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  • Solidarité stratégique et politiques d’Etat...

    Nous reproduisons ci-dessous un pointe de vue de Christian Harbulot et Didier Julienne cueilli sur Infoguerre et consacré à la question des  la solidarité stratégique. Christian Harbulot dirige l’Ecole de Guerre Economique depuis sa création en 1997, et Didier Julienne dirige un cabinet de stratégie sur les ressources naturelles. 

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    Solidarité stratégique et politiques d’État

    Historiquement, le patriotisme économique est un des éléments structurants de la pensée souverainiste. Il est assimilé aux pratiques protectionnistes et au repli sur soi. Sa formule moderne est plus complexe car elle fait appel à la notion d’intelligence économique offensive et défensive parce que dans la mondialisation des échanges il est devenu nécessaire de tenir compte de jeux d’acteurs aux comportements différents. Ces stratégies prioritaires de conquête de marchés extérieurs sont celles des Etats-Unis depuis 1945, et en Asie, du Japon jusqu’à la fin de l’URSS, de la Corée du Sud à partir des années 60 et enfin de la Chine depuis un quart de siècle. Force est de constater que le patriotisme économique ne couvre qu’une partie de la problématique de la survie ou de l’essor d’un peuple sur un territoire donné.

    Intérêt général et solidarité

    Le progrès et le marché ont dicté la ligne de conduite des sociétés humaines depuis l’ère des révolutions industrielles. Tout au long du XIXe et du XXe siècle, le problème principal a été le développement. Les pays industrialisés étaient le modèle à suivre.  Depuis la chute du mur de Berlin, l’évolution des rapports de force entre les puissances a battu en brèche la croyance en un monde régulé par une mondialisation des échanges bénéfique à tous. Au début du XXIe siècle, des limites sont plus évidentes : la vulnérabilité d’un Etat n’est plus seulement mesurée par ses difficultés à se développer comme c’était le cas lors des débats sur les rapports Nord/Sud. Un Etat peut être menacé par les rapports de force qui existent autour de l’énergie, sur l’accès aux ressources, aux matières premières et à l’eau. Ce sont des sujets quasi permanents de confrontation dans certaines parties du monde. La fragilité du monde actuel et les multiples menaces qui résultent de la confrontation entre différentes forces (puissances, monde financier, firmes multinationales, sociétés civiles) rend l’économie indissociable de la notion de résilience d’un peuple sur un territoire.

    L’intégrité du territoire et la protection des populations ne peuvent plus être considérés comme les deux seules priorités primordiales de la défense de l’Etat de droit. Il serait peut-être utile de réfléchir sur une nouvelle forme de priorité qui renforce la notion d’intérêt général par la solidarité stratégique. Comprenons par solidarité stratégique, des décisions de moyen/long terme pour la préservation du bien commun. Dans le passé, l’Etat s’est construit à partir de ses intérêts vitaux. Dans l’avenir, la seule survie d’une population sur un territoire donné pourra devenir un intérêt vital. Une telle approche dépasse la vision restrictive de la défense économique telle qu’elle a été définie et souligne les imperfections de la définition des intérêts stratégiques validée par la Commission Européenne. Elle sort aussi du périmètre de la pensée souverainiste qui se focalise sur la notion d’indépendance territoriale.

    Au niveau européen, la notion de solidarité stratégique renvoie à la capacité de résilience des Etats membres de l’Union Européenne confrontés non seulement aux crises mais aux limites du progrès (cf. par exemple les effets de la pollution industrielle) et du marché (cf. les risques générés par une situation de dépendance alimentaire ou énergétique).

    Construction des Etats et gestion des rapports de force

    Le principe de solidarité existe depuis des siècles. Sous la monarchie absolue, les provinces riches devaient stocker du blé pour venir en aide aux provinces pauvres en cas d’intempéries, de mauvaises récoltes et de risque de famine. L’enjeu était déjà stratégique pour éviter les jacqueries et les révoltes populaires dans les campagnes. Pour prendre un exemple actuel, l’électricité distribuée dans certains départements français est payée en partie par la contribution de l’Ile de France, donc des citoyens qui vivent sur son sol. Ce principe de solidarité a aussi une dimension stratégique dans la mesure où il contribue au fonctionnement des territoires qui n’ont pas la dynamique économique suffisante pour satisfaire les besoins élémentaires de leurs habitants.

    La prise en compte politique d’un tel concept relève encore du sous-entendu et non d’un corps de doctrine affiché ouvertement. Le débat existe pourtant sur la scène internationale. La province d’Alberta au Canada a affiché des positions de « désolidarisation » en s’enrichissant avec l’exploitation du pétrole et du gaz. Le système de péréquation appliqué par la structure fédérale est un exemple très intéressant de l’application d’un principe qui pourrait être justement assimilé au concept de solidarité stratégique. Certaines provinces comme l’Ontario et le Québec reçoivent de l’argent d’Ottawa depuis des décennies dans le cadre du développement économique ou de la contribution à l’aide des provinces en difficulté. Le gouvernement fédéral est conduit à arbitrer et faire évoluer le système en fonction de paramètres économiques, financiers et fiscaux. Nos Etats se sont construits au fur et à mesure de révoltes, de révolutions ou bien d’évolutions plus pacifiques pour aboutir à des démocraties, des monarchies constitutionnelles, des démocratures, des dictatures.

