnelle, les objectifs qu’elle demande à l’humanité et les différents moyens pour les atteindre, l’on constate que tout était fait pour améliorer l’humanité (et notamment son intelligence) afin de mieux comprendre l’Univers. C’est là le sens de la « dignitas » de l’homme autrefois théorisé dans l’humanisme classique. Dans les possibilités qu’offre le transhumanisme, notamment l’amélioration du QI et la force du corps, il n’y pas de différences de nature avec le « sens » de l’Homme que donnait autrefois la Tradition, seulement une différence de degré. A partir du moment où nous sommes d’accord avec l’idée que l’homme trouve sa dignité dans l’amélioration de lui-même par l’éducation et le dépassement en vue de mieux conquérir l’Univers, de mieux le comprendre, et dans sa capacité à créer, il n’y a dès lors pas lieu d’incriminer les nouveaux moyens pour y parvenir. C’est comme si l’on trouvait raisonnable d’aller d’un point A à un point B à cheval et déraisonnable d’y aller en voiture. C’est comme si l’on trouvait raisonnable de tuer un homme avec un gourdin mais pas de le tuer avec une arme à feu. Cela serait absurde. Le principe reste le même, seuls les moyens changent. Par conséquent, si le conservateur « valide » le principe, il doit s’ouvrir aux nouveaux moyens au service du même principe, sous peine d’être illogique en plus d’être aigri.

On pourrait me rétorquer que les différents moyens autrefois utilisés pour atteindre ces objectifs humains appartenaient encore à la nature quand les méthodes transhumanistes ne sont que techniques. A ceux-là, une réflexion : le philosophe allemand Schelling, à la fin du XVIIIe siècle, introduisit dans la pensée occidentale la « philosophie de la nature », sorte de prémisse du romantisme allemand du siècle suivant, lequel, après deux siècles de pensées rationalistes et abstraites, renouera quelque peu avec la pensée de la Tradition et de son lien charnel avec la Nature. Or, que nous dit Schelling ? Que les accomplissements de l’homme, puisque lui-même fait parti de la Nature, sont à interpréter comme des accomplissements de la Nature elle-même. La technique, l’art et les constructions humaines ne sont pas des tentatives d’échapper à la Création, mais bien des phénomènes issus de la Création elle-même. Le transhumanisme et l’intelligence artificielle sont aussi des créations de la Nature, car il est dans la nature même de l’homme de créer.

L’enjeu : le sens donné au transhumanisme

L’enjeu sur la question du transhumanisme appartient davantage au sens avec lequel l’humanité doit l’utiliser plutôt que sur la question de savoir s’il faut l’abolir ou non. Afin que les choses soient claires, prenons des exemples concrets : le transhumanisme doit-il servir à l’homme médiocre qui ne veut plus que jouir, en se faisant greffer trois vagins et deux anus pour prendre plus de plaisir, comme dans un roman de Houellebecq ? Ou doit-il plutôt servir l’homme qui augmenterait ses capacités intellectuelles et physiques pour mieux atteindre les objectifs que la Tradition lui a prescrit: créer, conquérir et comprendre ? L’IA doit-elle permettre aux hommes médiocres de ne plus travailler, la robotique remplaçant tous les travaux, et par conséquent se complaire dans une inactivité oisive sous curatelle d’un revenu universel, ou au contraire pousser l’homme à chercher de nouveaux théâtres d’expansion, qu’ils soient physiques (l’univers, l’écologie) ou intellectuels (l’art, la spiritualité) ? Plus prosaïque encore : l’IA et le transhumanisme ne doivent-ils servir que la puissance de nos concurrents que sont les Etats-Unis et la Chine, ou doivent-ils aussi permettre à l’Europe de rester une puissance mondiale ?

Toutes ces questions montrent que la droite a tort de s’enfermer dans un posture négative à l’égard de ce progrès technique, car en vérité celui-ci demande absolument qu’on lui détermine un « sens » pour son utilisation. Ce sens, si la pensée de la Tradition ne lui donne pas en souhaitant échapper au débat et en fermant les yeux, lui sera alors procuré par des individus en effet peu recommandables, des apprentis sorciers imbus d’eux-mêmes et aux instincts médiocres. Je le répète : la question du sens donné au transhumanisme doit seul être l’enjeu, le débat, pas le transhumanisme en lui-même qui, de toutes façons, est déjà là.

