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15/05/2018

Pourquoi cette étrange pusillanimité ?...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Philippe Bilger, cueilli sur son blog Justice au singulier et consacré à l'attentat islamiste de la rue Monsigny à Paris, le 12 mai 2018 dans la soirée. Ancien magistrat, Philippe Bilger est notamment l'auteur de récits ou d'essais comme 20 minutes pour la mort (Rocher, 2011) ou Contre la justice laxiste (L'Archipel, 2014).

 

Attentat Monsigny_Asimov.jpg

Je ne sais pas mais il faudrait !

A chaque fois l'imprévisible surgit et frappe.

A chaque fois le terrorisme armé d'un couteau ou d'un véhicule fait irruption dans notre quotidienneté, blesse, meurtrit, massacre pour mourir à son tour.

Dans la soirée du 12 mai, un Russe tchétchène de 20 ans naturalisé français en 2010, Khamzat Azimov, fiché S depuis 2016, entendu déjà par la police au mois d'avril 2017, a respecté à la lettre ce processus malfaisant et a fini comme évidemment il le souhaitait.

Un jeune homme de 29 ans est mort poignardé, et il y a eu plusieurs blessés. La police est intervenue 9 minutes après l'attaque, évitant l'aggravation de ce bilan déjà trop lourd. Le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur lui ont naturellement rendu hommage.

Compassion exprimée par plusieurs communiqués officiels pour les victimes et leurs familles.

Le président de la République déplore "le prix du sang une nouvelle fois payé par la France" - ce qui est tragiquement vrai - mais ajoute "qu'elle ne cèdera pas un pouce aux ennemis de la liberté". Je comprends mal cette dernière affirmation.

Il me semble que c'est faire beaucoup d'honneur aux terroristes islamistes que de les percevoir seulement comme des ennemis de notre "liberté". Un pouce ? Malheureusement chaque crime est déjà une défaite. Faut-il considérer alors que notre résolution continuera à s'afficher telle quelle en espérant un avenir moins sanglant sur ce mode odieusement intermittent ?

Analyses médiatiques de plus en plus pauvres parce que condamnées à reprendre quasiment mot pour mot les considérations développées pour les précédents attentats. En ce sens le dialogue sur France Inter entre une "spécialiste" de la Tchétchénie et le journaliste a été surréaliste le 13 mai : le second s'obstinait à lui faire déclarer du nouveau quand lassée elle était incapable de sortir des sentiers déjà longuement battus.

Pour ne pas évoquer le bavardage profus et de pur remplissage sur BFMTV dans la soirée du 12 mai avec la mention qui aurait été comique en d'autres circonstances de "l'auteur présumé". Un auteur qui n'était plus à présumer : ce criminel, heureux d'obtenir sa mort comme une récompense, ayant frappé et tué au vu de beaucoup !

Sur les plateaux de télévision et dans les émissions de radio on s'exprimera sentencieusement sur ce terrorisme renouvelé. Avec la même objectivité froide et prétendument savante d'après l'action.

Le parquet antiterroriste de Paris - remarquable et auquel heureusement on a renoncé à accoler un Parquet national sur le modèle du PNF dont les prestations ont été pour le moins contrastées - est saisi et nous avons eu droit encore à une exemplaire communication du procureur Molins, dont quelques-uns de ses collègues devraient s'inspirer.

Les parents, les familiers du tueur mort sont entendus, placés en garde à vue. Des perquisitions opérées. Pour mettre au jour des connexions ? Pour trouver des explications à cette ignominie qui résulte de desseins délirants et d'une appétence perverse pour un sacrifice digne de ce nom seulement si un massacre l'a précédé ?

Face à cette réalité à l'implacable et tragique redondance, la routine de l'horreur terroriste jamais programmable, artisanale même si elle est téléguidée, insaisissable, laisse au sens propre et figuré désarmés. Il n'est pas indifférent que même un Jean-Luc Mélenchon ait fait profil bas en déclarant : "Je n'ai pas l'intention de dire que le gouvernement aurait laissé faire, ça n'est pas vrai" (LCI) et, à rebours, il est absurde de la part de LR et du FN de dénoncer "l'inaction d'Emmanuel Macron".

L'envie, face à ce tableau sombre et menaçant, gangrenant le présent et pourrissant le futur, est de se révolter, de refuser l'angoisse de l'inéluctable. Ce pessimisme serait désespérant qui interdirait même de concevoir d'autres modalités de lutte jamais encore expérimentées. Mais lesquelles ? La modestie m'oblige à admettre que je ne sais pas. Pourtant il faudrait.