    Au-dessus de chacune de ces formes d’Etat, il est possible d’identifier des solidarités stratégiques qui sont autant de trajectoires à très long terme auxquelles les administrations et les différents gouvernements qui se succèdent à la tête du pays, ne touchent pas parce qu’elles façonnent la relation particulière entre la population et son concept de nation. Elles sont un prélude à la construction politique et au développement économique d’un pays, elles différencient les Etats les uns des autres, parce qu’elles définissent leurs dépendances, leurs indépendances et leurs interdépendances vis-à-vis notamment de la sécurité, des ressources naturelles, du développement économique, de la santé, de modèle économiques… Elles furent décidées à un instant particulier du pays et la première d’entre-elles est sans aucun doute l’inspiration première de l’Etat, dans sa déclaration des droits de l’homme et du citoyen, dans sa constitution, ou de par la voie tracée dans la matrice idéologique d’un petit livre rouge. En bref, l’évènement intellectuel qui inspire ou conclut, selon les cas, la guerre de libération ou la révolution qui engendra le premier pouvoir en place. Après cette solidarité stratégique intellectuelle et de fondation, viennent des solidarités stratégiques plus tangibles mais qui restent historiques. Depuis l’apparition du pays elles ont été décidées à des moments charnières, fin d’un conflit mondial par exemple. Elles restent peu nombreuses par pays et regroupées en trois familles. Les solidarités stratégiques acquises par un processus de décision par objectif, par accidents et par progrès. Ce processus de décision n’est-il pas par ailleurs différents en fonction des régimes, par exemple entre la dictature et de la démocratie ?

    Solidarité stratégique et nature des régimes

    Dans les pays totalitaires il y a une unique solidarité stratégique, c’est la sécurité. L’étranger y est au mieux un espion et en général un ennemi. Pour atteindre cette solidarité stratégique sécuritaire, celle-ci à une emprise totale sur l’Etat, elle s’y substitue ; sacrifiant tout, elle guide l’ensemble des forces de la nation pour se préserver et atteindre son but. Des services de renseignements jusqu’aux forces militaires, elle rafle les meilleures ressources aux dépens du reste des besoins des populations. Dans le passé, le régime soviétique en fut l’image parce qu’il permettait aux systèmes de forces d’être privilégiés. De nos jours, la Corée du Nord symbolise dans ce registre l’agressivité d’une indépendance nucléaire qui est le pinacle de sa solidarité stratégique sécuritaire déclarée. Secondant la solidarité stratégique de sécurité, et permettant de maintenir sa trajectoire, viennent trois axes de développement de l’État mis en œuvre par des sociétés nationales de manière coordonnée sous forme de plans ou bien désordonnée. Le premier axe concerne à la fois, la doctrine agricole nationale et l’autosuffisance alimentaire. Le deuxième axe porte sur la doctrine énergétique nationale et l’indépendance énergétique. Le troisième axe englobe la doctrine minière et la démarche industrielle nationale outillant les populations. Mais ce ne sont que des utilités, non pas des principes tangibles et durables de solidarités stratégiques qui d’ailleurs n’existent pas dans ces régimes.

    En démocratie, les solidarités stratégiques sont moins apparentes qu’en dictature mais plus nombreuses. C’est ici que la solidarité stratégique d’objectif décrite à l’instant dans la dictature est rejointe par celle de l’accident et celle du progrès.

    • Les objectifs ressemblent aux décisions de l’Etat totalitaire, c’est la décision de l’homme seul qui souhaite une dissuasion nucléaire en France dans les années 60 ou bien la situation exceptionnelle d’après-guerre qui définit un modèle industriel.
    • Les accidents reflètent les soucis du moment : une famine réclame une politique agricole, une pénurie de pétrole exigent une énergie nucléaire, une colonisation conflictuelle au XIXe siècle demande une armée nombreuse, puis lui succède un siècle plus tard une armée professionnelle lorsque la décolonisation est terminée et enfin avons-nous un nouveau changement lorsque l’armée est dans la rue pour contrer la guerre terroriste ?
    • Le progrès apporte des solutions inattendues, c’est la bonne surprise. Par exemple, le progrès dans le traitement des maladies permet d’inscrire une politique sociale et de santé dans le marbre des solidarités stratégiques démocratiques.

     

    La démocratie pilotera les entreprises publiques ou privées chargées des solidarités stratégiques objectifs et les accidents, mais l’Etat démocratique sera opportuniste dans celle du progrès en bénéficiant des initiatives du capital privé et de ses entreprises industrielles et de services démocratie

    À ce stade, employons une métaphore. Si une table nous est nécessaire, l’Etat totalitaire, nous apprendra à nous en passer parce qu’elle n’est pas un élément de la solidarité stratégique. De son côté, il est fort possible que la démocratie demande au capital privé de trouver comment fabriquer cette table ; une fois cet objectif atteint, elle l’inscrira au fronton de ses solidarités stratégiques.