Il y aurait encore bien des choses à dire. Je m’arrête là pour aujourd’hui, mais les perspectives que nous offrent ces nouvelles technologies, si elles peuvent nous faire tourner la tête, demandent justement une colonne vertébrale solide. C’est pourquoi la Tradition peut parfaitement épouser les progrès techniques et humains : elle doit être la colonne grâce à laquelle nos têtes tiendront, surtout si celles-ci deviennent, demain, plus lourdes d’intelligence.

Julien Rochedy (Blog de Julien Rochedy, 29 mars 2018)

 

14/11/2017

Lui coller une bonne droite ?...

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" Le 3e Forum de la Dissidence, organisé par Polémia, se tiendra le samedi 18 novembre, de 10h à 18h, au New Cap Event Center (Paris XVe).

Le salut ne viendra pas des partis politiques tant qu’ils resteront médias-dépendants. Il viendra des intellectuels, des militants, des réinformateurs, des médias alternatifs.
Y réfléchir. Ce sera l’un des objets du Troisième Forum de la dissidence le 18 novembre.

Lors de cet événement, nous évoquerons notamment quatre constats fondamentaux pour, enfin, prendre conscience que l'union est aussi naturelle que nécessaire.

Premièrement, le peuple de Droite existe.
Deuxièmement, les idées de Droite sont majoritaires.
Troisièmement, les intellectuels de Droite se réveillent.
Quatrièmement, LMPT, le plus puissant mouvement social récent, fut de droite.

Logiquement, il est donc temps de réunir la Droite autour d'un socle commun d'idées. "

Pour s'inscrire : 3e Forum de la Dissidence

 

                             

23/09/2017

En finir avec le complexe médiatique de la droite face à la gauche...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Julien Rochedy, cueilli sur son blog et consacré au complexe dont souffre dans les débats les journalistes de droite face à leurs adversaires du camp du Bien...

 

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En finir avec le complexe médiatique de la droite face à la gauche

Hier, la journaliste conservatrice Eugénie Bastié se fendait de quelques tweets expliquant qu’il lui était impossible de triompher dans un débat entre partisans et adversaires de la PMA, au prétexte que les « progressistes » se contentaient d’empiler les grands principes moraux (égalité, liberté, etc.) et les anathèmes en guise de rhétorique. Je me permettais de lui répondre que ce qui déterminait constamment leur victoire était simplement que la droite persistait de trembler face à ces mêmes anathèmes (toujours les mêmes : « réacs », « fachos », « extrémistes », « jeu du FN », « replié sur soi-même » etc.).

Pour préciser ma pensée, je parlerai de quelque chose que j’ai souvent remarquée dans ce genre de débats. La vérité est que les débatteurs comme Bastié ou Polony (pour ne citer qu’elles, mais il y en a beaucoup d’autres) arrivent aux différents débats une main attachée dans le dos quand, en face, les gants de boxes sont déjà enfilés. Le débatteur de droite (ou conservateur) veut se faire adopter par l’environnement hostile dans lequel il est plongé, et il pense pouvoir y parvenir en avançant des arguments rationnels, posés, et, croit-il, humanistes. Il aimerait par dessus tout que l’on reconnaisse son humanisme, que l’on écoute ses arguments, qu’on les soupèse, et qu’on le prenne ainsi pour un débatteur tout à fait respectable. Les dissonances cognitives aidant, il estime même « que c’est là tout l’objet d’un débat : s’opposer des arguments entre personnes respectables », tout en espérant secrètement être encore invité la prochaine fois. Conséquence de cette approche tendre, honnête et naïve : les progressistes triomphent à chaque fois. Pourquoi ?

