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27/04/2018

Week-end à mort !!...

La librairie en ligne Amazon diffuse sur son site, au format électronique, un polar de Christian Rol intitulé Week-end à mort!!. Journaliste, Christian Rol a publié, notamment, Le roman vrai d'un fasciste français (La Manufacture des livres, 2015).

 

Rol_Week-end à mort.jpg

" « Un coup de canne sec et dur balaie d’abord une jambe du mendiant qui tombe dans un cri, tordu de douleur. Mais, Rachid et Jean, à l’appel du sang, se joignent à présent à François et assaillent le gros à coup de pompes dans le ventre tandis que le Duc s’acharne désormais sur les rotules. L’Homme du Voyage roule des yeux de terreur et de douleur à la fois, se contorsionne, invoque dans sa langue quelque pitié et se roule sur le pavé comme un phoque sur la banquise. Quand leur victime gît au sol, immobile et pratiquement inanimée, Sainte-Anne et ses associés cessent leurs coups. Puis, s’essuyant les mains avec le sentiment du travail bien fait, François s’adresse à lui :
- Ainsi, brave homme, cette canne que tu arborais faussement afin d’abuser les naïfs te sera bien utile désormais. Car, notre labeur ne fut pas vain, et tu peux m’en croire, te voilà maintenant vraiment infirme.
Christian Rol est auteur et scénariste. » "

16:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christian rol, polar, fasciste |  Facebook | Pin it! |

14/12/2015

Beyrouth 1976 : des Français dans la guerre du Liban...

Les Bouquins de Synthèse nationale viennent de publier un récit d'Emmanuel Albach intitulé Beyrouth 1976 - Des Français aux côtés des phalangistes. Journaliste, Emmanuel Albach a fait partie de la poignée de jeunes Français qui se sont engagés dans le camp chrétien au début de la guerre civile libanaise.

On rappellera qu'on trouve quelques pages sur le même thème dans l'enquête de Christian Rol, Le roman vrai d'un fasciste français (La manufacture de livres, 2015), et aussi que l'écrivain Richard Millet a consacré deux livres à son expérience de la guerre du Liban, La confession négative (Gallimard, 2009) et Tuer (Léo Scheer, 2015).

 

Beyrouth 1976.jpg

" Au milieu des années 70 une guerre terrible éclata au Liban. Celle-ci opposait les diverses milices musulmanes aux Phalanges chrétiennes alors dirigées par Béchir Gemayel. Elle ensanglantera le pays du Cèdre pendant de nombreuses années. À Paris, un groupe d’étudiants est scandalisé par la lâcheté du gouvernement giscardien qui refuse d’intervenir pour soutenir les chrétiens menacés. Ils décident de sauver l’honneur de la France et partent se battre, les armes à la main, à Beyrouth. L’un d’entre eux, Stéphane Zanettacci, n’en reviendra jamais. Emmanuel Albach fut l’un des deux premiers Français à se rendre sur les champs de batailles libanais. Il nous raconte son histoire et nous explique le sens de son engagement. "

 

 

24/04/2015

Le roman vrai d'un fasciste français...

Les éditions La manufacture de livres publient cette semaine une enquête de Christian Rol intitulée Le roman vrai d'un fasciste français. Journaliste, Christian Rol a publié Une vie ordinaire (Denoël, 2011), le témoignage de Maxime Brunerie, l'homme qui a tiré sur Jacques Chirac, le 14 juillet 2002.

 

Roman vrai d'un fasciste français.jpg

" Le 4 mai 1978, Henri Curiel, militant communiste et anti-colonialiste, est abattu à son domicile parisien. Le 20 septembre 1979, Pierre Goldman, figure de l'extrême gauche des années 70, est tué par balles à bout portant à quelques mètres de chez lui dans le 13e arrondissement. Ces assassinats qui ne seront jamais élucidés sont signés par une organisation d'extrême droite inconnue : Honneur de la Police. En 2012, peu avant de mourir, un individu discret revendique - à visage couvert - sa participation à l’assassinat de Pierre Goldman. Quant à l’autre « exécution » dont il assume la paternité auprès de quelques proches, elle est pour la première fois révélée dans ce livre.

Camelot du roi et membre de l'Action française à 14 ans, René Resciniti de Says est un ancien parachutiste. Parti guerroyer dans les Phalanges libanaises, et en Afrique aux côtés de Bob Denard, il a également été « instructeur militaire »  en Amérique latine : un “affreux”. Loin d’être un nervi au front bas, mais ne dédaignant pas l’étiquette de “voyou “,  Resciniti de Says est un authentique marquis italien né des noces bâclées entre une mère chanteuse lyrique et un père aventurier parti très tôt du domicile conjugal sur les Champs-Élysées. En outre, s’il est « monarchiste », dandy aux élégances onéreuses, ses amitiés, elles, ne le sont pas toujours… et sa conduite non plus. La personnalité baroque de René Resciniti de Says - ce lettré peut déclamer des vers, ivre devant l’Institut après une nuit à se battre - sa vie et sa complexité nous épargnent l’écueil du registre « fana-mili facho » réducteur et sclérosant. D’abord, parce qu’il ne fut pas que cela. Sa vie nous renvoie aussi bien au cinéma qu’à la littérature, deux registres qu’il prisait tant. Où l’on passe allègrement des Quatre Cents Coups à la Fureur de vivre à la langue d’Audiard d’un Paris interlope, à Beyrouth sous le feu ; et aux personnages de Blondin à qui il ressemblait tellement à la fin de son existence.

Christian Rol revient sur les assassinats commandités au plus niveau, mais au delà du document choc et de l’affaire d’État, ce livre nous fait découvrir une jeunesse agitée au cœur des groupuscules politiques de droite : Occident, Ordre Nouveau et l’Action Française, qui firent le coup de poing au sein Quartier latin des années 60 et 70 ; et qui furent un vivier riche en gros bras pour les services parallèles du pouvoir de l’époque et en futur leaders de la France d’aujourd’hui. Il donne là un « roman vrai » d’un personnage picaresque avec qui nous voyageons d’un monde à l’autre en embrassant un destin hors norme. “Roman“ signifiant qualité d’écriture, densité et exigence littéraire destinées à coller au personnage. "