    Comment l’ensemble évolue-t-il ?

    En régime totalitaire comme en démocratie, une fois atteintes, les solidarités stratégiques sont oubliées. Faisant partie du décor étatique, chacun est presque surpris de s’apercevoir qu’elles existaient lorsqu’elles sont remises en cause sans que l’on s’en rende compte. Lorsqu’il touche à la solidarité stratégique de fondation, ce retour sur soi peut provoquer des séismes.  Avons-nous connu de tels évènements en occident en 1968 ? Le PC chinois avait-il atteint un point tel de rupture avant l’arrivée de Xi Jinping, qu’il se soit engagé non seulement dans une course globale contre la corruption (alors que c’est l’une des caractéristiques de la Chine éternelle) mais que le président chinois ait entreprit une fuite identitaire vers l’image de Mao afin de restaurer la solidarité stratégique de fondation de la Chine révolutionnaire ?

    Côté solidarité stratégique sécuritaire, l’atteindre est en général un mythe de Sisyphe. Elle est inatteignable en dictature, car il semble que dans la course à la sécurité et aux armements, la démocratie fait toujours mieux. Dans les démocraties, lorsque la solidarité stratégique sécuritaire est prise en défaut, par exemple lorsqu’un attentat révèle une faillite de l’Etat, il se peut qu’à ce moment-là, la catastrophe affaiblisse puis renverse le pouvoir, voire provoque un profond changement dans la démocratie. Pour les solidarités stratégiques d’accidents et de progrès, si un tsunami bouscule la solidarité stratégique consacrée à l’énergie, que des suicides d’agriculteurs questionnent celle de l’autosuffisance alimentaire, que le chômage de masse remette en cause celle du modèle industriel, que la gestion d’une épidémie affaiblisse celle de la santé, qu’un vote provoque un Brexit, que le réchauffement climatique propulse des énergies renouvelables …, il est probable que la démocratie coupable de ces faillites subisse de profonds changements. En revanche, simplifions en disant que ces mêmes causes n’auront aucun effet en dictature car elles n’affecteront nullement des solidarités stratégiques qui n’y existent pas.

    Allons plus loin. Chacun de son côté s’aperçoit que décider la nature des solidarités stratégiques dans les pays totalitaires, là où un homme seul décide, devrait être un processus plus agile que dans les démocraties. Chez nous, le choix des solidarités stratégiques doit être celui de l’expression de l’intérêt général, mais cristalliser cette expression devient rapidement une illusion lorsqu’il est impossible d’imposer qu’une trajectoire de très long terme survole sans fin les rapides changements politiques démocratiques. En ce sens, la démocratie participative, c’est-à-dire la politique de l’instant présent, est à l’extrême inverse du temps long des solidarités stratégiques.

    Progressons dans le processus de décision. Depuis peu, un élément nouveau bouscule les solidarités stratégiques. La doctrine environnementale visant à réguler le climat et protéger la biodiversité s’impose comme une solidarité stratégique hexogène au lieu d’être le fruit d’un choix endogène. Elle s’impose à tous indistinctement, en démocratie et en dictature, quasiment par décret avec la COP 21, en Chine avec l’arrêt des industries polluantes l’hiver, en France en Angleterre et à Paris lorsque la vente de voiture à essence et diesel est interdite avant même que les sciences et les entreprises disposent sur étagère de voitures électriques bon marché de substitution. Ce phénomène pose une contre-question iconoclaste : puisque nous décidons d’une solidarité stratégique environnementale à la manière d’une dictature sommes-nous toujours une démocratie, et vice versa ?

    Comme le rappelait l’écrivain et pilote Saint-Exupéry « la liberté c’est choisir son maître ». Être indépendant, c’est choisir librement ses dépendances sans en souffrir, donc rester souverains sur ses choix de solidarités stratégiques.

     

    Christian Harbulot et Didier Julienne (Infoguerre, 29 mars 2019)

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  • Pourquoi combattre ?...

    Les éditions Perspectives libres viennent de publier, sous la direction de Pierre-Yves Rougeyron, un ouvrage collectif intitulé Pourquoi combattre ? . Pierre-Yves Rougeyron dirige le Cercle Aristote et la revue Perspectives libres.

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    " « Une nation qui fait une grande distinction entre ses érudits et ses guerriers verra ses réflexions faites par des lâches et ses combats menés par des imbéciles”. Thucydide citant un roi de Sparte.

