Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/01/2014

Hollande ou la soumission à la finance de marché...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue d'Alain de Benoist, cueilli sur Boulevard Voltaire et consacré aux choix affiché par François Hollande d'une politique ouvertement libérale ...

 

alain de benoist,turbocapitalisme,hollande,taubira,révolution

 

François Hollande : entre Feydeau et Klapisch…

Depuis quelques semaines, la France vit au rythme du vaudeville élyséen. Ce qui fait beaucoup rire Laurent Gerra, logique. Et vous ?

Je ne m’intéresse pas un instant à la vie sexuelle de François Hollande, qui me paraît d’une grande banalité (normalité ?). Que sa libido monte avec le chômage ou baisse avec le pouvoir d’achat m’est parfaitement indifférent, et je me fiche éperdument de savoir s’il ambitionne d’épouser demain Leonarda, tandis que sa Valérie se mettrait en ménage avec Dieudonné. Nous ne sommes pas aux États-Unis où, puritanisme oblige, un candidat à l’élection présidentielle vivant en concubinage notoire n’aurait pas la moindre chance d’être élu. Je ne ferai que deux observations. L’une pour rappeler que le style, c’est l’homme. De ce point de vue, avec le scooteriste de l’Élysée, on navigue vraiment entre Feydeau et Cédric Klapisch, assez loin de l’élégance toute italienne avec laquelle Berlusconi assumait au moins ses soirées libertines. L’autre, plus fondamentale. Valérie Trierweiler est une journaliste, Julie Gayet une comédienne, Carla Bruni une chanteuse. On pourrait aussi citer Montebourg et Audrey Pulvar, Strauss-Kahn et Anne Sinclair, Bernard Kouchner et Christine Ockrent, et tant d’autres. Que les hommes politiques manifestent une invincible tendance à choisir leurs partenaires de sexe dans le monde de la communication, du show-business ou de la paillette médiatique confirme d’une manière extraordinairement révélatrice qu’ils appartiennent eux-mêmes désormais à la société du spectacle. Closer, complément du Journal officiel !

Virage social-libéral ou social-démocrate ? Durant sa campagne, François Hollande a tenté de nous faire croire qu’il était « de gauche », avec la finance sans visage pour ennemi principal. Voudrait-il désormais se faire passer pour un homme « de droite » ?

Les annonces économiques faites par François Hollande dans sa conférence de presse constituent le premier événement véritablement historique de son quinquennat. Les réactions ont été significatives. « Enfin ! », s’est écriée Laurence Parisot, dont le successeur, Pierre Gattaz, n’a pas hésité à présenter le MEDEF comme le véritable inspirateur de ce qu’il a décrit comme le « plus grand compromis social depuis des décennies », tandis que Jean-François Copé reconnaissait que ces mesures étaient « des propositions portées depuis des années par l’UMP ». Il y a longtemps, en effet, que le patronat demandait, en échange de promesses d’embauche illusoires, à être exonéré des cotisations familiales. Le « pacte de responsabilité », c’est en réalité d’abord 30 milliards d’euros de cadeaux aux actionnaires et aux grands patrons. C’est ensuite l’aveu du grand retournement de la politique économique du PS, son ralliement à la politique de l’offre et à l’ordre libéral, c’est-à-dire sa soumission à la finance de marché.

Quand le PS se disait « socialiste », il était déjà social-démocrate. Aujourd’hui qu’il s’affirme « social-démocrate », il est en fait devenu libéral de gauche, voire libéral tout court (« ultralibéral », dit même Marine Le Pen). En satisfaisant aux revendications de classe du MEDEF, il donne à voir son vrai visage. « Mon ennemi, c’est la finance », disait en effet Hollande quand il était en campagne pour l’élection présidentielle. Avec des « ennemis » comme celui-là, on n’a plus besoin d’amis ! Le chef de l’État n’a pas seulement cocufié Valérie Trierweiler mais aussi, ce qui est plus grave, tous ceux qui ont voté pour lui. Permettez-moi d’être plus sensible à son virage libéral qu’à son tournant libidinal.

Si la gauche semble aujourd’hui s’égarer, grande est l’impression que la droite se perd aussi, paraissant maudire les effets dont elle chérit les causes. Soit tout le paradoxe de journaux tels que « Valeurs actuelles » ou « Le Figaro Magazine », dans lesquels l’immigration est à juste titre dénoncée, mais qui continuent de prôner un capitalisme financiarisé et transnational. Peut-on être capitaliste et de droite ?

