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01/12/2016

La Source au bout du monde...

Les éditions Aux Forges de Vulcain viennent de rééditer un roman de William Morris intitulé La Source au bout du monde. Chef de file des préraphaélites et du mouvement Arts & Crafts, William Morris fut aussi le tenant d'un socialisme écologique et enraciné et le précurseur de la pensée de la décroissance. Il a également été, notamment au travers de ce roman, l'un des inspirateurs de J.R.R. Tolkien...

 

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" Rodolphe, le plus jeune fils du roi des Haults-Prés, s'enfuit de la maison paternelle pour partir en quête d'aventures et connaître la vie d'un chevalier errant. Chemin faisant, il apprend l'existence d'une source magique à l'eau miraculeuse et se met en devoir de la découvrir. Son épopée le mènera par-delà les citadelles des hommes, les forêts enchantées et les landes arides. Le jeune aventurier y rencontrera un grand nombre de figures extravagantes qui bouleverseront sa vision du monde, du Bien et du Mal, et de lui-même : de fiers bergers-guerriers défiant l'ordre établi, des brigands justiciers plus joyeux que des ménestrels, un mystérieux chevalier noir, un moine lubrique tout droit sorti des Contes de Canterbury, et une sorcière insoumise à la loi des hommes dont il tombera éperdument amoureux.
Grand roman d'aventures, ce texte incarne la naissance de la fantasy, croisement du roman d'aventures à la Walter Scott et du conte. C'est aussi une déclaration d'amour au Moyen Âge, cet âge où les machines n'avaient pas encore tout détruit, où chaque homme, chaque femme, avait plus de pouvoir entre ses mains, même face au seigneur féodal, que l'ouvrier n'en possède face au riche financier. Quête initiatique, roman d’éducation fantastique, récit d’aventures, La Source au bout du monde (1896) a durablement influencé la littérature fantastique anglaise et particulièrement ses deux maîtres, C.S. Lewis et J.R.R. Tolkien. "

08/07/2011

Tolkien aujourd'hui ?...

Les Presses universitaires de Valenciennes viennent de publier Tolkien aujourd'hui, un ouvrage collectif dirigé par Michaël Devaux, Vincent Ferré et  Charles Bridoux.

A Michaël Devaux, on doit déjà la direction de l'ouvrage collectif intitulé Tolkien, les racines du légendaire (Ad solem,  2003), à Vincent Ferré l'essai Sur les rivages de la terre du milieu (Bourgois, 2001) ainsi que la direction de l'ouvrage collectif Tolkien, 30 ans après, quant à Charles Ridoux, il est déjà l'auteur d'un essai intitulé Tolkien, Le Chant du Monde (Encrage, 2004)...

Bref Tolkien aujourd'hui doit figurer dans la bibliothèque de tous les inconditionnels de Tolkien !

 

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"A-t-on tout dit de J.R.R. Tolkien, l’auteur du Seigneur des Anneaux, repris et imité par les littératures de l’imaginaire depuis un demi-siècle, avant d’être adapté au cinéma et oscarisé ?
Certainement pas ! Des spécialistes français et européens font ici le pari de confronter leurs approches et leurs lectures, pour révéler des aspects moins étudiés de son oeuvre, en croisant littérature, musique, cinéma, théologie, philosophie, histoire et jeux, afin de replacer Tolkien dans son époque et dans le genre qu’il a contribué à refonder, la fantasy. Sont ainsi examinés, de manière neuve et ambitieuse, le dialogue de Tolkien avec Lewis, S. King ou encore Wagner, la place des femmes et des Hobbits, la tentation et l’héroïsme. Par ces approches inédites, cet ouvrage entend ainsi montrer à quel point Tolkien est actuel et protéiforme, éloigné des clichés auxquels on le réduit trop souvent :Tolkien aujourd’hui est une formidable invitation à découvrir sous un angle nouveau un univers qu’on pensait bien exploré."
 
 
Au sommaire :
 
Dédicace à Christian Bourgois
Introduction – Michaël Devaux, Vincent Ferré et Charles Ridoux
Thomas Honegger : A good dragon is hard to find ; or from draconitas to draco
 

Lectures spirituelles de Tolkien

Michaël Devaux : L’esprit de l’espoir chez Tolkien. Considérations sur l’Estel
Sébastien Hoët : Des corps épuisés. L’effort et la fatigue dans le Seigneur des Anneaux
Annie Birks - J.R.R. Tolkien et C.S. Lewis : deux approches du thème de la tentation
Christian Chelebourg : « ‘Subcreation’ in a special way » : Métalecture du Professeur Tolkien
Sébastien Marlair : Le Seigneur des Anneaux ou l’art du palantίr. Considérations sur l’art du récit tolkiénien -
Laurent Alibert : L’héroïsme chez Tolkien. Une étude de Farmer Giles of Ham
F. Guglielmo Spirito : Gandalf the Wiser. Trough the Wisdom of the Desert Fathers
Charles Ridoux : Le Légendaire d’Âge en Âge