Encore conviendrait-il de ne pas s'obstiner par dogmatisme à récuser des opportunités opératoires de nature à prévenir d'autres désastres.

J'admets qu'il ne suffirait pas d'une politique internationale atone et aphone ou d'orientations radicalement différentes pour s'attirer les bonnes grâces de nos adversaires fanatiques.

Il n'est même pas sûr qu'une démocratie encore plus musclée, à la supposer possible sans dénaturer profondément son esprit et permettant un quadrillage de tous les instants, serait décisive dans l'éradication du terrorisme organisé ou de l'instant. Il y aura toujours sur notre destin collectif et nos destinées individuelles son risque et, bien plus, malgré la fermeté républicaine, sa concrétisation. Aussi rare qu'on l'espère.

Cependant comment ne pas s'étonner alors de l'entêtement avec lequel le pouvoir, encore par la voix de Benjamin Griveaux pourtant bien gêné aux entournures et ressassant une leçon désaccordée avec le réel, maintient sa position sur les fichés S français et étrangers ? (Grand Jury RTL-Le Figaro- LCI)

Le porte-parole du gouvernement a eu beau répéter que la fiche S servait à la police et au renseignement et qu'elle leur avait permis de déjouer un certain nombre d'attentats, il n'est pas parvenu à convaincre qu'un changement de législation pour les nationaux - autorisant leur interpellation par exemple - et l'expulsion des étrangers ne seraient pas efficaces pour mieux combattre le danger terroriste et éviter son aléatoire survenue.

Dès lors que pratiquement tous les criminels islamistes ont relevé ou relèvent de cette catégorie trouble, le bon sens n'imposerait-il pas de se pencher sur elle pour une exploitation plus efficiente et enfin coercitive des données personnelles de chaque fiche ? Pourquoi cette étrange pusillanimité qui nous prive d'une chance de plus, d'une avancée probable, cette répugnance à transformer un outil en une arme ?

Stagnation d'autant plus regrettable que c'est sans doute sur ce seul plan que la mélancolie du "je ne sais pas" pourrait être effacée par le volontarisme concret du "il faudrait".

Philippe Bilger (Justice au singulier, 14 mai 2018)

23/07/2017

Feu sur la désinformation... (147)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé.

Au sommaire :

  • 1 : Macron - Villiers, le lâchage médiatique du baby boss...
    Démission du général de Villiers ! Dans un creux d’actualité, les journaux revivent. Le fait politique devient un fait médiatique majeur. La presse dénonce d’une seule voix le comportement capricieux du président de la République qui humilie publiquement le chef d’état-major des armées.
    Voici la deuxième phase du triptyque médiatique : le léchage a laissé place au lâchage en attendant le lynchage.
  • 2 : Le Zapping d’I-Média
    Transfert tout bénef pour Audrey Pulvar. La journaliste quitte CNews pour prendre la tête de la Fondation pour la nature et l’homme, dite fondation Nicolas Hulot. L’exfiltration d’Audrey Pulvar se fera probablement à son avantage : une fondation très médiatique, un poste prestigieux et une rémunération probablement très généreuse.

  • 3 : Attentat de Nice : fallait-il censurer Paris Match ?
    Paris Match publie des photos inédites de l’attentat de Nice. Scandale dans la presse, c’est de la « pornographie terroriste ». Quand les images choquent la bien pensance, la presse peut-elle encore informer ?

  • 4 : Les tweets de la semaine.
    Mercato médiatique : l’émission de Laurent Ruquier « On n’est pas couché » recrute Christine Angot. En quelques années, Yann Moix et Christine Angot ont remplacé Eric Zemmour et Eric Naulleau. Un véritable virage à gauche déséquilibrant une nouvelle fois la pluralité des opinions.
  • 5 : France intox : propagande par la vidéo
    France info en pleine propagande ! :
    1) Ne faites pas d’enfants, c’est bon pour votre bilan carbone ! 2) Pleurez sur un air de violon pour les clandestins expulsés du centre de la Chapelle.
    Une aubaine pour la bien pensance tant sur la forme que sur le fond.

 

                                

04/06/2017

Les snipers de la semaine... (146)

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Au sommaire cette semaine :

- sur RussEurope, Jacques Sapir  prend dans sa ligne de mire la politique de l'apparence (ou l'apparence de politique) d'Emmanuel Macron...

Le président Potemkine?

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- dans un article du Figaro Vox, reproduit par Polémia, Natacha Polony cible notre impuissance, attentat islamiste après attentat islamiste à ouvrir les yeux et à sortir du mensonge dans lequel nous nous sommes enfermés...