Il existe une tradition anticapitaliste de droite, qu’on a trop oubliée. Elle a malheureusement souvent versé dans l’exaltation du corporatisme ou la dénonciation conspirationniste des « Rothschild », des « 200 familles » ou des méchants banquiers. Par myopie ou paresse intellectuelle, il lui a manqué une analyse en profondeur de l’essence même du capital. Il est évidemment plus facile de bavarder sur les dernières péripéties politiciennes que de s’interroger sérieusement sur la théorie de la valeur, la crise de valorisation du capital, le fétichisme de la marchandise et la réification des rapports sociaux.

À une époque où la mondialisation capitaliste ne cesse d’aggraver les inégalités, non seulement entre les pays, mais à l’intérieur de chaque pays, il serait temps pour les gens « de droite » de réaliser que le capitalisme s’est aujourd’hui pleinement révélé comme un système beaucoup plus foncièrement « cosmopolite » et plus destructeur d’identités collectives que ne l’a même jamais été le communisme. Et qu’il l’est depuis ses origines : le marchand, expliquait déjà Adam Smith, n’a d’autre patrie que l’endroit où il réalise son meilleur bénéfice.

L’essence même du capitalisme mondialisé veut qu’il détruise tout ce qui peut faire obstacle à l’expansion planétaire du marché, à commencer par toute forme de société traditionnelle, et en même temps que s’impose un type anthropologique d’individu malléable, acquis aux seules valeurs marchandes, consommateur d’autant plus docile qu’il sera coupé de tous ses repères. Le principe même de suraccumulation du capital, la logique de l’illimitation (le « toujours plus ») font que le capitalisme déstabilise tout ce qu’il touche, qu’il étend partout le désordre, l’entropie et le chaos, le mélangisme et l’indistinction. Il y a de ce point de vue une parfaite complémentarité entre le libéralisme économique « de droite » et le libéralisme sociétal « de gauche », complémentarité dont le gouvernement Hollande, qui est vraiment tout sauf un gouvernement « socialiste », donne aujourd’hui un exemple achevé.

Alain de Benoist, propos recueillis par Nicolas Gauthier, (Boulevard Voltaire, 28 janvier 2014)

24/02/2011

Une littérature du désordre...

Nous reproduisons ci-dessous un texte de Jérôme Leroy, cueilli sur son blog Feu sur le quartier général, consacré à la littérature policière. Jérôme Leroy est l'auteur de plusieurs excellents polars d'anticipation comme Monnaie bleue, Bref rapport sur une très fugitive beauté ou La minute prescrite pour l'assaut.

  

polar.jpg

 

Roman noir : les infortunes de l'engagement

Le simple fait de poser la question de la politique et de l’engagement en ce qui concerne la littérature policière revient à nous interroger sur sa définition même. Roman policier, roman noir, whodunit, thriller, techno thriller ? Nous ne sommes pas ici simplement en présence de sous-genres mais aussi de projets littéraires qui n’ont plus grand chose à avoir entre eux, sinon la place qu’ils occupent dans les rayons d’une médiathèque, d’une bibliothèque municipale ou d’une librairie quand on les rassemble arbitrairement par commodité commerciale ou paresse intellectuelle.

Et cela peut faire sourire car quelques minutes de lucidité de la part d’un de ces professionnels du livre devraient pourtant lui montrer qu’il y a pas ou plus grand chose de commun entre un lecteur qui va acheter le dernier Fred Vargas et celui qui va s’offrir la réédition récente en un seul volume des romans de Dashiell Hammett (1), entre celui qui emprunte spasmodiquement les Agatha Christie et autres reines du crime comme Martha Grimes ou Elisabeth Georges,  celui qui ne jure plus que par le polar scandinave façon Mankell et celui pour qui ce genre littéraire est devenu le lieu d’expérimentations narratives et stylistiques, notamment chez l’Anglais David Peace mais aussi des Américains comme James Ellroy, James Sallis, Chuck Palahniuk ou encore Don De Lillo.