    La nécessité de recréer une pensée patriotique et d’aider à forger les hommes pour la porter nous ont amené, il y a plus de 10 ans, à créer ce qui devait être une association d’étudiants et d’amis et qui se transforma en communauté d’idées, de projets et d’affects sans que nous ne l’ayons ni voulu ni cru possible. Cet ouvrage est le fruit de ces 10 ans de réflexions au sein du Cercle Aristote, entre dictionnaire et mélange. Il donnera au lecteur curieux ou au militant sérieux un manuel de questions plus que de réponses. Pour que la France soit et reste, il faut commencer par en avoir une certaine idée. "

    Avec des contributions de :

    Luc-Olivier d’Algange, Philippe Arondel, Erick Audouard, Thomas Arrighi, Romain Bessonnet, Françoise Bonardel, Bernard Bourdin, Yves Branca, Alberto Buela, Leonardo Castellani, Hélène Clément-Pitiot, Denis Collin, Philippe Conrad, Vincent Coussedière, Charles Coutel, Alexandre Dorna, David L’Epée, Philippe Forget, Gabriel Galice, Eric Gueguen, Christian Harbulot, Alexandre Lande,  Julien Funnaro, Sébastien Gaboulaud, Jean-Louis Harouel, Laurent Henninger, Véronique Hervouet, Roland Hureaux, François-Bernard Huyghe, Arnaud Imatz, Leo Imbert, Hervé Juvin, Richard Labévière, Jean-Gérard Lapacherie, John Laughland, Lucas Leroux, Pierre Magnard, Rémi Magott, Kostas Mavrakis, Philippe Murer, Charles Onana, Norman Palma, Baptiste Rappin, Bertrand Renouvin, Luc Roche, Claude Rochet,   Pierre Yves Rougeyron, Alberto Scotti, Pascal Sigoda, Rémi Soulié, Mustapha Suna, Jean-François Susbielle, Guillaume Tahar, ​Christian Teyssandier, Pierre Le Vigan

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  • La revue de presse d'un esprit libre... (43)

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    La revue de presse de Pierre Bérard

    Au sommaire :

    L’émission Répliques d’Alain Finkielkraut recevait le 24 novembre le philosophe et mathématicien François-Xavier Bellamy et Sylvain Tesson grand voyageur. Le thème de la discussion était : demeurer ou partir; quelle vision du monde à l’ère du mouvement perpétuel ? « Demeure », titre du dernier livre de Bellamy, n’est pas synonyme de passivité ou d’immobilité explique-t-il, et la politique consiste moins à transformer qu’à sauver dans ce monde ce qui mérite d'en être transmis tandis que Tesson reprenant Novalis et Nietzsche décrète que marcher c’est s’ouvrir à la pensée et à la poésie. Un échange sur les cimes :

     
    Sur le site de l’Institut Illiade une bonne note de lecture à propos du livre de Rémi Soulié Racination paru aux éditions Pierre Guillaume de Roux. Dans cet ouvrage à la langue limpide nous cheminons en compagnie 
    d’Heidegger, Hôlderlin, Barrès, Boutang et Novalis à l’écoute de la terre et des morts. Une ode à l’enracinement et au génie des lieux :
     
     
    Le philosophe André Perrin qui avait publié des réflexions acérées et aux antipodes du politiquement correct dans Chroniques de la vie intellectuelle en France revient ici sur les confusions de Guillaume Erner (de France-culture) dont on ne sait si elles sont inspirées par la malveillance ou l’ignorance à propos de l’antisémitisme contemporain et de ses auteurs :
     
     
    Pour Jean-Marc Jancovici nous sommes la seule espèce à utiliser des ressources énergétiques extra-corporelles depuis l’invention du feu il y a 500000 ans. Partant du principe qu’il n’y a pas de vrai débat en France (comme ailleurs) sur les véritables enjeux de la  « transition énergétique » ( qui se résument pour l’essentiel à une devise de shadok : « quand on ne sait pas où l’on va, l’essentiel est d’y aller le plus vite possible » ), il s’efforce a contrario d’apporter ici d’authentiques arguments scientifiques à cette mutation considérable qui doit nous faire abandonner les sources d’énergie carbonée ou bien de périr à brève échéance. Cette conférence, condensé d’intelligence, au surplus très pédagogique, a été tenue à la fin de l’année dernière à la cité des sciences et de l’industrie:
     
     
    Jean-Marc Jancovici et Yves Cochet débattent de l’hypothèse collapsologique. La décroissance, voulue ou non, est de toute évidence notre destin avec toutes les conséquences qu’elle implique, ici survolées à haute altitude. Comme le dit Yves Cochet, les seules solutions proposées pour l’heure par toutes les forces politiques sont : plus de croissance, plus de technologie, plus de marchés. Cette pure folie annonce une transition désastreuse,  à moins qu’elle ne soit prise en main par un pouvoir autoritaire pilotant une décroissance ordonnée comme le suggère Jancovici : 
     
     
    Dans une tribune parue le 26 novembre dans Sud Ouest Matthieu Auzanneau et Jean-Marc Jancovici partent du principe que la sédition des gilets jaunes doit agir comme lancement d’alerte et proposent les mesures qu’imposeraient une véritable politique de transition énergétique. Aujourd’hui les gilets jaunes considèrent à raison que les taxes sur le carburant sont destinées à leur faire les poches puisque elles doivent rapporter l’an prochain 37 milliards d’euros contre 33 cette année et que sur ce total moins de 2 milliards d’euros seront consacrés à encourager la baisse de la consommation d’énergie. Ils rappellent que le financement très élevé des éoliennes et des panneaux photovoltaïques n’aide en rien à sortir des sources d’énergie fossile. Démonstration limpide et imparable :
     