Parce qu’en face, ils ne vont pas à un « débat », ils vont à la guerre. Leur religion est déjà faite et il n’y a que des infâmes ou des hérétiques qui peuvent s’opposer à eux. L’adversaire n’est, de nature, qu’un monstre d’extrême-droite, ou flirtant avec l’extrême-droite, dont les idées sont intrinsèquement nauséabondes. Dès lors, ils peuvent avancer tels des chars d’assaut, ils peuvent caricaturer, « jeter leurs anathèmes » pour parler comme Bastié, jouant à leur faveur de la morale gaucho-humanitariste, ou libéral-progressiste, qui préside dans l’essentiel des salles de rédactions parisiennes.

Les « progressistes » peuvent se montrer zélés : ils ne seront jamais traités d’extrémistes pour cela. Mais la droite, elle, se doit de servir ses arguments dans un service en porcelaine, car si, elle, s’amusait à railler, à caricaturer, à jeter également des anathèmes et à affirmer avec force des grands principes sans se soucier du bon ton et de la convenance, alors elle deviendrait immanquablement « extrémiste » dans la minute.

Quel est donc le secret pour finir par gagner (car il faudrait peut-être y songer, un jour…) ? En avoir plus rien à faire de leurs anathèmes. Mettre aussi les gants de boxe et taper violemment, comme eux. Alors oui, au départ, il y aura une avalanche de points godwin et d’indignations larmoyantes. Mais, en y regardant bien, les accusations d’ « extrémistes » ou de « fachos » ne reposent tellement plus sur rien de rationnel et de réaliste que le public, lui, ne tombe plus dans le piège. Une insulte n’a de puissance que dans le crédit qu’on lui attribue. Le jour où tous les débatteurs de droite n’auront plus peur des anathèmes et riront lorsqu’on leur les sert, la partie sera gagnée, et il y a fort à parier qu’ils finiront même par disparaître du paysage médiatique, ceux-ci ayant été démonétisés.

Des Eugénie Bastié, des Natacha Polony, et tant d’autres, sont brillantes et courageuses. Mais elles laissent toujours l’impression qu’elles s’excusent d’abord avant d’argumenter. A leur décharge (et j’en sais quelque chose, connaissant moi aussi comment le système médiatique fonctionne), adopter cette attitude est plus facile à théoriser qu’à pratiquer, car poser ses fesses sur un plateau de télévision est réellement intimidant. On ressent la lourdeur et le conformisme idéologique qui y règne. Toutefois, comme j’ai pu m’y essayer une fois ou deux, ou tel Eric Zemmour qui le fait régulièrement, avancer fièrement, ne s’excusant de rien, se moquer des adversaires et de leurs insultes, et assumer parfaitement qui nous sommes, vous procure des résultats sans commune mesure.

J’ajoute, pour finir, que quelles que soient les bonnes dispositions de ces journalistes et débatteurs, ils seront toujours détestés par leurs contradicteurs. Une Eugénie Bastié pourra toujours essayer de donner des « gages » de son objectivité et de sa respectabilité, elle sera toujours à leurs yeux une petite conne réactionnaire confinant avec « l’extrême-droite ». Dans ces conditions, pourquoi ne pas, enfin, lâcher les vannes, et en finir définitivement avec ce complexe médiatique qui nous laisse toujours pantois et éternellement perdant ?

Julien Rochedy (Blog de Julien Rochedy, 15 septembre 2017)

 

08/07/2017

Faire sécession avec Julien Rochedy... (4)

Vous pouvez découvrir ci-dessous l'émission Sécession avec Christopher Lannes et Julien Rochedy sur TV Libertés. Nos deux analystes reviennent sur l'actualité politique avec les premiers jours du président Macron et les législatives, et réfléchissent sur les libéralismes de droite et de gauche...

 

                            

20/06/2017

La droite doit-elle faire sa révolution ?...

Vous pouvez découvrir ci-dessous l'entretien donné le 14 juin 2017 par Julien Rochedy à Boulevard Voltaire à propos de la situation politique à l'issue des élections présidentielles et législatives. Ancien directeur du Front national de la jeunesse, auteur d'un essai intitulé Le marteau - Déclaration de guerre à la décadence moderne (Praelego, 2010), Julien Rochedy développe désormais ses analyses sur TV Libertés dans l'émission Sécession qu'il réalise avec Christopher Lannes.

 

                                 
                                 Julien Rochedy : "La droite doit faire sa... par bvoltaire