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  • Des intellectuels européens face à la montée du fascisme et du national-socialisme...

    Les Nouvelles éditions latines viennent de publier un essai de Tarno Kunnas intitulé Des intellectuels européens face à la montée du fascisme et du national-socialisme - Leur soutien et leur engagement (1921-1945). Finlandais, Tarmo Kunnas, a enseigné la littérature comparée à l’Université d’Helsinki, mais également à Göttingen et à Paris III. Il fut également directeur de l’Institut finlandais à Paris de 1989 à 1995. Il est notamment l'auteur de L'aventure de Knut Hansum (Nouvelles éditions latines, 2010).

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    " Comment et pourquoi une certaine Europe s’enthousiasma entre les deux guerres pour le fascisme, bien que cette mouvance soit de nos jours considérée comme l’incarnation même du Mal absolu. Pourquoi le fascisme a-t-il exercé une telle fascination sur nombre d’intellectuels et d’écrivains de talent ? Ce livre tente d’apporter une réponse à cette question en analysant l’aventure politique de quatre-vingt personnalités de la culture européenne. Loin d’être populaires seulement en Italie et en Allemagne, les mouvements d’extrême droite ont également eu un rayonnement en France, dans le monde anglo-saxon, en Scandinavie et en Roumanie. C’est que le mirage fasciste était capable d’opérer la synthèse du climat intellectuel de l’époque : art et religion, vitalité et racisme, philosophie et poésie. Le fascisme a séduit des prix Nobel comme Knut Hamsun et Pirandello, de grands philosophes comme Martin Heidegger et des esprits rebelles tels que Céline ou Ezra Pound.
    Ce livre propose une nouvelle perspective tant sur la genèse et la nature des idées politiques que sur l’essence de la politique et de l’engagement. La volonté de puissance, la manipulation, la confiance aux grands leaders et la croyance aux chimères n’étaient ni ne sont l’apanage de la seule politique fasciste. Notre monde actuel porte encore les stigmates plus ou moins profonds du passé récent de l’Europe. "

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  • Ezra Pound en enfer...

    Les éditions de L'Herne viennent de publier un essai de Pierre Rival intitulé Ezra Pound en enfer. Journalistes et critique gastronomique, Pierre Rival s’intéresse à l'auteur des Cantos depuis la fin des années soixante.

     

     

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    " De 1940 à 1945, le poète américain d’avant-garde Ezra Pound a participé de manière active à la propagande du régime de Mussolini et des forces de l’Axe. Ses émissions de propagande à la radio italienne empreintes d’un antisémitisme radical – dont certaines sont traduites ici pour la première fois – lui valurent une inculpation pour haute trahison ; il évita de justesse la peine de mort en étant déclaré inapte mentalement à être jugé, et fut interné durant treize ans dans un asile psychiatrique aux États-Unis.

    Ezra Pound en enfer retrace l’itinéraire politique et intellectuel du premier écrivain moderniste de la littérature anglo-saxonne dont il est aussi l’un des éditeurs les plus avisés, découvreur, notamment, de T.S. Eliot et de James Joyce. Ce récit tente de comprendre comment l’auteur des célèbres Cantos a pu adhérer à la cause du fascisme. Pierre Rival interroge ici le lien entre la radicalité politique et la radicalité esthétique. À travers l’exemple de Pound, il montre comment les attitudes de rupture, dans la littérature et les arts, lorsqu’elles sont déplacées dans le champ du politique, conduisent presque inéluctablement au choix du totalitarisme. "

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  • L'aventure pour quoi faire ?...

    Le nouveau numéro de la revue Eléments (n°156, juillet - septembre 2015) est disponible en kiosque.

    Dans ce numéro, Pascal Esseyric et Patrick Péhèle nous offre  un dossier sur le thème de l'aventure, avec, en particulier, un entretien entre le romancier Erik L'Homme et l'écrivain Jean Raspail.

    Dans le reste de la revue, on trouvera un entretien avec Guy Mettan sur la russophobie, et des articles sur Guy Hocquenghem, Thorstein Veblen, Charles Péguy, Pierre Boulez, Ezra Pound ou Néné l'élégant, l'anar d'ultra-droite, ainsi que sur le salafisme, l'esprit Charlie, la folie des grandeurs ou le champs de bataille de Poitiers.  Et on retrouvera également la chronique cinéma de Ludovic Maubreuil, la Chronique d'une fin du monde sans importance de Xavier Eman et l'éditorial de Robert de Herte intitulé « Quand le peuple dit non ».  