     
    Sur le livre consacré aux Bullshit Jobs (« jobs à la con ») de l’anthropologue David Graeber, Michel Drac livre une excellente analyse. Les bullshit jobs sont des emplois rémunérés totalement inutiles ou même néfastes dont le salarié lui-même ne parvient pas à justifier l’existence. Les exemples donnés atteignent des sommets d’absurdité et de grotesque. D’où la question : se pourrait-il que dans la fonction publique comme dans l’entreprise une grande partie des occupations rémunérées ne soient qu’un vaste théâtre d’ombres ? Drac donne les raisons pour lesquelles des travails qui ne servent rigoureusement à rien peuvent perdurer dans nos sociétés. Ces pseudo « métiers » représenteraient au bas mot 30% des emplois d’une société en quête, parait-il, de performance. Notre système socio-économique cautionne un immense gaspillage lié à notre conception du travail et génère beaucoup de souffrance et d'humiliation. 
    Une ingénierie libérale propre à l’ère du techno-capitalisme, mise en place « parce que c’est notre projet… » :
     
     
    Lors de son émission Répliques sur France-culture du 17 novembre Alain Finkielkraut recevait Paul Thibaud ancien directeur de la revue Esprit et Éric Zemmour pour débattre encore une fois de Pétain, de Gaulle et la France. 
    À force de se prêter au jeu malsain des médias toujours à la recherche du bon client faisant le scoop et le buzz, Zemmour n’aurait-il pas tendance à ternir la richesse de son dernier ouvrage et des leçons qu’il contient ? :
     
     
    Laurent Fidès, ancien élève de l’École normale supérieure, a publié aux éditions du Toucan Face au discours intimidant; Essai sur le formatage des esprit à l’ère du mondialisme. Dans cette chronique il s’attaque aux nombreux mythes de l’idéologie progressiste et démonte les ressorts de la  domination culturelle « multiculturaliste, échangiste, déconstructiviste qui nous promet un monde sans frontière, sans différences, atomisé, peuple d’entités négociables et remplaçables ». Il constate par ailleurs qu’à la télévision on ne voit jamais ni Alain de Benoist, ni Olivier Rey, ni Hervé Juvin… qui pourraient porter la contradiction à ces pensées obligatoires. Il s’en étonne, d’autant dit-il que le vent semble devoir tourner après des décennies de tyrannie idéologique :
     
     
    Paul-François Paoli auteur de L’imposture du vivre-ensemble et tout récemment des Confessions d’un enfant du demi-siècle est interrogé par Tv-Libertés sur ce dernier ouvrage. Ancien gauchiste ayant traversé le chaos de toutes les modes intellectuelles des décennies passées, il se définit aujourd’hui comme un conservateur conséquent. Il pointe du doigt le rôle néfaste de certains intellectuels au premier desquels Jean-Paul Sartre « le plus démodé, le plus idéologue et le plus indigent ». Faisant état de l’écroulement de tous les « grands récits » il constate que le libéralisme n’a pu s'introduire en France que par le biais culturel de l’anthropologie libéral-libertaire. Il salue Houllebecq, Onfray (« phénomène gaulois ») et Alain de Benoist dont la revue Éléments serait selon ses dires la meilleure revue intellectuelle de notre temps :
     
     
    Jean-Paul Brighelli possède un talent certain : celui de nous faire sourire des choses les plus graves. Ici il traite avec humour de la réception du dernier livre de Laurent Obertone, La France interdite par la presse de grand chemin qui use et abuse de clichés sociologiques pour opposer un déni officiel à tout ce que disent les vrais chiffres puisés dans l’appareil statistique gouvernemental :
     
     
    Contrairement à ce qu’enseigne trop souvent l’histoire officielle des États d’Afrique du Nord la conquête du Maghreb par les Arabes ne fut pas une promenade de santé. Elle se heurta à une vive résistance berbère (le peuple autochtone) et si l’islamisation fut rapide, l’arabisation se confronta à des échecs qui perdurent encore de nos jours. Sur ce sujet  Mouna Hachim, historienne, répond aux question de France-culture :
     


    L’OJIM interroge Slobodan Despot à l’occasion du troisième anniversaire du lancement de L’Antipress devenu, entre-temps, Le Drone. Son objectif : « À la platitude, à l’absence de perspectives historique, culturelle, humaine de l’information de masse, opposer une chronique distanciée et libre - de cette liberté de pensée que donne la culture - de notre temps de trouble. » Pour la somme de 50 euros on peut souscrire un abonnement annuel. Pour ce faire s’adresse à < antipress.net > :
     
     
    Excellente tribune de François Bousquet, rédacteur en chef d’Éléments, sur les gilets jaunes, nouveaux ploucs émissaires, dans Le Figaro :
     