Sources et filiation

Leo Carruthers : Ælfwine de Leithian et la Chronique anglo-saxonne
Angela Braito : La question de l’influence wagnérienne dans l’oeuvre de Tolkien -
Anne Besson : Fécondités d’un malentendu : la postérité de Tolkien en fantasy
Chrystel Bourgeois : Le système tripartite dans le Seigneur des Anneaux -
Antoine Dauphragne : Le jeu de rôles et la Terre du Milieu
Grégory Bouak : De la high à la dark fantasy : Tolkien et Stephen King -
Thomas Fornet-Ponse : Intertextuality in Tolkien and the (un)informed reader : The Lord of the Rings & The Silmarillion

Peuples et figures

Mirella Vadéan : L’entrée royale d’Aragorn II, roi du Gondor et d’Arnor, dans la cité de Minas Tirith
Aurélie Brémont : Les Hobbits dans le Seigneur des Anneaux
Marie Burkhardt : La représentation des personnages féminins dans The Lord of the Rings : de Tolkien à Jackson
Eric Flieller : Évolution et permanence de la figure des Nains dans le Légendaire -

Conclusion

Anne Larue : Tolkien ancêtre de lui-même ?
Isabelle Pantin : Tolkien et l’histoire littéraire : l’aporie du contexte
Vincent Ferré : Cinq ans après Trente ans après… Post-scriptum sur les recherches francophones

 

12/08/2010

Gagner la guerre !

Depuis, notamment, le triomphe du Seigneur des Anneaux au cinéma, le genre littéraire du médiéval-fantastique ou de la fantasy a détrôné la science-fiction dans les librairies et connait un réel succès dans le public. Malheureusement, la production dans ce domaine, pléthorique, et le plus souvent anglo-saxonne, est globalement assez médiocre. Dans ce marais hanté par des clônes fabriqués à la chaîne dans les écoles d'écriture américaine, c'est donc une bonne nouvelle de découvrir un auteur français de talent en la personne de Jean-Philippe Jaworski. Celui-ci a fait des débuts brillants avec Janua Vera, un recueil de nouvelles, publié par les éditions Les Moutons électriques ou disponible en format poche dans la collection Folio, et Gagner la guerre, un roman, toujours aux éditions Les Moutons électriques. Dans ces deux livres, l'auteur nous fait découvrir le Vieux Royaume, un univers moyennageux proche du nôtre, où les nains et autres elfes ne sont plus qu'un lointain souvenir, mais où la magie reste présente... C'est subtil et superbement écrit, et l'auteur, respectant les règles du genre, sait donner l'impression d'un univers foisonnant. A lire, donc ! Et on attend avec impatience les prochains livre de cet auteur. 

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"Chaque nuit, Leodegar le Resplendissant se réveille en hurlant dans son palais. Quelle est donc l’angoisse qui étreint le conquérant dans son sommeil ? S’agit-il d’un drame intime, ou bien de l’écho multiple des émotions qui animent le peuple du vieux royaume ?

Désenchantement de Suzelle, la petite paysanne, devant la cruauté de la vie ? Panique de maître Calame, le copiste, face aux maléfices qui somnolent dans ses archives? Scrupule d’Ædam, le chevalier, à manquer aux lois de l’honneur ? Hantise de Cecht, le housekarl, confronté aux fantômes de la forêt ? Appréhension de Benvenuto, le maître assassin, d’être un jour l’objet d’un contrat ? Ou peurs primales, peurs fondamentales, telles qu’on les chuchote au Confident, qui gît au plus noir des ténèbres…

À travers dix destins se dessine une géographie du vieux royaume, de ses intrigues, de ses cultes, de ses guerres. Et de ses mystères, dont les clefs se nichent, pour beaucoup, dans les méandres du cœur humain."

 

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"Au bout de dix heures de combat, quand j’ai vu la flotte du Chah flamber d’un bout à l’autre de l’horizon, je me suis dit : « Benvenuto, mon fagot, t’as encore tiré tes os d’un rude merdier. » Sous le commandement de mon patron, le podestat Leonide Ducatore, les galères de la République de Ciudalia venaient d’écraser les escadres du Sublime Souverain de Ressine. La victoire était arrachée, et je croyais que le gros de la tourmente était passé. Je me gourais sévère. Gagner une guerre, c’est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d’orgueil et d’ambition, le coup de grâce infligé à l’ennemi n’est qu’un amuse-gueule. C’est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l’art militaire. Désormais, pour rafler le pactole, c’est au sein de la famille qu’on sort les couteaux. Et il se trouve que les couteaux, justement, c’est plutôt mon rayon…"