    Bonne lecture !

    Vous pouvez commander ce numéro ou vous abonner sur le site de la revue : http://www.revue-elements.com.

     

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    Au sommaire :

    Éditorial

    Quand le peuple dit non, par Robert de Herte

    Forum...

    L'entretien

    Russophobie, mode d'emploi, par Guy Mettan

    Cartouches

    L'actualité des idées, des sciences, du cinéma, des arts et des lettres

    Chronique cinéma : Jean Grémillon, par Ludovic Maubreuil

    Jean-Benoist Puech est un roman, par Michel Marmin

    Jean d'Ormesson, tête à claques, par François Bousquet

    Hocquenghem, malade de la France, par Michel Marmin

    Champs de bataille, par Laurent Schang

    Chronique d'une fin du monde sans importance, par Xavier Eman

    Sciences, par Bastien O'Danieli

    Le combat des idées

    Salafisme, un produit de la mondialisation, par François Bousquet

    De quoi Charlie est-il le nom ? par David L'Epée

    Thorstein Veblen, par François Bousquet

    La folie des grandeurs, par Olivier Rey et Gaultier Bès de Berc

    Charles Péguy, enfant de France, par Rémi Soulié

    Entretien avec Diego Fusaro, par Adriano Scianca

    Requiem pour Pierre Boulez, par Jean-François Gautier

    Ezra Pound, théoricien paradoxal de la modernité, par Michel Marmin

    Néné l'élégant, une vie à l'ultra-droite, par Grégory Pons

    Dossier

    L'aventure pour quoi faire ?

    L'art du voyage, par Jean Raspail et Erik L'Homme

    L'aventure pour quoi faire ? par Pascal Esseyric et Eric Grolier

    Les riches heures de Patrick Leigh Fermor, par Guillaume Pinaut

     

    Éphémérides

     

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  • Heidegger et les antinazis de papier...

     Vous pouvez découvrir ci-dessous un point de vue de Robert Redeker, cueilli sur le site de Valeurs actuelles et consacré à Heidegger. Professeur de philosophie et essayiste, Robert Redeker a récemment publié Le soldat impossible (Pierre-Guillaume de Roux, 2014).

     

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    Heidegger et les antinazis de papier

    À nouveau l’affaire Heidegger occupe les gazettes ! Cette histoire, répétée tous les dix ans, du nazisme de Heidegger — dont témoigne le livre de Peter Trawny, Heidegger et l’Antisémitisme (Seuil) est un marronnier destiné à amuser ceux qui ne s’intéressent pas à Heidegger, qui ne le lisent ni ne le travaillent, ni ne travaillent avec lui. On ne voit pas quel est son intérêt, à part céder à la mode grotesque mais payante de l’antifascisme policier. Une fois que l’on a dit que l’homme Heidegger était nazi, on n’a rien dit du tout ! Ce n’est pas l’homme Heidegger dans son entier qui était nazi, encore moins le philosophe Heidegger, mais le particulier Martin Heidegger, à certains moments de son existence. Heidegger n’était pas “un” nazi, il était par moments nazi. L’article un est ici d’une importance capitale.

    Quant à l’oeuvre philosophique de Heidegger, elle est simplement la plus géniale du XXe siècle, et de loin. Elle est par endroits, elle aussi, “dangereuse”. L’antiheideggérianisme de trop nombreux journalistes et de quelques philosophes en mal de succès est un antinazisme facile, un antinazisme de papier, qui, certes, pour les meilleurs, s’appuie sur une lecture du maître de Messkirch, sans s’accompagner néanmoins d’une méditation de cette pensée.

    Le présupposé des commissaires du peuple ne laisse pas d’être inquiétant : les lecteurs de Heidegger sont des nazis en puissance, autrement dit ce sont des demeurés capables de se laisser contaminer ! Les chiens de garde chassant en meute Heidegger militent avec le même présupposé méprisant quand il s’agit de Céline, de Schmitt, de Jünger et d’Evola. (Carl Schmitt et Julius Evola, voire René Guénon et Ezra Pound sont des auteurs qui demandent de grands efforts à l’intelligence : le présupposé des policiers de la pensée tombe dès lors à côté de la plaque.)