     
    Pour Alain de Benoist les gilets jaune incarnent un authentique populisme, un populisme à l’état pur, pas le populisme des partis ou mouvements qui revendiquent cette étiquette mais ce que Vincent Coussedière a appelé le « populisme du peuple ». Un exemple achevé d’auto-organisation, sans chef, petits ou grands, ni césar, ni tribun. Les gilets jaunes se sont instaurés comme sujet historique sans aucune médiation. Deuxième caractéristique :
    Le discours de haine que délivrent à leur égard les porteurs de l’idéologie dominante, ceux qui n’ont à la bouche pourtant que la nécessité de lutter contre « les discours de haine ». Ceux-là se lâchent et expriment tout le mépris qu’ils nourrissent à l’endroit des gueux. Gens de peu « qui fument des clopes et roulent au diesel » (c’est la gauche kérosène qui le dit) et que Macron a décrit comme des illettrés, des flemmards et les derniers de cordée. Bref une France qui « pue du cul », comme le rapporte Michel Maffesoli, pas assez métissée, frileuse et refermée sur elle même. Bilan, pour de Benoist qui en appelle à la radicalisation, nous sommes en état pré-insurrectionnel :
     
     
    Le plus d’Éléments numéro 9 consacré à la collapsologie. Avec Olivier François, François Bousquet, Patrick Lusinchi, Fabien Niezgoda et Christophe A. Maxime :
     
     
    Lettre de Jean-Claude Michéa au site des « amis de Bartleby » (site gascon décroissant) sur les gilets jaunes. Il en souligne l’inventivité populaire qu’il annonçait dans Les Mystères de la gauche et qui situe le mouvement à l’exact opposé de  Nuit Debout qui jouissait par ailleurs de la sympathie active des médias de propagande. Pour ce qui concerne les gilets jaunes il ajoute : « Ici, au contraire ce sont bien ceux d’en bas (tels que les analysait Christophe Guilluy - d’ailleurs curieusement absent, jusqu’ici, de tous les talk-shows télévisés, au profit, entre autres comiques, du réformiste sous-keynésien Besancenot) qui se révoltent, avec déjà suffisamment de conscience révolutionnaire pour refuser d’avoir encore à choisir entre exploiteurs de gauche et exploiteurs de droite… » Pour eux il n’a jamais été question ni de plan Marshall ni de plan banlieues  :
     
     
    Dans une chronique de Figaro-vox  Jérôme Sainte Marie voit dans les « gilets jaunes » la convergence d’électorats populaires jusqu’ici opposés. Une jacquerie antifiscale qui unit des personnes aux origines variées mais de semblable statut économique, des travailleurs de la France périphérique ce qui explique que la France des métropoles en soit absente. Ce mouvement réalise d’une certaine manière une alliance « populiste » à l’italienne.  
    Mais bien qu’il soit profondément politique le mouvement se veut non partisan, c’est là que réside sa principale faiblesse face au « bloc élitaire » outre le fait qu’il n’a aucune structure et aucune direction. Il n’empêche, Castaner veut voir en lui une fronde comparable à celle du 6 février 1934, tandis que son collègue Darmanin, épris de boisson à 100 euros la bouteille, parle de « peste brune ». L’emphase touche ici à la caricature. Si le ridicule tuait 
    encore, ces deux là seraient en état de putréfaction avancée. Ce 27 novembre c’est Benjamin Griveaux qui ajoute sa pierre au bêtisier gouvernemental en déclarant sur France-info : « Quand des gens défilent sur les Champs en disant on est chez nous, ceux-là font partie de l’ultradroite ». On pourrait  répliquer à cet « any where » que quand un Français dit qu’il est chez lui à Paris il n’a pas tort. Et si ce n’est pas « chez lui », c’est chez qui ?  :
     
     
    Gilets jaunes. Selon Jacques Sapir « nous sommes peut-être à la veille de quelque chose de bien plus important qu’une simple protestation contre les taxes ».
     
     
    Par Michel Onfray, « Le message clair des gilets jaunes à BHL ». Dans le style limpide qui est sa marque de fabrique, le philosophe pamphlétaire cloue au pilori de ses contradictions successives l’intellectuel de plateau télévisé et affirme son soutien aux gilets jaunes (première occurence) et il parfait son analyse dans une deuxième occurence, vidéo celle là, où il montre que les médias, afin de discréditer les gilets jaunes, reprennent les éléments de langage complaisamment soufflés par le pouvoir pour énoncer de simples fariboles. Démonstration mordante :
     
     
     
    Entretien d’Édouard Chanot avec Christian Harbulot, directeur de l’École de Guerre Économique  sur le pillage technologique de la France par les États Unis. Est mise en cause l’absence d’anticipation stratégique du coté français. 
    Selon lui une politique d’indépendance et de puissance passe par une véritable rupture stratégique pour se ré-approprier notre destinée :
     
     
    Dans le cadre de son émission Passé-Présent (sur Tv-Libertés) Philippe Conrad interroge Jean-Yves Le Gallou sur son livre manifeste Européen d’abord : Essai sur la préférence de civilisation (à partir de la trentième minute) :
     
     
    Camille Galic tresse des lauriers au livre de Jean-Yves Le Gallou Européen d’abord (édition Via Romana) et ils sont largement mérités. Ouvrage vivifiant et mobilisateur, il se présente comme un manuel pour Européen désireux de survivre à la débâcle présente, un vade mecum pour se conduire en temps de détresse. D’ailleurs le livre ne se termine-t-il pas par une apostrophe pleine de la conviction qui anime son auteur : « le soleil reviendra »  : 
     