La littérature policière est, par essence, une littérature du désordre. Elle va mettre en scène, pour le lecteur qui retrouve avec elle l’ancestral plaisir de la peur, des meurtres, des vols, des complots, des manipulations, des escroqueries, des massacres avec les mobiles les plus violents parce que les plus primaires : l’envie, la jalousie, l’appât du gain, l’ivresse du pouvoir, la folie psychotique ou la volonté de puissance. Elle est, à proprement parler, cette part maudite présente dans toutes les sociétés, cet impensé radical dont parle Georges Bataille et que Baudrillard définit ainsi : « Dans l'optique de Bataille, la part maudite est quelque chose qui ne peut pas s'échanger selon l'échangé conventionnel, et donc doit être sacrifiée pour retrouver une forme d'équilibre fonctionnel. » 

On voit d’ailleurs pourquoi la littérature policière est si directement la fille de la tragédie antique et qu’elle joue chez le lecteur contemporain le rôle cathartique que lui assignait Aristote envers le spectateur grec d’Eschyle ou de Sophocle : « La tragédie par la pitié et la crainte purge ses semblables de ses semblables passions. »

Que ce soit dans les antichambres de la CIA ou dans la bibliothèque d’un manoir anglais, dans les bas-fonds mondialisés de l’horreur à New-York, Londres, Paris ou dans le huis clos étouffant des familles provinciales recuites dans leurs haines généalogiques, la littérature policière est là pour apporter le dérèglement, la crise, la fin d’une harmonie quand bien même celle-ci se serait révélée entièrement factice.Désordre, oui, et donc révélation. 

Il reste à savoir ce que la littérature policière va faire de cette révélation.

Et c’est là qu’intervient le problème de l’engagement de l’auteur. La littérature policière, par son projet même, est vite suspecte aux yeux de l’ordre établi et de la critique officielle. Contrairement à la tragédie, elle s’adresse à un public populaire dans une forme en elle-même toujours tenue pour un peu suspecte, une forme moins « noble » : le roman. Elle est donc, potentiellement, subversive. On remarquera d’ailleurs l’absence presque totale de littérature policière dans les sociétés totalitaires qui se vivent parfaites par essence.

Une des premières occurrence du terme « roman policier » est, de fait, péjorative. Elle apparaît sous la plume d’un certain Gaschon de Molènes, en 1842, dans la Revue des Deux Mondes. Il qualifie ainsi Une ténébreuse affaire de Balzac en signifiant que ce livre « appartient à la pire espèce des œuvres littéraires. ». On classerait aujourd’hui Une ténébreuse affaire dans la catégorie des thrillers politiques et Balzac est ici un des tous premiers à montrer le rôle décisif des polices secrètes dans le fonctionnent des sociétés modernes et leur aptitude à manipuler et monter des provocations pour permettre au pouvoir de se consolider dans la répression de périls imaginaires.

Serge Quadruppani, lui même auteur de romans noirs, mais aussi essayiste et analyste subtil de la question, a appelé « idéologie antiterroriste » cette étrange pratique dont même les démocraties font un usage abondant. Pour s’en convaincre, on pourra lire, justement, des romans policiers ou plutôt des romans noirs : le triptyque de James Ellroy sur l’histoire des USA au moment de Kennedy et de Nixon, de Cuba et de la guerre du Vietnam mais aussi par exemple Les terroristes de Sojwall et Walhoo qui se passe dans le décor apparemment beaucoup plus apaisé de la Suède social-démocrate des années soixante.

Peindre un désordre est une chose, savoir ce qu’on en fait en est une autre.

Ellroy, par exemple, est un conservateur et ne s’en cache pas tandis que Sojwall et Walhoo étaient membre du parti communiste suédois. Pour l’un montrer l’infamie du politique renvoie à une méditation assez désespérée sur la perversité intrinsèque de la nature humaine tandis que pour les autres, il s’agit avant tout d’une critique sociale montrant les imperfections et les impasses d’un État Providence par trop auto satisfait.

Critique sociale, le mot est lâché. La littérature policière est aussi devenue, non sans ambigüités, une littérature de la critique sociale. Le cas de la France est à ce titre exemplaire puisqu’elle a vu naître un courant, le néo polar, qui s’est diffusé un peu partout en Europe mais n’en reste pas moins un phénomène spécifique comme l’ont montré dans une étude pertinente, Le polar français (2), deux universitaires allemands Elfriede Müller et Alexander Ruoff. Le néo polar apparaît au début des années 70 et va renouveler un genre à bout de souffle comme en témoignait concrètement le déclin commercial de certaines collections historiques comme Le Fleuve Noir ou même La Série Noire.