Manchester, cesser de nous mentir

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26/03/2017

Feu sur la désinformation... (130)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé.

Au sommaire :

  • 1 : Londres : De l'incident à l'attentat
    Attentat islamique à Londres, la presse parle d’incident et efface le caractère islamique. Par la magie médiatique, le terroriste devient un assaillant. Quand attentat rime avec festival de novlangue.
    Dans l’emballement médiatique, la presse mondiale s’est trompée sur l’identité du terroriste; Elle désigne Trevor Brooks alias Abu Izzadeen, un imam radicalisé Problème : l'individu, figure de l'islam radical au Royaume-Uni, est actuellement en prison.
  • 2 : Le zapping d’I-média
    Jean Pierre Pernaut se fait taper sur les doigts par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel pour un commentaire jugé "déplacé". Le CSA a considéré que cette phrase était « de nature à sous-entendre que les migrants seraient privilégiés par les autorités publiques ». Problème : La police de l’audiovisuel est dirigée par un ancien militant socialiste (Olivier Schrameck). Ses décisions relèvent alors de la censure politique.

  • 3 : Grand débat : Macron déclaré vainqueur à la 3ème mi-temps
    Retour sur le Grand débat, une question taraude les médias : Quel candidat sur les 5 présents à le plus convaincu les téléspectateurs, pour les journalistes engagés et les sondages bidonnés une seule réponse…Macron.
  • 4 : Les tweets de la semaine
    « Fake news » dans les médias ? Vendredi 17 mars Donald Trump rencontrait Angela Merkel. Le président américain a salué courtoisement la chancelière à son arrivée et à son départ. En revanche, il n'a pas joué la comédie devant les photographes. Mais pour la presse, les faits sont simples « Donald Trump a refusé de serrer la main d’Angela Merkel ».
  • 5 : Semaine de la presse à l'école, la propagande pour les enfants.
    Guillaume Fournier, professeur de physique-chimie évoque la semaine de la presse et des médias dans les écoles : Comment les médias ouvrent les portes des collèges et des lycées pour endoctriner les enfants.

 

 

                                     

25/12/2016

Feu sur la désinformation... (117)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé.

Au sommaire :

  • 1 : Berlin : concert médiatique autour d’un « camion fou ».
    Lundi 19 décembre, attentat à Berlin, un djihadiste précipite un 35 tonnes au milieu d’un marché de Noël. Les gros titres et les dépèches médiatiques font disparaitre le djihadiste en personnifiant le camion devenu "fou".
    I-Média décrypte.
  • 2 : Le zapping d’I-média
    « Times Magazine » et « C dans l’air » présentent une photo d' allemands traversant un pont détruit en 1945. Cette image est censé nous rappeler qu’il y a peu les européens étaient eux aussi des "migrants". Cette idée est une désinformation par la novlangue : car le mot « migrant » ne pouvait être utilisé puisqu’il s’agissait d’allemand qui se déplaçaient à l’intérieur du territoire allemand...

  • 3 : Berlin : dérapages des « experts »
    Quelques heures après l’attentat il faut donner la parole aux différents « experts » pour comprendre et décrypter. C’est aussi l’heure des dérapages des poids lourd de l’expertise : Pour Mathieu Guidère l’attentat de Berlin s’explique par la « frustration des migrants », pour le député Michel Pouzol la plupart des attentats en France viennent de français de souche.
    I-Média réinforme.
  • 4 : Les tweets de la semaine
    Propagande transgenre avec la Une de « National Geographic » qui affiche en couverture Avery Jackson une « fille » trans de 9 ans.
    Séquence émotionnelle pour la propagande de guerre en Une du « Monde » : Un père dit adieu à son fils. Dans le reflet d’un car, un couple semble en instance de séparation.
  • 5 : « Migrants » : la désintox en pleine intox
    Le 08 décembre « Libération » publiait dans sa rubrique « Désintox » un article intitulé « Migrant : comment la fachosphère intoxique en recyclant des données publiques », en cause un article paru sur le site Fdesouche intitulé « la preuve que les ONG sont complices des passeurs ».
    Quand la désintox devient l’arroseur arrosé, i-Média décrypte.

 

                                       

09/01/2015

Le bourreau a frappé...

Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique d'Éric Zemmour sur RTL, datée du 7 janvier 2015 et consacrée à l'attentat qui a frappé la rédaction du journal Charlie Hebdo et provoqué la mort de douze personnes, parmi lesquelles les principales figures du journal et deux policiers...

 


Éric Zemmour : "Le 7 janvier 2015 est notre 11... par rtl-fr