     
    Nonobstant la cuistrerie dont font preuve certaines phrases de l’auteur (par exemple : « …venant fouetter la lourde atmosphère encharognée du cloaque putride de l’hygiénisme néopuritain qui nous sert… » qui gagnerait à plus de légèreté), le texte d’Aristide Leucate constitue une bonne synthèse de la pensée de Pier Paolo Pasolini concernant l’antifascisme de son époque et de toujours :
     
     
    Dans le cadre de Géopragma, pôle français de géopolitique réaliste, Caroline Galactéros livre nombre d’éléments sur le dépeçage du journaliste saoudien Jamal Khasshoggi, un informateur de haut rang mêlé à de nombreuses affaires proche-orientales dans lesquelles trempent nombre de « services ». Nous sommes bien loin des afféteries pleurnichardes des médias français :
     
     
    Conférence donnée par Wiktor Stoczkowski de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHSSS) sur le thème « L’antiracisme doit-il craindre la notion de race ? » Selon lui l’antiracisme construit depuis la seconde guerre mondiale sur un rejet « scientifique » de la diversité humaine est invalidé depuis une vingtaine d’années par les découvertes de la génomique qui réhabilitent le pluralisme racial de l’humanité. En bref, il n’est plus possible de superposer l’ordre des valeurs et l’ordre des faits et de faire cautionner un antiracisme non ratifié par la réalité par les sciences biologiques. Excellente analyse :
     
     
    « Le monde d’en haut prétendument ouvert n’a jamais été plus refermé sur lui-même qu’aujourd’hui… Il est devenu prétentieux et arrogant ». Ainsi s’exprime Emmanuel Todd dans un entretien avec Thikerview. Pour lui si les élites pourrissent sur place, le petit peuple ne vaut guère mieux. Il s’inscrit ainsi en réalité contre une des thèses de Jean-Claude Michéa. Il exprime également sa conviction qu’avec Macron, la société va encaisser une baisse massive de son niveau de vie. Il critique également les médias tous alignés sur la représentation complètement faussée des élites. Pour lui ils sont les principaux producteurs de fake news.Todd rend compte aussi de sa russophilie et en explique la teneur par le niveau très supérieur des élites russes animées par une conscience historique qui fait défaut à l’oligarchie occidentale  : 
     
     
    Alain de Benoist est interrogé par Élise Blaise dans le cadre de son émission Le samedi politique. Alain de Benoist est l’auteur de l’ouvrage Le moment populiste : droite-gauche, c’est fini paru aux éditions Pierre Guillaume de Roux. Dans ce livre il définit le populisme, à rebours de la plupart des commentateurs, comme un retour du politique et donc du rapport de force qui vient heurter l’impolitique des élites technocratiques. Le populisme est un style et non une idéologie et il substitue à l’affrontement horizontal droite-gauche une nouvelle configuration qui oppose le haut (les élites) au bas (le peuple) :
     
     
    Lecture de Rise and kill first de Ronen Bergman. Vidéo de 2h22 sur une histoire très informée du renseignement israélien par un journaliste éminent, lui-même israélien.
    Michel Drac en tire de nombreuses leçons sur la mentalité juive et sur la force de son identité, fondatrice de l’efficacité de ses « services ». Remarquable synthèse :
     
     
    Michel Pastoureau dans l’émission de Rt France de Frédéric Taddeï pour la sortie de son ouvrage Le loup : une histoire culturelle qui examine la représentation du loup dans l’imaginaire européen. Il revient incidemment sur les trois couleur de la symbolique indo-européenne : le noir, le rouge et le blanc :
     
     
     

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  • Quand les Etats-Unis vassalisent la France...

    Vous pouvez ci-dessous découvrir un entretien passionnant avec Christian Harbulot, réalisé par Edouard Chanot et diffusé le 21 novembre 2018 sur Sputnik, dans lequel il évoque la vassalisation de la France par les États-Unis. Directeur de l’École de guerre économique et spécialiste de l'intelligence économique, Christian Harbulot a récemment  publié Fabricants d'intox (Lemieux, 2016) et Le nationalisme économique américain (VA Press, 2017).

     

                                    

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  • Entre séduction et manipulations, le soft power américain...

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    La revue Conflits, dirigée par Pascal Gauchon, vient de sortir en kiosque son septième numéro hors-série consacré au soft power américain. A lire !

    Au sommaire

    Éditorial : Méfiez-vous des rêves, par Pascal Gauchon

    Entretien avec Régis Debray : comment nous sommes devenus “gallo-ricains”