    Les vrais lecteurs de Heidegger savent que cette propagande facile s’attaque à un monstre qu’elle fabrique elle-même, « le sozi de Heidegger », selon la fine invention lexicale de Michel Deguy. Cette notion de “sozi”, amalgame sémantique de “sosie” et de “nazi”, est heuristique, conservant une valeur descriptive s’étendant bien au-delà du mauvais procès intenté au philosophe allemand. Elle est un analyseur de la reductio ad hitlerum appliquée aux auteurs que l’on veut frapper d’expulsion du champ de la pensée. Leo Strauss a pointé les dangers pour la vérité de la reductio ad hitlerum : « Nous devrons éviter l’erreur, si souvent commise ces dernières années, de substituer à la réduction ad absurdum la réduction ad hitlerum. Que Hitler ait partagé une opinion ne suffit pas à la réfuter. »

    Une question s’impose : et si le prétendu nazisme de Heidegger fonctionnait un peu comme l’éloge de Manu, de la société de caste, de la chevalerie germanique, chez Nietzsche, c’est-à-dire comme une machinerie “inactuelle” destinée à exhiber autant qu’abattre “l’actuel”, le dernier homme, l’homme planétaire-démocratique ? Peut-être est-ce une stratégie philosophique de ce type-là qui se joue dans le prétendu nazisme de Heidegger ? Dans ce cas, ce qui paraît inacceptable chez Heidegger aux lecteurs superficiels, aux commissaires politiques de la vertu et au gros animal (l’opinion publique) acquiert le même statut philosophique que ce qui paraît inacceptable chez Nietzsche. Nos antinazis de papier — épurateurs de culture qui se comportent, en voulant exclure les ouvrages de Heidegger des programmes du baccalauréat et de l’agrégation, comme les destructeurs des bouddhas de Bâmyân — s’en rendront- ils compte ?

    Robert Redeker (Valeurs actuelles, 12 novembre 2014)

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  • Le travail et l'usure...

    Nous signalons la réédition par les éditions Kontre Kulture d'un pamphlet d'Ezra Pound, Le Travail et l'Usure, initialement publié par les éditions L'Age d'Homme en 1968 et devenu introuvable. Poète maudit, auteur des Cantos, Ezra Pound a, toute sa vie, combattu l'usure, qu'il considérait comme une maladie de la civilisation...

     

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    « À la mort de Lincoln, la véritable puissance aux États-Unis passa des mains du gouvernement officiel dans celles des Rothschild et autres affidés de leur ténébreux consortium. Le système démocratique périt. Il est, depuis lors, dérisoire de parler des États-Unis comme d’une puissance autonome. Depuis quand n’est-il pas moins dérisoire de parler de l’Empire britannique comme d’un être autonome ?

    On s’essouffle à parler de telle ou telle « nation » démocratique. Le véritable gouvernement s’est tenu et se tient encore dans les coulisses. La nature du régime démocratique est la suivante : deux ou plusieurs partis à la dévotion de l’usurocratie s’affichent aux yeux du public. Par souci pratique, et pour apaiser la conscience des niais, on laisse aux bonnes gens, à l’idéaliste solitaire, le soin de faire un peu de travail honnête, aussi longtemps qu’ils ne percent pas les machinations des divers rackets. Les plus épouvantables rackets sont ceux de la finance, du monopole et de la monopolisation de la monnaie même, à l’intérieur de la nation et de combinaison avec les différentes monnaies étrangères. »

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  • Russie, la mémoire des Romanov...

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    Le numéro d'avril 2013 de la revue Le spectacle du monde est en kiosque. 

    Le dossier est consacré à la Russie et à l'héritage tsariste. On pourra y lire, notamment, des articles de Pierre de Meuse ("Des Rurikides aux Romanov" ), d'Eric Branca ("La chevauchée des Romanov", "Anglais à tous les étages"), de Dominique Venner ("Stolypine, l'homme qui aurait pu éviter la révolution") ou de François-Laurent Balssa ("Aux sources d'une géopolitique") ainsi que des entretiens avec Marc Ferro ("La vérité sur la tragédie des Romanov continuera de progresser") et Alexandre Douguine ("Le rôle des Romanov reste contradictoire").

    Hors dossier, on pourra aussi lire des articles de Michel Marmin ("Charles Despiau, la fidélité à la nature") ou de François Bousquet ("Ezra pound, le retour du grand Pan"). Et on retrouvera aussi  les chroniques de Patrice de Plunkett ("De Bueno Aires à Bagdad") et d'Eric Zemmour ("1789 à l'envers").

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