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22/02/2019

Fascisme français, l'histoire refoulée ?...

Les éditions du Cerf viennent de publier un ouvrage collectif dirigé par Zeev Sternhell et intitulé L'histoire refoulée - La Rocque, les Croix de feu et le fascisme français. Tenant de la thèse d'une matrice française du fascisme, l'historien israélien Zeev Sternhell est, notamment, l'auteur de La droite révolutionnaire 1885-1914 - Les origines françaises du fascisme et de Ni droite ni gauche - L'idéologie fasciste en France, deux ouvrages qui ont provoqué une intense et durable polémique dans les milieux universitaires. Nul doute que cet ouvrage suscitera de nouveaux débats.

 

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" Y a-t-il eu, dans l'entre-deux-guerres, un fascisme français ? Pourquoi cette question demeure-t-elle une controverse historique majeure ? En quoi conditionne-t- elle non seulement notre passé, mais aussi notre présent ? Et qui furent vraiment, pour commencer, le colonel La Rocque et les Croix de feu, qui comptèrent plus d'un million d'adhérents à leur apogée ?
Rouvrant ce dossier brûlant en compagnie des meilleurs spécialistes, le grand historien Zeev Sternhell en instruit toutes les zones d'ombre. L'enfièvrement populaire et le culte du chef charismatique, la propension corporatiste et le rejet de la démocratie parlementaire, l'inclination antisémite et l'exaltation du pouvoir autoritaire : chacune de ces dimensions idéologiques fait ici l'objet d'une enquête sans préjugés, mais aussi sans concessions.
Un livre qui fera date sur les méthodes et les finalités en historiographie contemporaine. Un essai qui fera débat parmi les savants, les politiques et par-delà. "

14/02/2019

Musiques dans l'Italie fasciste...

Les éditions Fayard viennent de publier un essai de Charlotte Ginot-Slacik et Michela Niccolai intitulé Musiques dans l'Italie fasciste  1922-1943. Musicologues, Charlotte Ginot-Slacik et Michela Niccolai enseignent pour l'une au   Conservatoire national supérieur de Musique et de Danse de Lyon et pour l'autre aux universités de Paris 3 et Paris 4.

 

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" Plus de vingt ans séparent la marche sur Rome (1922) de la chute de Mussolini (1943), au cours desquels les instances politiques et culturelles de l’Italie sont refondées. Dans le domaine musical, les conséquences du fascisme s’avèrent décisives  : ambivalent à l’égard de la modernité européenne, désireux d’exalter la nation et ses mythes, le régime suscite d’abord l’intérêt de compositeurs en quête d’unité et de récit national. Aviateurs et tyrans de la Rome antique hantent alors les scènes d’opéra, tandis que musiques de film et chansons se font l’écho des conquêtes coloniales.
Ni les musiques savantes ni les genres populaires ne sont étrangers au fascisme  : sans imposer de canons esthétiques, le régime accompagne la réforme des conservatoires et subventionne des événements majeurs tels la Biennale de Venise ou le Mai musical florentin. Si l’attitude des musiciens est dominée par une profonde ambiguïté liée aux contraintes imposées par l’État, pour la jeune génération, néanmoins, celle de Dallapiccola et de Petrassi, l’adoption des lois antisémites constitue une rupture existentielle dont des œuvres telles que Le Prisonnier portent trace.
Entre analyse de trajectoires individuelles, mise en perspective de genres musicaux, focus sur des œuvres emblématiques, le présent ouvrage évoque une nation fascinée puis déchirée par le totalitarisme mussolinien.  "

06/02/2019

Le Journal secret de Curzio Malaparte...

Les éditions de la table ronde viennent de publier, dans leur collection quai Voltaire, le Journal secret de Curzio Malaparte. Journaliste, essayiste et fasciste dissident, Malaparte est l'auteur de plusieurs livres célèbres comme son essai Technique du coup d'état ou ses récits Kaputt et La peau

 

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" Le Journal secret est tenu par Malaparte de 1941 à 1944, alors qu'il est accrédité comme correspondant de guerre auprès des troupes allemandes pour le compte du Corriere della Sera, sur les fronts de l'est et du nord de l'Europe. La première partie suit Malaparte dans ses déplacements de Sofia à Berlin en octobre 1941, jusqu'à la Finlande et la Laponie en 1942. L'auteur y note les descriptions, dialogues et anecdotes, notamment issus du milieu militaire allemand et finlandais qu'il fréquente, susceptibles de devenir matériau d'écriture. De larges parties sont consacrées à la découverte des paysages et du peuple lapons. La seconde partie se déroule à Capri en 1943, dans la maison dessinée par Malaparte sur l'éperon rocheux de Capo Masullo, au moment où il entreprend l'écriture de Kaputt. Ce sont alors de courtes notes relatant entre autres les vicissitudes de la relation compliquée de l'écrivain avec Loula, la jeune épouse franco-guatémaltèque du directeur d'un hôtel de Capri. On assiste au jour le jour à la maturation puis à l'écriture de Kaputt. Le roman naît durant le séjour en Finlande et en Laponie : le titre surgit au détour d'une marge. De nombreuses scènes, telle que la célèbre scène du sauna, directement vécues par le reporter de guerre, sont racontées et seront retravaillées pour le roman que le lecteur voit se contruire sous ses yeux, depuis la nuit métallique et froide des terres arctiques jusqu'à l'île méditerranéenne incandescente. Poétique et intime, le Journal est souvent bouleversant pour le lecteur peu habitué à côtoyer Malaparte dans sa solitude d'homme, de romancier et de reporter de guerre. "

25/01/2019

Ezra Pound en enfer...