Les auteurs du néo polar sont à cette époque, pour la plupart, des anciens de Mai 68 ayant appartenu aux chapelles les plus différentes de l’extrême gauche maoïste, trotskyste ou situationniste. Le père de ce courant est Jean-Patrick Manchette (1942-1995). Il est aujourd’hui considéré comme un écrivain à part entière et des auteurs de la littérature « blanche » aussi prestigieux que Jean Echenoz lui reconnaissent une dette stylistique immense.

L’idée de Manchette est simple : si la révolution a échoué en 1968, il faut la continuer par d’autres moyens et le roman policier en est un. Il récusera au passage cette appellation de roman policier et préfèrera parler de roman noir. En ce sens, il renvoie très clairement au courant « hard boiled » américain né au moment de la crise de 29 avec le grand Dashiell Hammett, communiste et prisonnier politique des geôles de Mac McCarthy, dont Moisson Rouge est le chef d’œuvre fondateur. Moisson Rouge, pour résumer, raconte un carnage. Le patron d’une petite ville minière du Montana a utilisé les services de truands pour réprimer les grèves. Mais ces derniers, comme les mercenaires carthaginois dans Salammbô, ne veulent plus lâcher leur part du gâteau. On engage un privé qui est le narrateur et qui va jouer la carte de la division entre les truands, jusqu’à ce que ceux-ci se massacrent joyeusement. L’intérêt du livre, bien entendu, est avant tout dans le traitement de cette intrigue par une forme d’écriture totalement inédite, qu’on a pu appeler behavioriste ou comportementaliste. Les motivations et les sentiments des personnages ne sont jamais exprimés ou explicités. Le lecteur peut deviner ce qui se passe seulement à partir des indices extérieurs qui lui sont donnés.

Jean-Patrick Manchette importa ce style en France pour ses propres romans mais il importa aussi la thématique qui allait avec. Le roman noir ne se contentait plus du meurtre en chambre close, ou de la banale histoire de mauvais garçons façon Albert Simonin, il abordait frontalement la question sociale, la critique du système capitaliste, la violence des rapports de production. Et surtout, surtout, le « hard-boiled » se refusait à tracer une frontière entre les bons et les méchants comme il se refusait à donner une fin « où tout rentre dans l’ordre » puisque précisément, l’ordre en question est critiquable voire nuisible. Pas question d’arrêter le criminel pour rassurer tout le monde puisqu’il n’est plus certain que le criminel en soit un ou en tout cas que ses raisons d’avoir commis un crime ne soient pas infiniment plus respectables que celles de ceux qui vont l’arrêter et le juger.

Comme Dashiell Hammett qui influencera directement tous les grands noms du roman noir américain des trois décennies suivantes (Goodis, Thompson, Himes, Burnett…), Jean-Patrick Manchette va lui aussi être suivi d’une série d’écrivains, tous issus de l’extrême gauche(3), qui vont donner des œuvres importantes. On citera, pour mémoire Frédéric Fajardie et Thierry Jonquet, décédés en 2008 et 2009 mais aussi Jean-Bernard Pouy, Jean-François Vilar, Serge Quadruppani ou Didier Daenincks. Qu’ils revisitent des périodes historiques sombres comme l’occupation ou la guerre d’Algérie ou qu’ils dénoncent une société vivant une guerre à bas bruit dans ses banlieues et autres quartiers de relégation, ces auteurs ont connu un grand succès tant ils étaient en écho avec une société sortant difficilement des Trente Glorieuses à travers une crise économique de longue durée qui allait bouleverser tous les repères.

La création de la collection du Poulpe, anti SAS (l’espion créé par Gérard de Villiers à l’anticommunisme rabique), par Pouy, Raynal et Quadruppani en 1995 marque un sommet dans ce désir d’un polar ouvertement engagé. Héros récurrent, Le Poulpe, alias Gabriel Lecouvreur, est confronté aux principaux problèmes rencontrés par la société française dans chacune de ses aventures ayant toutes pour titre un jeu de mots (4) et écrites par un auteur différent: sectes, corruptions, montée de la xénophobie, délocalisations massives… Parfois très réussis, parfois franchement ratés, les Poulpe sont néanmoins un phénomène littéraire d’écriture collective unique en son genre et qui après une interruption de quelques années, a repris de plus belle et en est à sa 270ème aventure.