    Le pouvoir feutré par Gérard Chaliand

    Le soft power, un concept taillé pour les États-unis par Frédéric Munier

    La puissance du rêve et du marketing

    Pourquoi sont-ils si bons par Pascal Gauchon

    Le rêve américain : la quête du bonheur par Lauric Henneton

    Art. Ce que le monde doit aux États-unis par Jean Baptiste Noé

    Moderne et intemporel : la force du design américain par Jean Baptiste Noé

    Ces objets ont-ils un âme par Julien Damon et Jean Baptiste Noé

    Un soft power en séries par Didier Giorgini

    Le cinéma : le dernier pré carré de l’hyperpuissance par Didier Giorgini

    Séduction et manipulation par François-Bernard Huyghe

    Internet, une colonie sous administration américaine par Olivier de Maison Rouge

    États-unis, ils ont confiance en dieu par Jean Baptiste Noé

    Trouver des relais, par John Mackenzie

    Des élites conformes par François-Bernard Huyghe

    Quand le soft power rafle la mise

    Les très riches effets du soft power par Pascal Gauchon

    Le soft power économique américain par Christian Harbulot

    Fixer les règles du monde…par Frédéric Munier

    Brain drain et attractivité par Julien Damon

    De l’impérialisme au puritanisme par Xavier Raufer

    Les révolution de couleur par François-Bernard Huyghe

    Les Serbes peuvent-ils aimer l’OTAN par Andrej Fajgelj

    Georges Soros. On ne prête qu’aux riches par Mériadec Raffray

    Quand Washington voulait “détruire” De Gaulle par Éric Branca

    Jusqu’où la France est-elle devenue américaine ? par Christophe Réveillard

    Pouvoir doux ou pouvoir faible

    Les nouvelles fragilités du soft power américain par Olivier Zajec

    Le soft power en dehors de sa patrie par Frédéric Munier

    L’antiaméricanisme, revers du soft power ? par Florian Louis

    La fin de l’hypocrisie par Pascal Gauchon

    Le soft power parle américain par François-Bernard Huyghe

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  • Qui est l'ennemi ?...

    Le nouveau numéro de la revue Conflits (n°15, octobre-novembre-décembre 2017), dirigée par Pascal Gauchon, vient de sortir en kiosque. Le dossier central est consacré à la question de l'ennemi.

     

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    Au sommaire de ce numéro :

    ÉCHOS

    ÉDITORIAL

    Qui est l'ennemi ?, par Pascal Gauchon

    ACTUALITÉ

    ENTRETIEN

    Pierre Conesa. Le salafisme, notre ennemi

    PORTRAIT

    Angela Merkel über alles, par Frédéric Pons

    ENJEUX

    Et si le gagnant du Brexit était... l'Espagne ?, par Maxime Lefebvre

    ENJEUX

    Asie centrale : le prochain foyer islamiste ?, par Laurent Gayard

    ENJEUX

    L'Afghanistan se rappelle à nous, par Rémy Sabathié

    ENJEUX

    Les milices paramilitaires loyalistes en Syrie, par Cédric de Penfentenyo

    ENJEUX

    Syrie : Washington perd du terrain, par Fabrice Balanche

    IDÉES REÇUES

    Internet et les libertés, par Jean-Marc Huissoud

    ENJEUX

    Brzezinski et l'anomalie géopolitique américaine, par Florian Louis

    GRANDE STRATÉGIE

    Les guerres puniques. Terre contre mer ?, par Yann Le Bohec

    GRANDE BATAILLE

    Aïn Djalout. Pourquoi le monde n'est pas devenu mongol, par Pierre Royer

    GÉOPOLITIQUE ET ENTREPRISE

    L'Europe contre le dumping social et fiscal ?, par David Simmonet

    GÉOPOLITIQUE ET ENTREPRISE

    Entretien avec Christian Harbulot. Ecole de guerre économique : ils s'instruisent pour vaincre

    GÉOPOLITIQUE ET ENTREPRISE

    Entretien avec Bernard Esambert. Guerre économique : qui est l'ennemi ?

    L'HISTOIRE MOT À MOT

    C'est bien taillé mon fils. Maintenant, il faut coudre, par Pierre Royer

    LA LANGUE DES MÉDIAS

    Le terrorisme ne frappe pas en russie, par Ingrid Riocreux

    BOULE DE CRISTAL DE MARC DE CAFÉ

    Quand le soleil se levait sur le Vénezuela, par Jean-Baptiste Noé

    BIBLIOTHÈQUE GÉOPOLITIQUE

    Le pouvoir feutré de l'Amérique, par Gérard Chaliand

    CHRONIQUES

    LIVRES/REVUES/INTERNET /CINÉMA

    GÉOPO-TOURISME

    Dubaï : mise en scène d'une ville-monde, par Thierry Buron

     

    DOSSIER : Qui est l'ennemi ?

    Très cher ennemi, par Pascal Gauchon

    Que cache l'ennemi héréditaire ?, par Pierre Royer

    L'ennemi en ses ambiguïtés, par Serge Le Diraison

    La représentation de l'ennemi, par Didier Giorgini

    Les ennemis réels ou supposés de l'Europe, par Christophe Chabert

    L'ennemi à l'ère du dieu marché, par Jean-François Gayraud

    Les États-Unis ami/ennemi, par Franck Favier

    La Chine. Ennemi hier, partenaire aujourd'hui, par Michel Nazet

    La Russie, ennemi commode, par Frédéric Munier

    L'Union européenne n'a pas d'ennemi, par Hadrien Desuin

    Le terrorisme djihadiste, ennemi absolu ?, par Frédéric Pichon

    La criminalité organisée transnationale, par Xavier Raufer

    Science-fiction : l'ennemi venu d'ailleurs, par Didier Giorgini

    Comment combattre l'ennemi ?, par John Mackenzie

     

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