Les éditions de L'Herne viennent de publier un essai de Pierre Rival intitulé Ezra Pound en enfer. Journalistes et critique gastronomique, Pierre Rival s’intéresse à l'auteur des Cantos depuis la fin des années soixante.

 

 

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" De 1940 à 1945, le poète américain d’avant-garde Ezra Pound a participé de manière active à la propagande du régime de Mussolini et des forces de l’Axe. Ses émissions de propagande à la radio italienne empreintes d’un antisémitisme radical – dont certaines sont traduites ici pour la première fois – lui valurent une inculpation pour haute trahison ; il évita de justesse la peine de mort en étant déclaré inapte mentalement à être jugé, et fut interné durant treize ans dans un asile psychiatrique aux États-Unis.

Ezra Pound en enfer retrace l’itinéraire politique et intellectuel du premier écrivain moderniste de la littérature anglo-saxonne dont il est aussi l’un des éditeurs les plus avisés, découvreur, notamment, de T.S. Eliot et de James Joyce. Ce récit tente de comprendre comment l’auteur des célèbres Cantos a pu adhérer à la cause du fascisme. Pierre Rival interroge ici le lien entre la radicalité politique et la radicalité esthétique. À travers l’exemple de Pound, il montre comment les attitudes de rupture, dans la littérature et les arts, lorsqu’elles sont déplacées dans le champ du politique, conduisent presque inéluctablement au choix du totalitarisme. "

14/12/2018

Retour à Curzio Malaparte...

Les éditions de l'Herne viennent de publier un Cahier Malaparte, consacré à l'auteur de Kaputt. Journaliste, essayiste et fasciste dissident, Malaparte est l'auteur de plusieurs ouvrages célèbres comme Technique du coup d'état, Kaputt ou La peau. 

 

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" Curzio Malaparte est l’un des plus grands écrivains italien du xxe siècle, ses livres Kaputt et La Peau sont considérés comme des chefs-d’oeuvre de la littérature mondiale. Prisonnier d’une réception ambivalente et polémique, Malaparte mérite qu’un regard objectif éclaire désormais son œuvre à travers laquelle, tantôt protagoniste ou témoin, tantôt observateur ou critique impitoyable, il a redonné vie aux événements traumatiques de la première moitié du XX ème siècle : les deux guerres mondiales, les totalitarismes européens, la libération et l’Europe de l’après-guerre.

La mosaïque proposée ici met en relief des moments emblématiques de sa vie et de son écriture qui permettent d’accéder à des recoins secrets, souvent ignorés, de sa personne comme de son oeuvre. À travers les perceptions qu’en ont eues aussi bien ses contemporains que les écrivains et chercheurs d’aujourd’hui : tels que Benjamin Crémieux, Giuseppe Ungaretti, Gabriele D’Annunzio, Frédéric Vitoux, Dominique Fernandez, René de Ceccatty, Elio Vittorini, un Malaparte méconnu et passionnant se profile en filigrane.

De nombreux et précieux textes inédits sont proposés ici pour donner à découvrir l’homme dans son intimité. "

30/11/2018

Georges Valois et le fascisme français...

Les éditions Ars Magna viennent de publier un essai de Georges Valois intitulé Le fascisme. Georges Valois est une figure emblématique de la pensée non-conformiste du début du vingtième siècle. D'abord anarchiste, puis membre de l'Action française, il a animé avant la première guerre mondiale (1912-1913), avec Edouard Berth, le Cercle Proudhon, inspiré par Georges Sorel. Après 1918, il s'éloigne progressivement de Maurras, et poursuit l’œuvre du Cercle Proudhon, en fondant Le Faisceau, un mouvement idéologiquement fasciste. Après l'échec de cette tentative et après celle de la création d'un parti républicain syndicaliste, il se rapproche progressivement de la SFIO. A la suite de la défaite de 1940, il s'engage dans la résistance et meurt en déportation en février 1945 à Bergen-Belsen.

 

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" Ce livre, publié pour la première fois en 1927, fut écrit peu de temps après que son auteur, Georges Valois, ex-anarchiste et ex-monarchiste d’Action française, ait fondé Le Faisceau qui fut la première organisation fasciste française.
À sa lecture, on découvre que les membres du Faisceaux se considéraient comme les seuls vrais disciples de Maurice Barrès et comme les héritiers des révolutionnaires de 1789 !
Pour l’universitaire Jean-Maurice Duval le fascisme valoisien fut un « fascisme météore », un « fascisme de laboratoire », un « fascisme de gauche », un « fascisme que l’on pourrait dire utopique », comparable à certaines expériences contemporaines des pays du tiers-monde « où des gouvernements, souvent militaires, hypernationalistes, anti-ploutocratiques (...), à volonté sociale, socialisante ou même socialiste, correspondent assez bien à la définition très large que Valois donne du fascisme : nationalisme et socialisme. »
Bien que publié il y a plus de quatre-vingt-dix ans, ce livre reste de ce fait, pour une grande partie de ses thèses, d’une étonnante actualité et sa lecture passionnera tant les chercheurs que les militants. "