Le problème est que le néo polar n’est plus très néo et a tendance à s’épuiser, faute de se renouveler. L’antifascisme affiché a souvent chez les successeurs et les épigones actuellement en activité de Manchette pris l’allure d’une posture commerciale plus que d’un engagement de fond. On dispose, ou on croit disposer d’une « niche » auprès d’un public convaincu. Une sorte de bonne conscience politiquement correcte, de manichéisme moralisateur voire de maccarthysme inversé comme celui de Didier Daenincks dressant périodiquement des listes de confrères qu’il juge mal pensants, conduit à une exténuation du néo polar et à la figure par trop limitée de l’écrivain engagé.

C’est d’autant plus dommage que ce vide laisse la place à un roman policier qui retrouve son innocuité de pur divertissement consumériste à une époque qui aurait pourtant besoin, plus que jamais, d’un polar qui sait raconter de bonnes histoires mais aussi tirer des sonnettes d’alarmes sur les nouveaux périls de notre monde comme les catastrophes écologiques ou les crispations ethnico-religieuses. Le succès d’un Frank Thilliez et d’un Maxime Chattam avec leurs thrillers « à l’américaine » ou d’une Fred Vargas, qui se targue elle-même d’écrire des « polars calmants. » n’est pas forcément bon signe. Quelle que soit la qualité littéraire que l’on puisse reconnaître à ces textes, cela marque une forme de régression par rapport à une littérature qui avait presque réussi à s’imposer comme un genre littéraire à l’égal des autres.

Mais Manchette, toujours lui, ne remarquait-il pas dès 1978 : « Quand le monde a cessé d'être frivole, les polars le deviennent".

Jérôme Leroy (Revue générale de Belgique, janvier 2011)

(1)  Gallimard, collection Quarto

(2)  La fabrique éditions

(3)  A la notable exception du grand ADG, mort en 2004. Cet auteur de la Série Noire est le contemporain de ses petits camarades rouges, raconte admirablement les mêmes histoires qu’eux mais adopte un point de vue d’anarchiste de droite qui lui vaudra l’inimitié des idiots et l’amitié des esprits libres comme Frédéric Fajardie, ex-mao et donc franchement de l’autre bord.

(4)  La petite écuyère a cafté, Sarko et Vanzetti, Mort à Denise

 

20/11/2010

Le nouveau désordre mondial...

Le nouveau numéro du Choc du mois, daté de novembre 2010, est disponible en kiosque. On pourra lire un premier dossier consacré au nouveau désordre mondial, comprenant des entretiens avec Hervé Juvin et Georges Corm. Un deuxième dossier est consacré à la cathophobie. Et on retrouvera comme toujours, les rubriques "Monde", "Société" et "Culture"...

Bonne lecture !

Choc040.gif

 

Au sommaire du numéro :

Le bloc-notes de François-Laurent Balssa
L’allahicisation
Succession au Front national

Dossier : Nouveau désordre mondial
L’inexorable dérive des continents
Vers un big bang géopolitique
Entretien avec Hervé Junin
De l’hyperpuissance à l’impuissance
La thèse du choc des civilisations
Entretien avec Georges Corm
Pays émergents versus pays submergés
Vers un nouveau Nomos de la terre ?

Société
Te rappel 2main si chui dispo
Comment les séries américaines colonisent les esprits
Je suis féministe, mais je me soigne
Le politique est-il soluble dans le temps ?

Dossier : Cathophobie
Interdit aux catholiques et aux animaux
Aux origines de la cathophobie
Pourquoi je suis (aujourd’hui) anticlérical ?
Quand les curés avaient des têtes de veaux
Pour trente deniers de plus
et un passage à la télévision
L’Eglise face aux droits de l’homme
Entretien avec Frigide Barjot

Culture
HISTOIRE
Entretien avec Arnaud Teyssier
Contre-courant
Délire logique anniversaire
Giono, le retour du Grand Pan essais
Z comme Zarka
La Grèce au cœur
Dictionnaire des injuriés
ENQUÊTE
Les ambassadeurs côté cour littérature
Houellebecq persiste et signe
BEAUX-ARTS
Face-à-face
BD
Exposition
Cinéma
Maurice Schérer est mort, vive Rohmer